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PLU : les associations s’expriment

12-05- PLU

engagement de camapagne
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Pour la première fois à Bagnolet, les associations citoyennes impliquées dans les champs du paysage, de l’environnement, de l’urbanisme et de l’architecture ont décidé de co signer un texte prenant position contre la modification en cours du PLU. Ce ce texte a été remis le 14 octobre au commissaire enquêteur.

Il a reçu le soutien du BIC et de ses élus.

Il a été signé aussi par

Bénédicte BASTIN et Pierre VIONNET

co présidents de BAGNOLET ENVIE

Claire LAURENCE

présidente de BAGNOLET PATRIMOINE

Pierre MATHON

président de BAGNOLET ECOLOGIE

Gilles WALLIS

président de CITOYENNETE EN ACTES

MODIFICATION 1 DU PLU DE BAGNOLET

 

La municipalité de Bagnolet élue en mars 2014 a décidé de modifier le PLU par une délibération de janvier 2015. Ce projet de modification est soumis à enquête publique du 14 septembre au 14 octobre 2015. Les associations citoyennes de Bagnolet souhaitent formuler un certain nombre de remarques et propositions :

  1. La demande d’une révision
  2. Le constat de l’absence de vision de la nouvelle municipalité et la demande d’un vrai projet de ville pour Bagnolet
  3. Le grand absent de la modification est l’environnement et le paysage
  4. L’activité économique est également négligée
  5. Cette modification est une succession de mesurettes qui aggravent les défauts du PLU actuel (réduction des emplacements réservés, densification incontrôlée de certaines zones…)
  6. Nos remarques sur les modifications techniques présentées
  7. Nos premières propositions précises pour une révision sérieuse

 

  1. Le choix absurde de la modification

Pour une révision de PLU !

Le parlement a voté la création en janvier 2016 de la Métropole du Grand Paris pour mettre en place une intercommunalité à l’échelle de Paris et des 3 départements de la 1ère couronne (92, 93 et 94) et remédier à la fragmentation de la gouvernance de la région-capitale.

En cohérence avec l’attribution des compétences en urbanisme et habitat, le PLU devient de compétence métropolitaine. Si cette évolution correspond à une certaine logique, d’ailleurs observable dans les métropoles de province et dans les autres pays européens, elle pose toutefois la question de la maîtrise des choix à l’échelle communale. Beaucoup de communes ont pour cela décidé de poursuivre une révision de PLU initiée ou d’en lancer une, comme viennent de le faire nos voisines de Montreuil et des Lilas, considérant que la future Métropole devra tenir compte d’un travail local, a fortiori s’il est techniquement solide et partagé avec la population.

A l’inverse, la nouvelle municipalité de Bagnolet, après avoir tergiversé plusieurs mois, a décidé de lancer début 2015 une simple modification de PLU, dans le but de boucler le processus avant la création de la Métropole du Grand Paris.

Ce choix a pour effet de ne pas laisser le temps nécessaire aux études et de vider la concertation de toute consistance, réduite aux quelques réunions « cause toujours », marque de fabrique de la nouvelle municipalité, et à une enquête publique strictement limitée aux jours minimum prescrits par la loi.

Mais à quoi bon ? A quoi sert cette modification bâclée ? Quelle valeur aura-t-elle pour la future Métropole ? Quels projets permet-elle ou empêche-t-elle ?

La période récente et la campagne municipale ont montré une envie de débats sur la ville de demain : les Bagnoletais ont droit à ce débat éclairé qu’une révision fondée sur des études urbaines pourrait permettre.

engagement de camapagne
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 II L’absence de vision

La lecture des documents laisse en effet une impression très désagréable : une succession de mesurettes sans aucune cohérence, un manque total de réflexion et de prospective.

De quelle politique cette modification est-elle le nom ?

On cherche et on ne trouve qu’un mélange de la poursuite à l’identique (moins un étage de temps en temps…) de la politique du maire précédent, du gel de tout projet dans un quartier pour faire plaisir à des alliés municipaux, de la porte ouverte aux promoteurs partout ailleurs et surtout de l’absence de vrai projet et de l’anticipation des besoins en espaces et équipements publics.

III Un grand absent : l’environnement, ainsi que le paysage

Malgré ses limites, le PLU actuel a mis en place des protections au titre du patrimoine et du paysage et des dispositions en faveur de l’environnement.

La présente modification ne prévoit aucune protection supplémentaire, malgré de nombreuses propositions citoyennes (la fonderie Landowski, les jardins partagés…) et supprime les bonifications environnementales, en se basant sur la suppression des COS, mais en sans en créer aucune nouvelle.

Cette modification municipale supprime enfin la totalité des emplacements réservés pour liaisons « douces » et vertes.

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IV – L’activité économique négligée

Tout en affirmant sa volonté de se préoccuper du sujet, cette modification n’apporte aucun élément en faveur de l’activité économique en ville.

Le PLU actuel a instauré des linéaires de protection du commerce existant : la modification se contente de les « bricoler » à la marge, de manière très discutable de surcroît (cf analyse du contenu de la modification ci-après).

Alors qu’une des richesses de Bagnolet tient à la présence d’activités de production intégrées au tissu urbain, cette modification ne propose aucune disposition pour en assurer le maintien et le développement, alors que plusieurs sites sont aujourd’hui menacées par des projets immobiliers (Landowski, Belin/la Rochette …).

Cela est d’autant plus étonnant que cette question du maintien de l’activité en cœur d’agglomération est dorénavant une préoccupation première de l’aménagement du territoire (où Bagnolet avait été en pointe dans les années 80 avec Cap la Rochette notamment) et que de belles dynamiques sont à l’œuvre sur Est ensemble, en particulier à Pantin et Montreuil.

 

Sur le plan des activités, cette modification de PLU n’apporte donc rien : quid de la rue Sadi Carnot, quid de la mixité économique et de l’intégration des activités dans le tissu urbain, dans les quartiers …

 V – Une modification qui aggrave les défauts du PLU

Le PLU actuel a fait l’objet de nombreuses critiques, notamment sur deux aspects :

  • La densification excessive qu’il permet dans plusieurs secteurs,
  • L’absence d’intégration des conséquences de ce développement en terme d’espaces et d’équipements publics.

Cette modification réussit la prouesse de n’améliorer en rien le PLU existant et de l’aggraver sur ses deux défauts principaux.

