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PLU : les associations s’expriment

12-05- PLU

engagement de camapagne
engagement de camapagne

Pour la première fois à Bagnolet, les associations citoyennes impliquées dans les champs du paysage, de l’environnement, de l’urbanisme et de l’architecture ont décidé de co signer un texte prenant position contre la modification en cours du PLU. Ce ce texte a été remis le 14 octobre au commissaire enquêteur.

Il a reçu le soutien du BIC et de ses élus.

Il a été signé aussi par

Bénédicte BASTIN et Pierre VIONNET

co présidents de BAGNOLET ENVIE

Claire LAURENCE

présidente de BAGNOLET PATRIMOINE

Pierre MATHON

président de BAGNOLET ECOLOGIE

Gilles WALLIS

président de CITOYENNETE EN ACTES

MODIFICATION 1 DU PLU DE BAGNOLET

 

La municipalité de Bagnolet élue en mars 2014 a décidé de modifier le PLU par une délibération de janvier 2015. Ce projet de modification est soumis à enquête publique du 14 septembre au 14 octobre 2015. Les associations citoyennes de Bagnolet souhaitent formuler un certain nombre de remarques et propositions :

  1. La demande d’une révision
  2. Le constat de l’absence de vision de la nouvelle municipalité et la demande d’un vrai projet de ville pour Bagnolet
  3. Le grand absent de la modification est l’environnement et le paysage
  4. L’activité économique est également négligée
  5. Cette modification est une succession de mesurettes qui aggravent les défauts du PLU actuel (réduction des emplacements réservés, densification incontrôlée de certaines zones…)
  6. Nos remarques sur les modifications techniques présentées
  7. Nos premières propositions précises pour une révision sérieuse

 

  1. Le choix absurde de la modification

Pour une révision de PLU !

Le parlement a voté la création en janvier 2016 de la Métropole du Grand Paris pour mettre en place une intercommunalité à l’échelle de Paris et des 3 départements de la 1ère couronne (92, 93 et 94) et remédier à la fragmentation de la gouvernance de la région-capitale.

En cohérence avec l’attribution des compétences en urbanisme et habitat, le PLU devient de compétence métropolitaine. Si cette évolution correspond à une certaine logique, d’ailleurs observable dans les métropoles de province et dans les autres pays européens, elle pose toutefois la question de la maîtrise des choix à l’échelle communale. Beaucoup de communes ont pour cela décidé de poursuivre une révision de PLU initiée ou d’en lancer une, comme viennent de le faire nos voisines de Montreuil et des Lilas, considérant que la future Métropole devra tenir compte d’un travail local, a fortiori s’il est techniquement solide et partagé avec la population.

A l’inverse, la nouvelle municipalité de Bagnolet, après avoir tergiversé plusieurs mois, a décidé de lancer début 2015 une simple modification de PLU, dans le but de boucler le processus avant la création de la Métropole du Grand Paris.

Ce choix a pour effet de ne pas laisser le temps nécessaire aux études et de vider la concertation de toute consistance, réduite aux quelques réunions « cause toujours », marque de fabrique de la nouvelle municipalité, et à une enquête publique strictement limitée aux jours minimum prescrits par la loi.

Mais à quoi bon ? A quoi sert cette modification bâclée ? Quelle valeur aura-t-elle pour la future Métropole ? Quels projets permet-elle ou empêche-t-elle ?

La période récente et la campagne municipale ont montré une envie de débats sur la ville de demain : les Bagnoletais ont droit à ce débat éclairé qu’une révision fondée sur des études urbaines pourrait permettre.

engagement de camapagne
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 II L’absence de vision

La lecture des documents laisse en effet une impression très désagréable : une succession de mesurettes sans aucune cohérence, un manque total de réflexion et de prospective.

De quelle politique cette modification est-elle le nom ?

On cherche et on ne trouve qu’un mélange de la poursuite à l’identique (moins un étage de temps en temps…) de la politique du maire précédent, du gel de tout projet dans un quartier pour faire plaisir à des alliés municipaux, de la porte ouverte aux promoteurs partout ailleurs et surtout de l’absence de vrai projet et de l’anticipation des besoins en espaces et équipements publics.

III Un grand absent : l’environnement, ainsi que le paysage

Malgré ses limites, le PLU actuel a mis en place des protections au titre du patrimoine et du paysage et des dispositions en faveur de l’environnement.

La présente modification ne prévoit aucune protection supplémentaire, malgré de nombreuses propositions citoyennes (la fonderie Landowski, les jardins partagés…) et supprime les bonifications environnementales, en se basant sur la suppression des COS, mais en sans en créer aucune nouvelle.

Cette modification municipale supprime enfin la totalité des emplacements réservés pour liaisons « douces » et vertes.

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IV – L’activité économique négligée

Tout en affirmant sa volonté de se préoccuper du sujet, cette modification n’apporte aucun élément en faveur de l’activité économique en ville.

Le PLU actuel a instauré des linéaires de protection du commerce existant : la modification se contente de les « bricoler » à la marge, de manière très discutable de surcroît (cf analyse du contenu de la modification ci-après).

Alors qu’une des richesses de Bagnolet tient à la présence d’activités de production intégrées au tissu urbain, cette modification ne propose aucune disposition pour en assurer le maintien et le développement, alors que plusieurs sites sont aujourd’hui menacées par des projets immobiliers (Landowski, Belin/la Rochette …).

Cela est d’autant plus étonnant que cette question du maintien de l’activité en cœur d’agglomération est dorénavant une préoccupation première de l’aménagement du territoire (où Bagnolet avait été en pointe dans les années 80 avec Cap la Rochette notamment) et que de belles dynamiques sont à l’œuvre sur Est ensemble, en particulier à Pantin et Montreuil.

 

Sur le plan des activités, cette modification de PLU n’apporte donc rien : quid de la rue Sadi Carnot, quid de la mixité économique et de l’intégration des activités dans le tissu urbain, dans les quartiers …

 V – Une modification qui aggrave les défauts du PLU

Le PLU actuel a fait l’objet de nombreuses critiques, notamment sur deux aspects :

  • La densification excessive qu’il permet dans plusieurs secteurs,
  • L’absence d’intégration des conséquences de ce développement en terme d’espaces et d’équipements publics.

Cette modification réussit la prouesse de n’améliorer en rien le PLU existant et de l’aggraver sur ses deux défauts principaux.

Sur la densité, cette modification prend en effet les mesures suivantes :

  • Forte densification de plusieurs secteurs (la Dhuys, les Coutures …) par manque de mesures compensatoires à la suppression du COS (la marginale réduction des hauteurs, un étage en retrait de moins par ci par là, n’est pas suffisante ne serait-ce que pour maintenir la constructibilité existante)
  • Porte ouverte à la construction débridée, sans contrôle et sans projet d’ensemble, des secteurs le long de l’avenue Gallieni et de l’avenue de la République, par la suppression du « périmètre de constructibilité limitée » (un secteur de gel en français)
  • Passage du secteur Varlin dans le secteur des fortes hauteurs (la zone UGCS)
  • Densification prévue pour l’ilot de la cité Anatole France (on découvre incidemment le projet municipal de raser la plus ancienne cité HLM de Bagnolet !)
  • Extension du secteur dense du Plateau à tout l’ilot Pasteur-Mitterrand (que deviendra l’Aveugle de Bagnolet, le vieux bistrot de la chanson dont le bâtiment sera sans doute bientôt livré aux promoteurs amis ?..)
  • Augmentation et homogénéisation des hauteurs sur l’avenue Gambetta

Sur les mesures en matière de prévision des nécessaires espaces et équipements publics, la modification supprime les 15 emplacements réservés (ce qui est proprement scandaleux sur le fond et juridiquement très périlleux, car cela remet clairement en cause l’économie générale du PLU de Bagnolet). Ces emplacements réservés permettaient par exemple un groupe scolaire rue Robespierre, une liaison douce entre le quartier des Coutures et le métro Gallieni, une extension du parc du château de l’Etang, une liaison douce directe entre l’église et la dalle Thorez complétant les chemins sinueux du jardin existant, un parc rue Louise Michel au Plateau, une place devant l’église ND de Pontmain…

Au lieu de ces 15 emplacements (qui étaient déjà très insuffisants dans le PLU actuel au regard du développement prévu de la ville), la modification ne crée que 5 réserves, qui sont soit marginale (une seule parcelle pour l’extension du cimetière…), soit relève de la dissimulation (la réserve pour « aménagement public » rue Louise Michel, ce qui correspond à un terme inexistant au Code de l’urbanisme et cache la décision municipale de supprimer les jardins partagés existants pour construire un collège !), soit dangereuse (la réserve pour équipement petite enfance sur le bâtiment de la CPAM qui contredit la volonté de conserver la Sécurité sociale à Bagnolet et n’empêche en rien un projet immobilier), soit mensongère (la minuscule réserve pour école sur la Rochette …qui ne prévoit même pas de cour de récréation ! Un artifice grossier pour tenter de faire passer le projet des promoteurs associés de la mairie de raser ce bel ensemble et bétonner du logement à la place de l’activité économique existante !), soit idiote (la réserve pour maintenir une friche rue Jean Lolive, qui permet de liquider définitivement toute ambition pour la Noue).

A l’heure où la municipalité affiche un objectif important de production de logements et où les projets se multiplient sur la ville, il est très paradoxal et scandaleux de ne pas anticiper les conséquences en équipements publics dans cette modification de PLU.

