Archives du mot-clé Coutures

PLU : les Coutures s’expriment

« Nous, collectif des habitants du quartier des Coutures, souhaitons vous communiquer nos remarques et avis concernant la modification du PLU actuellement menée par la municipalité et qui fait l’objet de la présente enquête publique. » Ainsi commence les remarques des habitants des Coutures…

 

« A l’attention de monsieur le Commissaire enquêteur,

Monsieur,

Nous, collectif des habitants du quartier des Coutures, souhaitons vous communiquer nos remarques et avis concernant la modification du PLU actuellement menée par la municipalité et qui fait l’objet de la présente enquête publique.

PRÉAMBULE

Révision du PLU, la promesse électorale bafouée. Modifications du PLU, une vision réduite et sans projet pour la ville.

Durant la dernière campagne des municipales, Monsieur Tony di Martino et Monsieur Mohamed Hakem, tout deux têtes de liste et réunis entre les deux tours, ont exprimé clairement leur position quant à la révision du PLU de Bagnolet :

Tract distribué entre les deux tours par « Le rassemblement citoyen pour Bagnolet » : « Rétablir la qualité de vie des Bagnoletais : révision du plan local d’urbanisme en limitant les hauteurs et la densification ».

Cette révision a été un thème majeur et fédérateur qui a rassemblé de nombreux citoyens, dont élus et collaborateurs actuels de la majorité. De nombreux témoignages écrits et filmés sont d’ailleurs disponibles sur internet.

Aujourd’hui, malheureusement force est de constater que cette promesse de révision faite à la population s’est transformée en une modification du PLU. Nous déplorons le choix d’une option qui ne permette pas une véritable réflexion urbaine et de « cadre de vie » globale de notre ville. Se priver de cette approche globale est non seulement une erreur mais peut, même, être un dangereux écueil pour l’avenir de notre territoire. Une révision aurait apporté à notre ville un véritable projet cohérent et pertinent qui aurait pris en compte l’ensemble des paramètres qui font vivre une ville : équipements publiques, transports, cadre de vie, espace verts, commerces à échelle humaine, voirie, stationnement… La liste est longue et nous passons donc allègrement à côté de tout cela… pour… se contenter d’une révision du PLU, c’est à dire des interventions ponctuelles, sans lien les unes avec les autres, sans vision globale.

A l’heure où le territoire de Bagnolet va subir probablement les plus grands bouleversements urbanistiques depuis 30 ans : PRU, ANRU, PNRQAD, GRAND PARIS, et clairement une horde de promoteurs à l’affût… il est vraiment regrettable que la voix des citoyens n’ai pas été entendue.

Nous le déplorons.

A propos du Quartier des Coutures

Le quartier des Coutures est un territoire au Sud de Bagnolet qui a la particularité d’être accolé à deux grandes villes : Paris et Montreuil, situé entre deux portes du périphérique : Porte de Montreuil et Porte de Bagnolet (soit l’échangeur A3). C’est un quartier dynamique, mixte socialement et culturellement, et doté d’une forte identité. Malheureusement il est évident, que ce territoire a été laissé à l’abandon total par les pouvoirs publics et les municipalités qui se sont succédés.

Concernant sa structure urbaine, les Coutures sont essentiellement constitués de grandes bandes traversantes, héritage d’un passé agricole et ouvrier. Au fil des années, le paysage urbain s’est modifié : petits pavillons avec espace jardin, impasses ponctuées de bâtisses semi-industrielles, petits immeubles de 3 étages en général, anciennes usines réhabilitées en habitat par des familles…

Cette réalité a d’ailleurs été parfaitement comprise, il y a quelques années, lors de la construction des HLM rue Victor Hugo, puisque ces derniers sont un mixte d’immeubles de R+2 et de petites maisons de ville au cœur d’une allée arborée intérieure. Ce projet avait, à l’époque, parfaitement compris le sens et les enjeux urbains du quartier…

A côté de cette réalité, existe également de grandes parcelles situées à proximité du boulevard périphérique (par exemple rue Édouard Vaillant) qui offre des bâtiments de grandes hauteurs constituées de structures professionnelles (CNAM), habitats privées et habitats sociaux (dont l’immeuble du 50 Edouard Vaillant, qui, par manque d’entretien, se retrouve dans un état déplorable et doit faire l’objet d’une rénovation).

