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Hommage aux victimes des attentats : dimanche 17 janvier 11h place Nelson Mandela

ATTENTATS DE PARIS, BAMAKO ET TUNIS

Hommage

aux victimes

Dimanche 17 janvier • 11 h à Bagnolet (Place Mandela)

Paris, Bamako, Tunis… Les victimes du terrorisme sont les mêmes, quels que soient le continent, le pays, la ville, la nationalité, la couleur, la religion ou l’absence de religion.

En tuant ici, là-bas, partout dans le monde, la barbarie ne fait pas la différence.

Ces drames des trois capitales, en France, au Mali ou en Tunisie, fin 2015, démontrent que les amalgames, les manipulations de la peur, sur fond de racisme, au lieu de nous protéger du terrorisme, alimentent ses objectifs. Seules la solidarité et la fraternité sont des remparts contre la haine et contre la division que suscitent et exploitent tous les extrémismes.

Dans les attentats de Paris du vendredi 13 novembre, qui ont profondément choqué nos concitoyens, deux Bagnoletais ont perdu la vie. De la même façon, nombre d’entre nous ont craint pour la vie de leurs amis, de leurs proches à Bamako ou à Tunis. Leur inquiétude et leur peine sont aussi les nôtres. Notre résistance doit s’unir à la leur.

Être solidaire, c’est agir ensemble, c’est se mobiliser pour le respect de chacun et faire du bien commun notre objectif.

• c’est faire de l’ONU l’outil des peuples pour battre Daesch et rétablir la paix,

• c’est bien sûr répondre à l’insécurité par la mobilisation des forces de sécurité et de la justice, mais c’est aussi et surtout répondre par plus de République,

• c’est faire vivre en actes une société de liberté, d’égalité et de fraternité pour donner force au rassemblement du peuple dans sa diversité.

Association Paille et grain, Association démocratique des Tunisiens en France,

Association des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives, La Ligue des droits de l’homme Bagnolet/Les Lilas,

Le Parti communiste français, section de Bagnolet

Ensemble ne laissons pas la peur, la division, la démagogie prendre le pas sur l’humain, la raison et la fraternité. Faisons du bien vivre ensemble le moyen d’une vie meilleure. 

Ensemble, les cinq organisations à l’initiative de cet événement appellent toute la population, tous les citoyens épris de  paix, tous les groupements, associations, syndicats et partis, à se rassembler le dimanche 17 janvier à 11 heures, place Nelson Mandela pour cet hommage solennel.

Ensemble, nous observerons une minute de silence.

Nous appelons chacun à déposer une fleur au pied de la plaque Nelson Mandela et partagerons le verre de la fraternité.

 

 

Organisations se joignant à l’hommage aux victimes de Paris, Bamako, Tunis le 17 janvier à Bagnolet :

Appel des cent ; Association Républicaine des Anciens Combattants ; Association Locale des Handicapés et Infirmes de

Bagnolet ; Bagnolet Initiatives Citoyennes ; Réseau Éducation Sans Frontière ; Europe Écologie – les Verts ; Parti de Gauche ;

Parti Socialiste ; Les Républicains ; Union des Démocrates et Indépendants ; Parti Radical de Gauche ; Association Malaïka ;

Secours populaire français ; Association de Prévention Inter-Communale ; Dynamique Citoyenne ; Ensemble ; Du Neuf à

Gauche ; Les Amis de l’Huma ; UNSA territoriaux Bagnolet ; CGT Éduc’action Bagnolet ; Association des Musulmans de

Bagnolet ; Haut Conseil des Maliens de France ; Sud Éducation Bagnolet ; SNUIPP-FSU Bagnolet…

Contacts :

bagnolet-leslila@ldh-france.org

pcf.bagnolet@free.fr

hommage aux victimes

intervention de JC Oliva sur la modification du PLU

Intervention préliminaire
de Jean-Claude Oliva sur la modification du PLU au conseil municipal du 17 décembre 2015

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Quelques mots sur nos motivations.

Je voudrais tout d’abord constater que la modification du PLU a connu de premières évolutions positives par rapport au texte initial : diminution de hauteur au 82 rue Anatole France, extension de la zone UP rue Anatole France, protection des jardins partagés, réserve pour une école au centre ville passant de 6 à 8 classes (même si c’est encore insuffisant par rapport aux besoins et même si le lieu est inapproprié), création d’un sous secteur centre de santé.

A mon sens, cela montre que même dans un contexte très contraint, par le choix de la procédure de modification plutôt que de révision du PLU, avec un service minimum pour le débat public et le refus de mettre en discussion la vision globale de la ville (le PLU modifié ouvre la voie à une augmentation de 20% de la population de Bagnolet, dans le cadre de la « ré-urbanisation » de la région parisienne, à l’ordre du jour avec le grand Paris), même donc dans ces conditions, il émane de idées et des propositions intéressantes de la part de la population et des associations.

Cela donne un petit aperçu de ce qui pourrait se passer si on ouvrait le débat en grand, si on associait vraiment la population à la réflexion et aux décisions sur l’avenir de Bagnolet.

J’ai la conviction que c’est encore possible, que la porte est encore ouverte. Nous avons été élus les uns et les autres sur l’idée d’une ville populaire, humaine, conviviale et sur l’idée que cela devait se faire avec les habitants. Et que donc il fallait une rupture avec le passé. Cette rupture est encore possible.

La preuve, c’est les 26 amendements que nous vous proposons ce soir, qui émanent pour l’essentiel d’associations (Bagnolet Écologie, Bagnolet Envie, Bagnolet Patrimoine, Citoyenneté en actes…), du conseil de quartier du Plateau, de personnalités diverses. Cela montre une fois de plus le répondant qui existe dans cette ville dès lors qu’il s’agit de construire l’avenir ensemble, dans l’intérêt général.

