PLU : les associations s’expriment

12-05- PLU

engagement de camapagne
engagement de camapagne

Pour la première fois à Bagnolet, les associations citoyennes impliquées dans les champs du paysage, de l’environnement, de l’urbanisme et de l’architecture ont décidé de co signer un texte prenant position contre la modification en cours du PLU. Ce ce texte a été remis le 14 octobre au commissaire enquêteur.

Il a reçu le soutien du BIC et de ses élus.

Il a été signé aussi par

Bénédicte BASTIN et Pierre VIONNET

co présidents de BAGNOLET ENVIE

Claire LAURENCE

présidente de BAGNOLET PATRIMOINE

Pierre MATHON

président de BAGNOLET ECOLOGIE

Gilles WALLIS

président de CITOYENNETE EN ACTES

MODIFICATION 1 DU PLU DE BAGNOLET

 

La municipalité de Bagnolet élue en mars 2014 a décidé de modifier le PLU par une délibération de janvier 2015. Ce projet de modification est soumis à enquête publique du 14 septembre au 14 octobre 2015. Les associations citoyennes de Bagnolet souhaitent formuler un certain nombre de remarques et propositions :

  1. La demande d’une révision
  2. Le constat de l’absence de vision de la nouvelle municipalité et la demande d’un vrai projet de ville pour Bagnolet
  3. Le grand absent de la modification est l’environnement et le paysage
  4. L’activité économique est également négligée
  5. Cette modification est une succession de mesurettes qui aggravent les défauts du PLU actuel (réduction des emplacements réservés, densification incontrôlée de certaines zones…)
  6. Nos remarques sur les modifications techniques présentées
  7. Nos premières propositions précises pour une révision sérieuse

 

  1. Le choix absurde de la modification

Pour une révision de PLU !

Le parlement a voté la création en janvier 2016 de la Métropole du Grand Paris pour mettre en place une intercommunalité à l’échelle de Paris et des 3 départements de la 1ère couronne (92, 93 et 94) et remédier à la fragmentation de la gouvernance de la région-capitale.

En cohérence avec l’attribution des compétences en urbanisme et habitat, le PLU devient de compétence métropolitaine. Si cette évolution correspond à une certaine logique, d’ailleurs observable dans les métropoles de province et dans les autres pays européens, elle pose toutefois la question de la maîtrise des choix à l’échelle communale. Beaucoup de communes ont pour cela décidé de poursuivre une révision de PLU initiée ou d’en lancer une, comme viennent de le faire nos voisines de Montreuil et des Lilas, considérant que la future Métropole devra tenir compte d’un travail local, a fortiori s’il est techniquement solide et partagé avec la population.

A l’inverse, la nouvelle municipalité de Bagnolet, après avoir tergiversé plusieurs mois, a décidé de lancer début 2015 une simple modification de PLU, dans le but de boucler le processus avant la création de la Métropole du Grand Paris.

Ce choix a pour effet de ne pas laisser le temps nécessaire aux études et de vider la concertation de toute consistance, réduite aux quelques réunions « cause toujours », marque de fabrique de la nouvelle municipalité, et à une enquête publique strictement limitée aux jours minimum prescrits par la loi.

Mais à quoi bon ? A quoi sert cette modification bâclée ? Quelle valeur aura-t-elle pour la future Métropole ? Quels projets permet-elle ou empêche-t-elle ?

La période récente et la campagne municipale ont montré une envie de débats sur la ville de demain : les Bagnoletais ont droit à ce débat éclairé qu’une révision fondée sur des études urbaines pourrait permettre.

engagement de camapagne
engagement de camapagne

 II L’absence de vision

La lecture des documents laisse en effet une impression très désagréable : une succession de mesurettes sans aucune cohérence, un manque total de réflexion et de prospective.

De quelle politique cette modification est-elle le nom ?

On cherche et on ne trouve qu’un mélange de la poursuite à l’identique (moins un étage de temps en temps…) de la politique du maire précédent, du gel de tout projet dans un quartier pour faire plaisir à des alliés municipaux, de la porte ouverte aux promoteurs partout ailleurs et surtout de l’absence de vrai projet et de l’anticipation des besoins en espaces et équipements publics.