Aujourd’hui, compte tenu de la tension immobilière et de l’arrivée du Grand Paris qui prendra la main sur le développement de nos villes, il est plus que jamais nécessaire de poser des règles, de prévoir des espaces qui garantissent la préservation, voire l’amélioration, du bien commun et du « vivre ensemble ».

DENSIFICATION

Les hauteurs :

Conscient que la totalité des habitants des Coutures, très présents lors des réunions de quartier, étaient inflexibles sur les hauteurs excessives du précédent PLU, la majorité a fini par concéder la baisse d’un étage sur une partie du Quartier (passant de 16m/19m à 13m/16m). C’est un pas certes, mais il n’est pas suffisant pour réguler la densification, sachant que les 13m ne s’appliquent qu’en façade rue et pas sur la longueur. Or vous l’aurez compris, Monsieur le Commissaire, la structure en longueur spécifique aux Coutures fait que sur la partie « interne » des bâtiments nous serons confrontés à des hauteurs de 16m qui viendront plonger sur toutes les constructions avoisinantes R+1 / R+2. Nous avons déjà quelques cas très concrets et calamiteux : passage Victor Hugo et Immeuble Green rue Paul Bert

>> NOTRE DEMANDE : que le retrait à 13m soit effectif et obligatoire également sur les longueurs des parcelles afin de préserver l’unité, la cohérence et le cadre de vie des habitants.

Les projets immobiliers en cours et à venir, une maitrise est nécessaire :

Nous souhaitions prendre connaissance de l’étude scolaire présentée par la ville le 7 octobre (soit à il y a peine une semaine !) afin de nous appuyer sur des chiffres concrets. A la lecture de l’analyse réalisée par les cabinets indépendants FORS et OPERIS, il apparaît évident que la maitrise (voire l’arrêt quasi total) de la densification sera et est déjà un enjeux crucial pour notre quartier et la ville entière. Les chiffres qui ont été pris en compte et délivrés par les services de la mairie concernent uniquement les projets déjà identifiés et enregistrés. Les chiffres « après 2020 » sont des estimations très minorées.

Que nous dit cette étude, sur le territoire de Bagnolet :

  • La démographie de Bagnolet ne s’affaissera pas, la natalité étant constante, voir en hausse.
  • Le nombre de logements identifiés et livrés à ce jour est la suivante :
  • 2017 : 369
  • 2018 : 770
  • 2019 : 622
  • 2020 : 870

soit une progression spectaculaire.
Pourtant à partir de 2021, il est annoncé une estimation de 130 logements livrés sur la ville par an (et ce jusqu’en 2025).
Soit une chute spectaculaire.

Cela n’est pas crédible et surtout pas crédible aux Coutures !

Cette estimation ridiculement petite nous interpelle particulièrement à l’heure ou il est urgent d’investir dans des équipements publics (écoles, gymnases, espaces verts…). Il est évident que cette étude sera d’ores et déjà « dépassée » à peine entérinée. Nous connaissons déjà une liste d’au moins 4 grandes parcelles en cours de vente, de négociations ou avec des projets constitués d’habitations qui verront le jour APRES cette étude et qui n’ont pas été comptabilisées.

Depuis des mois on explique aux habitants des Coutures qu’une municipalité ne peut intervenir sur les projets privés, à partir du moment où le projet respecte le PLU.

Nous avons quelques difficultés a comprendre comment on peut annoncer un chiffre qui traduit une maitrise très forte de l’immobilier (et cela a été annoncé et « promis » par le maire lors de la réunion de restitution de l étude démographique) et la réalité légale et juridique qui ne pourra manifestement pas juguler les projets des promoteurs.

A ce jour nous sommes nombreux à recevoir régulièrement les avances de promoteurs et les Coutures absorbe la plus forte progression en terme de nouveaux arrivants.

En conclusion, il nous apparaît urgent de rétablir des chiffres estimatifs crédibles, de les augmenter sensiblement pour pouvoir anticiper et donc, prévoir les futurs espaces pour accueillir convenablement la population (en surtout les enfants).

 

EQUIPEMENTS PUBLICS

Depuis des années les parents des Coutures luttent pour obtenir de meilleures conditions de scolarisation dans le groupe JULES FERRY. La municipalité, sensibilisée, a effectué un certain nombre de travaux cet été afin d’améliorer le quotidien des enfants.