Sur la densité, cette modification prend en effet les mesures suivantes :

  • Forte densification de plusieurs secteurs (la Dhuys, les Coutures …) par manque de mesures compensatoires à la suppression du COS (la marginale réduction des hauteurs, un étage en retrait de moins par ci par là, n’est pas suffisante ne serait-ce que pour maintenir la constructibilité existante)
  • Porte ouverte à la construction débridée, sans contrôle et sans projet d’ensemble, des secteurs le long de l’avenue Gallieni et de l’avenue de la République, par la suppression du « périmètre de constructibilité limitée » (un secteur de gel en français)
  • Passage du secteur Varlin dans le secteur des fortes hauteurs (la zone UGCS)
  • Densification prévue pour l’ilot de la cité Anatole France (on découvre incidemment le projet municipal de raser la plus ancienne cité HLM de Bagnolet !)
  • Extension du secteur dense du Plateau à tout l’ilot Pasteur-Mitterrand (que deviendra l’Aveugle de Bagnolet, le vieux bistrot de la chanson dont le bâtiment sera sans doute bientôt livré aux promoteurs amis ?..)
  • Augmentation et homogénéisation des hauteurs sur l’avenue Gambetta

Sur les mesures en matière de prévision des nécessaires espaces et équipements publics, la modification supprime les 15 emplacements réservés (ce qui est proprement scandaleux sur le fond et juridiquement très périlleux, car cela remet clairement en cause l’économie générale du PLU de Bagnolet). Ces emplacements réservés permettaient par exemple un groupe scolaire rue Robespierre, une liaison douce entre le quartier des Coutures et le métro Gallieni, une extension du parc du château de l’Etang, une liaison douce directe entre l’église et la dalle Thorez complétant les chemins sinueux du jardin existant, un parc rue Louise Michel au Plateau, une place devant l’église ND de Pontmain…

Au lieu de ces 15 emplacements (qui étaient déjà très insuffisants dans le PLU actuel au regard du développement prévu de la ville), la modification ne crée que 5 réserves, qui sont soit marginale (une seule parcelle pour l’extension du cimetière…), soit relève de la dissimulation (la réserve pour « aménagement public » rue Louise Michel, ce qui correspond à un terme inexistant au Code de l’urbanisme et cache la décision municipale de supprimer les jardins partagés existants pour construire un collège !), soit dangereuse (la réserve pour équipement petite enfance sur le bâtiment de la CPAM qui contredit la volonté de conserver la Sécurité sociale à Bagnolet et n’empêche en rien un projet immobilier), soit mensongère (la minuscule réserve pour école sur la Rochette …qui ne prévoit même pas de cour de récréation ! Un artifice grossier pour tenter de faire passer le projet des promoteurs associés de la mairie de raser ce bel ensemble et bétonner du logement à la place de l’activité économique existante !), soit idiote (la réserve pour maintenir une friche rue Jean Lolive, qui permet de liquider définitivement toute ambition pour la Noue).

A l’heure où la municipalité affiche un objectif important de production de logements et où les projets se multiplient sur la ville, il est très paradoxal et scandaleux de ne pas anticiper les conséquences en équipements publics dans cette modification de PLU.

VI -Remarques sur la modification

Cette modification bâclée par la nouvelle municipalité prétend :

  • Obliger la réalisation de logements sociaux …alors qu’elle ne fait que confirmer les 35% prescrits dans le document-clef du PLU en vigueur (le PADD), avec des déclinaisons compliquées voire étonnante (du logement social … à partir de 13000 m2 construits en zone UCVa car il s’agit de ne pas contraindre le promoteur VINCI immobilier !)
  • Limiter les hauteurs… alors que la densité augmente en fait dans de nombreux secteurs, sans parler de l’incohérence de certaines décisions (à quoi bon réduire la hauteur à Gallieni, un des rares quartiers de tours de la métropole, si ce n’est pour produire des « pâtés » supprimant toute possibilité d’espace vert comme le lamentable projet Serap-Coffim ?)
  • Changer des limites de zones et de secteurs mais sans expression d’une visée générale, avec le classement du sentier de la Tranchée en zone pavillonnaire UP (pourquoi cette seule ruelle et pas d´autres rues pavillonnaires de Bagnolet ?), la création de secteurs d’équipements existants (mais en excluant le CMS et la CPAM …), l’extension de la zone dense du Plateau (UPLa) sur la cité Anatole France et l’angle Sadi Carnot/Pasteur (permettant ainsi de nouvelles opérations immobilières …)
  • Supprimer et créer des emplacements réservés alors que la modification commet l’acte scélérat de supprimer massivement les réserves pour espaces verts, liaisons douces et équipements, ainsi que celui pour le métro câble sans aucun débat avec les habitants et alors que ce moyen de transport se développe dans plusieurs villes après la mise en service à Brest
  • Prendre des mesures pour le commerce et l’artisanat alors qu’elle ne crée aucune disposition (par exemple ma création d’un secteur spécifique pour les activités ) pour sauvegarder des ensembles économiques menacés (notamment Landowski et la Rochette ) et réduit les linéaires réservés au PLU actuel, en supprimant deux secteurs (avenue de Stalingrad et surtout place Sampaix, annonçant ainsi la démolition du pôle commercial des Malassis !) et ne créant que des linéaires anecdotique (un café à l’angle de deux rues !), discutable (l’îlot Danton, ce qui confirme les velléités de densification commencée avec le projet immobilier sur la fonderie Landowski ) ou incohérent (l’ouest de la rue Mitterrand, pourtant en bonne partie pavillonnaire, et pas l’est où est pourtant prévu un gros projet), à part l’ajout justifié de la rue Vaillant
  • La modification supprime enfin les périmètres de constructibilité limitée ouvrant ainsi à la densification le long des avenues de la République et Gallieni sans les études obligatoires pour lever un tel « gel » et sans même la moindre évocation d’une vision municipale pour ces lieux déterminants (le maire attend sans doute qu’un promoteur ami apporte un projet clef en main !).7- Premières propositions pour une révision sérieuseFace à cette modification bricolée, qui oscille entre médiocrité et mensonge, nous formulons ici quelques unes de nos premières propositions qui peuvent être intégrées tant dans une révision que dans une modification :
  • maintenir et préciser les emplacements réservés existants
  • créer de nouveaux emplacements réservés, par exemple pour une vraie école en centre ville, un jardin public à la Dhuys, les espaces et équipements publics que le développement sur République et Gallieni rendront nécessaires …
  • créer un emplacement réservé pour extension du parc départemental Jean Moulin vers l’avenue Ch.de Gaulle sur une partie du site Serap
  • créer de nouveaux secteurs de protection du patrimoine et du paysage, en complétant la liste mise en place au PLU en 2011, par exemple en protégeant la plus vieille entreprise de la ville (la fonderie Landowski), des éléments du patrimoine moderne, les ensembles de jardins partagés (jardin guinguette de la Dhuys, Plage arrière au Plateau…)
  • Elaborer un règlement et plan volumétrique fin dans les zones où le COS disparaît (Coutures, Dhuys et Plateau)
  • Lancer enfin les études urbaines et de développement sur l’avenue de la République et l’avenue Gallieni
  • Créer une zone exclusivement dédiée au pôle Gallieni-Centre sud et la Noue (le secteur de la grande hauteur existante de Bagnolet) et une autre zone spécifique aux secteurs le long de l’avenue de la République et de l’avenue Gallieni, qui constituent un prolongement urbain du quartier des Coutures et doivent en conserver des caractéristiques pour éviter un collage d’urbanisations qui s’ignorent voire se tournent le dos
  • Créer des secteurs spécifiquement dédiés à l’activité et artisanat en milieu urbain pour maintenir en ville des ensembles comme Bonzini, la fonderie Landowski, la pépinière Belin-la Rochette, le secteur Jean Lolive autour de l’entreprise Macocco…

 

Dans le cadre d’une concertation où l’avis citoyen serait enfin pris en compte et où les décisions ne se prendraient pas toutes dans un petit cercle de politiques et promoteurs, les associations que nous représentons sont disponibles pour préciser ces propositions et en développer d’autres.