VI -Remarques sur la modification

Cette modification bâclée par la nouvelle municipalité prétend :

  • Obliger la réalisation de logements sociaux …alors qu’elle ne fait que confirmer les 35% prescrits dans le document-clef du PLU en vigueur (le PADD), avec des déclinaisons compliquées voire étonnante (du logement social … à partir de 13000 m2 construits en zone UCVa car il s’agit de ne pas contraindre le promoteur VINCI immobilier !)
  • Limiter les hauteurs… alors que la densité augmente en fait dans de nombreux secteurs, sans parler de l’incohérence de certaines décisions (à quoi bon réduire la hauteur à Gallieni, un des rares quartiers de tours de la métropole, si ce n’est pour produire des « pâtés » supprimant toute possibilité d’espace vert comme le lamentable projet Serap-Coffim ?)
  • Changer des limites de zones et de secteurs mais sans expression d’une visée générale, avec le classement du sentier de la Tranchée en zone pavillonnaire UP (pourquoi cette seule ruelle et pas d´autres rues pavillonnaires de Bagnolet ?), la création de secteurs d’équipements existants (mais en excluant le CMS et la CPAM …), l’extension de la zone dense du Plateau (UPLa) sur la cité Anatole France et l’angle Sadi Carnot/Pasteur (permettant ainsi de nouvelles opérations immobilières …)
  • Supprimer et créer des emplacements réservés alors que la modification commet l’acte scélérat de supprimer massivement les réserves pour espaces verts, liaisons douces et équipements, ainsi que celui pour le métro câble sans aucun débat avec les habitants et alors que ce moyen de transport se développe dans plusieurs villes après la mise en service à Brest
  • Prendre des mesures pour le commerce et l’artisanat alors qu’elle ne crée aucune disposition (par exemple ma création d’un secteur spécifique pour les activités ) pour sauvegarder des ensembles économiques menacés (notamment Landowski et la Rochette ) et réduit les linéaires réservés au PLU actuel, en supprimant deux secteurs (avenue de Stalingrad et surtout place Sampaix, annonçant ainsi la démolition du pôle commercial des Malassis !) et ne créant que des linéaires anecdotique (un café à l’angle de deux rues !), discutable (l’îlot Danton, ce qui confirme les velléités de densification commencée avec le projet immobilier sur la fonderie Landowski ) ou incohérent (l’ouest de la rue Mitterrand, pourtant en bonne partie pavillonnaire, et pas l’est où est pourtant prévu un gros projet), à part l’ajout justifié de la rue Vaillant
  • La modification supprime enfin les périmètres de constructibilité limitée ouvrant ainsi à la densification le long des avenues de la République et Gallieni sans les études obligatoires pour lever un tel « gel » et sans même la moindre évocation d’une vision municipale pour ces lieux déterminants (le maire attend sans doute qu’un promoteur ami apporte un projet clef en main !).7- Premières propositions pour une révision sérieuseFace à cette modification bricolée, qui oscille entre médiocrité et mensonge, nous formulons ici quelques unes de nos premières propositions qui peuvent être intégrées tant dans une révision que dans une modification :
  • maintenir et préciser les emplacements réservés existants
  • créer de nouveaux emplacements réservés, par exemple pour une vraie école en centre ville, un jardin public à la Dhuys, les espaces et équipements publics que le développement sur République et Gallieni rendront nécessaires …
  • créer un emplacement réservé pour extension du parc départemental Jean Moulin vers l’avenue Ch.de Gaulle sur une partie du site Serap
  • créer de nouveaux secteurs de protection du patrimoine et du paysage, en complétant la liste mise en place au PLU en 2011, par exemple en protégeant la plus vieille entreprise de la ville (la fonderie Landowski), des éléments du patrimoine moderne, les ensembles de jardins partagés (jardin guinguette de la Dhuys, Plage arrière au Plateau…)
  • Elaborer un règlement et plan volumétrique fin dans les zones où le COS disparaît (Coutures, Dhuys et Plateau)
  • Lancer enfin les études urbaines et de développement sur l’avenue de la République et l’avenue Gallieni
  • Créer une zone exclusivement dédiée au pôle Gallieni-Centre sud et la Noue (le secteur de la grande hauteur existante de Bagnolet) et une autre zone spécifique aux secteurs le long de l’avenue de la République et de l’avenue Gallieni, qui constituent un prolongement urbain du quartier des Coutures et doivent en conserver des caractéristiques pour éviter un collage d’urbanisations qui s’ignorent voire se tournent le dos
  • Créer des secteurs spécifiquement dédiés à l’activité et artisanat en milieu urbain pour maintenir en ville des ensembles comme Bonzini, la fonderie Landowski, la pépinière Belin-la Rochette, le secteur Jean Lolive autour de l’entreprise Macocco…

 

Dans le cadre d’une concertation où l’avis citoyen serait enfin pris en compte et où les décisions ne se prendraient pas toutes dans un petit cercle de politiques et promoteurs, les associations que nous représentons sont disponibles pour préciser ces propositions et en développer d’autres.

 

PLU : les Coutures s’expriment

« Nous, collectif des habitants du quartier des Coutures, souhaitons vous communiquer nos remarques et avis concernant la modification du PLU actuellement menée par la municipalité et qui fait l’objet de la présente enquête publique. » Ainsi commence les remarques des habitants des Coutures…

 

« A l’attention de monsieur le Commissaire enquêteur,

Monsieur,

Nous, collectif des habitants du quartier des Coutures, souhaitons vous communiquer nos remarques et avis concernant la modification du PLU actuellement menée par la municipalité et qui fait l’objet de la présente enquête publique.

PRÉAMBULE

Révision du PLU, la promesse électorale bafouée. Modifications du PLU, une vision réduite et sans projet pour la ville.

Durant la dernière campagne des municipales, Monsieur Tony di Martino et Monsieur Mohamed Hakem, tout deux têtes de liste et réunis entre les deux tours, ont exprimé clairement leur position quant à la révision du PLU de Bagnolet :

Tract distribué entre les deux tours par « Le rassemblement citoyen pour Bagnolet » : « Rétablir la qualité de vie des Bagnoletais : révision du plan local d’urbanisme en limitant les hauteurs et la densification ».

Cette révision a été un thème majeur et fédérateur qui a rassemblé de nombreux citoyens, dont élus et collaborateurs actuels de la majorité. De nombreux témoignages écrits et filmés sont d’ailleurs disponibles sur internet.

Aujourd’hui, malheureusement force est de constater que cette promesse de révision faite à la population s’est transformée en une modification du PLU. Nous déplorons le choix d’une option qui ne permette pas une véritable réflexion urbaine et de « cadre de vie » globale de notre ville. Se priver de cette approche globale est non seulement une erreur mais peut, même, être un dangereux écueil pour l’avenir de notre territoire. Une révision aurait apporté à notre ville un véritable projet cohérent et pertinent qui aurait pris en compte l’ensemble des paramètres qui font vivre une ville : équipements publiques, transports, cadre de vie, espace verts, commerces à échelle humaine, voirie, stationnement… La liste est longue et nous passons donc allègrement à côté de tout cela… pour… se contenter d’une révision du PLU, c’est à dire des interventions ponctuelles, sans lien les unes avec les autres, sans vision globale.

A l’heure où le territoire de Bagnolet va subir probablement les plus grands bouleversements urbanistiques depuis 30 ans : PRU, ANRU, PNRQAD, GRAND PARIS, et clairement une horde de promoteurs à l’affût… il est vraiment regrettable que la voix des citoyens n’ai pas été entendue.

Nous le déplorons.

A propos du Quartier des Coutures

Le quartier des Coutures est un territoire au Sud de Bagnolet qui a la particularité d’être accolé à deux grandes villes : Paris et Montreuil, situé entre deux portes du périphérique : Porte de Montreuil et Porte de Bagnolet (soit l’échangeur A3). C’est un quartier dynamique, mixte socialement et culturellement, et doté d’une forte identité. Malheureusement il est évident, que ce territoire a été laissé à l’abandon total par les pouvoirs publics et les municipalités qui se sont succédés.

Concernant sa structure urbaine, les Coutures sont essentiellement constitués de grandes bandes traversantes, héritage d’un passé agricole et ouvrier. Au fil des années, le paysage urbain s’est modifié : petits pavillons avec espace jardin, impasses ponctuées de bâtisses semi-industrielles, petits immeubles de 3 étages en général, anciennes usines réhabilitées en habitat par des familles…

Cette réalité a d’ailleurs été parfaitement comprise, il y a quelques années, lors de la construction des HLM rue Victor Hugo, puisque ces derniers sont un mixte d’immeubles de R+2 et de petites maisons de ville au cœur d’une allée arborée intérieure. Ce projet avait, à l’époque, parfaitement compris le sens et les enjeux urbains du quartier…

A côté de cette réalité, existe également de grandes parcelles situées à proximité du boulevard périphérique (par exemple rue Édouard Vaillant) qui offre des bâtiments de grandes hauteurs constituées de structures professionnelles (CNAM), habitats privées et habitats sociaux (dont l’immeuble du 50 Edouard Vaillant, qui, par manque d’entretien, se retrouve dans un état déplorable et doit faire l’objet d’une rénovation).

Aujourd’hui, compte tenu de la tension immobilière et de l’arrivée du Grand Paris qui prendra la main sur le développement de nos villes, il est plus que jamais nécessaire de poser des règles, de prévoir des espaces qui garantissent la préservation, voire l’amélioration, du bien commun et du « vivre ensemble ».