La récupération des locaux rue Nickles pour l’extension doivent être destinés à offrir plus d’espaces communs et de créer les espaces manquants pour l’effectif ACTUEL ET EXISTANT du groupe scolaire.

Avec l’annonce de 6 classes supplémentaires en 2020 pour Jules Ferry via l’étude démographique, il est donc désormais nécessaire d’envisager la création et la construction d’une nouvelle école (maternelle ou primaire, à étudier). Nous comprenons que 3 classes supplémentaires sont déjà prévues dans le cadre de l’extension, si en plus on y rajoute le sous effectif des livraisons de logements à compter de 2021, nous risquons fortement d’être au bord d’une implosion annoncée.

 

ESPACES VERTS

Les Coutures souffre particulièrement d’un manque d’espaces verts destinés aux enfants et aux familles. A ce jour, le square Varlin va faire l’objet d’une réhabilitation. Le jardin « Politzer » également. Du côté du PNRQAD, l’association « Autour du chêne » sera réintégrée rue Etienne Marcel et un square de 300 mètres carrés est prévu dans le lot Robespierre (PNRQAD).

Malheureusement, malgré ces quelques petites parcelles de verdure, cela n’est pas suffisant. Nos enfants respirent, chaque jour, les retombées nocives du périphérique. Il est nécessaire de faire preuve d’une volonté sans faille pour améliorer, agrandir et offrir plus d’espaces verts à l’ensemble de la population.

 

STATIONNEMENT

Il suffit de passer quelques heures au cœur de notre quartier pour se rendre compte de la situation intenable en terme de stationnements. Les nouvelles constructions qui ne sont que très peu contraintes de réaliser des parkings (ratio 0,8) accentuent de manière récurrente cet écueil. Nous avons comptabilisé plus de 500 voitures supplémentaires liées aux nouvelles construction. C’est énorme !

Cette situation est encore aggravée lorsque l’on voir la petitesse d’un grand nombre de trottoirs. Posez-y une poubelle, puis une voiture mal garée (faute de place) et vous trouverez des dizaines d’écoliers obligés de marcher au milieu des routes, à la merci des conducteurs peu respectueux des limitations de vitesse « douces ». Le meilleur exemple étant tout de même la rue Victor Hugo et Rue Paul Bert (entrée de l’école maternelle).

 

NOS DEMANDES :

PRÉVOIR LES RESERVES NECESSAIRES POUR LES ÉQUIPEMENTS PUBLICS, NOTAMMENT UNE NOUVELLE ÉCOLE, UN OU DES ESPACES VERTS. RÉ-INSTITUER L’OBLIGATION D’UN LOGEMENT / UN PARKING.

En vous remerciant pour l’attention que vous porterez à nos propositions, veuillez agréer, Monsieur le Commissaire, nos sincères salutations.

Le collectif des habitants des Coutures

Sorins : un appel à solidarité

Voici un nouvel appel à votre solidarité afin d’améliorer l’habitat des 173 anciens voisins d’origine  ouest-africaine expulsés il y a 3 ans de la rue des Sorins.

photo

 

Merci à ceux qui ont participé au premier appel à financement pour le réaménagement de leur cuisine qui est en cours. Cette fois il s’agit d’aménager les sanitaires toujours par un financement participatif figurant sur la plate-forme numérique “Les petites pierres” . 

 

Depuis trois ans, le Collectif des Sorins, groupe de 173 hommes 
d’origine ouest-africaine, vit dans une ancienne serrurerie à Montreuil. Dans le cadre d’un projet de mise en sécurité du bâtiment, ils cherchent à financer l’aménagement des sanitaires – avec votre aide !
http://www.lespetitespierres.org/faire-un-don/les-sorins-de-montreuil-font-appel-a-votre-generosite-pour-renover-les-sanitaires

 

Pour plus d’informations et pour faire un don : copier et chercher cette adresse sur internet, cliquez et inscrivez-vous.

Faites circuler le message sur vos réseaux.