 

PLU : les Coutures s’expriment

« Nous, collectif des habitants du quartier des Coutures, souhaitons vous communiquer nos remarques et avis concernant la modification du PLU actuellement menée par la municipalité et qui fait l’objet de la présente enquête publique. » Ainsi commence les remarques des habitants des Coutures…

 

« A l’attention de monsieur le Commissaire enquêteur,

Monsieur,

Nous, collectif des habitants du quartier des Coutures, souhaitons vous communiquer nos remarques et avis concernant la modification du PLU actuellement menée par la municipalité et qui fait l’objet de la présente enquête publique.

PRÉAMBULE

Révision du PLU, la promesse électorale bafouée. Modifications du PLU, une vision réduite et sans projet pour la ville.

Durant la dernière campagne des municipales, Monsieur Tony di Martino et Monsieur Mohamed Hakem, tout deux têtes de liste et réunis entre les deux tours, ont exprimé clairement leur position quant à la révision du PLU de Bagnolet :

Tract distribué entre les deux tours par « Le rassemblement citoyen pour Bagnolet » : « Rétablir la qualité de vie des Bagnoletais : révision du plan local d’urbanisme en limitant les hauteurs et la densification ».

Cette révision a été un thème majeur et fédérateur qui a rassemblé de nombreux citoyens, dont élus et collaborateurs actuels de la majorité. De nombreux témoignages écrits et filmés sont d’ailleurs disponibles sur internet.

Aujourd’hui, malheureusement force est de constater que cette promesse de révision faite à la population s’est transformée en une modification du PLU. Nous déplorons le choix d’une option qui ne permette pas une véritable réflexion urbaine et de « cadre de vie » globale de notre ville. Se priver de cette approche globale est non seulement une erreur mais peut, même, être un dangereux écueil pour l’avenir de notre territoire. Une révision aurait apporté à notre ville un véritable projet cohérent et pertinent qui aurait pris en compte l’ensemble des paramètres qui font vivre une ville : équipements publiques, transports, cadre de vie, espace verts, commerces à échelle humaine, voirie, stationnement… La liste est longue et nous passons donc allègrement à côté de tout cela… pour… se contenter d’une révision du PLU, c’est à dire des interventions ponctuelles, sans lien les unes avec les autres, sans vision globale.

A l’heure où le territoire de Bagnolet va subir probablement les plus grands bouleversements urbanistiques depuis 30 ans : PRU, ANRU, PNRQAD, GRAND PARIS, et clairement une horde de promoteurs à l’affût… il est vraiment regrettable que la voix des citoyens n’ai pas été entendue.

Nous le déplorons.

A propos du Quartier des Coutures

Le quartier des Coutures est un territoire au Sud de Bagnolet qui a la particularité d’être accolé à deux grandes villes : Paris et Montreuil, situé entre deux portes du périphérique : Porte de Montreuil et Porte de Bagnolet (soit l’échangeur A3). C’est un quartier dynamique, mixte socialement et culturellement, et doté d’une forte identité. Malheureusement il est évident, que ce territoire a été laissé à l’abandon total par les pouvoirs publics et les municipalités qui se sont succédés.

Concernant sa structure urbaine, les Coutures sont essentiellement constitués de grandes bandes traversantes, héritage d’un passé agricole et ouvrier. Au fil des années, le paysage urbain s’est modifié : petits pavillons avec espace jardin, impasses ponctuées de bâtisses semi-industrielles, petits immeubles de 3 étages en général, anciennes usines réhabilitées en habitat par des familles…

Cette réalité a d’ailleurs été parfaitement comprise, il y a quelques années, lors de la construction des HLM rue Victor Hugo, puisque ces derniers sont un mixte d’immeubles de R+2 et de petites maisons de ville au cœur d’une allée arborée intérieure. Ce projet avait, à l’époque, parfaitement compris le sens et les enjeux urbains du quartier…

A côté de cette réalité, existe également de grandes parcelles situées à proximité du boulevard périphérique (par exemple rue Édouard Vaillant) qui offre des bâtiments de grandes hauteurs constituées de structures professionnelles (CNAM), habitats privées et habitats sociaux (dont l’immeuble du 50 Edouard Vaillant, qui, par manque d’entretien, se retrouve dans un état déplorable et doit faire l’objet d’une rénovation).

Aujourd’hui, compte tenu de la tension immobilière et de l’arrivée du Grand Paris qui prendra la main sur le développement de nos villes, il est plus que jamais nécessaire de poser des règles, de prévoir des espaces qui garantissent la préservation, voire l’amélioration, du bien commun et du « vivre ensemble ».

DENSIFICATION

Les hauteurs :

Conscient que la totalité des habitants des Coutures, très présents lors des réunions de quartier, étaient inflexibles sur les hauteurs excessives du précédent PLU, la majorité a fini par concéder la baisse d’un étage sur une partie du Quartier (passant de 16m/19m à 13m/16m). C’est un pas certes, mais il n’est pas suffisant pour réguler la densification, sachant que les 13m ne s’appliquent qu’en façade rue et pas sur la longueur. Or vous l’aurez compris, Monsieur le Commissaire, la structure en longueur spécifique aux Coutures fait que sur la partie « interne » des bâtiments nous serons confrontés à des hauteurs de 16m qui viendront plonger sur toutes les constructions avoisinantes R+1 / R+2. Nous avons déjà quelques cas très concrets et calamiteux : passage Victor Hugo et Immeuble Green rue Paul Bert

>> NOTRE DEMANDE : que le retrait à 13m soit effectif et obligatoire également sur les longueurs des parcelles afin de préserver l’unité, la cohérence et le cadre de vie des habitants.

Les projets immobiliers en cours et à venir, une maitrise est nécessaire :

Nous souhaitions prendre connaissance de l’étude scolaire présentée par la ville le 7 octobre (soit à il y a peine une semaine !) afin de nous appuyer sur des chiffres concrets. A la lecture de l’analyse réalisée par les cabinets indépendants FORS et OPERIS, il apparaît évident que la maitrise (voire l’arrêt quasi total) de la densification sera et est déjà un enjeux crucial pour notre quartier et la ville entière. Les chiffres qui ont été pris en compte et délivrés par les services de la mairie concernent uniquement les projets déjà identifiés et enregistrés. Les chiffres « après 2020 » sont des estimations très minorées.

Que nous dit cette étude, sur le territoire de Bagnolet :

  • La démographie de Bagnolet ne s’affaissera pas, la natalité étant constante, voir en hausse.
  • Le nombre de logements identifiés et livrés à ce jour est la suivante :
  • 2017 : 369
  • 2018 : 770
  • 2019 : 622
  • 2020 : 870

soit une progression spectaculaire.
Pourtant à partir de 2021, il est annoncé une estimation de 130 logements livrés sur la ville par an (et ce jusqu’en 2025).
Soit une chute spectaculaire.

Cela n’est pas crédible et surtout pas crédible aux Coutures !

Cette estimation ridiculement petite nous interpelle particulièrement à l’heure ou il est urgent d’investir dans des équipements publics (écoles, gymnases, espaces verts…). Il est évident que cette étude sera d’ores et déjà « dépassée » à peine entérinée. Nous connaissons déjà une liste d’au moins 4 grandes parcelles en cours de vente, de négociations ou avec des projets constitués d’habitations qui verront le jour APRES cette étude et qui n’ont pas été comptabilisées.