III Un grand absent : l’environnement, ainsi que le paysage

Malgré ses limites, le PLU actuel a mis en place des protections au titre du patrimoine et du paysage et des dispositions en faveur de l’environnement.

La présente modification ne prévoit aucune protection supplémentaire, malgré de nombreuses propositions citoyennes (la fonderie Landowski, les jardins partagés…) et supprime les bonifications environnementales, en se basant sur la suppression des COS, mais en sans en créer aucune nouvelle.

Cette modification municipale supprime enfin la totalité des emplacements réservés pour liaisons « douces » et vertes.

1977181_276326355867788_1860108806_n

IV – L’activité économique négligée

Tout en affirmant sa volonté de se préoccuper du sujet, cette modification n’apporte aucun élément en faveur de l’activité économique en ville.

Le PLU actuel a instauré des linéaires de protection du commerce existant : la modification se contente de les « bricoler » à la marge, de manière très discutable de surcroît (cf analyse du contenu de la modification ci-après).

Alors qu’une des richesses de Bagnolet tient à la présence d’activités de production intégrées au tissu urbain, cette modification ne propose aucune disposition pour en assurer le maintien et le développement, alors que plusieurs sites sont aujourd’hui menacées par des projets immobiliers (Landowski, Belin/la Rochette …).

Cela est d’autant plus étonnant que cette question du maintien de l’activité en cœur d’agglomération est dorénavant une préoccupation première de l’aménagement du territoire (où Bagnolet avait été en pointe dans les années 80 avec Cap la Rochette notamment) et que de belles dynamiques sont à l’œuvre sur Est ensemble, en particulier à Pantin et Montreuil.

 

Sur le plan des activités, cette modification de PLU n’apporte donc rien : quid de la rue Sadi Carnot, quid de la mixité économique et de l’intégration des activités dans le tissu urbain, dans les quartiers …

 V – Une modification qui aggrave les défauts du PLU

Le PLU actuel a fait l’objet de nombreuses critiques, notamment sur deux aspects :

  • La densification excessive qu’il permet dans plusieurs secteurs,
  • L’absence d’intégration des conséquences de ce développement en terme d’espaces et d’équipements publics.

Cette modification réussit la prouesse de n’améliorer en rien le PLU existant et de l’aggraver sur ses deux défauts principaux.

Sur la densité, cette modification prend en effet les mesures suivantes :

  • Forte densification de plusieurs secteurs (la Dhuys, les Coutures …) par manque de mesures compensatoires à la suppression du COS (la marginale réduction des hauteurs, un étage en retrait de moins par ci par là, n’est pas suffisante ne serait-ce que pour maintenir la constructibilité existante)
  • Porte ouverte à la construction débridée, sans contrôle et sans projet d’ensemble, des secteurs le long de l’avenue Gallieni et de l’avenue de la République, par la suppression du « périmètre de constructibilité limitée » (un secteur de gel en français)
  • Passage du secteur Varlin dans le secteur des fortes hauteurs (la zone UGCS)
  • Densification prévue pour l’ilot de la cité Anatole France (on découvre incidemment le projet municipal de raser la plus ancienne cité HLM de Bagnolet !)
  • Extension du secteur dense du Plateau à tout l’ilot Pasteur-Mitterrand (que deviendra l’Aveugle de Bagnolet, le vieux bistrot de la chanson dont le bâtiment sera sans doute bientôt livré aux promoteurs amis ?..)
  • Augmentation et homogénéisation des hauteurs sur l’avenue Gambetta

Sur les mesures en matière de prévision des nécessaires espaces et équipements publics, la modification supprime les 15 emplacements réservés (ce qui est proprement scandaleux sur le fond et juridiquement très périlleux, car cela remet clairement en cause l’économie générale du PLU de Bagnolet). Ces emplacements réservés permettaient par exemple un groupe scolaire rue Robespierre, une liaison douce entre le quartier des Coutures et le métro Gallieni, une extension du parc du château de l’Etang, une liaison douce directe entre l’église et la dalle Thorez complétant les chemins sinueux du jardin existant, un parc rue Louise Michel au Plateau, une place devant l’église ND de Pontmain…