DENSIFICATION

Les hauteurs :

Conscient que la totalité des habitants des Coutures, très présents lors des réunions de quartier, étaient inflexibles sur les hauteurs excessives du précédent PLU, la majorité a fini par concéder la baisse d’un étage sur une partie du Quartier (passant de 16m/19m à 13m/16m). C’est un pas certes, mais il n’est pas suffisant pour réguler la densification, sachant que les 13m ne s’appliquent qu’en façade rue et pas sur la longueur. Or vous l’aurez compris, Monsieur le Commissaire, la structure en longueur spécifique aux Coutures fait que sur la partie « interne » des bâtiments nous serons confrontés à des hauteurs de 16m qui viendront plonger sur toutes les constructions avoisinantes R+1 / R+2. Nous avons déjà quelques cas très concrets et calamiteux : passage Victor Hugo et Immeuble Green rue Paul Bert

>> NOTRE DEMANDE : que le retrait à 13m soit effectif et obligatoire également sur les longueurs des parcelles afin de préserver l’unité, la cohérence et le cadre de vie des habitants.

Les projets immobiliers en cours et à venir, une maitrise est nécessaire :

Nous souhaitions prendre connaissance de l’étude scolaire présentée par la ville le 7 octobre (soit à il y a peine une semaine !) afin de nous appuyer sur des chiffres concrets. A la lecture de l’analyse réalisée par les cabinets indépendants FORS et OPERIS, il apparaît évident que la maitrise (voire l’arrêt quasi total) de la densification sera et est déjà un enjeux crucial pour notre quartier et la ville entière. Les chiffres qui ont été pris en compte et délivrés par les services de la mairie concernent uniquement les projets déjà identifiés et enregistrés. Les chiffres « après 2020 » sont des estimations très minorées.

Que nous dit cette étude, sur le territoire de Bagnolet :

  • La démographie de Bagnolet ne s’affaissera pas, la natalité étant constante, voir en hausse.
  • Le nombre de logements identifiés et livrés à ce jour est la suivante :
  • 2017 : 369
  • 2018 : 770
  • 2019 : 622
  • 2020 : 870

soit une progression spectaculaire.
Pourtant à partir de 2021, il est annoncé une estimation de 130 logements livrés sur la ville par an (et ce jusqu’en 2025).
Soit une chute spectaculaire.

Cela n’est pas crédible et surtout pas crédible aux Coutures !

Cette estimation ridiculement petite nous interpelle particulièrement à l’heure ou il est urgent d’investir dans des équipements publics (écoles, gymnases, espaces verts…). Il est évident que cette étude sera d’ores et déjà « dépassée » à peine entérinée. Nous connaissons déjà une liste d’au moins 4 grandes parcelles en cours de vente, de négociations ou avec des projets constitués d’habitations qui verront le jour APRES cette étude et qui n’ont pas été comptabilisées.

Depuis des mois on explique aux habitants des Coutures qu’une municipalité ne peut intervenir sur les projets privés, à partir du moment où le projet respecte le PLU.

Nous avons quelques difficultés a comprendre comment on peut annoncer un chiffre qui traduit une maitrise très forte de l’immobilier (et cela a été annoncé et « promis » par le maire lors de la réunion de restitution de l étude démographique) et la réalité légale et juridique qui ne pourra manifestement pas juguler les projets des promoteurs.

A ce jour nous sommes nombreux à recevoir régulièrement les avances de promoteurs et les Coutures absorbe la plus forte progression en terme de nouveaux arrivants.

En conclusion, il nous apparaît urgent de rétablir des chiffres estimatifs crédibles, de les augmenter sensiblement pour pouvoir anticiper et donc, prévoir les futurs espaces pour accueillir convenablement la population (en surtout les enfants).

 

EQUIPEMENTS PUBLICS

Depuis des années les parents des Coutures luttent pour obtenir de meilleures conditions de scolarisation dans le groupe JULES FERRY. La municipalité, sensibilisée, a effectué un certain nombre de travaux cet été afin d’améliorer le quotidien des enfants.

La récupération des locaux rue Nickles pour l’extension doivent être destinés à offrir plus d’espaces communs et de créer les espaces manquants pour l’effectif ACTUEL ET EXISTANT du groupe scolaire.

Avec l’annonce de 6 classes supplémentaires en 2020 pour Jules Ferry via l’étude démographique, il est donc désormais nécessaire d’envisager la création et la construction d’une nouvelle école (maternelle ou primaire, à étudier). Nous comprenons que 3 classes supplémentaires sont déjà prévues dans le cadre de l’extension, si en plus on y rajoute le sous effectif des livraisons de logements à compter de 2021, nous risquons fortement d’être au bord d’une implosion annoncée.

 

ESPACES VERTS

Les Coutures souffre particulièrement d’un manque d’espaces verts destinés aux enfants et aux familles. A ce jour, le square Varlin va faire l’objet d’une réhabilitation. Le jardin « Politzer » également. Du côté du PNRQAD, l’association « Autour du chêne » sera réintégrée rue Etienne Marcel et un square de 300 mètres carrés est prévu dans le lot Robespierre (PNRQAD).

Malheureusement, malgré ces quelques petites parcelles de verdure, cela n’est pas suffisant. Nos enfants respirent, chaque jour, les retombées nocives du périphérique. Il est nécessaire de faire preuve d’une volonté sans faille pour améliorer, agrandir et offrir plus d’espaces verts à l’ensemble de la population.

 

STATIONNEMENT

Il suffit de passer quelques heures au cœur de notre quartier pour se rendre compte de la situation intenable en terme de stationnements. Les nouvelles constructions qui ne sont que très peu contraintes de réaliser des parkings (ratio 0,8) accentuent de manière récurrente cet écueil. Nous avons comptabilisé plus de 500 voitures supplémentaires liées aux nouvelles construction. C’est énorme !

Cette situation est encore aggravée lorsque l’on voir la petitesse d’un grand nombre de trottoirs. Posez-y une poubelle, puis une voiture mal garée (faute de place) et vous trouverez des dizaines d’écoliers obligés de marcher au milieu des routes, à la merci des conducteurs peu respectueux des limitations de vitesse « douces ». Le meilleur exemple étant tout de même la rue Victor Hugo et Rue Paul Bert (entrée de l’école maternelle).

 

NOS DEMANDES :

PRÉVOIR LES RESERVES NECESSAIRES POUR LES ÉQUIPEMENTS PUBLICS, NOTAMMENT UNE NOUVELLE ÉCOLE, UN OU DES ESPACES VERTS. RÉ-INSTITUER L’OBLIGATION D’UN LOGEMENT / UN PARKING.

En vous remerciant pour l’attention que vous porterez à nos propositions, veuillez agréer, Monsieur le Commissaire, nos sincères salutations.

Le collectif des habitants des Coutures

Démographie scolaire : inquiétant !

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L’étude avance 20 % de population supplémentaire en dix ans. Aucun débat réel n’a été engagé. Mais surtout aucun moyen supplémentaire n’est annoncé… Les enfants feront les frais d’une politique immobilière sans frein !

Les documents sont disponibles sur le site de la ville :

http://www.ville-bagnolet.fr/index.php/etude_evolution_démographie_scolaire.html 

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L’assemblée était très clairsemée lors de la réunion de présentation de l’étude sur la démographie scolaire, mercredi 7 octobre, en mairie annoncée à grand renfort de tracts. …Peu de parents, moins d’une dizaine. Quel dommage… c’était pourtant fort instructif. Le BIC était présent…

2 700 logements supplémentaires

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L’étude présentée a confirmé les pires craintes : l’urbanisation de notre ville est totalement hors contrôle. L’étude estime qu’il y aura 2 700 logements supplémentaires à Bagnolet d’ici 2020 et 3 400 d’ici 2025. Le maire assume : 2 700 logements, c’est son objectif, dit-il. Le hic, c’est qu’il n’y a jamais eu de réel débat de fond avec les habitants sur un bouleversement d’une telle ampleur (environ 20 % de population supplémentaire en dix ans) et que la révision du PLU qui aurait pu en être l’occasion a été soigneusement évitée.

…et 500 enfants supplémentaires (hypothèse basse)

Le second volet de l’étude porte sur les conséquences pour les écoles et les réponses à cette situation. Sur les conséquences, il est considéré en moyenne qu’il y aura 3 enfants scolarisés pour dix logements nouveaux. Ce qui conduirait à 900 enfants de plus dans les écoles de la ville en 2020. Mais le bureau d’étude a préféré considérer que, tout compte fait, il n’y en aurait que 500. Car dans les logements déjà existants, il y a moins d’enfants. Le vieillissement ou l’évitement scolaire, peut-être ? Si on admet ce chiffre de 500, cela demanderait 24 classes supplémentaires. Mais où les trouver ?

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Quelles pistes pour les accueillir ?

La première idée venue à nos édiles est d’augmenter le nombre d’élèves par classe. Mais comme cette idée n’est pas très populaire chez les parents, elle a été rétrogradée en sixième position (ci-joint deux versions du même document …à quelques jours d’intervalle). Il n’en reste pas moins que le combat des parents depuis des années consiste à essayer de limiter le nombre d’enfants par classe, en particulier dans les villes où s’accumulent les difficultés sociales, et que non, ce n’est pas une bonne réponse.

Autre piste, les modules « temporaires » comme les deux algécos qui sont dans la cour de l’école maternelle Jaurès depuis …dix ans.

Autre piste encore, transformer les salles d’informatique en salles de classes : malheureusement, elles sont trop petites ont fait remarquer les parents présents. Et ce sont des classes… informatiques !

Certes, une école de six classes est quand même envisagée en centre ville dans d’anciens locaux industriels… Mais on ne peut que constater que l’actuelle furia immobilière ne laisse plus d’emplacement disponible pour des équipements publics et que de toute façon la ville n’a pas les moyens de construire de nouvelles écoles.

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À quand les 24 postes supplémentaires ?