Le Collectif des Sorins

photo 2

TEXTE POUR DIFFUSION CROWD-FUNDING

Le Collectif des Sorins lutte depuis trois ans pour préserver des  valeurs d’accueil et de solidarité face au manque d’un logement digne  et de titres de séjour pour la plupart des 173 migrants qui en font  partie. Originaires de l’Afrique de l’Ouest, ces hommes sont installés  depuis décembre 2011 dans une ancienne serrurerie industrielle au 41-45  rue des Papillons, dans la ville de Montreuil. Soutenue par la Mairie  et les Montreuillois, l’association des habitants fait un véritable  travail de gestion coopérative du foyer.
Un projet de réhabilitation de l’ancienne usine pour répondre à  l’urgence -constituée par les équipements électriques vétustes qui  augmentent les risques d’incendie, et par le manque de chauffage et  isolation- est en cours avec les Architectes de l’Urgence. La Ville et  l’Office pour l’Habitat, propriétaire des locaux, accordent au projet  un soutien financier conséquent qui toutefois, au vu de l’état du  bâtiment, ne permettra pas de couvrir l’ensemble des coûts des travaux.
C’est ainsi qu’on a décidé de lancer un financement participatif sur  internet en collaboration avec la plate-forme “Les petites pierres”  pour récolter les 15.000 € nécessaires pour terminer les travaux et  rénover les sanitaires.

Dès leur arrivée, les Sorins ont remis en fonction les toilettes et les  douches, des chauffe-eau ont été également installés. Elles ont > cependant été aménagées avec des matériaux de récupération et à cause  de l’usage intensif qui en est fait,  elles ne sont clairement plus  dans un état satisfaisant, tant du point de vue de l’hygiène que du  respect de l’intimité. Il est donc indispensable d’améliorer cette  installation.
On fait appel à votre générosité pour réaliser les travaux de  réparation nécessaires à la salubrité des lieux (pose de carrelage  entre autres). Il s’agit également d’installer des équipements adaptés  aux besoins de cette vie en collectivité et qui préservent l’intimité  de chacun (cloisons en dur des cabines, portes pour les toilettes).

Vous trouverez beaucoup d’informations concernant notre situation, le  projet et les modalités de dons sur le site des « Petites pierres » à > l’adresse suivante :
 http://www.lespetitespierres.org/faire-un-don/les-sorins-de-montreuil-font-appel-a-votre-generosite-pour-renover-les-sanitaire

Le Collectif des Sorins

 

PNRQAD aux Coutures : pourquoi le BIC vote contre

home couture

En échos aux inquiétudes des habitants, Sandrine Soppo-Priso, lors du conseil municipal du 25 juin, a expliqué les cinq raisons pour lesquelles le BIC ne pouvait  pas voter en faveur des délibérations sur le PNRQAD. Et demandait d’en repousser le vote au 4ème trimestre 2015 (comme une élue de la majorité d’ailleurs…), en s’appuyant sur les multiples associations locales qui souhaitent travailler et échanger avec la municipalité sur ce sujet.

 

1 – Dans la mesure où ce plan peut à nouveau connaître des modifications, qu’elle est la véritable urgence de sa signature ? Une signature en octobre après des échanges complémentaires avec la population et association est-il de nature à compromettre la mise en œuvre du PNRQAD ?

2– De plus à la lecture du protocole modifié, celui-ci indique que le fait que toute modification ultérieure du PNRQAD par la Ville se traduisant pas une augmentation du déficit de l’opération sera supporté par la partie à l’origine du déficit c’est à dire la Ville, figeant ainsi la part de financement d’Est Ensemble mais pas celui de la Ville qui peut encore augmenter. Un report du vote ne permettrait-il pas d’avoir un chiffrage permettant de sécuriser le coût pour la ville et d’assurer leur partage égalitaire des coûts avec Est ensemble ?

(article 6 dernier paragraphe: « Si, toutefois en cours d’opération, un des cocontractants souhaite faire évoluer le programme dans un sens qui conduit à une augmentation notable du déficit d’opération, il est convenu que la partie à l’origine de cette modification de programme prend à sa charge l’intégralité de l’augmentation du déficit qui en résulte« ) 

3 – Ensuite, un report semble nécessaire car il y a un désaccord sur les parcelles identifiés pour le transfert de compétence notamment sur celles de

– l’ilot Etienne Marcel

et de

– l’ilot Robespierre

Certains bâtiments identifiés ne seraient pas en Etat d’insalubrité. Les habitants s’interrogent.

IMG_1918_335

3- De plus 2 ilôts sur les 3 concentrent des locaux commerciaux qui vont être rachetés à un prix élevé par la Soreqa sur le compte entre autre de la Ville. Pourquoi inclure Colorine localisé au 198 rue Etienne Marcelle, qui occupe et utilise toujours les bâtiments situé sur une parcelle qui a été mise dans le champ du dispositif ?