J’aimerais que la majorité municipale ne se prive pas de cet apport, de toute cette richesse, qu’elle  ne l’écarte pas d’un revers de main. Qu’au contraire, elle s’en saisisse, qu’elle la fasse sienne. Je lui demande d’essayer d’oublier qui va défendre ces amendements pour se concentrer sur leur sens et sur leur portée. Le fait que nous les déposions et les défendions ensemble, BIC-EELV et Front de Gauche, montre bien qu’il ne s’agit pas d’une bataille partisane mas de l’amorce d’un rassemblement pour Bagnolet dans lequel les élus de la majorité ont leur place.

En effet, nous ne voulons pas d’une bataille d’amendements contre un projet proposé par la majorité. Notre démarche est constructive. Au travers de ces amendements, c’est toute une vision de Bagnolet qui se dessine et que nous voulons promouvoir :

–  une ville humaine, populaire, socialement mixte, où il fait bon vivre, où il y a des immeubles et des pavillons, une activité économique diversifiée, où on peut circuler aussi à vélo, à pied ou avec une poussette, où il y a les équipements publics nécessaires à tous : écoles, centre de santé, installations sportives, etc.

–  une ville plus verte, moins minérale, pour répondre aux défis du dérèglement climatique : nous avons besoin d’espaces verts, d’arbres, pour que l’eau s’évapore et rafraîchisse l’atmosphère, ou s’infiltre dans le sol, ce qui permet d’éviter le crues. Aujourd’hui entre le centre de Tokyo et la campagne avoisinante, ,il y a un écart de température de 10°c! Bien loin des 2°c dont il a été question à la COP21. Si on ne veut pas connaître la même chose dans quelques années, c’est maintenant qu’il faut prendre les bonnes décisions d’aménagement.

Ce soir, nous pouvons décider ensemble d’engager Bagnolet sur la voie d’une ville populaire et durable pour laquelle nous ont élus nos concitoyens. C’est encore possible. Le gâchis n’est pas obligatoire. Je fais appel à votre bon sens.

PLU : les associations s’expriment

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engagement de camapagne

Pour la première fois à Bagnolet, les associations citoyennes impliquées dans les champs du paysage, de l’environnement, de l’urbanisme et de l’architecture ont décidé de co signer un texte prenant position contre la modification en cours du PLU. Ce ce texte a été remis le 14 octobre au commissaire enquêteur.

Il a reçu le soutien du BIC et de ses élus.

Il a été signé aussi par

Bénédicte BASTIN et Pierre VIONNET

co présidents de BAGNOLET ENVIE

Claire LAURENCE

présidente de BAGNOLET PATRIMOINE

Pierre MATHON

président de BAGNOLET ECOLOGIE

Gilles WALLIS

président de CITOYENNETE EN ACTES

MODIFICATION 1 DU PLU DE BAGNOLET

 

La municipalité de Bagnolet élue en mars 2014 a décidé de modifier le PLU par une délibération de janvier 2015. Ce projet de modification est soumis à enquête publique du 14 septembre au 14 octobre 2015. Les associations citoyennes de Bagnolet souhaitent formuler un certain nombre de remarques et propositions :

  1. La demande d’une révision
  2. Le constat de l’absence de vision de la nouvelle municipalité et la demande d’un vrai projet de ville pour Bagnolet
  3. Le grand absent de la modification est l’environnement et le paysage
  4. L’activité économique est également négligée
  5. Cette modification est une succession de mesurettes qui aggravent les défauts du PLU actuel (réduction des emplacements réservés, densification incontrôlée de certaines zones…)
  6. Nos remarques sur les modifications techniques présentées
  7. Nos premières propositions précises pour une révision sérieuse

 

  1. Le choix absurde de la modification

Pour une révision de PLU !

Le parlement a voté la création en janvier 2016 de la Métropole du Grand Paris pour mettre en place une intercommunalité à l’échelle de Paris et des 3 départements de la 1ère couronne (92, 93 et 94) et remédier à la fragmentation de la gouvernance de la région-capitale.

En cohérence avec l’attribution des compétences en urbanisme et habitat, le PLU devient de compétence métropolitaine. Si cette évolution correspond à une certaine logique, d’ailleurs observable dans les métropoles de province et dans les autres pays européens, elle pose toutefois la question de la maîtrise des choix à l’échelle communale. Beaucoup de communes ont pour cela décidé de poursuivre une révision de PLU initiée ou d’en lancer une, comme viennent de le faire nos voisines de Montreuil et des Lilas, considérant que la future Métropole devra tenir compte d’un travail local, a fortiori s’il est techniquement solide et partagé avec la population.

A l’inverse, la nouvelle municipalité de Bagnolet, après avoir tergiversé plusieurs mois, a décidé de lancer début 2015 une simple modification de PLU, dans le but de boucler le processus avant la création de la Métropole du Grand Paris.

Ce choix a pour effet de ne pas laisser le temps nécessaire aux études et de vider la concertation de toute consistance, réduite aux quelques réunions « cause toujours », marque de fabrique de la nouvelle municipalité, et à une enquête publique strictement limitée aux jours minimum prescrits par la loi.

Mais à quoi bon ? A quoi sert cette modification bâclée ? Quelle valeur aura-t-elle pour la future Métropole ? Quels projets permet-elle ou empêche-t-elle ?

La période récente et la campagne municipale ont montré une envie de débats sur la ville de demain : les Bagnoletais ont droit à ce débat éclairé qu’une révision fondée sur des études urbaines pourrait permettre.

