La Mosquée ABFB écrit aux élus de Bagnolet suite aux attentats

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Voici le courriel adressé le dimanche  15 novembre à 16h 21 par le responsable de la mosquée ABFB (Association de Bienfaisance et de Fraternité de Bagnolet à tous les élus de Bagnolet (disponible sur le site de la mosquée

http://www.mosquee-bagnolet.fr

 

« Chers Élus de Bagnolet,

La mosquée de l’Association de Bienfaisance et de fraternité de Bagnolet (ABFB) de Bagnolet tient absolument à exprimer son indignation et condamne avec la plus grande fermeté les attaques terroristes survenues ce vendredi 13 novembre 2015 à Paris.
Aucuns textes et messages religieux ne prônent des crimes contre des civiles.

La mosquée ABFB de Bagnolet souhaite rappeler son attachement profond à la paix, la justice, la sécurité, la solidarité et au vivre ensemble dans notre pays et notre ville.

La mosquée reste bien évidemment à votre disposition pour toutes actions communes dans le but de trouver des solutions pour éradiquer ce phénomène nouveau dans notre pays.

Nous tenons, à travers ce communiqué, transmettre nos sincères condoléences à toutes les familles des victimes et au peuple Français dont nous sommes fiers de faire partie.

La Mosquée ABFB de Bagnolet« 

Eau et climat, c’est le moment d’agir !

 Le texte préparatoire d’un accord pour la conférence des Nations Unies sur le climat [COP21] a été rendu public. Pour la Coordination eau bien commun France et pour l’initiative Eau, planète et peuples qui regroupent des associations directement concernées par l’eau, la déception domine, car l’eau est la grande absente de ce document.

Or, non seulement les effets les plus sensibles du changement climatique pour les populations se manifestent par l’eau (inondations, sécheresses…) mais les perturbations du cycle de l’eau ont des conséquences directes sur le climat. Par exemple, l’imperméabilisation des sols provoquée par l’urbanisation ou par l’agriculture industrielle favorise l’élévation de la température au niveau régional et la sécheresse.

Considérant l’eau comme un bien commun, nos associations sont activement engagées pour la préservation de la ressource. Elles ont la conviction que l’attention portée ou non au cycle de l’eau conduira à réduire ou à amplifier le changement climatique. C’est ce qui les amène à s’adresser à l’ensemble des acteurs institutionnels impliqués dans la COP21 et aux mouvements sociaux et environnementalistes qui se mobilisent à cette occasion.

Les membres de la Coordination eau bien commun France et d’Eau, planète et peuples lancent un appel pour promouvoir une autre gestion de l’eau, plus respectueuse du cycle naturel de l’eau, plus économe de la ressource.

En ville, cela signifie prendre des mesures pour désimperméabiliser les sols, laisser s’infiltrer l’eau, restaurer une présence importante de l’eau (plans d’eau, fontaines, cours d’eau avec berges naturelles), développer les espaces verts et planter des arbres ;

Cela signifie encore, encourager les économies d’eau potable et développer l’utilisation de l’eau de pluie pour de nombreux usages (nettoyage des voiries, arrosage des espaces verts) ;

Et plus fondamentalement, cela signifie limiter la croissance urbaine.

Pour l’agriculture, cela signifie réduire drastiquement le recours à l’irrigation industrielle et l’utilisation des intrants chimiques, développer et promouvoir les pratiques d’agroécologie et d’agroforesterie respectueuses des sols, de la biodiversité et du bien être animal et humain, et soutenir les agricultures familiales et paysannes.

Pour l’énergie, cela signifie renoncer à l’exploitation des gaz de schistes et au nucléaire qui modifient de façon importante les masses d’eau, en les polluant dans un cas et en les polluant et les réchauffant dans l’autre.

Considérer l’eau comme un bien commun impose sa gestion publique et une participation reconnue des citoyen-nes, qui aille de leur consultation sur toutes les grandes décisions jusqu’à leur place au quotidien.

Enfin au niveau global, l’arrêt de la déforestation doit être une priorité absolue, en raison du rôle irremplaçable de la forêt pour rafraîchir l’atmosphère et l’humidifier, pour maintenir les sols et les renouveler.

Pour que ce programme voie le jour, il faut que les enjeux liés à la ressource eau soient pleinement intégrés à tous les domaines de l’action politique et à tous les niveaux institutionnels, du local à l’international, en commençant par la prochaine COP21.

Il faut faire davantage d’efforts pour assurer une meilleure cohérence entre le secteur de l’eau et les autres domaines de l’action publique, en particulier l’aménagement urbain, l’agriculture et l’énergie.

La restauration du cycle de l’eau doit avoir un porte-parole, comme l’est le GIEC pour le changement climatique.

Travaillons ensemble à la constitution d’un nouveau col-lectif international d’experts scientifiques, de citoyen-nes et de représentant-es politiques.

Les responsables politiques portent la lourde responsabilité de l’adoption d’un cadre international.

Nous, jeunes, citoyen-nes, associations, collectivités pouvons agir à notre niveau pour rendre l’eau à la terre et restaurer le climat. Relevons ce défi en agissant dès maintenant !

www.coordination-eau.fr 

5 rue de la Révolution.

93100 Montreuil

09 82 31 73 84coordination@eau-iledefrance.fr

France Libertés

5 rue Blanche. 75009 Paris

01 53 25 10 40 

eau1@france-libertes.fr

www.france-libertes.org 

 

déclaration eau et climat