Déchets verts : Est Ensemble abandonne !

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Lettre ouverte du BIC à EST-ENSEMBLE

A l’attention de M. Gérard Cosmes,
président

De Mme Mireille Alphonse,
vice-présidente déléguée à la protection de l’environnement

Communauté d’Agglomération Est- Ensemble

100 avenue Gaston-Roussel (ex-route de Noisy) 93 232 ROMAINVILLE Cedex

 

Déchets verts :
Est Ensemble abandonne !

 

Monsieur le président,

Madame la vice-présidente,

 

Les feuilles d’automne sont tombées dans les jardins. Comme les années passées, les habitants d’Est-Ensemble étaient prêts à les ramasser en vue de la collecte des déchets verts du lundi matin, que les communes avaient mise en place et qui est désormais assurée par Est-Ensemble. Mais non : Est Ensemble a décidé de revenir sur le service de livraison des sacs que les communes ont toujours assuré. Autrement dit, le citoyen qu’on a tenté de mobiliser, de convaincre, celui qui a peut-être pris la bonne habitude de mettre ses sacs de feuilles chaque lundi devant chez lui, n’a plus de sacs…

Il appelle donc le service des déchets d’Est Ensemble, qui lui propose de se rendre, uniquement le matin du 2è samedi du mois, dans une des deux déchetteries du territoire. Il faut qu’il soit motivé, le citoyen, pour aller jusqu’au bout du territoire, pour récupérer des sacs de papier qu’il recevait, jusqu’à présent, à domicile !

Pourtant, le dispositif existait, il était gratuit ! En appelant, le citoyen prenait l’initiative et les sacs lui étaient livrés. Non seulement Est-Ensemble fait disparaître un service, mais il ne met même pas en place de dépôts de substitution dans ses 9 communes.

Autrement dit, sans le dire, Est Ensemble abandonne tout simplement la collecte des déchets verts !

À quoi bon les beaux discours sur le climat, les PCET (Plans Climat Energie Territorial), si Est Ensemble dissuade le citoyen d’un réflexe écologique efficace et économe, pourtant difficilement acquis. 400 000 habitants seront légitimement tentés de jeter leur déchets verts et tontes de pelouse dans le bac bleu ! Quel gâchis, quel surcoût…

Toutes les collectivités de France tentent par mille trouvailles de convaincre de ce geste écologique. Est Ensemble lui tourne le dos ! Mais n’est-il pas question de transition énergétique ces jours-ci. Ici, à Bagnolet, les feuilles et les bras en tombent encore !

 

Monsieur le président,

Madame la vice-présidente,

En n’assurant plus la livraison à domicile des sacs de déchets verts, Est-Ensemble abandonne le principe de collecte des feuilles d’automne pour 400 000 habitants. Pendant ce temps, on fera bientôt de beaux discours à la 21è conférence Climat des Nations Unies… À l’heure de la transition énergétique, Est-Ensemble lui tourne le dos ? 

Nous vous prions de croire, Monsieur le président, Madame la présidente, en nos cordiaux sentiments …écologiquement attristés.

Noël à Bagnolet

NOËL À BAGNOLET

Les Festivités de Noël à Bagnolet, avec la Ville de Bagnolet, l’Association des Commerçants de Bagnolet et La Fabrique made in Bagnolet …

Du 2 décembre 2014 au 5 janvier 2015, trente  commerçants adhérents à l’ACB vont accueillir dans leurs boutiques des créations d’artistes et artisans d’art, adhérents de la Fabrique « Made in Bagnolet ».  (voir la Liste des Participants)
Animations et spectacles les samedi 6, 13 et 20 décembre 2014.
Prendre connaissance de tout le programme

Pour ceux qui ne la connaisse pas La Fabrique Made in Bagnolet est un collectif de créateurs et d’artisans  initié par Caroline Wei, céramiste.
Découvrir La Fabrique

Capsulerie : les habitants prennent la parole

Le collectif « Retrouvons Notre Dignité »,  les associations CNL Robespierre et Les 2 Tours TH7-TH8, les syndicats de copropriétaires la Capsulerie et  l¹association Paille et Grain demandent une prise de parole lors du conseil municipal du 17 décembre…

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Voici le courrier qu’ils ont adressé au maire de Bagnolet…

Bagnolet le 27 Novembre 2014

Mesdames et Messieurs les élu(e)s du Conseil Municipal de Bagnolet,
Veuillez trouver en copie ci-joint la demande de débat (que nous vous avons fait parvenir) au Conseil Municipal sur les problèmes d’insécurités liés au trafic de drogue à Centre Sud. Je vous demande, au nom de notre collectif, d¹intervenir d¹une part pour qu¹il y ait un véritable débat sur ce sujet à la séance du Conseil Municipal et d¹autre part pour nous permettre d¹avoir une prise de parole lors de
la séance du 17 décembre 2014.
Je vous prie de bien vouloir agréer, Mesdames et Messieurs les élu(e)s du Conseil Municipal de Bagnolet, l¹expression de ma haute considération,
Pour :
– le collectif « Retrouvons Notre Dignité »
– les associations CNL Robespierre et Les 2 Tours TH7-TH8
– les syndicats de copropriétaires la Capsulerie
– l¹association Paille et Grain

Maternité des Lilas au conseil municipal du 17 décembre

panneau maternité

Le BIC a proposé  au conseil municipal du 17 décembre 2014 un vœu au sujet de la reconstruction aux Lilas de la Maternité des Lilas. Il a été adopté à l’unanimité.