Au lieu de ces 15 emplacements (qui étaient déjà très insuffisants dans le PLU actuel au regard du développement prévu de la ville), la modification ne crée que 5 réserves, qui sont soit marginale (une seule parcelle pour l’extension du cimetière…), soit relève de la dissimulation (la réserve pour « aménagement public » rue Louise Michel, ce qui correspond à un terme inexistant au Code de l’urbanisme et cache la décision municipale de supprimer les jardins partagés existants pour construire un collège !), soit dangereuse (la réserve pour équipement petite enfance sur le bâtiment de la CPAM qui contredit la volonté de conserver la Sécurité sociale à Bagnolet et n’empêche en rien un projet immobilier), soit mensongère (la minuscule réserve pour école sur la Rochette …qui ne prévoit même pas de cour de récréation ! Un artifice grossier pour tenter de faire passer le projet des promoteurs associés de la mairie de raser ce bel ensemble et bétonner du logement à la place de l’activité économique existante !), soit idiote (la réserve pour maintenir une friche rue Jean Lolive, qui permet de liquider définitivement toute ambition pour la Noue).

A l’heure où la municipalité affiche un objectif important de production de logements et où les projets se multiplient sur la ville, il est très paradoxal et scandaleux de ne pas anticiper les conséquences en équipements publics dans cette modification de PLU.

VI -Remarques sur la modification

Cette modification bâclée par la nouvelle municipalité prétend :