L’objectif est à nouveau de remplacer par du logement, mais alors que fait-on de la nécessité de maintenir de l’activité et le tissu économique à Bagnolet? Que fait-on de l’objectif de revitalisation du tissu commercial ?

Un PNRQAD détourné de ses objectifs?

4- Le nombre de classe devant être crée se trouve réduit à 2 classes au lieu des 4 initialement prévus. Est ce que cela répond à l’objectif posé du développement d’équipements publics répondant aux besoins de la population. La pression démographique dans les écoles aux Coutures est déjà importante, la création de 2 classes permettra-t-elle de pallier aux besoins du quartier?

 

C’est donc un PNRQAD qui nous semble être détourné de ses objectifs initiaux puisqu’au-delà de la réhabilitation de logements vétustes il va surtout permettre d’élever de nouvelles constructions dans le quartier des coutures. En l’état ce projet répond à la politique de densification des coutures et non à la revalorisation du quartier comme cela devrait-être le cas, comme à Saint-Denis, comme à Villeneuve st George, …, où la soreqa a su répondre aux objectifs de revitalisation des centres historiques.

 5- Enfin au-delà des chiffres macro, les habitants souhaitent connaître avec plus de précision les incidences financières pour chaque îlot. Il s’agit comme vous le savez d’un paramètre de décision incontournable.

 

Pour ces raisons, nous vous demandons d’en repousser le vote au 4ème trimestre 2015 et de vous reposer sur notamment sur les multiples associations locales qui souhaitent travailler et échanger avec vous sur ce sujet.

 

Une nouvelle lettre de la citoyenne Rosalind Fay

Rosalind Fay est à nouveau intervenu, à sa demande et en tant que citoyenne, sur deux points lors du Conseil municipal du 28 mai 2015 (il s’agit du PLU et de la Commission sur la dette). Voici le texte de son intervention. Puis le commentaire qu’elle en a fait après le conseil municipal avec l’envoi de son intervention.

IMG_1910_326

Monsieur le Maire, j’interviendrai tout d’abord sur le point n° 15 de l’ordre du jour. A savoir, la mise en place d’une « commission extramunicipale sur la dette et ses perspectives d’évolution ».

Nous avons fait acte de candidature pour siéger à cette commission extramunicipale mais l’objet de cette commission qui n’est que de « suivre l’évolution de la dette», et sa composition de seulement 3 représentants d’association avec 9 élus dont 6 de la majorité municipale ne répond pas du tout à nos attentes.

Vous le savez bien. Depuis 2012, Citoyenneté en Actes réclame un audit CITOYEN de la dette.

A notre demande le Conseil Municipal d’octobre 2012 avait, presque unanimement, majorité et opposition comprises, voté une motion relative à la renégociation de la dette qui reprenait l’essentiel de notre proposition de délibération.

Il y avait l’engagement d’un moratoire sur le remboursement des emprunts toxiques, l’exigence de renégocier les prêts « toxiques » en prêts classiques, sans surcoût, sans soulte, sans indemnité compensatrice de « perte » d’intérêts spéculatifs pour les banques.

Le Conseil Municipal avait adopté, je cite : le label « Collectivité pour un audit citoyen » pour lancer un vaste débat public sur la question.

Nous savions ce que Everbecq pouvait faire d’un vote quasi unanime du Conseil municipal.

Mais, monsieur le Maire, vous écrivez : « La nécessité de suivre la dette et ses perspectives d’évolution apparaît donc comme une exigence citoyenne de démocratie participative qui s’inscrit dans la continuité de l’audit sur la situation financière de la Ville et de la construction du budget primitif pour 2015″ .

En septembre, vous avez fait présenter un audit, par un cabinet financier, sans participation citoyenne.

Puis vous avez présenté, publiquement il est vrai, votre budget primitif.

Mais tout cela ne fait pas de la concertation.

Depuis fin 2014, comme dans la note d’appel à candidature pour la commission, vous occultez le sujet des intérêts spéculatifs qui grèvent de plus de 4 millions d’euros le budget de Bagnolet pour un remboursement de capital d’emprunt de 6 millions trois cent mille euros.

Avec les Bagnoletais, nous réclamons, d’être informés de la réalité et des conséquences financières des emprunts dont les montants astronomiques des intérêts versés aux banques que vous ne portez pas à notre connaissance.