Enfin la discussion sur les classes laisse de côté les autres équipements nécessaires aux enfants : cour, réfectoire, toilettes, espace de rangement, etc. Elle laisse aussi de côté la question des postes : 24 postes d’enseignants supplémentaires à Bagnolet, ce n’est pas avec le gouvernement Valls qu’on risque de les avoir !

Si aucune des réponses envisagées ne constitue une vraie solution, il faut revenir au point de départ : il faut stopper la folie immobilière de Marc Everbecq… que poursuit Tony Di Martino. Il n’y a pas d’autre solution !

PLU : jusqu’au 14 octobre pour donner votre avis

La consultation publique sur la modification du plan local d’urbanisme se déroule en ce moment (jusqu’au 14 octobre).

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la consultation publique sur la modification du plan local d’urbanisme se déroule en ce moment (jusqu’au 14 octobre). Je vous invite à y participer: cela concerne directement votre ville et votre quartier!  Vous pouvez voir les différents documents sur le site de la ville:

http://www.ville-bagnolet.fr/index.php/lire-actualite/items/projet-de-modification-simplifiee-n1-du-plan-local-durbanisme-plu-1052.html

> Pour donner votre avis, c’est très simple, il suffit d’envoyer un mail à enquete.publique@ville-bagnolet.fr

> Vous trouverez ci-dessous, pour votre information, l’avis que je viens d’envoyer.

: cela concerne directement votre ville et votre quartier!  Vous pouvez voir les différents documents sur le site de la ville:

http://www.ville-bagnolet.fr/index.php/lire-actualite/items/projet-de-modification-simplifiee-n1-du-plan-local-durbanisme-plu-1052.html

Pour donner votre avis, c’est très simple, il suffit d’envoyer un mail à enquete.publique@ville-bagnolet.fr

Regard critique sur le discours « La crise du logement ! »

Voici un article puissant extrait du site Métropolitiques.eu

« C’est la crise ! » Ce signifiant circule puissamment ; il est même répété à l’envie et a souvent une portée générale. Dans cet article, Arnaud Simon défend la thèse que « la crise du logement ! » en est un avatar exemplaire. Il pointe les caractéristiques inconscientes de ce discours et mentionne des pistes interprétatives.

De 1984 à 2011, le parc immobilier croît de 36 %, le parc social de 58 % [1], la population seulement de 15 %. Le taux de propriétaires passe de 52 % à 58 %. Aujourd’hui, sept propriétaires sur dix ne remboursent plus de prêts [2]. Au cours des années 2000, la surface moyenne des maisons passe de 97 à 102 m², la surface des appartements reste constante et le nombre de personnes par logement passe de 2,5 à 2,35 [3]. Sur cette même période, pour les locataires restant en place, le loyer n’augmente que de 1,8 % par an [4]. Nous ne rentrerons pas plus avant dans l’analyse de ces chiffres, ils sont assez parlants : l’idée d’une crise du logement n’est pas fondée.

Incohérences et fonction du discours sur « la crise du logement ! »

Mais alors pourquoi cette croyance existe-t-elle ? Regardons ce qu’indique la fondation Emmaüs (2013, p. 239) quand elle tente de définir ce qu’est le mal-logement. Différentes rubriques sont élaborées, les deux plus importantes étant la privation de confort (2,1 millions de personnes) et le surpeuplement (4 millions de personnes). Ces situations concernent 10 % de la population française et représentent un enjeu majeur de politique publique. Précisons ici explicitement que, aussi pénibles et éprouvantes soient ces situations, elles ne sont pas le sujet du présent article. Son sujet est de comprendre pourquoi le slogan de « la crise du logement ! » a une portée si générale. Car, hormis les situations recensées par la fondation Emmaüs, les Français sont plutôt bien logés, et dans des situations patrimoniales très confortables pour 41 % d’entre eux [5] (INSEE 2012, p. 273). Comment se fait-il que ce malaise perdure ? Les situations de misère, non systématiques comme l’indique Jean-Pierre Lévy et al. (2012), ne peuvent certainement pas à elles seules suffire pour expliquer la force de cette croyance ; l’empathie et la compassion culpabilisées non plus.

Dans ce discours sur « la crise du logement ! » est convoquée principalement une observation, un unique chiffre, absolu, qui a pour effet très notable d’occulter les autres éléments statistiques. On ne voit plus que lui quand il arrive, il est l’objet du scandale : les prix immobiliers ont crû depuis 1996 de 158 % [6]. Nommons les trois facteurs principaux qui à notre sens expliquent ce mouvement : l’augmentation de l’espérance de vie, la baisse régulière des taux depuis 1990, mais surtout la décision des « baby-boomers » de mettre en œuvre une stratégie du : « Je deviens propriétaire à tout prix, au cas où ma retraite ne serait plus assurée, pour ainsi, au moins, ne plus avoir de loyer ni de prêt à payer à ce moment-là » [7]. Et sur ce dernier point, la mission est accomplie pour 41 % des français (INSEE 2012, p.273).

Quelles en sont les conséquences économiques ? Essentiellement, la fermeture de l’accession à la propriété aux jeunes générations, sauf à avoir un appui familial (Yates 2011). Un clivage générationnel, insistons-y. Formulons alors l’hypothèse que l’une des fonctions politiques du discours sur « la crise du logement ! » serait d’empêcher de poser le problème en termes d’égalité générationnelle. Les deux éléments discursifs qui manifesteraient cette résistance seraient :

  • la réduction trop systématique du débat aux problèmes, réels mais partiels, du mal‑logement ;
  • l’ignorance des statistiques immobilières autres que le prix du mètre carré, car il faut bien constater qu’un certain obscurantisme règne dans ce domaine.

Occultation, réduction, obscurantisme… On n’y voit décidément pas très clair alors que, simultanément, beaucoup de rhétoriques sont bruyantes et tout à fait univoques. En effet, l’idée qu’il pourrait ne pas y avoir de crise du logement est rarement défendue, il n’y aurait aucun doute ; curieuse chose qu’une crise sans fin comme le pointe Myriam Revault d’Allonnes (2012). Notons, de plus, que le concept de crise ne possède pas de définition (Roux-Dufort et Lalonde 2013). Voilà bien des éléments qui ont un air d’inconscient.

Un air d’inconscient

a. Un caractère généralisé

Alors même que pour beaucoup de particuliers leur situation immobilière est tout à fait convenable, ceux-ci vont porter, vont interpréter – comme on le dit des acteurs (Freud 1921) – le discours de « la crise du logement ! ». Un locataire considérera que s’il n’est pas propriétaire, c’est à cause de « la crise ! ». Un propriétaire considérera que si son bien n’est pas assez grand, c’est à cause de « la crise ! », pris dans une illusion biographique (Bourdieu 1986). Ainsi, bien que la pénibilité des conditions de vie soit loin d’être universelle, cela est néanmoins vécu comme systématique et universelle.

b. Un caractère indubitable

Tout se passe comme s’il n’y avait pas le moindre doute. Sur un thème important et sensible comme le logement, on est en droit d’attendre des réflexions détaillées, contradictoires, précises et argumentées, et il s’en produit effectivement. Mais une constante de ces réflexions est qu’elles ne remettent en général pas en doute la possibilité d’une crise du logement. Si elles peuvent avoir sur d’autres points des oppositions et des contradictions, profondes et légitimes (Burckel 2014 ; Mouillart 2007 ; Fijalkow 2013), pour autant à propos du signifiant « la crise du logement ! », rien ne va contre et le chœur est souvent à l’unisson. Or, dans une situation où il n’y a pas en moyenne sept habitants par logement, la question peut se poser, elle n’a rien d’incongrue. Mais ce n’est pas le cas : la rationalité objective semble comme ignorer cette possibilité.

c. Un caractère investi et de manque

Il ne s’agit pas d’un sujet indifférent. L’investissement de la question est grand. Il peut échauffer les esprits, il concerne, il attire l’attention. « On manque de logement » est la présentation la plus habituelle de ce que serait la crise :

  • « Il manque un million de logements » (La Croix, le 28 août 2014) ;
  • « Logement : la grande pénurie » (L’Expansion, le 8 octobre 2010) ;
  • « Logement : les lois se succèdent et la pénurie continue » (Capital, le 26 mars 2014).

On pourrait même dire que la plainte se présente sous une forme encore plus indéterminée : « On m’en prive » [8]. Son caractère inconscient semble croître avec l’implication subjective ; il semble en aller comme dans le texte, « On bat un enfant » (Freud 1919).

d. Un caractère bâtonnier

Le slogan « la crise du logement ! » est un discours qui tend à se focaliser sur une seule donnée, le prix.

  • « Pourquoi le logement est-il trop cher ? » (La Dépêche, le 5 mai 2010) ;
  • « L’immobilier reste trop cher pour les jeunes » (Le Figaro, le 14 octobre 2007).