À l’occasion du quarantième anniversaire de la loi Veil, le BIC propose la mise en œuvre par la municipalité d’une action forte et mobilisatrice d’éducation et d’histoire du droit des femmes, en insistant sur les particularités de ce combat citoyen dans le département de la Seine-Saint-Denis.

Parce qu’en 2014, il est temps plus que jamais, de rappeler le droit des femmes, obtenu il y a quarante ans, à disposer librement de leur corps.

 

Alors qu’elle fête cette année ses 50 ans d’existence, la Maternité des Lilas, nous le savons tous, est menacée de liquidation judiciaire.

Fondée en 1964, la Maternité des Lilas était porteur d’un projet médical militant et innovant visant à permettre le développement et la diffusion de conditions d’accouchement naturelles, sans violence, refusant la course à la rentabilité et privilégiant l’accompagnement et le respect du temps, des envies et des besoins de la mère, du père et de l’enfant.

Depuis 2007, l’ensemble des autorités a reconnu la vétusté des locaux, leur inadéquation à l’activité réalisée au regard des normes sur la périnatalité, nécessitant un projet de reconstruction afin de donner à l’ensemble de ses usagers un accueil dans des conditions décentes tout en conservant le projet médical de l’établissement.

Pourtant, le projet de reconstruction du bâtiment a été suspendu en 2011, puis, en 2013 à nouveau, conditionnant dans un premier temps son adossement à une structure hospitalière, puis dans un deuxième temps à sa délocalisation.

Si le projet de délocalisation a été abandonné, le projet de fermeture définitive n’est pas enterré. Il est ainsi nécessaire, plus que jamais, de continuer la mobilisation et de réaffirmer notre appui au collectif de soutien à la maternité, ainsi qu’à son projet initial.

Ce projet militant a aussi conduit la clinique des Lilas, dès les années 1970, à devenir un lieu d’accueil pour les femmes et les médecins qui militaient pour la libéralisation de la contraception et de l’avortement. La clinique, qui a ainsi pris part à toutes les luttes pour les droits des femmes à disposer de leur corps, porte en son sein un centre d’orthogénie (centre IVG, contraception, suivi des grossesses, dépistage anonyme et gratuites des Maladies sexuellement transmissibles – MST, etc.).

Alors que notre département en comptait 23 en 1990 et 16 en 2001, la Maternité des Lilas est aujourd’hui l’une des huit dernières cliniques y pratiquant l’IVG. Le service IVG de la Maternité des Lilas est l’un des deux plus gros centres du département, avec 1 200 IVG pratiquées chaque année. En insistant aussi sur le fait qu’il est l’un des rares à pratiquer l’IVG jusqu’à la fin du délai légal de 12 semaines.

Le Mouvement français pour le planning familial constate ainsi que le nombre de cliniques pratiquant l’IVG en Seine-Saint-Denis a été divisé par 3 en 24 ans, alors que le nombre d’IVG pratiqué n’a pas diminué (plus de 10 000 dans le 93, avec le taux le plus important au niveau national avec Paris) .

Mais il serait réducteur de considérer cette maternité uniquement comme un centre IVG, alors que 1 600 accouchements par an y sont pratiqués. En effet, la Maternité des Lilas est aussi reconnue pour son activité centrée sur l’écoute et la proposition de solutions alternatives dans la préparation de l’accouchement, le recours limité à des solutions médicalisées et un accompagnement dans la durée des mères qui restent notamment plus longtemps à l’hôpital après l’accouchement.

Elle est aussi aujourd’hui le seul établissement privé de notre département d’intérêt collectif ou autrement dit à but non lucratif, n’opérant ainsi pas de dépassement d’honoraires. elle n’a donc pas la possibilité de financer seule sa reconstruction.

Ce combat pour la Maternité des Lilas, qui est concomitant cette année à l’anniversaire des 40 ans de la Loi Veil sur l’IVG que nous venons de fêter a, en outre, une résonnance toute particulière dans notre département.

C’est en effet dans notre département que se déroula un des évènements ayant contribué à l’évolution vers la dépénalisation de l’IVG : le procès en 1972 de Marie-Claire Chevalier, une jeune femme accusée d’avoir eu recours à l’IVG après un viol. C’est au tribunal de Bobigny que Gisèle Halimi assura sa défense, défendant en même temps, la cause de toutes les femmes et le droit de choisir pour chacune d’entre elles.

Or les propos tenus par un élu bagnoletais, Jimmy Parat, il y a quelques semaines, marqués d’intolérance et de déni du droit des femmes de choisir et du principe d’égalité entre les hommes et les femmes, sont surtout révélateurs de la méconnaissance de l’histoire et des luttes dans notre département en faveur du droit des femmes par notre génération.