Nous réclamons d’avoir notre mot à dire sur les renégociations de la dette.

Il ne suffit pas de clamer que « la démocratie participative est bien vivante à Bagnolet » pour que cela soit une vérité…

 

Je continue mon intervention, comme prévu, au sujet du PLU :

 

Ce mois de mai 2015, la Municipalité a organisé toute une série de réunions publiques de concertation sur un nombre de projets immobiliers qui affecteraient de manière conséquente pratiquement tous les quartiers de Bagnolet. Nous ne pensons pas que la tenue de ces réunions nombreuses et parcellaires soit forcément la meilleure façon d’informer et de faire participer les bagnoletais par rapport à des décisions qui concernent la ville dans sa globalité.

De nombreux citoyens sortent de ces réunions avec le sentiment que les projets sont déjà bouclés, que de vraies questions sont posées sans que des réponses satisfaisantes soient données. Je ne vais pas revenir sur mes lettres ouvertes où je déplore l’ambiance de ces réunions peu propice à un réel échange démocratique.

 

Un effet positif et inattendu de toutes ces réunions est le fait de mettre en contact, des citoyens motivés, les uns avec les autres. C’est à la sortie de ces réunions que les gens ont commencé à se parler, à s’organiser. Puis il commence à y avoir, fédération souple mais efficace des associations des quartiers, notamment, la Dhuys, le Centre Ville, et les Coutures. Tout comme l’Association des Coutures, un excellent travail de réflexion se passe dans d’autres associations. A la Dhuys, notamment, Gilles Wallis et d’autres habitants. Bénédicte Bastin est à l’origine d’une nouvelle association en Centre Ville et j’en passe.

 

Avant de parler de l’activité des Associations qui se créent en protestation du processus engagé autour du PLU, je tiens à répondre à la logique avancée par les élus dès qu’on parle d’un projet privé à savoir, « la plupart des projets privés présentés en réunion sont des informations que la Mairie obtient des promoteurs pour permettre aux bagnoletais de donner leur avis. La Mairie ne peut intervenir concrètement que lorsque le permis est déposé. »

 

Or dès lors qu’il y a Modification du PLU, la loi permet à la Mairie le droit de surseoir à un accord de permis de construction. Par ailleurs, les architectes et les urbanistes expérimentés affirment qu’aucun gros promoteur ne prendrait le risque de contrarier la Mairie, surtout lorsqu’il y a une forte expression populaire derrière (ce qui est le cas à Bagnolet !). Je retiens en gros que le champ d’action possible de la Mairie est bien plus grand que ce que l’on veut nous faire croire et que la négociation, ça existe !

 

L’Association des Coutures me demande de communiquer quelques remarques à la suite d’une réunion d’environ 50 personnes, quasi spontanée tenue le 26 mai à 19:30, au Café de la Liberté:

« Les habitants sont impliqués et résolument favorables à l’évolution du quartier des Coutures… mais pas dans les conditions et de la manière dont les choses se déroulent depuis des mois sur les sujets urbanistiques. Les écoles sont surchargées et délabrées, les équipements publics et les espaces verts ne correspondent pas aux attentes légitimes de la population. Le PLU actuel permet de déposer des projets qui défigureraient littéralement notre quartier, notamment avec des hauteurs inappropriés et le mépris du tissu urbain et humain.
Le PLU et le PNRQAD sont cruciaux pour pouvoir réguler et maitriser ce phénomène. Ce sont les leviers aux mains de nos élus. Et pourtant c’est bien là que la concertation et la démocratie locale est la plus défaillante. Le PLU doit absolument garantir le respect architectural et humain de notre quartier. Concernant le PNRQAD aux Coutures, le déni de concertation est flagrant et manifeste. Et pourtant c’est bien plus de 8 millions d’euros de déficit que la ville et EST ENSEMBLE devront payer si le projet est validé dans sa forme actuelle. Le rythme imposé n’a pas de sens. Pourquoi précipiter les choses et baffouer le temps d’échange, d’écoute et d’ajustements du projet ?

 

Les membres de l’Association en Centre Ville qui a démarré en réaction au projet Bélin, s’interrogent également sur le pourquoi de cette précipitation des projets immobiliers dans nos quartiers.