Depuis des mois on explique aux habitants des Coutures qu’une municipalité ne peut intervenir sur les projets privés, à partir du moment où le projet respecte le PLU.

Nous avons quelques difficultés a comprendre comment on peut annoncer un chiffre qui traduit une maitrise très forte de l’immobilier (et cela a été annoncé et « promis » par le maire lors de la réunion de restitution de l étude démographique) et la réalité légale et juridique qui ne pourra manifestement pas juguler les projets des promoteurs.

A ce jour nous sommes nombreux à recevoir régulièrement les avances de promoteurs et les Coutures absorbe la plus forte progression en terme de nouveaux arrivants.

En conclusion, il nous apparaît urgent de rétablir des chiffres estimatifs crédibles, de les augmenter sensiblement pour pouvoir anticiper et donc, prévoir les futurs espaces pour accueillir convenablement la population (en surtout les enfants).

 

EQUIPEMENTS PUBLICS

Depuis des années les parents des Coutures luttent pour obtenir de meilleures conditions de scolarisation dans le groupe JULES FERRY. La municipalité, sensibilisée, a effectué un certain nombre de travaux cet été afin d’améliorer le quotidien des enfants.

La récupération des locaux rue Nickles pour l’extension doivent être destinés à offrir plus d’espaces communs et de créer les espaces manquants pour l’effectif ACTUEL ET EXISTANT du groupe scolaire.

Avec l’annonce de 6 classes supplémentaires en 2020 pour Jules Ferry via l’étude démographique, il est donc désormais nécessaire d’envisager la création et la construction d’une nouvelle école (maternelle ou primaire, à étudier). Nous comprenons que 3 classes supplémentaires sont déjà prévues dans le cadre de l’extension, si en plus on y rajoute le sous effectif des livraisons de logements à compter de 2021, nous risquons fortement d’être au bord d’une implosion annoncée.

 

ESPACES VERTS

Les Coutures souffre particulièrement d’un manque d’espaces verts destinés aux enfants et aux familles. A ce jour, le square Varlin va faire l’objet d’une réhabilitation. Le jardin « Politzer » également. Du côté du PNRQAD, l’association « Autour du chêne » sera réintégrée rue Etienne Marcel et un square de 300 mètres carrés est prévu dans le lot Robespierre (PNRQAD).

Malheureusement, malgré ces quelques petites parcelles de verdure, cela n’est pas suffisant. Nos enfants respirent, chaque jour, les retombées nocives du périphérique. Il est nécessaire de faire preuve d’une volonté sans faille pour améliorer, agrandir et offrir plus d’espaces verts à l’ensemble de la population.

 

STATIONNEMENT

Il suffit de passer quelques heures au cœur de notre quartier pour se rendre compte de la situation intenable en terme de stationnements. Les nouvelles constructions qui ne sont que très peu contraintes de réaliser des parkings (ratio 0,8) accentuent de manière récurrente cet écueil. Nous avons comptabilisé plus de 500 voitures supplémentaires liées aux nouvelles construction. C’est énorme !

Cette situation est encore aggravée lorsque l’on voir la petitesse d’un grand nombre de trottoirs. Posez-y une poubelle, puis une voiture mal garée (faute de place) et vous trouverez des dizaines d’écoliers obligés de marcher au milieu des routes, à la merci des conducteurs peu respectueux des limitations de vitesse « douces ». Le meilleur exemple étant tout de même la rue Victor Hugo et Rue Paul Bert (entrée de l’école maternelle).

 

NOS DEMANDES :

PRÉVOIR LES RESERVES NECESSAIRES POUR LES ÉQUIPEMENTS PUBLICS, NOTAMMENT UNE NOUVELLE ÉCOLE, UN OU DES ESPACES VERTS. RÉ-INSTITUER L’OBLIGATION D’UN LOGEMENT / UN PARKING.

En vous remerciant pour l’attention que vous porterez à nos propositions, veuillez agréer, Monsieur le Commissaire, nos sincères salutations.

Le collectif des habitants des Coutures

Démographie scolaire : inquiétant !

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L’étude avance 20 % de population supplémentaire en dix ans. Aucun débat réel n’a été engagé. Mais surtout aucun moyen supplémentaire n’est annoncé… Les enfants feront les frais d’une politique immobilière sans frein !

Les documents sont disponibles sur le site de la ville :

http://www.ville-bagnolet.fr/index.php/etude_evolution_démographie_scolaire.html 

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L’assemblée était très clairsemée lors de la réunion de présentation de l’étude sur la démographie scolaire, mercredi 7 octobre, en mairie annoncée à grand renfort de tracts. …Peu de parents, moins d’une dizaine. Quel dommage… c’était pourtant fort instructif. Le BIC était présent…

2 700 logements supplémentaires

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L’étude présentée a confirmé les pires craintes : l’urbanisation de notre ville est totalement hors contrôle. L’étude estime qu’il y aura 2 700 logements supplémentaires à Bagnolet d’ici 2020 et 3 400 d’ici 2025. Le maire assume : 2 700 logements, c’est son objectif, dit-il. Le hic, c’est qu’il n’y a jamais eu de réel débat de fond avec les habitants sur un bouleversement d’une telle ampleur (environ 20 % de population supplémentaire en dix ans) et que la révision du PLU qui aurait pu en être l’occasion a été soigneusement évitée.

…et 500 enfants supplémentaires (hypothèse basse)

Le second volet de l’étude porte sur les conséquences pour les écoles et les réponses à cette situation. Sur les conséquences, il est considéré en moyenne qu’il y aura 3 enfants scolarisés pour dix logements nouveaux. Ce qui conduirait à 900 enfants de plus dans les écoles de la ville en 2020. Mais le bureau d’étude a préféré considérer que, tout compte fait, il n’y en aurait que 500. Car dans les logements déjà existants, il y a moins d’enfants. Le vieillissement ou l’évitement scolaire, peut-être ? Si on admet ce chiffre de 500, cela demanderait 24 classes supplémentaires. Mais où les trouver ?

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Quelles pistes pour les accueillir ?

La première idée venue à nos édiles est d’augmenter le nombre d’élèves par classe. Mais comme cette idée n’est pas très populaire chez les parents, elle a été rétrogradée en sixième position (ci-joint deux versions du même document …à quelques jours d’intervalle). Il n’en reste pas moins que le combat des parents depuis des années consiste à essayer de limiter le nombre d’enfants par classe, en particulier dans les villes où s’accumulent les difficultés sociales, et que non, ce n’est pas une bonne réponse.

Autre piste, les modules « temporaires » comme les deux algécos qui sont dans la cour de l’école maternelle Jaurès depuis …dix ans.

Autre piste encore, transformer les salles d’informatique en salles de classes : malheureusement, elles sont trop petites ont fait remarquer les parents présents. Et ce sont des classes… informatiques !

Certes, une école de six classes est quand même envisagée en centre ville dans d’anciens locaux industriels… Mais on ne peut que constater que l’actuelle furia immobilière ne laisse plus d’emplacement disponible pour des équipements publics et que de toute façon la ville n’a pas les moyens de construire de nouvelles écoles.

