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Sorins : un appel à solidarité

Voici un nouvel appel à votre solidarité afin d’améliorer l’habitat des 173 anciens voisins d’origine  ouest-africaine expulsés il y a 3 ans de la rue des Sorins.

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Merci à ceux qui ont participé au premier appel à financement pour le réaménagement de leur cuisine qui est en cours. Cette fois il s’agit d’aménager les sanitaires toujours par un financement participatif figurant sur la plate-forme numérique “Les petites pierres” . 

 

Depuis trois ans, le Collectif des Sorins, groupe de 173 hommes 
d’origine ouest-africaine, vit dans une ancienne serrurerie à Montreuil. Dans le cadre d’un projet de mise en sécurité du bâtiment, ils cherchent à financer l’aménagement des sanitaires – avec votre aide !
http://www.lespetitespierres.org/faire-un-don/les-sorins-de-montreuil-font-appel-a-votre-generosite-pour-renover-les-sanitaires

 

Pour plus d’informations et pour faire un don : copier et chercher cette adresse sur internet, cliquez et inscrivez-vous.

Faites circuler le message sur vos réseaux.

Le Collectif des Sorins

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TEXTE POUR DIFFUSION CROWD-FUNDING

Le Collectif des Sorins lutte depuis trois ans pour préserver des  valeurs d’accueil et de solidarité face au manque d’un logement digne  et de titres de séjour pour la plupart des 173 migrants qui en font  partie. Originaires de l’Afrique de l’Ouest, ces hommes sont installés  depuis décembre 2011 dans une ancienne serrurerie industrielle au 41-45  rue des Papillons, dans la ville de Montreuil. Soutenue par la Mairie  et les Montreuillois, l’association des habitants fait un véritable  travail de gestion coopérative du foyer.
Un projet de réhabilitation de l’ancienne usine pour répondre à  l’urgence -constituée par les équipements électriques vétustes qui  augmentent les risques d’incendie, et par le manque de chauffage et  isolation- est en cours avec les Architectes de l’Urgence. La Ville et  l’Office pour l’Habitat, propriétaire des locaux, accordent au projet  un soutien financier conséquent qui toutefois, au vu de l’état du  bâtiment, ne permettra pas de couvrir l’ensemble des coûts des travaux.
C’est ainsi qu’on a décidé de lancer un financement participatif sur  internet en collaboration avec la plate-forme “Les petites pierres”  pour récolter les 15.000 € nécessaires pour terminer les travaux et  rénover les sanitaires.

Dès leur arrivée, les Sorins ont remis en fonction les toilettes et les  douches, des chauffe-eau ont été également installés. Elles ont > cependant été aménagées avec des matériaux de récupération et à cause  de l’usage intensif qui en est fait,  elles ne sont clairement plus  dans un état satisfaisant, tant du point de vue de l’hygiène que du  respect de l’intimité. Il est donc indispensable d’améliorer cette  installation.
On fait appel à votre générosité pour réaliser les travaux de  réparation nécessaires à la salubrité des lieux (pose de carrelage  entre autres). Il s’agit également d’installer des équipements adaptés  aux besoins de cette vie en collectivité et qui préservent l’intimité  de chacun (cloisons en dur des cabines, portes pour les toilettes).

Vous trouverez beaucoup d’informations concernant notre situation, le  projet et les modalités de dons sur le site des « Petites pierres » à > l’adresse suivante :
 http://www.lespetitespierres.org/faire-un-don/les-sorins-de-montreuil-font-appel-a-votre-generosite-pour-renover-les-sanitaire

Le Collectif des Sorins

 

SAMEDI 11 AVRIL SOIREE DE SOLIDARITE AVEC LE COLLECTIF BARAS

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SAMEDI 11 AVRIL : SOIREE DE SOLIDARITE AVEC LE COLLECTIF BARAS

Repas à partir de 19h (avec ou sans viande)
Concert dès 20h avec :
Biba Arif (musique afro, reggae et soul), des guests et un DJ pour
danser !
au squat des Baras
72 rue René Alazard à Bagnolet
(Métro Gallieni ou
Porte de Lilas
bus 115 la chassagnole)
Le Procès du squat
c’est le mardi 14 avril à 9 h 30 au tribunal
d’instance de Pantin (métro église de Pantin).
Venez nombreux !
NON à l’expulsion du squat !
Régularisation des sans-papiers !

Appel des BARAS / samedi 31 janvier 11 h devant la mairie

Le collectif des Baras appelle à un rassemblement

samedi 31 janvier à 11 h
devant la mairie,

puis à un déjeuner de solidarité
dans leur squat au 72, rue René Alazard

 

Baras

appel Baras

 

PS : à lire ci-dessous, un excellent billet d’un voisin Bagnelotais des Baras sur Mediapart, Jean-Jacques Birgé qui fait le point de leur situation. Jean-jacques habite rue René Alazard – il était présent hier au déjeuner de solidarité.