 

Pour expliquer la précipitation invraisemblable de toutes ces réunions et propositions, il m’a été soufflé par quelqu’un qui s’y connaît bien mieux que moi que la Municipalité tente de réaliser tous ces projets avant la création de la Grande Métropole de Paris. Si c’est le cas, un véritable exercice de la démocratie serait de s’appuyer sur la population qui crée actuellement des associations qui ne demandent pas mieux que de participer de manière positive. Sachez que les vraies Associations qui se créent n’ont pas besoin de la Mairie pour les organiser. Par contre, dans une démarche de coopération, ces mêmes Associations pourront bientôt inviter des élus de la Municipalité à assister à LEURS réunions.

 

Les Associations – Coutures – Centre Ville – Dhuys – ont en commun les revendications suivantes :

 

Quelle est la démarche de la Ville, globalement et pour quelle population ? Une vraie concertation exige du temps. Nous demandons un PLAN D’ENSEMBLE. Lors des réunions organisées par la Municipalité, on ne parle que du logement. On ne parle pas des espaces verts, des jardins, des écoles, des équipements sociaux, des maisons de retraite. Par exemple, la Ville de Paris a mis en place une règle: pour chaque opération d’une certaine échelle, un square ; pour un grand ensemble, un parc. La ville de Montreuil a fait une pause car les équipements publics et sociaux n’arrivaient pas à suivre le développement urbain.

 

Monsieur le Mairie, Mesdames et Messieurs les Conseillers Municipaux :

Nous sommes pour la mixité, pour les logements sociaux, nous aimons vivre à Bagnolet, ville de diversité avec son patrimoine y compris des bâtiments industriels. Nous sommes attachés à cette ville et à son histoire, mais c’est à la Commune d’être porteur d’un projet.

Quel est votre projet ? Plutôt que d’engager des projets qui créeront des problèmes là où il n’y en a pas actuellement, pourquoi ne pas vous attaquer au problème de la Rue Sadi Carnot !

Nous demandons donc une véritable concertation, avec des documents et des chiffres précis, des ateliers de travail, et la prise en compte réel de nos propositions.

En résumé nous exigeons cette précieuse concertation qui a été si ardemment défendue lors de vos campagnes aux dernières municipales, notamment la participation des citoyens dans les prises de décisions de modifications du PLU, ce qui est une demande légitime et souhaitable.

 

Merci

Commentaire

Pour celles et ceux qui n’ont pas assisté à la réunion du Conseil Municipal d’hier soir, vous trouverez ci-joint le texte de mon intervention au nom de Citoyenneté-en-acte, de l’Association des Coutures, et de l’Association en Centre Ville (en cours de constitution, le nom à confirmer).  Colette Hébette a également fait une intervention pour “Du Neuf à Gauche”, nos deux interventions étant complémentaires.

C’est fascinant de constater avec quel flegme le Maire ne répond pas ou répond à coté aux questions qui lui sont posées. Toujours apparemment content de lui, il manque d’empathie.  Il ne ressent pas l’indignation des intervenants.  J’ai noté avec stupéfaction qu’il a répondu au minable intervention de Parat avec plus de respect que ce à quoi j’ai eu droit. (A propos, Honte à ceux qui se sont abstenus lors du vote de la motion “Parat”!) Le Maire domine les réunions, il est seul à s’exprimer, sauf lorsqu’il fait appel, par exemple, à Olivier Taravella qui répond efficacement aux questions plutôt techniques et juridiques. Pendant ce temps, les autres  Conseillers Municipaux de la Majorité restent silencieux, la mine fermée. On se demande bien ce qu’ils peuvent penser de tout cela.

Aucune réponse aux questions concernant la tenue des réunions sur le PLU: rien sur la Méthodologie et l’absence d’un Plan d’Ensemble, sur le déroulement de la concertation et les éléments insatisfaisants présentés publiquement et contestés par un public averti.

Quant aux deux interventions concernant les emprunts toxiques et la volonté des citoyens de participer aux commissions et d’être pleinement informés, il a évacué la chose en insinuant que notre demande était marginale et n’intéressait qu’un nombre insignifiant de citoyens.

De manière peu disciplinée, je l’avoue, j’ai essayé de rectifier un malentendu évident du Maire en “réponse” à mon intervention. (Il est vrai qu’il était frustrant que la citoyenne de base que je suis n’avait pas la possibilité de “rectifier le tir”.) On constatera à la lecture de mon texte ci-joint  que le commentaire sur les permis de construire qu’il m’a attribué en le réfutant n’était pas de moi mais d’un membre de la majorité (suite à mes lettres ouvertes).