  • Obliger la réalisation de logements sociaux …alors qu’elle ne fait que confirmer les 35% prescrits dans le document-clef du PLU en vigueur (le PADD), avec des déclinaisons compliquées voire étonnante (du logement social … à partir de 13000 m2 construits en zone UCVa car il s’agit de ne pas contraindre le promoteur VINCI immobilier !)
  • Limiter les hauteurs… alors que la densité augmente en fait dans de nombreux secteurs, sans parler de l’incohérence de certaines décisions (à quoi bon réduire la hauteur à Gallieni, un des rares quartiers de tours de la métropole, si ce n’est pour produire des « pâtés » supprimant toute possibilité d’espace vert comme le lamentable projet Serap-Coffim ?)
  • Changer des limites de zones et de secteurs mais sans expression d’une visée générale, avec le classement du sentier de la Tranchée en zone pavillonnaire UP (pourquoi cette seule ruelle et pas d´autres rues pavillonnaires de Bagnolet ?), la création de secteurs d’équipements existants (mais en excluant le CMS et la CPAM …), l’extension de la zone dense du Plateau (UPLa) sur la cité Anatole France et l’angle Sadi Carnot/Pasteur (permettant ainsi de nouvelles opérations immobilières …)
  • Supprimer et créer des emplacements réservés alors que la modification commet l’acte scélérat de supprimer massivement les réserves pour espaces verts, liaisons douces et équipements, ainsi que celui pour le métro câble sans aucun débat avec les habitants et alors que ce moyen de transport se développe dans plusieurs villes après la mise en service à Brest
  • Prendre des mesures pour le commerce et l’artisanat alors qu’elle ne crée aucune disposition (par exemple ma création d’un secteur spécifique pour les activités ) pour sauvegarder des ensembles économiques menacés (notamment Landowski et la Rochette ) et réduit les linéaires réservés au PLU actuel, en supprimant deux secteurs (avenue de Stalingrad et surtout place Sampaix, annonçant ainsi la démolition du pôle commercial des Malassis !) et ne créant que des linéaires anecdotique (un café à l’angle de deux rues !), discutable (l’îlot Danton, ce qui confirme les velléités de densification commencée avec le projet immobilier sur la fonderie Landowski ) ou incohérent (l’ouest de la rue Mitterrand, pourtant en bonne partie pavillonnaire, et pas l’est où est pourtant prévu un gros projet), à part l’ajout justifié de la rue Vaillant
  • La modification supprime enfin les périmètres de constructibilité limitée ouvrant ainsi à la densification le long des avenues de la République et Gallieni sans les études obligatoires pour lever un tel « gel » et sans même la moindre évocation d’une vision municipale pour ces lieux déterminants (le maire attend sans doute qu’un promoteur ami apporte un projet clef en main !).7- Premières propositions pour une révision sérieuseFace à cette modification bricolée, qui oscille entre médiocrité et mensonge, nous formulons ici quelques unes de nos premières propositions qui peuvent être intégrées tant dans une révision que dans une modification :
  • maintenir et préciser les emplacements réservés existants
  • créer de nouveaux emplacements réservés, par exemple pour une vraie école en centre ville, un jardin public à la Dhuys, les espaces et équipements publics que le développement sur République et Gallieni rendront nécessaires …
  • créer un emplacement réservé pour extension du parc départemental Jean Moulin vers l’avenue Ch.de Gaulle sur une partie du site Serap
  • créer de nouveaux secteurs de protection du patrimoine et du paysage, en complétant la liste mise en place au PLU en 2011, par exemple en protégeant la plus vieille entreprise de la ville (la fonderie Landowski), des éléments du patrimoine moderne, les ensembles de jardins partagés (jardin guinguette de la Dhuys, Plage arrière au Plateau…)
  • Elaborer un règlement et plan volumétrique fin dans les zones où le COS disparaît (Coutures, Dhuys et Plateau)
  • Lancer enfin les études urbaines et de développement sur l’avenue de la République et l’avenue Gallieni
  • Créer une zone exclusivement dédiée au pôle Gallieni-Centre sud et la Noue (le secteur de la grande hauteur existante de Bagnolet) et une autre zone spécifique aux secteurs le long de l’avenue de la République et de l’avenue Gallieni, qui constituent un prolongement urbain du quartier des Coutures et doivent en conserver des caractéristiques pour éviter un collage d’urbanisations qui s’ignorent voire se tournent le dos
  • Créer des secteurs spécifiquement dédiés à l’activité et artisanat en milieu urbain pour maintenir en ville des ensembles comme Bonzini, la fonderie Landowski, la pépinière Belin-la Rochette, le secteur Jean Lolive autour de l’entreprise Macocco…

 

Dans le cadre d’une concertation où l’avis citoyen serait enfin pris en compte et où les décisions ne se prendraient pas toutes dans un petit cercle de politiques et promoteurs, les associations que nous représentons sont disponibles pour préciser ces propositions et en développer d’autres.

 

PLU : les Coutures s’expriment

« Nous, collectif des habitants du quartier des Coutures, souhaitons vous communiquer nos remarques et avis concernant la modification du PLU actuellement menée par la municipalité et qui fait l’objet de la présente enquête publique. » Ainsi commence les remarques des habitants des Coutures…

 

« A l’attention de monsieur le Commissaire enquêteur,

Monsieur,

Nous, collectif des habitants du quartier des Coutures, souhaitons vous communiquer nos remarques et avis concernant la modification du PLU actuellement menée par la municipalité et qui fait l’objet de la présente enquête publique.

PRÉAMBULE

Révision du PLU, la promesse électorale bafouée. Modifications du PLU, une vision réduite et sans projet pour la ville.

Durant la dernière campagne des municipales, Monsieur Tony di Martino et Monsieur Mohamed Hakem, tout deux têtes de liste et réunis entre les deux tours, ont exprimé clairement leur position quant à la révision du PLU de Bagnolet :

Tract distribué entre les deux tours par « Le rassemblement citoyen pour Bagnolet » : « Rétablir la qualité de vie des Bagnoletais : révision du plan local d’urbanisme en limitant les hauteurs et la densification ».

Cette révision a été un thème majeur et fédérateur qui a rassemblé de nombreux citoyens, dont élus et collaborateurs actuels de la majorité. De nombreux témoignages écrits et filmés sont d’ailleurs disponibles sur internet.