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À quand les 24 postes supplémentaires ?

Enfin la discussion sur les classes laisse de côté les autres équipements nécessaires aux enfants : cour, réfectoire, toilettes, espace de rangement, etc. Elle laisse aussi de côté la question des postes : 24 postes d’enseignants supplémentaires à Bagnolet, ce n’est pas avec le gouvernement Valls qu’on risque de les avoir !

Si aucune des réponses envisagées ne constitue une vraie solution, il faut revenir au point de départ : il faut stopper la folie immobilière de Marc Everbecq… que poursuit Tony Di Martino. Il n’y a pas d’autre solution !

PLU : jusqu’au 14 octobre pour donner votre avis

La consultation publique sur la modification du plan local d’urbanisme se déroule en ce moment (jusqu’au 14 octobre).

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la consultation publique sur la modification du plan local d’urbanisme se déroule en ce moment (jusqu’au 14 octobre). Je vous invite à y participer: cela concerne directement votre ville et votre quartier!  Vous pouvez voir les différents documents sur le site de la ville:

http://www.ville-bagnolet.fr/index.php/lire-actualite/items/projet-de-modification-simplifiee-n1-du-plan-local-durbanisme-plu-1052.html

> Pour donner votre avis, c’est très simple, il suffit d’envoyer un mail à enquete.publique@ville-bagnolet.fr

> Vous trouverez ci-dessous, pour votre information, l’avis que je viens d’envoyer.

: cela concerne directement votre ville et votre quartier!  Vous pouvez voir les différents documents sur le site de la ville:

http://www.ville-bagnolet.fr/index.php/lire-actualite/items/projet-de-modification-simplifiee-n1-du-plan-local-durbanisme-plu-1052.html

Pour donner votre avis, c’est très simple, il suffit d’envoyer un mail à enquete.publique@ville-bagnolet.fr

Ilôt Blanqui : Sandrine Soppo-Priso explique le vote contre

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Le projet Blanqui tel que présenté au conseil municipal du 25 juin, soulève 3 enjeux  mal appréhendés, selon Sandrine Soppo-Priso, conseillère municipale du BIC : la question de la densité, la question de la Bergerie des Malassis et la question du logement social.

 

La question de la densité

Conscients que la densification est un moyen de lutter contre l’étalement urbain et de préserver les terre agricoles à l’échelle de la région IdF, et qu’elle permet de répondre, en partie, à la crise du logement, néanmoins nous ne perdons pas de vue la nécessité d’aborder cette question dans toute sa complexité.

Premièrement, nous pensons que la densification ne doit pas se faire au détriment d’une ville, d’un quartier ou d’une population en particulier mais qu’elle doit être répartie et pensée aux différentes échelles. Il ne s’agit pas seulement d’une injonction régionale mais d’une dynamique de transformation des territoires et des modes d’aménager, face à laquelle les communes, leurs magistrats, sont en première ligne et les décideurs ultimes.

Deuxièmement, cette densification ne peut se faire uniformément et doit prendre en compte les potentiels propres à chaque ville, à chaque quartier. Enfin, chaque occasion de construire, de bâtir, d’aménager, doit répondre à une vision politique dans une approche qualitative plutôt que quantitative. La densification doit-être outil d’amélioration du cadre de vie. En ce sens elle ne peut se faire sans les habitants.

 Vous comprendrez donc, en toute cohérence avec le discours que nous tenons depuis maintenant deux ans et la position de notre tête de liste, Mireille Ferri que vous citez régulièrement à ce sujet, M. le Maire, que nous ne pouvons pas nous satisfaire du projet Blanqui tel qu’il présenté aujourd’hui. Le fait d’assurer le maintien et la reconstruction d’équipements publics est un minimum dont une institution publique ne peut se prévaloir. La triste réalité de ce projet, est de réduire à peau de chagrin la plus grande qualité de ce quartier: la générosité de ses espaces paysagers.  Les habitants des Malassis ne méritent-ils pas que l’on respecte le peu de qualité dont ils disposent?

La question de la Bergerie des Malassis

e plus, nous nous interrogeons dans la façon dont ce projet d’aménagement prend en compte de l’expérience inédite de la Bergerie.  Si les habitants ont été favorables à son déplacement, c’est tout de même bien le signe d’une volonté unanime qu’elle poursuive son activité au Malassis, à Bagnolet.

Dès lors, les modalités d’aménagement sont-elles à la hauteur de l’enjeu d’accompagner l’intégration de la bergerie dans une nouvelle opération urbaine? Une expérience aussi spécifique n’appelle-t-elle pas une méthode innovante, réellement inclusive et à l’écoute de besoin tout à fait inédits? L’intégration de la Bergerie devrait être en soit une occasion pour innover et renouveler les méthodes d’urbanisation. En prenez-ola mesure Mr le maire?… Quels sont les échanges entre les aménageurs et l’association Sors de terre qui gère la bergerie au quotidien? Comment les conditions nécessaires à son développement, sont-elles été traduites dans les plans, dans le phasage, dans tous les aspects opérationnels de cet aménagement?

Le Bic reconnait l’utilité publique du travail de la Bergerie au Malassis. Vecteur d’échanges, d’éducation, de cohésion sociale, cette expérience est aujourd’hui reconnue comme une initiative innovante dans le secteur de l’aménagement, comme en témoigne l’intérêt des bailleurs tel que Paris Habitat ou I3F, pour développer de mêmes initiatives ailleurs dans Paris et en 1ère couronne.

Ainsi, afin de limiter les impacts sur la Bergerie des Malassis, de garantir la pérennité de son action auprès des enfants et des habitants de Bagnolet, nous vous demandons, Mr le maire, de mettre en place un atelier spécifique de réflexion en lien avec Sors de Terre, les associations, les habitants, la maitrise d’œuvre et de maitrise d’ouvrage de ce projet urbain.

 La question du logement social.

En outre et pour finir, il est évoqué un pourcentage de 36% de logements sociaux. Nous partageons avec vous, la nécessité de produire du logement social ainsi que de ré-équilibrer la répartition entre les quartiers » Or, dans le quartier des Malassis, le taux de logement sociaux est d’ores et déjà surreprésenté. Ainsi, dans les faits, nous soulignons une incohérence avec votre discours. Pourriez-vous préciser ce point au regard de la stratégie de rééquilibrage, défendue en réunion publique?

Pour ces raisons, nous ne voterons donc pas ces délibérations et proposons de repousser le vote au dernier trimestre 2015, le temps peut-être, de coordonner et d’intégrer ces 3 enjeux essentiels pour la réussite de l’aménagement de l’ilot Blanqui.

 

PNRQAD aux Coutures : pourquoi le BIC vote contre

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En échos aux inquiétudes des habitants, Sandrine Soppo-Priso, lors du conseil municipal du 25 juin, a expliqué les cinq raisons pour lesquelles le BIC ne pouvait  pas voter en faveur des délibérations sur le PNRQAD. Et demandait d’en repousser le vote au 4ème trimestre 2015 (comme une élue de la majorité d’ailleurs…), en s’appuyant sur les multiples associations locales qui souhaitent travailler et échanger avec la municipalité sur ce sujet.