S’il évoque d’autres éléments, ceux-ci n’ont souvent qu’un rôle complémentaire. Il semble y exister un trait unaire, un indicateur principal : l’indicateur par lequel on est flagellé. La jouissance par l’indicateur unique est sans doute l’un des facteurs les plus importants qui explique cette tendance à la réduction du discours. Que l’on sache bien au moins par quoi l’on est battu, à défaut de qui (Freud 1919).

e. Un caractère insaisissable

En première impression, la revendication de crise semble claire : « On manque de logement, le prix est trop cher ». Mais lorsque l’on commence à analyser économiquement cette revendication, certains éléments semblent disparaître. La revendication s’informule, la cause en devient inconnue et l’objet insaisissable. L’exercice de pensée produit une déception : le furet semble comme fuir sous la torche de la rationalité. Un tel phénomène est remarquable. Il est assez fréquent lorsqu’il s’agit de traiter de sujets économiques « sensibles ». Il constitue bien souvent une signature fiable, une indication pertinente qu’un élément inconscient est à l’œuvre.

f. Un caractère empathique

Dans ce discours, qui pourrait tout à fait être individuel et où chacun serait centré sur lui-même, on trouve presque toujours la mention d’autres qui seraient, ou qui sont, dans des situations bien pires. Mais cette altérité n’a rien d’un altruisme, elle a une fonction bien précise. Puisque la situation immobilière est acceptable pour beaucoup, leur plainte est donc fragile, délicate à soutenir. Il importe donc de pouvoir l’argumenter un minimum pour tenter de l’établir, de la faire apparaître comme légitime. Les 10 % de la misère sont alors très utiles. Ils peuvent se penser avec le schéma L de Lacan (1955) et le mécanisme de l’identification hystérique de Freud (1921). L’exercice de rationalisation est en quelque sorte a posteriori de la plainte ; la plainte préexiste à son objet. Tout se passe comme si la plainte, fondée, des 10 % était réinterprétée par les 90 %.

g. Un caractère langagier et de demande

Le dire du slogan « la crise du logement ! » semble beaucoup plus important que le logement lui-même. Cette crise se déroule dans le langage. Mais cette parole est très particulière : elle comporte des éléments d’occultation et de réduction, elle se fait dans un certain obscurantisme. De plus, elle est tout à fait véhémente :

  • « Crise du logement : toujours pire ! » (Marianne, le 11 mai 2010) ;
  • « Crise du logement : le combat sans fin » (Les Échos, le 29 janvier 2014) ;
  • « La France en face : le scandale du logement » (France 3, le 20 janvier 2014).

Notons également que la forme de cette demande, c’est la plainte, la revendication.

h. Un caractère générationnel

Dans l’optique d’une analyse des cycles de vie, poser la question du logement en termes d’égalité générationnelle ne semble pas illégitime (Yates 2011). Il est aussi utile de rappeler qu’il existe une idée bien curieuse, qui circule depuis une dizaine d’années, et qui affirme que : « Les enfants vivront moins bien que leurs parents, que pour eux la vie sera plus dure ». Comment peut-on en être si sûr ? La fonction de cette phrase ne serait-elle pas plutôt de mettre en œuvre cette situation ? De la faire accepter, tout en la déplorant ? Quelque chose de difficile, en rapport avec la filiation, ne se jouerait-il pas à l’occasion du discours sur « la crise du logement ! » ?

Perspectives interprétatives

Ces différents caractères renvoient à des concepts freudiens ou lacaniens bien identifiés (l’Autre, la fixation, la répétition, l’investissement, le triplet privation-frustration-castration, l’angoisse…). Ils laissent penser qu’une interprétation psychanalytique est pertinente et utile. Lorsque l’on approfondit la question, le thème du malaise arrive rapidement : « la crise ! » serait la modernité du malaise dans la culture (Freud 1929). L’identification hystérique aux personnes dépourvues y agit et la fustigation s’y manifeste en faisant du chiffre économique l’instrument d’une raclée désirée (Freud 1919). Enfin, la question de filiation semble s’y rattacher. La mise en place et l’organisation d’une inégalité générationnelle s’y conjoint.

En résumé, le discours du « la crise ! » et les 10 % de la population qui subissent la misère, subjectivement, fournissent un symptôme prêt-à-porter, socialement, permettent la dissimulation d’une inégalité intergénérationnelle, économiquement, justifient des subventionnements.

Bibliographie

  • Bourdieu, P. 1986. « L’illusion biographique », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 62‑63, p. 69‑72.
  • Burckel, D. 2014. « Logement : pourquoi et comment faut-il relancer la construction ? », L’Observateur de l’immobilier, n° 89, p. 14‑20.
  • Fijalkow, Y. 2013. « La “crise du logement” n’est pas (seulement) celle qu’on croit », Métropolitiques, 17 juin.
  • Fondation Emmaüs. 2013. L’État du mal-logement en France. 18e rapport annuel, Paris : Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés.
  • Freud, S. 2011 [1919]. « Un enfant est battu », in Du masochisme, Paris : Payot et Rivages.
  • Freud, S. 2011 [1921]. Psychologie des foules et analyse du Moi, Paris : Payot et Rivages.
  • Freud, S. 2015 [1929]. Le Malaise dans la culture, Paris : Presses universitaires de France.
  • INSEE. 2012. « Comptes du logement 2011 », RéférenceS, Paris : Commissariat général au développement durable.
  • Lacan, J. 1955. « D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose », in Écrits, Paris : Éditions du Seuil.
  • Lévy, J.-P., Bourdeau-Lepage, L. et Roudil, N. 2012. « Une solution à la crise du logement : ouvrir le parc privé au secteur social », Métropolitiques, 21 décembre.
  • Mouillart, M. 2007. « Des besoins durablement élevés », Constructif, n° 18.
  • Revault d’Allonnes, M. 2012. La Crise sans fin, Paris : Seuil.
  • Roux-Dufort, C. et Lalonde, C. 2013. « Editorial : Exploring the Theoretical Foundations of Crisis Management », Journal of Contingencies and Crisis Management, vol. 21, n°. 1, p. 1‑3.
  • Yates, J. 2011, « Cyclical Versus Structural Sustainability of Homeownership : Is Counter-Cyclical Intervention in Housing Markets Enough ? », Housing Studies, vol. 26, n° 7‑8, p. 1059‑1080.

En savoir plus

Notes

[1] INSEE 2012, p. 273.

[2] Op. cit., p. 39.

[3] Op. cit., p. 45.

[4] Op. cit., p. 45.

[5] En l’occurrence, il s’agit des propriétaires n’ayant plus d’emprunt.

[6] Indice INSEE–Notaires, France entière.

[7] Cette phrase est la formulation explicite d’une idée assez commune. Elle pourrait être obtenue assez facilement lors d’entretiens individuels, dans le cadre de la gestion de patrimoine, par exemple – la locution « à tout prix » exceptée.

[8] Lacan distingue trois formes de manque : frustration (manque d’un objet réel), privation (manque d’un objet symbolique), castration (manque d’un objet imaginaire). Le « On m’en prive » renvoie à la seconde. On peut se reporter, par exemple, à la séance du 12 décembre 1956, séminaire 4, « La relation d’objet », Paris : Seuil.

Ilôt Blanqui : Sandrine Soppo-Priso explique le vote contre

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Le projet Blanqui tel que présenté au conseil municipal du 25 juin, soulève 3 enjeux  mal appréhendés, selon Sandrine Soppo-Priso, conseillère municipale du BIC : la question de la densité, la question de la Bergerie des Malassis et la question du logement social.

 

La question de la densité

Conscients que la densification est un moyen de lutter contre l’étalement urbain et de préserver les terre agricoles à l’échelle de la région IdF, et qu’elle permet de répondre, en partie, à la crise du logement, néanmoins nous ne perdons pas de vue la nécessité d’aborder cette question dans toute sa complexité.

Premièrement, nous pensons que la densification ne doit pas se faire au détriment d’une ville, d’un quartier ou d’une population en particulier mais qu’elle doit être répartie et pensée aux différentes échelles. Il ne s’agit pas seulement d’une injonction régionale mais d’une dynamique de transformation des territoires et des modes d’aménager, face à laquelle les communes, leurs magistrats, sont en première ligne et les décideurs ultimes.

Deuxièmement, cette densification ne peut se faire uniformément et doit prendre en compte les potentiels propres à chaque ville, à chaque quartier. Enfin, chaque occasion de construire, de bâtir, d’aménager, doit répondre à une vision politique dans une approche qualitative plutôt que quantitative. La densification doit-être outil d’amélioration du cadre de vie. En ce sens elle ne peut se faire sans les habitants.

 Vous comprendrez donc, en toute cohérence avec le discours que nous tenons depuis maintenant deux ans et la position de notre tête de liste, Mireille Ferri que vous citez régulièrement à ce sujet, M. le Maire, que nous ne pouvons pas nous satisfaire du projet Blanqui tel qu’il présenté aujourd’hui. Le fait d’assurer le maintien et la reconstruction d’équipements publics est un minimum dont une institution publique ne peut se prévaloir. La triste réalité de ce projet, est de réduire à peau de chagrin la plus grande qualité de ce quartier: la générosité de ses espaces paysagers.  Les habitants des Malassis ne méritent-ils pas que l’on respecte le peu de qualité dont ils disposent?

La question de la Bergerie des Malassis

e plus, nous nous interrogeons dans la façon dont ce projet d’aménagement prend en compte de l’expérience inédite de la Bergerie.  Si les habitants ont été favorables à son déplacement, c’est tout de même bien le signe d’une volonté unanime qu’elle poursuive son activité au Malassis, à Bagnolet.

Dès lors, les modalités d’aménagement sont-elles à la hauteur de l’enjeu d’accompagner l’intégration de la bergerie dans une nouvelle opération urbaine? Une expérience aussi spécifique n’appelle-t-elle pas une méthode innovante, réellement inclusive et à l’écoute de besoin tout à fait inédits? L’intégration de la Bergerie devrait être en soit une occasion pour innover et renouveler les méthodes d’urbanisation. En prenez-ola mesure Mr le maire?… Quels sont les échanges entre les aménageurs et l’association Sors de terre qui gère la bergerie au quotidien? Comment les conditions nécessaires à son développement, sont-elles été traduites dans les plans, dans le phasage, dans tous les aspects opérationnels de cet aménagement?

Le Bic reconnait l’utilité publique du travail de la Bergerie au Malassis. Vecteur d’échanges, d’éducation, de cohésion sociale, cette expérience est aujourd’hui reconnue comme une initiative innovante dans le secteur de l’aménagement, comme en témoigne l’intérêt des bailleurs tel que Paris Habitat ou I3F, pour développer de mêmes initiatives ailleurs dans Paris et en 1ère couronne.