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 II L’absence de vision

La lecture des documents laisse en effet une impression très désagréable : une succession de mesurettes sans aucune cohérence, un manque total de réflexion et de prospective.

De quelle politique cette modification est-elle le nom ?

On cherche et on ne trouve qu’un mélange de la poursuite à l’identique (moins un étage de temps en temps…) de la politique du maire précédent, du gel de tout projet dans un quartier pour faire plaisir à des alliés municipaux, de la porte ouverte aux promoteurs partout ailleurs et surtout de l’absence de vrai projet et de l’anticipation des besoins en espaces et équipements publics.

III Un grand absent : l’environnement, ainsi que le paysage

Malgré ses limites, le PLU actuel a mis en place des protections au titre du patrimoine et du paysage et des dispositions en faveur de l’environnement.

La présente modification ne prévoit aucune protection supplémentaire, malgré de nombreuses propositions citoyennes (la fonderie Landowski, les jardins partagés…) et supprime les bonifications environnementales, en se basant sur la suppression des COS, mais en sans en créer aucune nouvelle.

Cette modification municipale supprime enfin la totalité des emplacements réservés pour liaisons « douces » et vertes.

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IV – L’activité économique négligée

Tout en affirmant sa volonté de se préoccuper du sujet, cette modification n’apporte aucun élément en faveur de l’activité économique en ville.

Le PLU actuel a instauré des linéaires de protection du commerce existant : la modification se contente de les « bricoler » à la marge, de manière très discutable de surcroît (cf analyse du contenu de la modification ci-après).

Alors qu’une des richesses de Bagnolet tient à la présence d’activités de production intégrées au tissu urbain, cette modification ne propose aucune disposition pour en assurer le maintien et le développement, alors que plusieurs sites sont aujourd’hui menacées par des projets immobiliers (Landowski, Belin/la Rochette …).

Cela est d’autant plus étonnant que cette question du maintien de l’activité en cœur d’agglomération est dorénavant une préoccupation première de l’aménagement du territoire (où Bagnolet avait été en pointe dans les années 80 avec Cap la Rochette notamment) et que de belles dynamiques sont à l’œuvre sur Est ensemble, en particulier à Pantin et Montreuil.

 

Sur le plan des activités, cette modification de PLU n’apporte donc rien : quid de la rue Sadi Carnot, quid de la mixité économique et de l’intégration des activités dans le tissu urbain, dans les quartiers …

 V – Une modification qui aggrave les défauts du PLU

Le PLU actuel a fait l’objet de nombreuses critiques, notamment sur deux aspects :

  • La densification excessive qu’il permet dans plusieurs secteurs,
  • L’absence d’intégration des conséquences de ce développement en terme d’espaces et d’équipements publics.

Cette modification réussit la prouesse de n’améliorer en rien le PLU existant et de l’aggraver sur ses deux défauts principaux.

Sur la densité, cette modification prend en effet les mesures suivantes :

  • Forte densification de plusieurs secteurs (la Dhuys, les Coutures …) par manque de mesures compensatoires à la suppression du COS (la marginale réduction des hauteurs, un étage en retrait de moins par ci par là, n’est pas suffisante ne serait-ce que pour maintenir la constructibilité existante)
  • Porte ouverte à la construction débridée, sans contrôle et sans projet d’ensemble, des secteurs le long de l’avenue Gallieni et de l’avenue de la République, par la suppression du « périmètre de constructibilité limitée » (un secteur de gel en français)
  • Passage du secteur Varlin dans le secteur des fortes hauteurs (la zone UGCS)
  • Densification prévue pour l’ilot de la cité Anatole France (on découvre incidemment le projet municipal de raser la plus ancienne cité HLM de Bagnolet !)
  • Extension du secteur dense du Plateau à tout l’ilot Pasteur-Mitterrand (que deviendra l’Aveugle de Bagnolet, le vieux bistrot de la chanson dont le bâtiment sera sans doute bientôt livré aux promoteurs amis ?..)
  • Augmentation et homogénéisation des hauteurs sur l’avenue Gambetta

Sur les mesures en matière de prévision des nécessaires espaces et équipements publics, la modification supprime les 15 emplacements réservés (ce qui est proprement scandaleux sur le fond et juridiquement très périlleux, car cela remet clairement en cause l’économie générale du PLU de Bagnolet). Ces emplacements réservés permettaient par exemple un groupe scolaire rue Robespierre, une liaison douce entre le quartier des Coutures et le métro Gallieni, une extension du parc du château de l’Etang, une liaison douce directe entre l’église et la dalle Thorez complétant les chemins sinueux du jardin existant, un parc rue Louise Michel au Plateau, une place devant l’église ND de Pontmain…

Au lieu de ces 15 emplacements (qui étaient déjà très insuffisants dans le PLU actuel au regard du développement prévu de la ville), la modification ne crée que 5 réserves, qui sont soit marginale (une seule parcelle pour l’extension du cimetière…), soit relève de la dissimulation (la réserve pour « aménagement public » rue Louise Michel, ce qui correspond à un terme inexistant au Code de l’urbanisme et cache la décision municipale de supprimer les jardins partagés existants pour construire un collège !), soit dangereuse (la réserve pour équipement petite enfance sur le bâtiment de la CPAM qui contredit la volonté de conserver la Sécurité sociale à Bagnolet et n’empêche en rien un projet immobilier), soit mensongère (la minuscule réserve pour école sur la Rochette …qui ne prévoit même pas de cour de récréation ! Un artifice grossier pour tenter de faire passer le projet des promoteurs associés de la mairie de raser ce bel ensemble et bétonner du logement à la place de l’activité économique existante !), soit idiote (la réserve pour maintenir une friche rue Jean Lolive, qui permet de liquider définitivement toute ambition pour la Noue).

