Le succès de la grande parade métèque : 3000 personnes

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La Grande parade métèque :
3 000 participants . Voici le message de son président après l’édition ensoleillée de 2015

 

Pour  faire connaissance avec Damien Villere, visionner son interview ici

 

Pour lire sur l’édition 2015 :

Salut les métèques.

Et voilà, les dernières rotations de camions se sont effectuées hier, tous le matériel est rangé, plié, l’édition 2015 est maintenant terminée.

C’est donc le moment des remerciements à tous ceux qui nous ont permis cette belle édition.
Merci à Tous pour un vélo qui nous a fourni bien en amont la matière première pour la fabrication de nos chars,
merci à Emmaus pour l’aide à la fabrication des barbecues,
merci au conservatoire de Romainville et plus spécialement à Jerome Van Wyns Berge pour l’orchestre CHAM et Claude Cuzon pour la Batucada,
merci à la Batucada MULÊKETÚ qui a donné le rythme et entrainé notre cortège,
merci à la Fanfare Invisible et à la Fanfare Belette Brass Band qui ont mis le feu dans la parade,
merci à Sipassy, à l’Uzine et à Haidouti Orchestar qui ont mis le feu le soir au parc de la Sapinière,
merci aux compagnies de théâtre de rue, Bonheur Intérieur Brut, les Ombelles, les Souffleurs, la Voisine,
merci aux associations qui sont venues sur la parade et à celles qui ont construit la parole et animé les débats, Rêvons la culture à Noisy, Soif de Bitume, Amnesty International, la Vaillante, les Amoureux au ban public, l’Observatoire de la diversité culturelle, RESF, la Ligue des droits de l’homme, LLA, la Cimade, Medecins du monde, le Secours Populaire, Ajir, la Contremarque, pulsation 93, Art en partage, 39/93, la Ludothèque, la petite fabrique à voix,
merci au soleil d’avoir été présent cette année,
merci aux écoles, Marie Curie, Romain Rolland, Courbet,
merci aux Mairies sans qui nous n’aurions pu faire la Grande Parade et particulièrement à Corine Valls maire de Romainville, à Daniel Guiraud maire des Lilas, à Est ensemble, et à la préfecture à l’égalité des chances,
merci à Stephane Weisselberg pour son soutien indéfectible,
merci à leurs services municipaux et un grand coup de chapeau aux polices municipales,
merci à la croix rouge d’avoir soigné nos petits bobos,
merci à Sweet Punk pour le site internet,
merci à Dov pour les Mugs
merci au PCF de Noisy pour le matériel de la cuisine,
merci à Laval Fanni pour le chapiteau, à Bellastock pour le dôme, à Novelty pour le son et la Light, à LBC pour les talkies, à ROT pour les extincteurs, à Loxam pour le groupe électrogène, à Fonction Meuble pour les tables et chaises,
merci aux foodtrucks, à Baya et au stand d’huitres de Laurent,
merci au soutien de Solidays pour l’organisation et particulièrement à Mael à la direction de production qui a supporté notre amateurisme dans la bonne humeur,
merci aux photographes et vidéastes qui nous ont abreuvé de tant de belles images,
merci à Remi Malingrey pour les badges, à Sydné pour ces micro-reportages,
merci aux graphistes, artistes, anonymes ou non pour les mises en image, merci à Amalia et Ilona,
merci aux médias qui ont relayé l’info, le Parisien, l’Obs, France Inter, France Info, Radio bleue, Radio Soleil, Ici et Maintenant, Radio Libertaire,
merci, merci, merci aux 150 bénévoles et aux 100 adhérents de Un sur Quatre de leur soutien inconditionnel,
et merci aux 3000 personnes qui nous ont suivi sur la parade.
On se retrouve en 2016 pour dire haut et fort notre fierté d’appartenir à un pays riche de sa diversité, et on ne lâche rien en attendant.
A très bientôt les métèques !
Salut et fraternité.
Damien Villiere
Président de l’association Un sur Quatre
 

 

L’idée

Valoriser, transmettre et partager auprès des publics les plus larges possibles, les bienfaits de l’immigration, tel est l’objectif de la Grande Parade métèque … Et de rappeler que l’égalité politique pour tous est un fondement de la république française. C’est de ce désir de partage, de célébration et d’égalité qu’est née l’idée du projet.