Aujourd’hui, malheureusement force est de constater que cette promesse de révision faite à la population s’est transformée en une modification du PLU. Nous déplorons le choix d’une option qui ne permette pas une véritable réflexion urbaine et de « cadre de vie » globale de notre ville. Se priver de cette approche globale est non seulement une erreur mais peut, même, être un dangereux écueil pour l’avenir de notre territoire. Une révision aurait apporté à notre ville un véritable projet cohérent et pertinent qui aurait pris en compte l’ensemble des paramètres qui font vivre une ville : équipements publiques, transports, cadre de vie, espace verts, commerces à échelle humaine, voirie, stationnement… La liste est longue et nous passons donc allègrement à côté de tout cela… pour… se contenter d’une révision du PLU, c’est à dire des interventions ponctuelles, sans lien les unes avec les autres, sans vision globale.

A l’heure où le territoire de Bagnolet va subir probablement les plus grands bouleversements urbanistiques depuis 30 ans : PRU, ANRU, PNRQAD, GRAND PARIS, et clairement une horde de promoteurs à l’affût… il est vraiment regrettable que la voix des citoyens n’ai pas été entendue.

Nous le déplorons.

A propos du Quartier des Coutures

Le quartier des Coutures est un territoire au Sud de Bagnolet qui a la particularité d’être accolé à deux grandes villes : Paris et Montreuil, situé entre deux portes du périphérique : Porte de Montreuil et Porte de Bagnolet (soit l’échangeur A3). C’est un quartier dynamique, mixte socialement et culturellement, et doté d’une forte identité. Malheureusement il est évident, que ce territoire a été laissé à l’abandon total par les pouvoirs publics et les municipalités qui se sont succédés.

Concernant sa structure urbaine, les Coutures sont essentiellement constitués de grandes bandes traversantes, héritage d’un passé agricole et ouvrier. Au fil des années, le paysage urbain s’est modifié : petits pavillons avec espace jardin, impasses ponctuées de bâtisses semi-industrielles, petits immeubles de 3 étages en général, anciennes usines réhabilitées en habitat par des familles…

Cette réalité a d’ailleurs été parfaitement comprise, il y a quelques années, lors de la construction des HLM rue Victor Hugo, puisque ces derniers sont un mixte d’immeubles de R+2 et de petites maisons de ville au cœur d’une allée arborée intérieure. Ce projet avait, à l’époque, parfaitement compris le sens et les enjeux urbains du quartier…

A côté de cette réalité, existe également de grandes parcelles situées à proximité du boulevard périphérique (par exemple rue Édouard Vaillant) qui offre des bâtiments de grandes hauteurs constituées de structures professionnelles (CNAM), habitats privées et habitats sociaux (dont l’immeuble du 50 Edouard Vaillant, qui, par manque d’entretien, se retrouve dans un état déplorable et doit faire l’objet d’une rénovation).

Aujourd’hui, compte tenu de la tension immobilière et de l’arrivée du Grand Paris qui prendra la main sur le développement de nos villes, il est plus que jamais nécessaire de poser des règles, de prévoir des espaces qui garantissent la préservation, voire l’amélioration, du bien commun et du « vivre ensemble ».

DENSIFICATION

Les hauteurs :

Conscient que la totalité des habitants des Coutures, très présents lors des réunions de quartier, étaient inflexibles sur les hauteurs excessives du précédent PLU, la majorité a fini par concéder la baisse d’un étage sur une partie du Quartier (passant de 16m/19m à 13m/16m). C’est un pas certes, mais il n’est pas suffisant pour réguler la densification, sachant que les 13m ne s’appliquent qu’en façade rue et pas sur la longueur. Or vous l’aurez compris, Monsieur le Commissaire, la structure en longueur spécifique aux Coutures fait que sur la partie « interne » des bâtiments nous serons confrontés à des hauteurs de 16m qui viendront plonger sur toutes les constructions avoisinantes R+1 / R+2. Nous avons déjà quelques cas très concrets et calamiteux : passage Victor Hugo et Immeuble Green rue Paul Bert

>> NOTRE DEMANDE : que le retrait à 13m soit effectif et obligatoire également sur les longueurs des parcelles afin de préserver l’unité, la cohérence et le cadre de vie des habitants.