A l’heure où la municipalité affiche un objectif important de production de logements et où les projets se multiplient sur la ville, il est très paradoxal et scandaleux de ne pas anticiper les conséquences en équipements publics dans cette modification de PLU.

VI -Remarques sur la modification

Cette modification bâclée par la nouvelle municipalité prétend :

  • Obliger la réalisation de logements sociaux …alors qu’elle ne fait que confirmer les 35% prescrits dans le document-clef du PLU en vigueur (le PADD), avec des déclinaisons compliquées voire étonnante (du logement social … à partir de 13000 m2 construits en zone UCVa car il s’agit de ne pas contraindre le promoteur VINCI immobilier !)
  • Limiter les hauteurs… alors que la densité augmente en fait dans de nombreux secteurs, sans parler de l’incohérence de certaines décisions (à quoi bon réduire la hauteur à Gallieni, un des rares quartiers de tours de la métropole, si ce n’est pour produire des « pâtés » supprimant toute possibilité d’espace vert comme le lamentable projet Serap-Coffim ?)
  • Changer des limites de zones et de secteurs mais sans expression d’une visée générale, avec le classement du sentier de la Tranchée en zone pavillonnaire UP (pourquoi cette seule ruelle et pas d´autres rues pavillonnaires de Bagnolet ?), la création de secteurs d’équipements existants (mais en excluant le CMS et la CPAM …), l’extension de la zone dense du Plateau (UPLa) sur la cité Anatole France et l’angle Sadi Carnot/Pasteur (permettant ainsi de nouvelles opérations immobilières …)
  • Supprimer et créer des emplacements réservés alors que la modification commet l’acte scélérat de supprimer massivement les réserves pour espaces verts, liaisons douces et équipements, ainsi que celui pour le métro câble sans aucun débat avec les habitants et alors que ce moyen de transport se développe dans plusieurs villes après la mise en service à Brest
  • Prendre des mesures pour le commerce et l’artisanat alors qu’elle ne crée aucune disposition (par exemple ma création d’un secteur spécifique pour les activités ) pour sauvegarder des ensembles économiques menacés (notamment Landowski et la Rochette ) et réduit les linéaires réservés au PLU actuel, en supprimant deux secteurs (avenue de Stalingrad et surtout place Sampaix, annonçant ainsi la démolition du pôle commercial des Malassis !) et ne créant que des linéaires anecdotique (un café à l’angle de deux rues !), discutable (l’îlot Danton, ce qui confirme les velléités de densification commencée avec le projet immobilier sur la fonderie Landowski ) ou incohérent (l’ouest de la rue Mitterrand, pourtant en bonne partie pavillonnaire, et pas l’est où est pourtant prévu un gros projet), à part l’ajout justifié de la rue Vaillant
  • La modification supprime enfin les périmètres de constructibilité limitée ouvrant ainsi à la densification le long des avenues de la République et Gallieni sans les études obligatoires pour lever un tel « gel » et sans même la moindre évocation d’une vision municipale pour ces lieux déterminants (le maire attend sans doute qu’un promoteur ami apporte un projet clef en main !).7- Premières propositions pour une révision sérieuseFace à cette modification bricolée, qui oscille entre médiocrité et mensonge, nous formulons ici quelques unes de nos premières propositions qui peuvent être intégrées tant dans une révision que dans une modification :
  • maintenir et préciser les emplacements réservés existants
  • créer de nouveaux emplacements réservés, par exemple pour une vraie école en centre ville, un jardin public à la Dhuys, les espaces et équipements publics que le développement sur République et Gallieni rendront nécessaires …
  • créer un emplacement réservé pour extension du parc départemental Jean Moulin vers l’avenue Ch.de Gaulle sur une partie du site Serap
  • créer de nouveaux secteurs de protection du patrimoine et du paysage, en complétant la liste mise en place au PLU en 2011, par exemple en protégeant la plus vieille entreprise de la ville (la fonderie Landowski), des éléments du patrimoine moderne, les ensembles de jardins partagés (jardin guinguette de la Dhuys, Plage arrière au Plateau…)
  • Elaborer un règlement et plan volumétrique fin dans les zones où le COS disparaît (Coutures, Dhuys et Plateau)
  • Lancer enfin les études urbaines et de développement sur l’avenue de la République et l’avenue Gallieni
  • Créer une zone exclusivement dédiée au pôle Gallieni-Centre sud et la Noue (le secteur de la grande hauteur existante de Bagnolet) et une autre zone spécifique aux secteurs le long de l’avenue de la République et de l’avenue Gallieni, qui constituent un prolongement urbain du quartier des Coutures et doivent en conserver des caractéristiques pour éviter un collage d’urbanisations qui s’ignorent voire se tournent le dos
  • Créer des secteurs spécifiquement dédiés à l’activité et artisanat en milieu urbain pour maintenir en ville des ensembles comme Bonzini, la fonderie Landowski, la pépinière Belin-la Rochette, le secteur Jean Lolive autour de l’entreprise Macocco…

 

Dans le cadre d’une concertation où l’avis citoyen serait enfin pris en compte et où les décisions ne se prendraient pas toutes dans un petit cercle de politiques et promoteurs, les associations que nous représentons sont disponibles pour préciser ces propositions et en développer d’autres.

 

Démographie scolaire : inquiétant !

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L’étude avance 20 % de population supplémentaire en dix ans. Aucun débat réel n’a été engagé. Mais surtout aucun moyen supplémentaire n’est annoncé… Les enfants feront les frais d’une politique immobilière sans frein !