 

1 – Dans la mesure où ce plan peut à nouveau connaître des modifications, qu’elle est la véritable urgence de sa signature ? Une signature en octobre après des échanges complémentaires avec la population et association est-il de nature à compromettre la mise en œuvre du PNRQAD ?

2– De plus à la lecture du protocole modifié, celui-ci indique que le fait que toute modification ultérieure du PNRQAD par la Ville se traduisant pas une augmentation du déficit de l’opération sera supporté par la partie à l’origine du déficit c’est à dire la Ville, figeant ainsi la part de financement d’Est Ensemble mais pas celui de la Ville qui peut encore augmenter. Un report du vote ne permettrait-il pas d’avoir un chiffrage permettant de sécuriser le coût pour la ville et d’assurer leur partage égalitaire des coûts avec Est ensemble ?

(article 6 dernier paragraphe: « Si, toutefois en cours d’opération, un des cocontractants souhaite faire évoluer le programme dans un sens qui conduit à une augmentation notable du déficit d’opération, il est convenu que la partie à l’origine de cette modification de programme prend à sa charge l’intégralité de l’augmentation du déficit qui en résulte« ) 

3 – Ensuite, un report semble nécessaire car il y a un désaccord sur les parcelles identifiés pour le transfert de compétence notamment sur celles de

– l’ilot Etienne Marcel

et de

– l’ilot Robespierre

Certains bâtiments identifiés ne seraient pas en Etat d’insalubrité. Les habitants s’interrogent.

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3- De plus 2 ilôts sur les 3 concentrent des locaux commerciaux qui vont être rachetés à un prix élevé par la Soreqa sur le compte entre autre de la Ville. Pourquoi inclure Colorine localisé au 198 rue Etienne Marcelle, qui occupe et utilise toujours les bâtiments situé sur une parcelle qui a été mise dans le champ du dispositif ?

L’objectif est à nouveau de remplacer par du logement, mais alors que fait-on de la nécessité de maintenir de l’activité et le tissu économique à Bagnolet? Que fait-on de l’objectif de revitalisation du tissu commercial ?

Un PNRQAD détourné de ses objectifs?

4- Le nombre de classe devant être crée se trouve réduit à 2 classes au lieu des 4 initialement prévus. Est ce que cela répond à l’objectif posé du développement d’équipements publics répondant aux besoins de la population. La pression démographique dans les écoles aux Coutures est déjà importante, la création de 2 classes permettra-t-elle de pallier aux besoins du quartier?

 

C’est donc un PNRQAD qui nous semble être détourné de ses objectifs initiaux puisqu’au-delà de la réhabilitation de logements vétustes il va surtout permettre d’élever de nouvelles constructions dans le quartier des coutures. En l’état ce projet répond à la politique de densification des coutures et non à la revalorisation du quartier comme cela devrait-être le cas, comme à Saint-Denis, comme à Villeneuve st George, …, où la soreqa a su répondre aux objectifs de revitalisation des centres historiques.

 5- Enfin au-delà des chiffres macro, les habitants souhaitent connaître avec plus de précision les incidences financières pour chaque îlot. Il s’agit comme vous le savez d’un paramètre de décision incontournable.

 

Pour ces raisons, nous vous demandons d’en repousser le vote au 4ème trimestre 2015 et de vous reposer sur notamment sur les multiples associations locales qui souhaitent travailler et échanger avec vous sur ce sujet.

 

Les rythmes scolaires : un mauvais point pour la municipalité

Lors du dernier conseil municipal, le jeudi 25 juin, Jean-Claude Oliva, conseille municipal a fait cette déclaration au nom du BIC. Le point à l’ordre du jour concernait le projet éducatif territorial. Jean-Claude Oliva explique les raisons de l’abstention des conseillers municipaux du BIC lors du vote de ce projet.

 

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« Je voudrais tout d’abord exprimer notre satisfaction de voir pour la première fois la question de l’école mise à l’ordre du jour du conseil municipal. Cela m’évitera des interventions intempestives !

Pour la première fois

– Le projet éducatif territorial est l’aboutissement d’une concertation relative avec les acteurs de l’école. Concertation relative car la méthode retenue qui a consisté à séparer dès le départ le débat sur le fond (les contenus) du débat sur l’organisation (les horaires) ne semble pas très pertinente tant le lien est fort entre les projets et les conditions de leur réalisation. Des parents l’ont dit mais ils n’ont pas été entendus. C’est bien dommage car une véritable participation consiste à définir au préalable des règles communes entre tous les acteurs.

Une concertation relative

– Concertation relative, car tous les scénarios exprimés par les participants pour les horaires en élémentaire n’ont pas été soumis au vote des conseils d’école. Seuls deux scénarios ont été soumis au vote, les deux proposés au départ par la municipalité : 2 fois 1h30 ou 1 fois 3h. Deux autres scénarios (3 fois 1h et 4 fois 1h) proposés par des parents de Ferry (qui ont d’ailleurs retenu la majorité des voix dans cette école) n’ont pas été soumis au vote de tous les conseils d’école. Les instituteurs de l’école élémentaire Jaurès ont également exprimé leur préférence pour continuer au rythme actuel avec la fin de l’école à 15h45 car ils ont remarqué que l’attention des enfants est bonne jusqu’à cette heure là et que les journées plus courtes sont bénéfiques aux enfants. Cela permet de relativiser l’affirmation selon laquelle « la municipalité a suivi les avis des conseils d’école ».

Il manque …des verres et des cuillères

– Dans notre commune, l’école connaît de grandes difficultés, elle est en déshérence du fait de l’insuffisance des postes d’enseignants et du nombre d’enseignants fournis par l’éducation nationale. Selon les syndicats enseignants, il manque 1700 postes et 800 enseignants pour les postes existants dans notre département. Cela se traduit en semaines d’écoles en moins pour les enfants par rapport à d’autres départements comme Paris. Elle est en déshérence aussi du fait de la vétusté des locaux et du manque criant de moyens de fonctionnement dans notre ville. Malheureusement ces problèmes ne sont toujours pas dépassés : le dernier conseil de l’école élémentaire Jaurès note le manque de verres et de cuillères à la cantine, des problèmes récurrents de transport qui conduisent à l’annulation des sorties, et des réparations ou des remplacements de matériel qui ne se font pas ou tardivement.

– Cette situation exigerait une mobilisation de tous : parents, enseignants, municipalité, un élan pour un projet commun. Une consultation dynamique qui fasse émerger de nouvelles idées, qui s’enrichisse des avis de tous, sans exclusion a priori, bref une véritable participation ouverte aurait sans doute permis cela. Là, on obtient un consentement sans conviction des conseils d’école. Je ne peux que regretter l’occasion ratée.