Les projets immobiliers en cours et à venir, une maitrise est nécessaire :

Nous souhaitions prendre connaissance de l’étude scolaire présentée par la ville le 7 octobre (soit à il y a peine une semaine !) afin de nous appuyer sur des chiffres concrets. A la lecture de l’analyse réalisée par les cabinets indépendants FORS et OPERIS, il apparaît évident que la maitrise (voire l’arrêt quasi total) de la densification sera et est déjà un enjeux crucial pour notre quartier et la ville entière. Les chiffres qui ont été pris en compte et délivrés par les services de la mairie concernent uniquement les projets déjà identifiés et enregistrés. Les chiffres « après 2020 » sont des estimations très minorées.

Que nous dit cette étude, sur le territoire de Bagnolet :

  • La démographie de Bagnolet ne s’affaissera pas, la natalité étant constante, voir en hausse.
  • Le nombre de logements identifiés et livrés à ce jour est la suivante :
  • 2017 : 369
  • 2018 : 770
  • 2019 : 622
  • 2020 : 870

soit une progression spectaculaire.
Pourtant à partir de 2021, il est annoncé une estimation de 130 logements livrés sur la ville par an (et ce jusqu’en 2025).
Soit une chute spectaculaire.

Cela n’est pas crédible et surtout pas crédible aux Coutures !

Cette estimation ridiculement petite nous interpelle particulièrement à l’heure ou il est urgent d’investir dans des équipements publics (écoles, gymnases, espaces verts…). Il est évident que cette étude sera d’ores et déjà « dépassée » à peine entérinée. Nous connaissons déjà une liste d’au moins 4 grandes parcelles en cours de vente, de négociations ou avec des projets constitués d’habitations qui verront le jour APRES cette étude et qui n’ont pas été comptabilisées.

Depuis des mois on explique aux habitants des Coutures qu’une municipalité ne peut intervenir sur les projets privés, à partir du moment où le projet respecte le PLU.

Nous avons quelques difficultés a comprendre comment on peut annoncer un chiffre qui traduit une maitrise très forte de l’immobilier (et cela a été annoncé et « promis » par le maire lors de la réunion de restitution de l étude démographique) et la réalité légale et juridique qui ne pourra manifestement pas juguler les projets des promoteurs.

A ce jour nous sommes nombreux à recevoir régulièrement les avances de promoteurs et les Coutures absorbe la plus forte progression en terme de nouveaux arrivants.

En conclusion, il nous apparaît urgent de rétablir des chiffres estimatifs crédibles, de les augmenter sensiblement pour pouvoir anticiper et donc, prévoir les futurs espaces pour accueillir convenablement la population (en surtout les enfants).

 

EQUIPEMENTS PUBLICS

Depuis des années les parents des Coutures luttent pour obtenir de meilleures conditions de scolarisation dans le groupe JULES FERRY. La municipalité, sensibilisée, a effectué un certain nombre de travaux cet été afin d’améliorer le quotidien des enfants.

La récupération des locaux rue Nickles pour l’extension doivent être destinés à offrir plus d’espaces communs et de créer les espaces manquants pour l’effectif ACTUEL ET EXISTANT du groupe scolaire.

Avec l’annonce de 6 classes supplémentaires en 2020 pour Jules Ferry via l’étude démographique, il est donc désormais nécessaire d’envisager la création et la construction d’une nouvelle école (maternelle ou primaire, à étudier). Nous comprenons que 3 classes supplémentaires sont déjà prévues dans le cadre de l’extension, si en plus on y rajoute le sous effectif des livraisons de logements à compter de 2021, nous risquons fortement d’être au bord d’une implosion annoncée.