Les documents sont disponibles sur le site de la ville :

http://www.ville-bagnolet.fr/index.php/etude_evolution_démographie_scolaire.html 

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L’assemblée était très clairsemée lors de la réunion de présentation de l’étude sur la démographie scolaire, mercredi 7 octobre, en mairie annoncée à grand renfort de tracts. …Peu de parents, moins d’une dizaine. Quel dommage… c’était pourtant fort instructif. Le BIC était présent…

2 700 logements supplémentaires

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L’étude présentée a confirmé les pires craintes : l’urbanisation de notre ville est totalement hors contrôle. L’étude estime qu’il y aura 2 700 logements supplémentaires à Bagnolet d’ici 2020 et 3 400 d’ici 2025. Le maire assume : 2 700 logements, c’est son objectif, dit-il. Le hic, c’est qu’il n’y a jamais eu de réel débat de fond avec les habitants sur un bouleversement d’une telle ampleur (environ 20 % de population supplémentaire en dix ans) et que la révision du PLU qui aurait pu en être l’occasion a été soigneusement évitée.

…et 500 enfants supplémentaires (hypothèse basse)

Le second volet de l’étude porte sur les conséquences pour les écoles et les réponses à cette situation. Sur les conséquences, il est considéré en moyenne qu’il y aura 3 enfants scolarisés pour dix logements nouveaux. Ce qui conduirait à 900 enfants de plus dans les écoles de la ville en 2020. Mais le bureau d’étude a préféré considérer que, tout compte fait, il n’y en aurait que 500. Car dans les logements déjà existants, il y a moins d’enfants. Le vieillissement ou l’évitement scolaire, peut-être ? Si on admet ce chiffre de 500, cela demanderait 24 classes supplémentaires. Mais où les trouver ?

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Quelles pistes pour les accueillir ?

La première idée venue à nos édiles est d’augmenter le nombre d’élèves par classe. Mais comme cette idée n’est pas très populaire chez les parents, elle a été rétrogradée en sixième position (ci-joint deux versions du même document …à quelques jours d’intervalle). Il n’en reste pas moins que le combat des parents depuis des années consiste à essayer de limiter le nombre d’enfants par classe, en particulier dans les villes où s’accumulent les difficultés sociales, et que non, ce n’est pas une bonne réponse.

Autre piste, les modules « temporaires » comme les deux algécos qui sont dans la cour de l’école maternelle Jaurès depuis …dix ans.

Autre piste encore, transformer les salles d’informatique en salles de classes : malheureusement, elles sont trop petites ont fait remarquer les parents présents. Et ce sont des classes… informatiques !

Certes, une école de six classes est quand même envisagée en centre ville dans d’anciens locaux industriels… Mais on ne peut que constater que l’actuelle furia immobilière ne laisse plus d’emplacement disponible pour des équipements publics et que de toute façon la ville n’a pas les moyens de construire de nouvelles écoles.

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À quand les 24 postes supplémentaires ?

Enfin la discussion sur les classes laisse de côté les autres équipements nécessaires aux enfants : cour, réfectoire, toilettes, espace de rangement, etc. Elle laisse aussi de côté la question des postes : 24 postes d’enseignants supplémentaires à Bagnolet, ce n’est pas avec le gouvernement Valls qu’on risque de les avoir !

Si aucune des réponses envisagées ne constitue une vraie solution, il faut revenir au point de départ : il faut stopper la folie immobilière de Marc Everbecq… que poursuit Tony Di Martino. Il n’y a pas d’autre solution !

PLU : jusqu’au 14 octobre pour donner votre avis

La consultation publique sur la modification du plan local d’urbanisme se déroule en ce moment (jusqu’au 14 octobre).

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la consultation publique sur la modification du plan local d’urbanisme se déroule en ce moment (jusqu’au 14 octobre). Je vous invite à y participer: cela concerne directement votre ville et votre quartier!  Vous pouvez voir les différents documents sur le site de la ville:

http://www.ville-bagnolet.fr/index.php/lire-actualite/items/projet-de-modification-simplifiee-n1-du-plan-local-durbanisme-plu-1052.html

> Pour donner votre avis, c’est très simple, il suffit d’envoyer un mail à enquete.publique@ville-bagnolet.fr

> Vous trouverez ci-dessous, pour votre information, l’avis que je viens d’envoyer.

: cela concerne directement votre ville et votre quartier!  Vous pouvez voir les différents documents sur le site de la ville:

http://www.ville-bagnolet.fr/index.php/lire-actualite/items/projet-de-modification-simplifiee-n1-du-plan-local-durbanisme-plu-1052.html

Pour donner votre avis, c’est très simple, il suffit d’envoyer un mail à enquete.publique@ville-bagnolet.fr

PLU et Dhuys : lettre ouverte du conseil de quartier

Le 30 juin, lors de la réunion sur le PLU, Gilles Wallis, référent du conseil de quartier de la Dhuys, a repris la proposition présentée au Conseil de Quartier de limiter les hauteurs de constructions à la Dhuys pour freiner la densification massive que la municipalité nous propose.
Suite à la discussion et aux propos qu’il juge indignes de la part de Pierre Sardou, le  référent du quartier a proposé au conseil de quartier cette lettre ouverte à Tony Di Martino.
Avec pour but de clarifier la proposition du conseil de quartier et d’assainir le débat… Il semble que certains ont à coeur de l’envenimer en tentant de dresser les habitants les uns contre les autres. Souvenir, souvenir…

« Monsieur le Maire,

Lors de la réunion publique du 30 juin, j’ai transmis à nouveau la proposition émise par le Conseil de Quartier de la Dhuys du 5 mai 2015 de limiter les hauteurs de construction à R+2 afin de contenir la densification. En réponses, Monsieur Pierre Sardou, délégué au logement et référent du quartier a déclaré, en substance que les habitants de la Dhuys ne mettaient en avant cette proposition que parce qu’ils tiennent, avant tout à préserver leur cadre de vie sans tenir compte des besoins de logement des autres Bagnoletais, qu’il veulent égoistement rester entre eux.