– J’en viens au projet lui-même : rien de scandaleux en soi. Pour la maternelle, les objectifs des activités proposées sont :

 -favoriser l’émergence de la citoyenneté

– développer progressivement l’autonomie du jeune enfant

– favoriser la créativité et l’imagination

– favoriser sa socialisation tout en stimulant sa curiosité

– favoriser la participation et l’implication de l’enfant dans le groupe

– développer les échanges intergénérationnels

– veiller à respecter le développement physique, affectif, social et intellectuel de l’enfant

– offrir des choix d’activités différentes

Les domaines d’activité retenus sont :

–  Activités manuelles autour d’une exposition et d’un vernissage; fabrication de nouveaux jeux de société ; création de marionnettes et mise en scène; fabrication d’instruments de musique; modelage; jardinage

Activités artistiques et culturelles : travail autour du livre; du chant; de la danse

Activités sportives autour de la motricité

Activités diverses : prévention routière; prévention des risques domestiques; autour du jeu : chasse aux trésors; courses d’orientation

Quelle différence avec l’école maternelle elle-même ? Il n’y a aucune complémentarité, c’est une reproduction à l’identique. La seule différence, c’est la personne qui mène ces activités. Dans le cas de l’école maternelle, c’est une personne qualifiée, institutrice ou instituteur. Dans le cas des activités périscolaires, au mieux, on ne sait pas.

Des subventions très insuffisantes

Pour l’élémentaire, il y a davantage de complémentarité. Hormis les activités sportives, les autres activités proposées ne font pas ou plus partie des activités scolaires stricto sensu.

– Au-delà des bonnes intentions du projet se pose la question de sa concrétisation.

Le diagnostic des ressources et des besoins indique :

« -Coût financier élevé du projet

– Subventions de l’Etat et Caf très insuffisantes pour couvrir le coût du projet »

De quels moyens, disposez-vous réellement pour mettre en œuvre ce projet ? Ou dit autrement : que pourrez-vous faire réellement avec les moyens que vous avez ?

Dans les écoles élémentaires, 65 projets ont été déposés par des associations et environ 50 retenus par la municipalité. Ce qui est un nombre très insuffisant : cela correspond à la moitié de ce qu’il faudrait. Donc faute de combattants, le projet d’activités ne va concerner que la moitié de l’horaire indiqué en primaire : 1h30 pour des activités périscolaires et 1h30 de centre de loisirs.

Enfin, dernière et grande question, où en sommes-nous du recrutement des animateurs et de leur formation ?

Manque de ressources et de ressorts

– Conclusion : le projet n’est pas à la hauteur des enjeux et des besoins. Je ne dis pas que la faute en revient à la municipalité. Mais plutôt que dans un contexte difficile, la municipalité n’a pas su trouver les ressources et les ressorts pour la construction d’un véritable projet éducatif territorial. C’est dommage. Cela nous conduit à nous abstenir. »

Dans sa réponse, le maire a indiqué que 25 animateurs bénéficieront d’une formation aux vacances de la Toussaint et que les autres seront formés tout au long de l’année. 

 

Sécurité sociale : non à la fermeture

Un large collectif pluraliste est en cours de constitution pour, en tout premier lieu,  gagner le maintien de notre sécurité sociale à Bagnolet. La direction départementale de la CPAM envisage, en effet, de fermer le centre de sécurité sociale de Bagnolet à la rentrée prochaine.

 

Voici le communiqué du front de Gauche, volontiers repris par le BIC

Cette fermeture s’inscrit dans la volonté de réduire à une peau de chagrin les centres d’accueil du public permettant aux populations et en premier lieu au plus précaire de s’informer de leur droit et de pouvoir y accéder.

Ainsi 18 centres seraient fermés sur 33 en Seine Saint Denis. Rappelons que notre département comptait 100 points de contact en 2002, assurant un véritable maillage de proximité.

Cette fermeture s’inscrit également dans la volonté du gouvernement de rayer de la carte 8000 postes à la sécurité sociale d’ici 2017.

Après les baisses et les déremboursements de médicaments, l’étouffement financier des hôpitaux Publics, la disparition des administrateurs salariés de la sécurité sociale, le renvoi de fait vers les assurances privés…c’est le principe d’égalité de service public garantissant l’accès au droit à la santé qui est remis en cause, ainsi d’ores et déjà 30% de la population renonce aux soins pour des raisons financières.

Rappelons que dans le même temps la cour des comptes démontrait dans son exercice 2014 que les fraudes patronales sur les cotisations sociales avoisinaient la somme de 20 à 25 milliards d’euros soit plus que le montant du déficit de la sécurité sociale.

Cette situation est particulièrement inquiétante. Un large collectif pluraliste est en cours de constitution pour, en tout premier lieu,  gagner le maintien de notre sécurité sociale à Bagnolet.

 

Lettre ouverte de l’AREVAB

Quartier de la DHuys

L’Association pour le Renouveau et la Revalorisation de Bagnolet est une nouvelle structure regroupant plusieurs associations de Bagnolet sur le thème de la citoyenneté (voir en fin d’article son objet), et plus précisément sur les questions de densification. Son but est de peser dans le débat sur la modification du PLU. Elle a adressé récemment une lettre ouverte aux élus.

 

À Mesdames, Messieurs les élu(e)s de la ville de Bagnolet

 

Mesdames, Messieurs les élu(e)s,

 

Suite à la présentation publique du PNRQAD qui s’est déroulé le 7 mai dernier, et à l’appui du document qui a été mis en ligne sur le site de la ville de Bagnolet, nous souhaiterions obtenir quelques informations complémentaires afin d’apporter une visibilité plus fine du projet dans son ensemble.

Page 25,

intitulée « Le coût de l’opération », il est spécifié que le déficit – qui sera partagé à 50/50 entre la ville et la communauté d’agglomération – se monte à 8,4 millions d’euros, une fois les diverses subventions, aides et ventes charges foncières encaissées.

Ce montant correspond au déficit sur l’ensemble des interventions prévues. Nous souhaiterions prendre connaissance de la ventilation de ce montant par lot (Ferry / Robespierre / Etienne Marcel) et pour chaque immeuble isolé identifié.

Merci de nous indiquer également le montant prévu pour la participation à l’extension du groupe scolaire Jules Ferry (page 9) et si le nombre de classe pris en charge (2 à notre connaissance) impliquera des effectifs supplémentaires à l’existant connu à ce jour.

 
Sur la page 27
 « Le calendrier prévisionnel », il est indiqué que « le démarrage des opérations est prévu à la rentrée 2015, après la signature du traité de concession ». Compte tenu du fait que le PNRQAD fait l’objet d’une concertation en cours et que la prochaine réunion a été annoncée pour la rentrée de Septembre, pourriez-vous nous confirmer que cette signature de concession ne sera pas réalisée avant la fin de la concertation, tout au moins avant la prochaine réunion de concertation ? Cela afin de ne pas figer prématurément un accord alors que le processus de concertation n’est pas abouti.

Dans l’attente de vos réponses, nous vous prions d’agréer, Mesdames, Messieurs les élu(e)s, nos sincères salutations.

Les membres de l’Association pour le Renouveau et la Revalorisation de Bagnolet

Objet de l’association :promouvoir le renouveau de Bagnolet en menant toutes actions nécessaires pour améliorer la qualité et l’accès aux services publics locaux (éducation, culture, transports, voirie, sécurité et hygiène), garantir l’égalité de traitement des différents quartiers de Bagnolet en termes de qualité d’accès à ces services publics locaux, éviter toute atteinte à l’hygiène et à la sécurité publiques, et protéger et défendre le cadre de vie, l’environnement, l’urbanisme des habitants de Bagnolet ainsi que l’aménagement harmonieux et équilibré du territoire bagnoletais et son développement durable.