Il nous apparait donc désormais vital d’informer, d’éduquer et transmettre l’histoire des luttes menées contre l’intolérance et pour le respect des droits des femmes (les violences, les viols, les mariages forcés, les abus sexuels, les discriminations…) afin que ces principes fondamentaux qui forment le socle commun de notre société et de la démocratie, ne soient plus oubliés et piétinés.

 

En conséquence,

 

le Conseil Municipal de Bagnolet, réuni ce 17 décembre 2014 :

 

  • demande aux autorités compétentes un engagement sur la totalité du financement pour la réhabilitation aux Lilas de la Maternité des Lilas, un lieu emblématique de la lutte pour le droit des femmes ;

 

  • s’engage à mener des actions d’éducation sur le droit des femmes (expositions sur le mouvement, sur les droits, sur la contraception, l’avortement, animations, cycle cinématographique au Cin’Hoche avec conférences, actions d’information en lien avec les associations, les centres de quartiers et les écoles, conférences débats, etc.).

 

 

 

 

 

 

Consulter le rapport du Planning familial sur l’accès à l’IVG dans les 8 cliniques et les 6 hôpitaux de Sein- Saint-Denis

http://www.coordination-nationale.org/regions/Ile%20de%20France/Saint%20Denis/Enquete%20IVG%202014%20avec%20tableaux%20avec%20toutes%20les%20annexes%20-%202.pdf

http://www.avortementancic.net/IMG/pdf/statif_26.pdf

 

Maternité motion communiqué DEF

Appel de Femmes Solidaires (J. Parat – suite)

Femmes solidaires logo

Rendez vous
mercredi 17 décembre 2014  à 19 h,  place Salvador Allende à Bagnolet,
avant et pendant le Conseil municipal

Un appel à l’initiative de Femmes Solidaires

Femmes solidaires visuel

Gérard Cosmes, président de la Communauté d’Agglo Est Ensemble et maire (PS) du Pré-Saint-Gervais, a pris ses responsabilités en retirant sa délégation de vice-président à  J. Parat.  Le 3 décembre, celui-ci présentait sa démission d’Est Ensemble.

Nous demandons à Tony Di Martino,  maire (PS) de Bagnolet, d’en faire autant en  retirant  toutes les délégations municipales qu’il a accordées à J. Parat.
En prenant ainsi ses responsabilités d’élu, il  réaffirmerait  en tant que maire son attachement à la loi sur l’IVG, votée il y a 40 ans, et son soutien au projet de reconstruction de la maternité des Lilas.

Signataire de l’appel
Femmes Solidaires Bagnolet
Collectif Femmes en lutte Bagnolet
Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception (CADAC)
Maison des Femmes de Paris
Réseau féministe Ruptures
L’égalité c’est pas sorcier
PG Bagnolet
PCF Bagnolet
EELV Bagnolet
Bagnolet Initiatives Citoyennes

Ligue des Droits de l’Homme (Section Les Lilas – Bagnolet)

lire le Tract appel rassemblement

Projection au Cin’Hoche du documentaire « La tentation du schiste » – 8 décembre – 20 h 30

Lundi 8 décembre 2014

20h30 Cin’hoche

« la Tentation du Schiste »

Tentation du schiste[5]

La projection sera suivie d’un débat animé par Pierre STOEBER, un des co-réalisateurs.

Documentaire de 52’’. Année 2014. Auteurs-réalisateurs Hervé Nisic et Pierre Stoeber. Production: Crescendo Films, avec la participation de France Télévisions.

Alors qu’aux Etats-Unis l’exploitation du gaz de schiste a créé un renouveau économique, ce sujet fait polémique dans l’Hexagone. Ce documentaire propose d’évaluer l’alternative énergétique que représentent les hydrocarbures de roche-mère.

Face à la réduction de la production pétrolière conventionnelle et à la hausse du prix des hydrocarbures, les gaz et huiles de schiste – difficiles à extraire, car localisés à plusieurs kilomètres de profondeur – semblent aujourd’hui une solution tentante. Ces hydrocarbures de roches-mères sont d’ailleurs déjà exploités à grande échelle aux Etats-Unis, qui ont ainsi atteint l’autosuffisance en seulement une quinzaine d’années. Une révolution.

Pourtant, en Europe, le sujet fait débat. Y a-t-il vraiment sous nos pieds un tas d’or énergétique, comme l’affirme l’Agence américaine d’information sur l’énergie avec des chiffres faramineux? Quels sont les enjeux économiques et les impacts écologiques liés à cette nouvelle énergie fossile ? Existe-t-il une alternative à la décriée fracturation hydraulique, seule technologie éprouvée pour extraire ces hydrocarbures non conventionnels ?

Enquêtant aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Pologne et en France, Hervé Nisic et Pierre Stoeber interrogent, du point de vue écologique, climatique, énergétique et économique, dix années d’exploitation, à l’heure où le réchauffement climatique pourrait remettre en question nos modes de vie basés sur la croissance.

 

Amandine Deroubaix