Ce point de vue n’est pas fondé et ces propos sont dangereux. Le sentiment que les Bagnoletais du quartier de la Dhuys, comme ceux des Coutures, sont des privilégiés, est malsain, il doit être combattu et ceux qui le propagent fermement condamnés.

Pourquoi nous avons raison de préconiser une limite aux hauteurs de construction dans le quartier de la Dhuys :

· Notre proposition de limiter les hauteurs à R+2 en facade fera passer la densité du PLU précédent de 1m2 construit / m2 de parcelle à 1,5 m2/m2 (1) soit un droit à construire de 50 % plus élevé que celui du PLU de Marc Everbecq que vous avez qualifié vous-même de « permissif « . Cette augmentation permettra, contrairement aux allégations de Pierre Sardou, de faciliter l’offre de logements.

· Votre proposition de maintenir la hauteur de facade à R+3 avec une réduction de hauteur deplafond de R+5 à R+4, ferait passer le droit à construire de 1m2/m2 à plus de 2,5 m2/m2 (1), soit une augmentation considérable de la densité, avec toutes les conséquences négatives que nous avons décrites et que Monsieur Sardou considère comme la défense de nos privilèges.

· Est-ce un privilège de vouloir trouver une place en crèche ou à l’école, de pouvoir garer son

véhicule, est-ce un privilège de vouloir un lieu pour une maison de quartier, de disposer d’espace vert ou de commerces de proximité, ou ailleurs qu’en périphérie de notre quartier ? Est défendre un privilège que d’affirmer que notre quartier n’est pas configuré pour la densification massive que vous projetez ?

· Si habiter dans un quartier un tant soit peu aéré, à l’heure du réchauffement climatique et de l’accroissement des pollutions atmosphériques, est un privilège inacceptable, dites le clairement, notamment à ceux qui, nombreux, ont voté pour vous. Dites que vous voulez transformer la Dhuys en un quartier de centre ville.

· D’un autre point de vue, la densification à outrance s’oppose à votre politique urbaine : en effet, une multiplication par 2,5 du droit à construire à la Dhuys va encourager la spéculation foncière et renchérir mécaniquement (quasi proportionnellement) la valeur des parcelles avec deux conséquences que vous ne pouvez pas ignorer :

o D’abord, la fuite des activités, les patrons profitant de l’aubaine pour vendre leur propriété avec une énorme plus value et s’installer en lointaine banlieue (1,7M€ pour la fonderie Landowski par exemple) pour transformer les parcelles d’activité en logements. A quoi sert-il de densifier la petite couronne si les activités qui y sont présentes s’en vont (voyez également Filmolux).

o Ensuite, le surcout du logement social dont le prix de terrain constitue en région parisienne une partie importante.

Notre proposition de limiter l’augmentation de la densité urbaine est donc parfaitement compatible avec votre objectif de construction, sans les conséquences négatives de la votre.

Mais, nous sommes en démocratie et le débat est source de progrès, à la condition qu’on n’use pas du débat comme Pierre Sardou l’a fait le 30 juin. Car ce qu’il a exprimé en cherchant à stigmatiser une partie des Bagnoletais pour leur égoïsme face à la demande de logements des autres est irresponsable. L’utilisation de cet argument nauséabond renoue avec les méthodes détestables de Marc Everbecq qui, dans la dernière partie de son mandat, avait cherché à monter les Bagnoletais les uns contre les autres : ceux des cités contre ceux des pavillons, par exemple.

Ces méthodes d’ostracisassions, ont, de tous temps et en tous lieu montré leur dangerosité, Pierre Sardou ne peut pas l’ignorer.

Je suis donc persuadé que Pierre Sardou , en homme politique averti, ne tardera pas à rectifier sa position. D’autant qu’il a déjà subi les huées d’habitants de Coutures pour des propos similaires lors d’une précédente réunion publique.

Mais quoi qu’il puisse dire désormais, le mal est fait, qui plus est dans l’ enceinte publique du Conseil Municipal. Je vous demande donc, Monsieur le Maire, d’enjoindre à votre adjoint au logement de renoncer désormais à utiliser ce type d’argument et de bannir des propos qui sèment, la méfiance, l’incompréhension et la discorde.

Vous pourrez à cette occasion lui faire entendre qu’en décourageant la pression foncière par une limitation nette des hauteurs, les propriétaires de la Dhuys démontrent, au contraire, un véritable comportement altruiste, car ils se privent de voir leur bien prendre plus de valeur.

Vous m’avez affirmé le 30 juin que le débat sur le PLU va se poursuivre et que vos recommandations sont donc amendables. Je pense que les arguments avancés par les habitants du quartier, sont constructifs et je suis persuadé que du débat naitra une meilleure proposition, si l’on en respecte les formes, si l’on renonce aux manipulations et aux effets de tribune, et si l’on traite véritablement le fond des questions soulevées.

Recevez, Monsieur le Maire, mes salutations citoyennes,

Gilles Wallis

(1) Estimation selon la méthode décrite dans la présentation au CDQ du 5 mai. Avec une hauteur supplémentaire de plafond de R+3, le droit à construite monterait à près de 2m2/m2 de parcelle (soit un doublement du droit à construire décidée par l’équipe précédente).