Un courrier d’architecte bagnoletais…

Un architecte citoyen prend la parole sur le blog du BIC, suite à la réunion sur les projets SERAP, organisée par la municipalité…

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« Architecte de profession et habitant de Bagnolet, j’ai assisté aujourd’hui avec une réelle curiosité a la présentation des nouveaux projets de la Serap, un site que je pratique au quotidien.  C’est donc avec une certaine armertume et beaucoup de réserve que je prend pour une fois ma liberté de parole.  J’ai donc assisté ce soir à une présentation que Rudy Riccioti, aurait pu appeler une séance d’enfumage.  Je connais la puissance des images pour les avoir utilisėes a maintes reprises et je ne remet pas en doute les idées, les solutions architecturales qui pour la plupart apportent des réponses cohérentes à une problématique donnée. L’enjeu est ailleurs. L’enjeu est dans le programme et l’erreur pour la mairie de ne pas en prendre conscience. La municipalité précédente a porté le poids de nouvelle mairie, celle ci aura t’elle le courage d’assumer la Serap?

Si ce projet répond à des enjeux économiques pour une mairie endettée comme la notre, je reste perplexe quand au enjeux stratégiques… Les « jolies images » présentées lors de la réunion feront elles le poids face à des problématiques urbaines et humaines du pole Gallieni ? Il faut peut être parfois renoncer à ce qui n’est qu’un miroir aux alouettes pour mieux rebondir et trouver les solutions innovantes, espérer construire pour l’avenir et pour l’homme.

C’est évidement flatteur de voir ces perspectives aux balcons fleuris, ces toitures végétales. S’entendre dire que « Coffim est très préoccupé par la survie des abeilles… » C’est une jolie réponse efficace et inatacable que l’idée de la percée visuelle…. J’ai proposé dix fois ces solutions pour séduire des clients dans ma carrière et j’avoue que ça marche. Mais voyons les choses en face et qu’avons nous en face du balcon, Bel Est aux façades opaques et grisonnantes. Nous avons des piles, poteaux et poutres de l’autoroute et l’échangeur en lui même, une sortie de métro peu visible et à peine compréhensible, inadaptées aux pmr et aux poussettes, un amas de bus, quelques dizaines de vendeurs à la sauvette. De l.autre côté 2 autolibs survivent, l’accès au parc est ilnvisible, presque oublié.  N’y at’il pas une autre réponses à apporter que ce décor végétal qui nous est proposé. Qui viendra habiter la? Qui se donnera le mal de planter son balcon de façon aussi foisonnante, avec vue sur le bouchon du vendredi soir. Quelle plante résistera aux odeurs de gasoil et a quel prix?. Soyons réalistes. Qu offre t’on vraiment qualitativement aux futurs habitants. Je citerais simplement le maire de Vitry qui dernièrement s’opposait à la construction de tours de logements sur sa commune, pour en avoir trop vu, trop connu. Économiquement sur le long terme, c’est souvent un casse tête de copropriété, casse tête financier, casse tête d’entretien. Plus personne en proche banlieue ne veux refaire les erreurs du passé. Que nous propose t’on ici. Des tours de logements qui se vendraient à Monaco ou à Dubaï. Comment seraient-elles  viable en terme en maintenance, en terme de coût de construction. A t’on réellement sur ce site les moyens de faire une architecture pérenne et de qualité. Quel sera le prix au m2 investi dans la construction. Quel seront à moyen terme les coûts d’entretien quand aujourd’hui on planifie la durée de vie d’un bâtiment a quelque dizaine d’annee.

A la serap Avons nous une cohérence urbaine, un projet urbain, une vision globale.
Quels sont les enjeux, quelles sont les solutions? Des recherches, des projets ont été fait, par dizaines tant ce lieu est emblématique. La nouvelle municipalité na t’elle pas eu la curiosité d’aller les chercher dans les archives des agences d’urbanisme ou dans les écoles d’archi?
Parlons enfin de la capsulerie, soigneusement réencapsulee, alors qu’il faut ouvrir la capsulerie sur Gallieni, la faire respirer, la rendre visible. Est ce vraiment la meilleure réponse aux problèmes que de les cacher derrière une jolie façade. Évidement, ces projets ne résoudront rien. On crée sur ce site encore plus de densité, pour ne pas dire promiscuité qu’il en existe déjà. Nous rassurer en nous promettant des parking sécurisés est la cerise sur le gâteau. Pourquoi pas un service de sécurité, des gardes et barrières aux entrées d’immeubles. Bagnolet ou Bogotá?
Au final j’ai peur qu’on nous offre encore plus de popérisation sur un lieu relativement exigu. Attend on vraiment sur ce site une réelle mixité sociale et programmatique? Je suis désolé d’écrire ce texte quand tant de travail de confrère a été fournis, je connais trop bien la situation parfois précaire de la construction aujourd’hui. J’ai malheureusement, le sentiment d’une perte de temps et d’une perte d’argent. Je pense que ce projet sera compliqué à monter, mal engagé, mal ficelé, hérité d’une conception passéiste, peu porteur de richesses au sens large, dont la pérennité au sens qualitatif ne me paraît pas assurée. J’ai peur que ce projet soit une fois de plus le théâtre de querelles de village car Bagnolet est un village, j’ai peur qu’une fois encore tout cela ne finisse par une décrédibilisation du pouvoir politique, dont on attendait un renouveau. Quid des équipent publics, dont les habitants ont besoin?
Je suis venu voir des projets d’architecture mais finalement j’aurais préféré qu’on me présente un nouveau projet urbain, une vision d’avenir. »

École de Bagnolet : grève de personnel

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Certains agents municipaux des écoles de Bagnolet, à statut municipal, les ATSEM, ont engagé depuis le 18 mai un mouvement de grève reconductible, de 11 h à 13 h. Ils ont décidé de poursuivre ce matin, vendredi 21 mai, le mouvement.

Ils se mobilisent pour (extrait du tract distribué ce matin à l’école J. Jaurès) :

  •  obtenir une véritable concertation sur l’organisation de travail à la rentrée 2015 (réforme des rythmes scolaires) ;
  • le maintien des effectifs avec le remplacement des agents en congé maternité, maladie.., et la sécurisation des agents précaires ;
  • la mise en place d’une véritable roulante
  • des moyens matériels pour travailler dans de bonnes conditions

Contrairement à ce qu’a affirmé la municipalité, il n’y a pas de réunion de travail avec les personnels et/ou leurs représentants sur ce qui se mettra en place à la rentrée prochaine. il aura fallu que le personnel se mobilise pour obtenir une première réunion qui se tiendra le 21 mai ! Ainsi l’inconnue est d’actualité. De même ce ‘n’est pas une équipe roulante de 6 mais de 8 agents minimum attendue pour soulager les collègues sur site. Ainsi les agents attendent de la traduction en faits concrets des engagements pris par la municipalité. 

C’est pourquoi ils ont décidé, en assemblée générale, la reconduction de la grève.

Nous vous appelons à soutenir les agents en grève, qui luttent pour garantir un service public de qualité, dans de bonnes conditions de travail. 

 

(extrait du tact)