Ainsi, afin de limiter les impacts sur la Bergerie des Malassis, de garantir la pérennité de son action auprès des enfants et des habitants de Bagnolet, nous vous demandons, Mr le maire, de mettre en place un atelier spécifique de réflexion en lien avec Sors de Terre, les associations, les habitants, la maitrise d’œuvre et de maitrise d’ouvrage de ce projet urbain.

 La question du logement social.

En outre et pour finir, il est évoqué un pourcentage de 36% de logements sociaux. Nous partageons avec vous, la nécessité de produire du logement social ainsi que de ré-équilibrer la répartition entre les quartiers » Or, dans le quartier des Malassis, le taux de logement sociaux est d’ores et déjà surreprésenté. Ainsi, dans les faits, nous soulignons une incohérence avec votre discours. Pourriez-vous préciser ce point au regard de la stratégie de rééquilibrage, défendue en réunion publique?

Pour ces raisons, nous ne voterons donc pas ces délibérations et proposons de repousser le vote au dernier trimestre 2015, le temps peut-être, de coordonner et d’intégrer ces 3 enjeux essentiels pour la réussite de l’aménagement de l’ilot Blanqui.

 

Lettre ouverte de l’AREVAB

Quartier de la DHuys

L’Association pour le Renouveau et la Revalorisation de Bagnolet est une nouvelle structure regroupant plusieurs associations de Bagnolet sur le thème de la citoyenneté (voir en fin d’article son objet), et plus précisément sur les questions de densification. Son but est de peser dans le débat sur la modification du PLU. Elle a adressé récemment une lettre ouverte aux élus.

 

À Mesdames, Messieurs les élu(e)s de la ville de Bagnolet

 

Mesdames, Messieurs les élu(e)s,

 

Suite à la présentation publique du PNRQAD qui s’est déroulé le 7 mai dernier, et à l’appui du document qui a été mis en ligne sur le site de la ville de Bagnolet, nous souhaiterions obtenir quelques informations complémentaires afin d’apporter une visibilité plus fine du projet dans son ensemble.

Page 25,

intitulée « Le coût de l’opération », il est spécifié que le déficit – qui sera partagé à 50/50 entre la ville et la communauté d’agglomération – se monte à 8,4 millions d’euros, une fois les diverses subventions, aides et ventes charges foncières encaissées.

Ce montant correspond au déficit sur l’ensemble des interventions prévues. Nous souhaiterions prendre connaissance de la ventilation de ce montant par lot (Ferry / Robespierre / Etienne Marcel) et pour chaque immeuble isolé identifié.

Merci de nous indiquer également le montant prévu pour la participation à l’extension du groupe scolaire Jules Ferry (page 9) et si le nombre de classe pris en charge (2 à notre connaissance) impliquera des effectifs supplémentaires à l’existant connu à ce jour.

 
Sur la page 27
 « Le calendrier prévisionnel », il est indiqué que « le démarrage des opérations est prévu à la rentrée 2015, après la signature du traité de concession ». Compte tenu du fait que le PNRQAD fait l’objet d’une concertation en cours et que la prochaine réunion a été annoncée pour la rentrée de Septembre, pourriez-vous nous confirmer que cette signature de concession ne sera pas réalisée avant la fin de la concertation, tout au moins avant la prochaine réunion de concertation ? Cela afin de ne pas figer prématurément un accord alors que le processus de concertation n’est pas abouti.

Dans l’attente de vos réponses, nous vous prions d’agréer, Mesdames, Messieurs les élu(e)s, nos sincères salutations.

Les membres de l’Association pour le Renouveau et la Revalorisation de Bagnolet

Objet de l’association :promouvoir le renouveau de Bagnolet en menant toutes actions nécessaires pour améliorer la qualité et l’accès aux services publics locaux (éducation, culture, transports, voirie, sécurité et hygiène), garantir l’égalité de traitement des différents quartiers de Bagnolet en termes de qualité d’accès à ces services publics locaux, éviter toute atteinte à l’hygiène et à la sécurité publiques, et protéger et défendre le cadre de vie, l’environnement, l’urbanisme des habitants de Bagnolet ainsi que l’aménagement harmonieux et équilibré du territoire bagnoletais et son développement durable.

Lettre ouverte aux Coutures

Nous publions volontiers une lettre ouverte d’une nouvelle association de citoyens des Coutures sur les projets immobiliers, envoyés aux élus de Dynamique Citoyenne, Mohamed Hakem, El Miloud Kanfoudi, Mandana Saieidi, Merouan Hakem, Christiane Pesci.

PLAN QUARTIERcoutures_reperage

Lire la lettre ici

 »

Madame, Messieurs,

Aujourd’hui nous faisons appel à la liste Dynamique Citoyenne face au simulacre de concertation que la mairie met en place concernant les projets immobiliers et d’aménagements engagés et prévus sur le territoire des Coutures, et plus largement sur le PLU à l’échelle de la Ville.

Malgré nos alertes et interventions lors des réunions publiques et conseils de quartier, nous voyons bien que la majorité n’a aucune volonté de mettre en place une véritable concertation.

Les habitants sont impliqués, force de proposition et résolument favorables à l’évolution de notre quartier… mais pas dans les conditions et la manière dont les choses se déroulent depuis des mois sur les sujets urbanistiques. Nous avons le sentiment que les projets sont déjà « pliés » et que nos remarques et interventions sont balayées d’un revers de main. A l’heure où je vous parle les écoles sont surchargées et délabrées, les équipements publics et les espaces verts ne correspondent pas aux attentes légitimes de la population, nos associations se battent pour obtenir quelques créneaux.

L’étude sur la carte scolaire sera rendue au dernier trimestre de cette année 2015…

Et pourtant les projets immobiliers et les permis de construire pleuvent sans prendre en compte la réalité du contexte (plus de 500 logements attendus sur les projets privés). Le PLU actuel permet de déposer des projets qui défigurent littéralement notre quartier, notamment avec des hauteurs inadéquates et le mépris du tissu urbain.

Le sujet du PLU et du PNRQAD sont cruciaux pour pouvoir réguler et maîtriser ce phénomène. Ce sont les leviers aux mains de nos élu(e)s. Et pourtant c’est bien là que la concertation et la démocratie locale sont les plus défaillantes. Le PLU doit absolument garantir le respect architectural et humain de notre quartier.

Concernant le PLU, alors que le comité de pilotage est en cours de réflexion, la présentation qui a eu lieu Salle des Malassis a été très décevante et les propositions insuffisantes.

Concernant le PNRQAD aux Coutures, le déni de concertation est flagrant et manifeste. Et pourtant c’est bien 8 millions d’euros de déficit du projet que la ville et EST ENSEMBLE devront payer si le projet est validé sous sa forme actuelle.

La dernière réunion publique sur le PNRQAD a montré l’hostilité unanime de la population. En réalité, un seul lot – FERRY – justifie réellement l’intervention de la puissance publique. Les deux autres lots Robespierre et Etienne Marcel sont des gouffres financiers alors que ces derniers :

• ne requièrent aucun relogement (pas de famille occupant des lieux dégradés)

• offrent des parcelles en parfait état avec des activités existantes qui vont être acquis chèrement (???)

• certains propriétaires sont prêts à rénover leur patrimoine, pourquoi racheter ces parcelles ?

Force est de constater qu’une partie du PNRQAD ressemble fort à une opération immobilière qui sera « offerte » à un futur promoteur, et ce, aux frais du contribuable. Le rythme imposé n’a pas de sens. Pourquoi précipiter les choses et bafouer le temps d’échange, d’écoute et d’ajustements du projet ?

Nous demandons donc une véritable concertation sur le sujet, avec des documents et des chiffres précis, des ateliers de travail ? un comité de pilotage ?

La mobilisation et la contestation s’organise et la population se réunit ce soir à 19h30 au café La Liberté.

Nous connaissons votre engagement pour la mise en place d’une réelle concertation avec les habitants qui ont été sensibles à vos promesses électorales et nous sommes nombreux à vous avoir fait confiance lors des municipales.

Aussi, nous pensons qu’il serait urgent et important de vous rencontrer et d’engager le  dialogue.

Pourrions-nous convenir d’une rencontre prochainement ? Merci.

Les membres de l’Association pour le Renouveau et la Revalorisation de Bagnolet

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Lettre ouverte au maire d’une citoyenne

 Lettre ouverte signée d’une citoyenne, Rosalind Fay-Boehlinger au Maire, aux Adjoints au Maire et aux Conseillers Municipaux de Bagnolet suite à la réunion publique du 12 Mai 2015 consacrée à la « Modification du Plan local d’urbanisme ».

Nous complétons cette lettre avec une autre de Rosalind Fay-Boehlinger du dimanche 24 mai à la suite, en fin de texte….

Lire aussi ici

 

Point positif : Les interventions, les interrogations des Bagnoletais

Salle Pierre Curie le 12 mai, le public était nombreux. En général, les interventions, souvent par des architectes et/ou urbanistes bagnoletais se sentant concernés par un développement urbain qui leur paraît mal maitrisé, étaient d’une grande qualité. Cependant, nous sommes sortis de cette réunion avec la désagréable impression que les « projets » sont déjà bouclés, et que nos avis « comptent pour du beurre ». Nous restons inquiets concernant le devenir de notre ville, la qualité de l’environnement, l’harmonie du cadre de vie.