Sorins : un appel à solidarité

Voici un nouvel appel à votre solidarité afin d’améliorer l’habitat des 173 anciens voisins d’origine  ouest-africaine expulsés il y a 3 ans de la rue des Sorins.

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Merci à ceux qui ont participé au premier appel à financement pour le réaménagement de leur cuisine qui est en cours. Cette fois il s’agit d’aménager les sanitaires toujours par un financement participatif figurant sur la plate-forme numérique “Les petites pierres” . 

 

Depuis trois ans, le Collectif des Sorins, groupe de 173 hommes 
d’origine ouest-africaine, vit dans une ancienne serrurerie à Montreuil. Dans le cadre d’un projet de mise en sécurité du bâtiment, ils cherchent à financer l’aménagement des sanitaires – avec votre aide !
http://www.lespetitespierres.org/faire-un-don/les-sorins-de-montreuil-font-appel-a-votre-generosite-pour-renover-les-sanitaires

 

Pour plus d’informations et pour faire un don : copier et chercher cette adresse sur internet, cliquez et inscrivez-vous.

Faites circuler le message sur vos réseaux.

Le Collectif des Sorins

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TEXTE POUR DIFFUSION CROWD-FUNDING

Le Collectif des Sorins lutte depuis trois ans pour préserver des  valeurs d’accueil et de solidarité face au manque d’un logement digne  et de titres de séjour pour la plupart des 173 migrants qui en font  partie. Originaires de l’Afrique de l’Ouest, ces hommes sont installés  depuis décembre 2011 dans une ancienne serrurerie industrielle au 41-45  rue des Papillons, dans la ville de Montreuil. Soutenue par la Mairie  et les Montreuillois, l’association des habitants fait un véritable  travail de gestion coopérative du foyer.
Un projet de réhabilitation de l’ancienne usine pour répondre à  l’urgence -constituée par les équipements électriques vétustes qui  augmentent les risques d’incendie, et par le manque de chauffage et  isolation- est en cours avec les Architectes de l’Urgence. La Ville et  l’Office pour l’Habitat, propriétaire des locaux, accordent au projet  un soutien financier conséquent qui toutefois, au vu de l’état du  bâtiment, ne permettra pas de couvrir l’ensemble des coûts des travaux.
C’est ainsi qu’on a décidé de lancer un financement participatif sur  internet en collaboration avec la plate-forme “Les petites pierres”  pour récolter les 15.000 € nécessaires pour terminer les travaux et  rénover les sanitaires.

Dès leur arrivée, les Sorins ont remis en fonction les toilettes et les  douches, des chauffe-eau ont été également installés. Elles ont > cependant été aménagées avec des matériaux de récupération et à cause  de l’usage intensif qui en est fait,  elles ne sont clairement plus  dans un état satisfaisant, tant du point de vue de l’hygiène que du  respect de l’intimité. Il est donc indispensable d’améliorer cette  installation.
On fait appel à votre générosité pour réaliser les travaux de  réparation nécessaires à la salubrité des lieux (pose de carrelage  entre autres). Il s’agit également d’installer des équipements adaptés  aux besoins de cette vie en collectivité et qui préservent l’intimité  de chacun (cloisons en dur des cabines, portes pour les toilettes).

Vous trouverez beaucoup d’informations concernant notre situation, le  projet et les modalités de dons sur le site des « Petites pierres » à > l’adresse suivante :
 http://www.lespetitespierres.org/faire-un-don/les-sorins-de-montreuil-font-appel-a-votre-generosite-pour-renover-les-sanitaire

Le Collectif des Sorins

 

PNRQAD aux Coutures : pourquoi le BIC vote contre

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En échos aux inquiétudes des habitants, Sandrine Soppo-Priso, lors du conseil municipal du 25 juin, a expliqué les cinq raisons pour lesquelles le BIC ne pouvait  pas voter en faveur des délibérations sur le PNRQAD. Et demandait d’en repousser le vote au 4ème trimestre 2015 (comme une élue de la majorité d’ailleurs…), en s’appuyant sur les multiples associations locales qui souhaitent travailler et échanger avec la municipalité sur ce sujet.

 

1 – Dans la mesure où ce plan peut à nouveau connaître des modifications, qu’elle est la véritable urgence de sa signature ? Une signature en octobre après des échanges complémentaires avec la population et association est-il de nature à compromettre la mise en œuvre du PNRQAD ?

2– De plus à la lecture du protocole modifié, celui-ci indique que le fait que toute modification ultérieure du PNRQAD par la Ville se traduisant pas une augmentation du déficit de l’opération sera supporté par la partie à l’origine du déficit c’est à dire la Ville, figeant ainsi la part de financement d’Est Ensemble mais pas celui de la Ville qui peut encore augmenter. Un report du vote ne permettrait-il pas d’avoir un chiffrage permettant de sécuriser le coût pour la ville et d’assurer leur partage égalitaire des coûts avec Est ensemble ?

(article 6 dernier paragraphe: « Si, toutefois en cours d’opération, un des cocontractants souhaite faire évoluer le programme dans un sens qui conduit à une augmentation notable du déficit d’opération, il est convenu que la partie à l’origine de cette modification de programme prend à sa charge l’intégralité de l’augmentation du déficit qui en résulte« ) 

3 – Ensuite, un report semble nécessaire car il y a un désaccord sur les parcelles identifiés pour le transfert de compétence notamment sur celles de

– l’ilot Etienne Marcel

et de

– l’ilot Robespierre

Certains bâtiments identifiés ne seraient pas en Etat d’insalubrité. Les habitants s’interrogent.