 

ESPACES VERTS

Les Coutures souffre particulièrement d’un manque d’espaces verts destinés aux enfants et aux familles. A ce jour, le square Varlin va faire l’objet d’une réhabilitation. Le jardin « Politzer » également. Du côté du PNRQAD, l’association « Autour du chêne » sera réintégrée rue Etienne Marcel et un square de 300 mètres carrés est prévu dans le lot Robespierre (PNRQAD).

Malheureusement, malgré ces quelques petites parcelles de verdure, cela n’est pas suffisant. Nos enfants respirent, chaque jour, les retombées nocives du périphérique. Il est nécessaire de faire preuve d’une volonté sans faille pour améliorer, agrandir et offrir plus d’espaces verts à l’ensemble de la population.

 

STATIONNEMENT

Il suffit de passer quelques heures au cœur de notre quartier pour se rendre compte de la situation intenable en terme de stationnements. Les nouvelles constructions qui ne sont que très peu contraintes de réaliser des parkings (ratio 0,8) accentuent de manière récurrente cet écueil. Nous avons comptabilisé plus de 500 voitures supplémentaires liées aux nouvelles construction. C’est énorme !

Cette situation est encore aggravée lorsque l’on voir la petitesse d’un grand nombre de trottoirs. Posez-y une poubelle, puis une voiture mal garée (faute de place) et vous trouverez des dizaines d’écoliers obligés de marcher au milieu des routes, à la merci des conducteurs peu respectueux des limitations de vitesse « douces ». Le meilleur exemple étant tout de même la rue Victor Hugo et Rue Paul Bert (entrée de l’école maternelle).

 

NOS DEMANDES :

PRÉVOIR LES RESERVES NECESSAIRES POUR LES ÉQUIPEMENTS PUBLICS, NOTAMMENT UNE NOUVELLE ÉCOLE, UN OU DES ESPACES VERTS. RÉ-INSTITUER L’OBLIGATION D’UN LOGEMENT / UN PARKING.

En vous remerciant pour l’attention que vous porterez à nos propositions, veuillez agréer, Monsieur le Commissaire, nos sincères salutations.

Le collectif des habitants des Coutures

Démographie scolaire : inquiétant !

Presentation publique DEF_Page_02

L’étude avance 20 % de population supplémentaire en dix ans. Aucun débat réel n’a été engagé. Mais surtout aucun moyen supplémentaire n’est annoncé… Les enfants feront les frais d’une politique immobilière sans frein !

Les documents sont disponibles sur le site de la ville :

http://www.ville-bagnolet.fr/index.php/etude_evolution_démographie_scolaire.html 

IMG_2220_01

L’assemblée était très clairsemée lors de la réunion de présentation de l’étude sur la démographie scolaire, mercredi 7 octobre, en mairie annoncée à grand renfort de tracts. …Peu de parents, moins d’une dizaine. Quel dommage… c’était pourtant fort instructif. Le BIC était présent…

2 700 logements supplémentaires

Presentation publique DEF_Page_05 Presentation publique DEF_Page_06 Presentation publique DEF_Page_07

L’étude présentée a confirmé les pires craintes : l’urbanisation de notre ville est totalement hors contrôle. L’étude estime qu’il y aura 2 700 logements supplémentaires à Bagnolet d’ici 2020 et 3 400 d’ici 2025. Le maire assume : 2 700 logements, c’est son objectif, dit-il. Le hic, c’est qu’il n’y a jamais eu de réel débat de fond avec les habitants sur un bouleversement d’une telle ampleur (environ 20 % de population supplémentaire en dix ans) et que la révision du PLU qui aurait pu en être l’occasion a été soigneusement évitée.

…et 500 enfants supplémentaires (hypothèse basse)

Le second volet de l’étude porte sur les conséquences pour les écoles et les réponses à cette situation. Sur les conséquences, il est considéré en moyenne qu’il y aura 3 enfants scolarisés pour dix logements nouveaux. Ce qui conduirait à 900 enfants de plus dans les écoles de la ville en 2020. Mais le bureau d’étude a préféré considérer que, tout compte fait, il n’y en aurait que 500. Car dans les logements déjà existants, il y a moins d’enfants. Le vieillissement ou l’évitement scolaire, peut-être ? Si on admet ce chiffre de 500, cela demanderait 24 classes supplémentaires. Mais où les trouver ?