Le Passé, l’enjeu du présent, l’information

Je me suis apparemment mal exprimée lors de mon intervention où j’ai parlé du passé. Pour être claire : Il faudrait cesser d’évoquer le passé comme excuse à tout. La gestion Municipale d’Everbecq, Jamet et Cie, n’est pas une référence. Il ne suffit pas de faire mieux (moins pire) que l’ancienne équipe. Nous sommes conscients que les finances de la ville sont sinistrées, mais encore ! Les questions posées par rapport à l’activité immobilière sur la ville sont d’autant plus sensibles !

Les Réunions Publiques – ambiance !

A travers une campagne publicitaire visible dans toute la ville, la Municipalité se félicite de la vie démocratique à Bagnolet et de ses nombreuses réunions publiques. Encore faudrait-il qu’une ambiance sereine, propice au débat, y règne. Nous n’oublions pas les promesses électorales, notamment : « rendre la parole aux citoyens et rétablir une démocratie locale apaisée. » Réunir des Bagnoletais sans les écouter, les entendre, leur répondre, n’est qu’un semblant de démocratie.

 

Quant à l’introduction « technique » de cette réunion autour de la « Modification du Plan Local d’Urbanisme », un homme au premier rang (dont je n’ai malheureusement pas retenu le nom) a patienté, la main levée longtemps, pour demander la parole alors que le micro se baladait dans la salle de manière incontrôlée. Il a enfin pu parler. De manière posée et intelligente, il a regretté de n’avoir rien compris aux plans illisibles et à l’exposé « technique » qui devaient servir comme base de discussion de la soirée. Nous sommes nombreux à partager son point de vue.

 

Il ne s’agissait pas d’une réunion démocratique mais d’une lutte pour prendre possession du micro. L’employé municipal se déplaçant dans le public avec le micro n’est pas en cause. C’est à Monsieur le Maire de « gérer » une réunion et d’assurer la sérénité nécessaire permettant un vrai débat démocratique. (Il faudrait qu’un président de séance ne prenant pas part aux débats soit désigné. Il accorderait la parole aux participants de manière ordonnée : il écouterait, il regarderait la salle, il noterait les mains levées, il limiterait le nombre de prises de parole par intervenant, y compris le Maire !)

 

Que dire de la prestation du Responsable de l’Education populaire, de la Démocratie Locale, et des Conseils de Quartier, El Miloud Kanfoudi? En « réponse » à une intervention animée certes, (l’ambiance s’y prêtait !) mais légitime et intéressante de la part de Nathalie Carbunar, M. Kanfoudi lui a fait un véritable procès d’intention  sur un ton indigne d’un élu de la municipalité. Et encore, à la sortie de la réunion, j’ai voulu attirer son attention sur le fait qu’une personne ayant pu prendre la parole après une longue attente, n’a finalement pas eu de réponse ni de réaction du Maire à ses questions pertinentes concernant les projets de densification et des problèmes de parking anarchique et dangereux Avenue Gambetta. M. Kanfoudi m’a engueulée (seul mot qui convient) en me lançant, « De quoi vous vous plaignez ? Vous avez pu prendre la parole, non ? » Comme si ces réunions étaient des jeux où le but était de gagner le micro ! Je me pose de sérieuses questions sur la justesse des délégations au sein du Conseil Municipal. (Et je regrette de plus en plus d’avoir soutenu la liste Dynamique Citoyenne.)

 

Nos élus ne se rendent pas compte que le public partage les préoccupations exprimées par d’autres intervenants, même si les questions posées semblent « agacer » certains élus. Un exemple flagrant, dès que Pierre Mathon, bête noire de la majorité municipale, prend la parole, le Maire et ses collègues ne l’écoutent pas et se mettent à ricaner, alors que, toute proportion gardée, les propos de M. Mathon nous intéressent souvent. Les élus devraient être conscients de leur fonction et s’abstenir de montrer leurs petites guéguerres personnelles.)

 

Le comportement du « Premier Magistrat de la Ville » peut mieux faire !

Lors de la réunion du 12 mai, le Maire n’avait pas l’air spécialement dérangé par la médiocrité de l’ambiance qui empirait au fur à mesure que la soirée avançait.

Il a lui-même manqué de sang froid et de maîtrise de soi. Visiblement «énervé » par certaines questions, il a largement monopolisé le micro en s’engageant dans des monologues agressifs qui ne faisaient absolument pas faire avancer le débat. Puis plusieurs questions ont été tout simplement ignorées selon la volonté ou l’absence d’attention du Maire.

 Modification vs. Révision – Promesses Electorales Oubliées ?

D’emblée plusieurs intervenants ont clairement démontré qu’il eut fallu plutôt une révision du Plan Local d’Urbanisme, qu’une modification. Selon le Maire, une « modification » était préférable à une « révision », car elle nous permettait d’aller « plus vite ». Pourquoi bon sang?!  Pourtant l’une des quatre « urgences » dans le programme de la liste « Rassemblement citoyen pour Bagnolet » prévoyait clairement de « Rétablir la qualité de vie des Bagnoletais : révision du plan local d’urbanisme en limitant les hauteurs et la densification, relance de la rénovation urbaine des quartiers de la Noue et des Malassis … » Ne faut il pas prendre le temps de préserver et améliorer ce qui peut l’être comme qualité de vie ?!

 

Logements sociaux

Les « logements sociaux » revenaient régulièrement dans les interventions confuses du Maire comme si le simple fait de prononcer « logement social » X fois allait résoudre le problème. « Du temps d’Everbecq il était question de construire 6000 logements. Nous n’en construirons que 3000 » dixit Monsieur le Maire. Puis on a eu droit à un discours larmoyant et moralisateur du Président de L’OPH. Il ne suffit pas d’évoquer des mal logés pour tout excuser, y compris l’absence d’une réflexion globale et à long terme sur la ville. En gros, nous avons retenu que la Municipalité accorde le permis aux promoteurs en échange d’un pourcentage de logements sociaux par construction, sans évoquer des critères de qualité, de mètres carrés, d’espace vert, la distance entre les immeubles, les services, les équipements. De nombreux intervenants essayaient de faire préciser quelles étaient les limites de la densification dont chacun est témoin.

 

Les Permis de Construire – pas clair !

Tout le monde, inquiet de la densification de la construction à Bagnolet, posait le problème des projets privés. Pour faire court : on avait nettement l’impression que lorsque ça l’arrangeait, le Maire affirmait que nous ne pouvions rien contre les projets privés où le permis de construire a été accordé. Et à d’autres moments, il évoquait fièrement les permis qu’il a annulés. Nous demandons des comptes, notamment des informations précises par rapport à l’état actuel des permis de construire et la possibilité éventuelle de les annuler.

 

Nous comprenons que l’annulation d’un permis a un coût pour la ville. Autant nous informer, faire preuve de transparence, que nous puissions juger en connaissance de cause. Quid des permis accordés depuis un an et en cours ?

 

Les préoccupations largement justifiées de la population

Pourquoi est-il si difficile de poser le problème d’un projet d’ensemble du développement urbain ? Des intervenants telles que Claire Laurence, Bénédicte (de l’Association Les Voisins du Centre Ville de Bagnolet), et plusieurs hommes (dont je n’ai pas su les noms) exprimaient des idées pertinentes s’appuyant souvent sur une expertise.

 

Claire Laurence a fait une excellente intervention qui résumait les aspirations de la majorité des participants. Elle a imploré la Municipalité de veiller à l’élaboration d’un projet tenant compte de la qualité de l’environnement, des équipements sociaux et publics, de la qualité de la construction souhaitable. « QUEL OBJECTIF DE POPULATION ? », a t-elle demandé. En attendant d’avoir mené cette réflexion et d’avoir porté des réponses précises à des questions aussi cruciales, ne faudrait-il pas stopper net la délivrance de tout nouveau permis aux promoteurs et  suspendre les constructions pour avoir le temps de repenser les quartiers et la ville dans son ensemble afin d’élaborer de vrais projets d’avenir?

 

Sincèrement,

Rosalind Fay

 

 

P.S. la magnifique Bergerie ?! Est-elle toujours menacée par des projets initiés sous le régime Everbecq où est-ce que l’équipe actuelle s’est engagée à la protéger à long terme ?

 

 

Lettre du 24 mai  = Nouvelle lettre ouverte au Maire, aux Adjoints au Maire et aux Conseillers Municipaux de Bagnolet suite à la réunion du Conseil de Quartier Centre du 20 mai

 

Suite à ma dernière lettre ouverte, j’ai reçu de nombreux courriers positifs et solidaires : « Merci pour cette lettre qui illustre parfaitement les ambiguïtés de la politique municipale : oui, il y a des formes de concertation, mais pas de réels échanges d’opinions.  C’est comme si les décisions étaient prises en petit comité et que le débat public consistait à permettre aux gens de s’exprimer, mais sans réel effet ni débat de fond. Ca semble de la démocratie directe, mais ce n’est que de la poudre aux yeux. » Et encore : « Très bien ta lettre elle fait un inventaire des questions posées qui n’ont pas méritées de réponses de cette nouvelle municipalité, d’où une nouvelle question : à quoi servent ces réunions? » Et bien d’autres encore…

La réunion du Conseil du Quartier du Centre du 20 mai

Grâce au Secrétaire de Séance, Monsieur Pascal Le Corre, la réunion s’est déroulée dans le calme, de manière constructive, jusqu’à un certain point. Maryse Viviand a donné un compte-rendu de sa visite de la ville à pied en signalant les principales nuisances : dépôts d’ordures sauvages, tags, stationnement anarchique, poubelles gênantes sur les trottoirs, de très nombreuses paraboles satellites sur les balcons, et d’autres questions encore qui seront sans doute reprises dans le Compte Rendu Officiel. Le public a noté avec satisfaction la création d’une Police de l’Environnement, malheureusement nécessaire devant le manque de civisme des personnes responsables des dépôts d’ordures sauvages. On a parlé du ramassage des encombrants, le nettoyage des tags. Bref on a discuté normalement de l’entretien de nos quartiers du Centre.