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3- De plus 2 ilôts sur les 3 concentrent des locaux commerciaux qui vont être rachetés à un prix élevé par la Soreqa sur le compte entre autre de la Ville. Pourquoi inclure Colorine localisé au 198 rue Etienne Marcelle, qui occupe et utilise toujours les bâtiments situé sur une parcelle qui a été mise dans le champ du dispositif ?

L’objectif est à nouveau de remplacer par du logement, mais alors que fait-on de la nécessité de maintenir de l’activité et le tissu économique à Bagnolet? Que fait-on de l’objectif de revitalisation du tissu commercial ?

Un PNRQAD détourné de ses objectifs?

4- Le nombre de classe devant être crée se trouve réduit à 2 classes au lieu des 4 initialement prévus. Est ce que cela répond à l’objectif posé du développement d’équipements publics répondant aux besoins de la population. La pression démographique dans les écoles aux Coutures est déjà importante, la création de 2 classes permettra-t-elle de pallier aux besoins du quartier?

 

C’est donc un PNRQAD qui nous semble être détourné de ses objectifs initiaux puisqu’au-delà de la réhabilitation de logements vétustes il va surtout permettre d’élever de nouvelles constructions dans le quartier des coutures. En l’état ce projet répond à la politique de densification des coutures et non à la revalorisation du quartier comme cela devrait-être le cas, comme à Saint-Denis, comme à Villeneuve st George, …, où la soreqa a su répondre aux objectifs de revitalisation des centres historiques.

 5- Enfin au-delà des chiffres macro, les habitants souhaitent connaître avec plus de précision les incidences financières pour chaque îlot. Il s’agit comme vous le savez d’un paramètre de décision incontournable.

 

Pour ces raisons, nous vous demandons d’en repousser le vote au 4ème trimestre 2015 et de vous reposer sur notamment sur les multiples associations locales qui souhaitent travailler et échanger avec vous sur ce sujet.

 

SOLIDARITĒ avec le peuple grec

SOLIDARITĒ avec le peuple grec pour la résistance et la conquête sociale contre les politiques d’austérité.  Ensemble manifestons à Paris le 20 juin !

 

(Communiqué commun à Bagnolet du neuf à Gauche, Bagnolet Initiatives Citoyennes, Dynamique Citoyenne, EELV, Ensemble, PCF, PG)

Le 25 janvier 2015, le peuple grec a pris son destin en main. Il a décidé d’en finir avec les politiques d’austérité qui l’ont humilié et plongé dans la misère. Dans les pays victimes de la Troïka et dans bien d’autres pays européens, la victoire de Syriza a été perçue comme un espoir d’en finir avec ces politiques profitables aux puissances financières, désastreuses pour le monde du travail et la société dans son ensemble.

Mais les institutions et les dirigeants européens refusent que le nouveau gouvernement applique ses engagements électoraux, comme le rétablissement du salaire minimum et des conventions collectives. Ils menacent d’interrompre le refinancement de la dette grecque, ce qui impliquerait le défaut de la Grèce et sa possible expulsion de l’euro. La Banque centrale européenne, outrepassant son mandat, a déjà coupé sa principale ligne de financement aux banques grecques. À l’évidence, il s’agit de faire un exemple pour montrer qu’il n’y a pas d’alternative possible.

Les grands médias ont relayé un discours de discorde entre peuples européens : les Grecs irresponsables voudraient continuer leurs excès et les faire payer aux contribuables des autres pays.

La réalité est bien différente. Comme le montrent les études et les audits citoyens de la dette qui se multiplient en Europe, partout l’explosion des dettes publiques est pour l’essentiel le résultat non d’une hausse des dépenses sociales mais de taux d’intérêts excessifs, du coût du sauvetage des banques sur fonds publics après 2008, et de la chute des recettes publiques. Celle-ci a elle-même résulté des cadeaux fiscaux au patronat et de l’évasion fiscale des riches, puis de la crise financière, et enfin de l’austérité qui détruit la société et bloque la transition écologique. En Grèce, une commission d’audit a été mise en place afin de faire la vérité sur la dette grecque.

Parlant de son élection en 2012, François Hollande disait qu’elle serait en Europe « un soulagement, un espoir, l’idée qu’enfin l’austérité ne pouvait plus être une fatalité». Aujourd’hui les dirigeants de l’Eurogroupe œuvrent à humilier la Grèce qui refuse cette fatalité. Face au chantage, le gouvernement grec a signé le 20 février un accord temporaire qui limite fortement ses marges de manœuvre. A l’expiration de cet accord en juin, de nouvelles négociations vont décider du sort de la Grèce et de l’Europe.

Nous demandons instamment à François Hollande de s’opposer à l’étranglement financier de la Grèce, ce double déni de démocratie par lequel il renie ses engagements devant les Français et nie le droit des Grecs à décider de leur destin. La Grèce est un symbole qui nous concerne tous. Si les Grecs réussissent, alors il y a une remise en cause, en France et dans toutes l’Europe, des politiques néolibérales qui sont des entraves au progrès social et à la transition écologique.

Aussi, nous appelons les bagnoletai(se)s à témoigner avec force notre solidarité au peuple Grec afin que son choix contre les politiques d’austérité issu des urnes soit respecté ! Du 20 au 27 juin se tiendra une grande semaine de mobilisation européenne de soutien au peuple grec.

A Rome, à Berlin, à Londres, à Athènes, à Madrid, à Bruxelles, à Paris et dans de nombreuses autres villes, nous répondrons à l’appel des mouvements grecs « unis contre l’austérité et l’injustice sociale ».

A Paris, une manifestation aura lieu samedi 20 juin après-midi de Stalingrad à la place de la République. Nous appelons à une mobilisation massive à Paris le 20 juin pour dire ensemble: nous sommes avec les Grecs pour la dignité et la justice, pour une autre Europe.