Presentation publique DEF_Page_09 Presentation publique DEF_Page_10 Presentation publique DEF_Page_11 Presentation publique DEF_Page_13

Quelles pistes pour les accueillir ?

La première idée venue à nos édiles est d’augmenter le nombre d’élèves par classe. Mais comme cette idée n’est pas très populaire chez les parents, elle a été rétrogradée en sixième position (ci-joint deux versions du même document …à quelques jours d’intervalle). Il n’en reste pas moins que le combat des parents depuis des années consiste à essayer de limiter le nombre d’enfants par classe, en particulier dans les villes où s’accumulent les difficultés sociales, et que non, ce n’est pas une bonne réponse.

Autre piste, les modules « temporaires » comme les deux algécos qui sont dans la cour de l’école maternelle Jaurès depuis …dix ans.

Autre piste encore, transformer les salles d’informatique en salles de classes : malheureusement, elles sont trop petites ont fait remarquer les parents présents. Et ce sont des classes… informatiques !

Certes, une école de six classes est quand même envisagée en centre ville dans d’anciens locaux industriels… Mais on ne peut que constater que l’actuelle furia immobilière ne laisse plus d’emplacement disponible pour des équipements publics et que de toute façon la ville n’a pas les moyens de construire de nouvelles écoles.

Presentation publique DEF_Page_14 Presentation publique DEF_Page_15 Presentation publique DEF_Page_16 Presentation publique DEF_Page_17

À quand les 24 postes supplémentaires ?

Enfin la discussion sur les classes laisse de côté les autres équipements nécessaires aux enfants : cour, réfectoire, toilettes, espace de rangement, etc. Elle laisse aussi de côté la question des postes : 24 postes d’enseignants supplémentaires à Bagnolet, ce n’est pas avec le gouvernement Valls qu’on risque de les avoir !

Si aucune des réponses envisagées ne constitue une vraie solution, il faut revenir au point de départ : il faut stopper la folie immobilière de Marc Everbecq… que poursuit Tony Di Martino. Il n’y a pas d’autre solution !

PLU : jusqu’au 14 octobre pour donner votre avis

La consultation publique sur la modification du plan local d’urbanisme se déroule en ce moment (jusqu’au 14 octobre).

10154985_277320955768328_767754016_n

la consultation publique sur la modification du plan local d’urbanisme se déroule en ce moment (jusqu’au 14 octobre). Je vous invite à y participer: cela concerne directement votre ville et votre quartier!  Vous pouvez voir les différents documents sur le site de la ville:

http://www.ville-bagnolet.fr/index.php/lire-actualite/items/projet-de-modification-simplifiee-n1-du-plan-local-durbanisme-plu-1052.html

> Pour donner votre avis, c’est très simple, il suffit d’envoyer un mail à enquete.publique@ville-bagnolet.fr

> Vous trouverez ci-dessous, pour votre information, l’avis que je viens d’envoyer.

: cela concerne directement votre ville et votre quartier!  Vous pouvez voir les différents documents sur le site de la ville:

http://www.ville-bagnolet.fr/index.php/lire-actualite/items/projet-de-modification-simplifiee-n1-du-plan-local-durbanisme-plu-1052.html

Pour donner votre avis, c’est très simple, il suffit d’envoyer un mail à enquete.publique@ville-bagnolet.fr

Solidarité avec les réfugiés : un voeu des élus du BIC voté à l’unanimité

IMG_2220_01A

Au conseil municipal du 10 septembre, le groupe des élus du BIC a proposé le voeu suivant sur la solidarité avec les réfugiés, qui a fait l’objet d’amendements avec le groupe de la majorité municipale et le groupe Front de Gauche et citoyens.

Pour aboutir au texte suivant :

 

Compte rendu  CM du 10 septembre 2015 5