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-jacques-birge/300115/les-baras-menaces-dexpulsion-bagnolet

 

Les Baras menacés d’expulsion à Bagnolet

30 janvier 2015 | Par Jean-Jacques Birgé – Mediapart.fr

Depuis cet été le collectif des Baras squatte l’antenne Pôle-Emploi désaffectée de Bagnolet. Les sans-emploi ont laissé la place aux sans-logis !

Ce sont des Maliens, des Burkinabés, des Ivoiriens, des Togolais, des Camerounais qui travaillaient en Lybie jusqu’à ce que la guerre les chasse. Ils refusent le terme de sans-papiers dont la France les affuble, car ils ont ceux de leurs pays et des titres de séjour européens sans valeur ici, contrairement aux Français en Afrique dont les papiers sont reconnus. Alors qu’ils pensaient rejoindre la patrie des Droits de l’Homme ils ne se sentent pas considérés comme êtres humains. Pour eux la France doit assumer les conséquences de la colonisation et de la guerre en Lybie dont elle est directement responsable.

Depuis décembre 2012 on les trimbale, de squat en squat, d’expulsion en expulsion, de promesse de Gascon en procès. Ils ont commencé par habiter dans un immeuble montreuillois appartenant au Conseil Général. Chassés, ils restent six mois devant le Foyer des Baras, mais ils sont évacués à nouveau par les forces de « tranquillité publique ». Réfugiés sur le terrain vague des Guilands, ils le quittent la nuit-même et investissent un pavillon vide appartenant à l’Archevêché. Certains sont toujours là-bas. Le Tribunal les juge trop nombreux, les obligeant à investir la cave. Ils se retrouvent alors dans un immeuble d’une société américaine, Emerson Network Power, mais après onze mois, leur expulsion est à nouveau programmée. Des élus de Montreuil et Bagnolet participent à une manifestation de soutien, mais tous prétendent n’avoir aucun pouvoir pour les régulariser et les loger. Un incendie les pousse dehors. Ils campent devant la Mairie de Bagnolet, d’où, encore une fois chassés, les voilà sous l’échangeur autoroutier ! Le 10 août 2014 ils ouvrent alors l’immeuble vide du 72 rue René Alazard à Bagnolet, anciennement loué par Pôle-Emploi à la multinationale Natixis. Aujourd’hui, à l’approche de la fin de l’hiver, la banque internationale de financement, de gestion et de services financiers du Groupe BPCE, deuxième acteur bancaire en France, lance une procédure d’expulsion, les renvoyant au tribunal de Pantin où leur procès s’ouvre mardi 3 février à 11h30. Ils espèrent mobiliser des soutiens à cette occasion.

Grâce à leur lutte certaines familles ont été relogées, mais les 200 qui restent sont des hommes seuls, travailleurs, étudiants, pères de famille. Baras signifie « travailleur » en bambara. Nombreux attendent en vain leur régularisation, des employeurs pouvant attester d’une promesse d’embauche. Ils ne souhaitent qu’une chose, être régularisés pour avoir un emploi légal qui leur permettra de payer un loyer. En attendant, sans statut, ils sont exploités dans les secteurs du nettoyage, du bâtiment, du gardiennage, de la restauration… Les critères restrictifs imposés par la loi ou par la circulaire Valls de novembre 2012 les poussent à vivre dans cette irrégularité. Ils demandent que le préfet les reçoive pour envisager une solution digne. Mais leur combat est aussi politique : ils réclament l’arrêt des contrôles au faciès subis quotidiennement dans les transports, aux abords des squats et foyers ou des endroits où ils cherchent du travail, ils demandent la libération de tous leurs camarades arrêtés et la fermeture des centres de rétention. Les mairies et l’État disposent de bâtiments vides sans réel projet qui permettraient de reloger les Baras restés à Montreuil, ceux de Bagnolet ou des foyers Adoma, mais personne ne bouge, faisant la sourde oreille, ajournant les rendez-vous, méthode classique de fin de non-recevoir.

N.B. : les Baras organisent un rassemblement samedi à 11h devant la Mairie de Bagnolet, suivi, juste après, d’un déjeuner de soutien au squat, 72 rue René Alazard, qui leur permettra de payer leur avocate. C’est à l’heure des repas que l’on peut juger de la solidarité qui s’exerce entre eux, car tous n’ont pas toujours du travail, même au noir.

P.S. : cent mètres plus haut, dans la même rue, mais aux Lilas, 42 rue des Bruyères, les salariés de la blanchisserie RLD manifestent également à 11h pour le retrait du projet de plan social consistant en 72 licenciements avec fermeture du site des Lilas.