La Question qui fâche et le Maire récidive

Tout allait bien, jusqu’à ce que Bénédicte Bastin, responsable de l’Association « Rochette Voisin » prenne la parole pour poser la question qui fâche et qui est pour l’ensemble des habitants du quartier Centre, LA question de la soirée, tout le reste étant important mais relevant de l’intendance.

Inutile de reprendre ici le travail sérieux que Bénédicte Bastin a fait pour informer les habitants et interpeller les pouvoirs publics. Sa lettre et ses plans lisibles, nous permettent de bien comprendre les enjeux et les projets immobiliers qui menacent l’équilibre, l’harmonie, et la qualité de vie de notre quartier.

Dès que Bénédicte a commencé à poser sa question écrite, le Maire, le micro en main, lui a coupé la parole 7 fois en martelant, « Madame, Madame, Madame ! » Bénédicte n’est pas parvenue à terminer son intervention. Cette interpellation « madame, madame, madame » ne permettait pas l’exposé de la question, et n’apportait aucune réponse cohérente permettant discussion et débat.

Devant la réaction du Maire, elle a simplement et poliment demandé, « Oui mais est-ce que vous pouvez nous dire l’état actuel de ce projet, qu’en est il ? » Pas de réponse. Le Maire reprenait la même tactique utilisée lors de la réunion du 12 mai : Alors que tout le monde entend parler dans ses grandes lignes du projet « Belin » ou « Rochette », le Maire se contente de répéter qu’il n’en sait rien : « On ne peut pas consulter le Projet Belin tant que le permis n’a pas été déposé. » Toute son « argumentation » est construite autour de la question du permis.

Pourtant, tout le monde sait que ce projet existe. Des questions importantes méritent réponse : « Quels Types de logements ? Quels Equipements publics ? Quelle hauteur pour les bâtiments. » Si le Maire n’en sait rien, comme il n’a cessé de le répéter, à quoi bon consulter les habitants ! N’est-ce pas tout simplement de pouvoir dire qu’il y a eu « concertation publique » et en avant toutes. Si le projet n’avançait pas, comment aurait-t-on pu parler du transfert de l’activité économique (« l’entreprise est très contente de son transfert ») et pourquoi évoquerait-on l’école de six classes — par ailleurs, projet absurde 1. Le nombre des classes est arbitraire et inadéquat et 2. Quel cauchemar d’essayer de construire une école neuve dans de l’ancienne ! Mais bon, c’est un autre problème.

On multiplie le nombre des réunions publiques – à un rythme accéléré ! Pourquoi tant de précipitation?

Au mois de mai, les réunions susceptibles d’intéresser un habitant du Centre Ville:

12 mai – Modification du PLU

20 mai – Conseil de Quartier « Centre » (Rythme pareil pour les autres quartiers –réunions (Coutures, Malassis….)

21 mai – Site de la SERAP – ça m’intéressait mais je ne pouvais pas y assister (j’ai une VIE !)

et encore :

26 mai : Projets Urbains Les Loriettes/Gambetta – 3 Scénarios.

 A quoi servent ces réunions ? Un semblant de démocratie.

Comme nous le constatons tous, ces nombreuses réunions menées tambour battant permettent au Maire d’affirmer qu’il y a eu une concertation avec la population.

Pourtant, on ne nous répond pas ou mal. On est agressif et méprisant avec les habitants. A ce propos, lorsque Bénédicte a essayé en vain de mener jusqu’au bout son intervention, le Maire a ironisé en m’indiquant, « la copine derrière va encore s’énerver ». C’est inadmissible que le Maire de Bagnolet s’adresse de manière aussi grossière et méprisante aux citoyens

Suite à la gestion municipale précédente, quid de l’élaboration d’une étude et projet globaux tant revendiqués par les intervenants aux réunions ? Les explications du Maire et ses thèmes récurrents (projets privés, logements sociaux, bref, les mêmes refrains) ne sont pas convaincants. Personne n’est dupe !

Paradoxalement, un avantage certain de toutes ces réunions publiques est que les participants, se retrouvent à la sortie, partagent leurs avis, s’informent, et s’organisent. Le Maire et les élus du Conseil Municipal devraient se réjouir face au foisonnement d’associations de citoyens, pleins de bonne volonté qui s’investissent naturellement dans leurs quartiers (Coutures, Centre, Dhuys). Il ne s’agit pas de quelques individus isolés comme disent certains élus de la Majorité. Gilles Wallis avec le Conseil de la Dhuys fait un travail remarquable. Bénédicte Bastin est à l’origine de l’Association Rochette Voisins. Elle mérite un minimum de respect. Et nous avons des échos intéressants du Conseil des Coutures.

Affaire(s) à suivre

PLU : Important, Réunion mardi 12 mai – 19h

12-05- PLU



Mardi 12 Mai à 19 h se tient la réunion sur la modification du Plan Local d’Urbanisme qui prévoit l’aménagement du territoire, les hauteurs des constructions…

Au menu, types de logements, équipements publics et hauteur des bâtiments.

Une forte mobilisation est nécessaire afin de peser sur ce processus de révision qui ne doit pas donner la possibilité aux promoteurs de déposer des permis de construire sans autre considération que leurs bénéfices..

Pantin, Montreuil, St Ouen, toutes ces villes en périphérie de Paris et qui sont à l’instar de Bagnolet, des « proies immobilières » ont gelé l’obtention des permis de construire dans l’attente de la révision de leur PLU. Pourquoi Bagnolet ne peut, ne veut, en faire autant ? Les arguments avancés par la majorité municipale sont infondés : les possibilités juridiques existent pour suspendre les permis de construire, une révision attentive et approfondie peut se faire à Bagnolet autant que dans les autres villes de la future métropole.

Mais la véritable question de fond serait plutôt de comprendre quelle est la politique urbaine de la majorité ?

La ville, sur son site, nous  propose de « mettre un terme aux projets urbains lancé sans concertation et sans vision d’ensemble, marqué par une densité excessive »…

Malheureusement, les multiples projets et permis accordés depuis l’entrée en fonction de la nouvelle équipe ne respectent en rien à cette belle déclaration.

Aussi, venez nombreux Salle Pierre et Marie Curie  le 12 mai à 19H!!!

 

 

Bagnolet Patrimoine / prise de parole au conseil municipal du 8 avril

Au récent conseil municipal du 8 avril, Bagnolet Patrimoine a fait la déclaration suivante :

M. le Maire,

L’association Bagnolet Patrimoine souhaite porter à votre connaissance une méthode de financement des équipements publics, créée par l’article 43 de la loi du 25 mars 2009: le Projet Urbain Partenarial (j’ajoute qu’il n’a rien à voir avec le Partenariat Public Privé).

Voici quelques extraits de la Circulaire du 18 juin 2013 relative à la réforme de la fiscalité de l’aménagement :

« Ce nouveau dispositif est un outil financier qui permet, en dehors d’une ZAC, l’apport de participations à des équipements publics rendus nécessaires par une opération de construction ou d’aménagement. Le Projet Urbain Partenarial repose sur une initiative privée pour réaliser une opération privée, qui peut cependant avoir un enjeu et un intérêt communal. (…)

Pour la collectivité, l’intérêt principal est de percevoir une somme supérieure à celle qui résulterait de la seule Taxe d’Aménagement (…)

La proposition de convention et les négociations se font presque toujours en amont du dépôt de la demande d’autorisation de construire. Mais rien n’empêche que le Projet Urbain Partenarial soit négocié après le dépôt de la demande d’autorisation, lors de l’instruction. »

Une fois connu ce dispositif, il est clair qu’au vu du nombre d’opérations immobilières engagées à Bagnolet, à partir d’aujourd’hui plus aucune école, crèche ou autres types d’équipements publics ne sauraient être financés par la collectivité puisqu’il existe cette procédure adaptée pour aller chercher l’argent là où il est : chez les promoteurs privés qui s’enrichissent aujourd’hui sur le dos des Bagnoletais.

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J’en veux pour preuve l’opération du centre-ville sur les anciennes usines Belin : ne pourrait-elle pas faire l’objet d’un Projet Urbain Partenarial sachant qu’aujourd’hui le financement de l’école (6 classes) est entièrement porté par la ville ?

Par ailleurs, si on peut se féliciter de voir la taxe d’aménagement augmentée, votre politique urbaine ne peut en rester là. Une ville aussi attractive que Bagnolet vous donne les moyens de rééquilibrer le rapport de force avec la promotion immobilière privée, et de faire de Bagnolet autre chose qu’une cité dortoir.

Mais cette posture est provisoire. La ville se construit : c’est donc aujourd’hui, plus que jamais, que nous avons les moyens d’imposer les qualités urbaines et architecturales et de défendre les intérêts communs.

C’est aujourd’hui qu’il est possible d’élaborer une charte qualité pour que les constructions constituent le patrimoine bâti de demain. Qu’il est possible de faire une charte promoteur pour limiter les prix du foncier et faciliter l’accession à la propriété des bagnoletais. Qu’il est possible de modifier le PLU pour que la densification en cours soit en accord avec les différent tissus urbains qui composent notre ville. Enfin, qu’il est possible de lancer des études urbaines en amont des opérations immobilières comme cela devrait être le cas pour le pôle Gallieni et le projet de la Serap.

L’association Bagnolet Patrimoine se tient à votre disposition pour soutenir dans ce sens vos démarches et améliorer le cadre de vie des habitants, comme vous le proposiez dans vos documents de campagne, il y a un an.