Le projet

Pour communiquer et transmettre cette richesse de la diversité, l’association à l’origine de l’événement a fait le choix d’organiser un événement populaire, festif, positif, visible. La phase d’organisation de l’événement est mise à profit pour tisser des liens privilégiés avec de multiples partenaires comprenant les habitants, le tissu associatif local, les représentants des municipalités et des collectivités, certaines associations nationales et des sponsors privés. Le projet s’écrit en partie avec eux.

Ce collectif a pris le soin de comporter parmi ses membres de nombreux professionnels aptes à mener ce type de projet. Ces compétences sont employées à proposer à nos partenaires un outil et une enveloppe d’expression  autour des thèmes qui nous animent.

Trois moments

Notre action est construite autour de trois moments distincts compris dans la même journée : une parade, un village, un bal.

La parade est par définition un événement populaire, festif et très positif. Nous traversons le plus de territoires possibles.

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Le temps du village est le temps de la rencontre, le temps des associations et de la parole. Les associations y présentent leurs activités. Une agora organise des rencontres et débats.

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Le bal est notre moment de festivité, populaire comme il se doit, il invite chacun à la danse sur des airs d’ici ou d’ailleurs.

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Tois principes de base

 

1. Nous sommes tous des métèques, nous sommes tous des sangs mêlés. Du métèque grec au métèque disqualifié par Maurras, au métèque reconquis par Moustaki, qui sont les métèques d’aujourd’hui ? Le fantasme de la pureté des groupes : comment l’altérité maintient une société en vie ? Quel sens alors donner aujourd’hui aux frontières de l’identité nationale en France, en Europe ?

2. Le racisme arc-bouté aux politiques de la peur. Peur et racisme ne sont pas forcément innés mais aussi le produit des « politiques de la peur ». Les lois viennent renforcer les peurs marginales ou diffuses en leur donnant une puissance symbolique et effective. Des lois anti-immigrés aux lois raciales des deux derniers siècles, quelles peurs ont été sollicitées et amplifiées par ces lois ?

3. Dans quel monde voulons nous vivre ? Quelles seraient nos utopies concrètes ? Peut-on reconnaître la citoyenneté de tous ceux qui vivent ici comme l’on avait reconnu la citoyenneté des patriotes étrangers en 1789…? Peut-on marginaliser la dimension nationale de la citoyenneté politique, penser tous les lieux où être citoyen ne devrait pas supposer d’être national ? Comment tendre à un droit unique pour tous les habitants ? Sortir de l’imaginaire de la préférence nationale et trouver les mots, les gestes, les lieux d’inclusion sociale.

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Une philosophie

 

Nous souhaitons promouvoir les conditions de la participation de tous, immigrés ou non, à une société inclusive, fondée sur l’égalité, et capable d’envisager les nombreuses formes de la diversité culturelle et sociale comme un atout. Cette diversité n’est pas une question de préférences.

Elle est déjà la réalité de la société française. C’est cette citoyenneté plurielle et commune à tous, quelles que soient nos «origines» ou notre nationalité, que nous proposons d’exprimer et de renforcer par le dialogue et le débat.

La France, une terre d’immigration, se reconnait elle comme telle ? Quels ont été les apports de l’immigration à la France ? Qu’est-ce que l’expérience de vivre sans papiers ? Quels sont les itinéraires de vie d’immigrés, installés de longue date ou récemment ? Que signifie être un enfant, un descendant d’immigré dans son expérience de vie ? Quelle est la place de la culture d’origine dans la construction d’un projet de vie ? Que signifie ‘l’intégration’ pour les uns et les autres ?

Quelles sont les aspirations des jeunes d’origine autre et comment faciliter le déploiement de leurs projets ? Comment mettre en échec la discrimination et le racisme ? Que peuvent être les effets délétères ou bénéfiques d’une politique migratoire ? Que peut-on apprendre d’autres pays ? La Grande-Bretagne ? L’Espagne ? Sommes-nous si uniques ? Comment transformer le traitement médiatique de l’immigration en France ? Journalistes, encore un effort !