L’Elue responsable de l’Amènagement, la Politique de la Ville, et l’Urbanisme contestait nos compte-rendus des réunions publiques où nous sommes nombreux à dénoncer ce semblant de démocratie. A noter qu’elle n’était pas présente à l’épouvantable réunion Salle Pierre Curie le 12 mai. J’ignore si elle a été présente aux Coutures. Bien entendu nous ne lui reprochons aucunement son absence. Toutefois, les échos de ces réunions sont incontestables et il serait temps qu’elle “se mette au parfum”. D’ailleurs à noter qu’il n’y a pas eu de compte-rendu de ces réunions fait par la Municipalité.

Cette même élue s’est mise à interpeller de manière à la fois méprisante et arrogante Pierre Mathon qui était assis tranquillement dans le public, sans lui laisser un droit de réponse. C’est inadmissible: les élus qui se permettent des attaques personnelles sur des personnes assises dans le public, sans que celles-ci puissent avoir un droit de réponse.  TOUS LES CITOYENS MERITENT LE RESPECT.

Et enfin, je remercie vivement la jeune femme qui est venue me parler pendant  la pause.  Je la connais depuis qu’elle était toute jeune fille travaillant au Centre de Loisirs: “Madame Fay, moi, je vous entends. Je vous remercie de ce que vous faites. Je travaille avec les enfants. J’en ai marre du béton sur béton.” Ses paroles m’ont fait chaud au coeur et m’encouragent à continuer.

Sincèrement,

Rosalind Fay

 

 

Lettre ouverte aux Coutures

Nous publions volontiers une lettre ouverte d’une nouvelle association de citoyens des Coutures sur les projets immobiliers, envoyés aux élus de Dynamique Citoyenne, Mohamed Hakem, El Miloud Kanfoudi, Mandana Saieidi, Merouan Hakem, Christiane Pesci.

PLAN QUARTIERcoutures_reperage

Lire la lettre ici

 »

Madame, Messieurs,

Aujourd’hui nous faisons appel à la liste Dynamique Citoyenne face au simulacre de concertation que la mairie met en place concernant les projets immobiliers et d’aménagements engagés et prévus sur le territoire des Coutures, et plus largement sur le PLU à l’échelle de la Ville.

Malgré nos alertes et interventions lors des réunions publiques et conseils de quartier, nous voyons bien que la majorité n’a aucune volonté de mettre en place une véritable concertation.

Les habitants sont impliqués, force de proposition et résolument favorables à l’évolution de notre quartier… mais pas dans les conditions et la manière dont les choses se déroulent depuis des mois sur les sujets urbanistiques. Nous avons le sentiment que les projets sont déjà « pliés » et que nos remarques et interventions sont balayées d’un revers de main. A l’heure où je vous parle les écoles sont surchargées et délabrées, les équipements publics et les espaces verts ne correspondent pas aux attentes légitimes de la population, nos associations se battent pour obtenir quelques créneaux.

L’étude sur la carte scolaire sera rendue au dernier trimestre de cette année 2015…

Et pourtant les projets immobiliers et les permis de construire pleuvent sans prendre en compte la réalité du contexte (plus de 500 logements attendus sur les projets privés). Le PLU actuel permet de déposer des projets qui défigurent littéralement notre quartier, notamment avec des hauteurs inadéquates et le mépris du tissu urbain.

Le sujet du PLU et du PNRQAD sont cruciaux pour pouvoir réguler et maîtriser ce phénomène. Ce sont les leviers aux mains de nos élu(e)s. Et pourtant c’est bien là que la concertation et la démocratie locale sont les plus défaillantes. Le PLU doit absolument garantir le respect architectural et humain de notre quartier.

Concernant le PLU, alors que le comité de pilotage est en cours de réflexion, la présentation qui a eu lieu Salle des Malassis a été très décevante et les propositions insuffisantes.

Concernant le PNRQAD aux Coutures, le déni de concertation est flagrant et manifeste. Et pourtant c’est bien 8 millions d’euros de déficit du projet que la ville et EST ENSEMBLE devront payer si le projet est validé sous sa forme actuelle.

La dernière réunion publique sur le PNRQAD a montré l’hostilité unanime de la population. En réalité, un seul lot – FERRY – justifie réellement l’intervention de la puissance publique. Les deux autres lots Robespierre et Etienne Marcel sont des gouffres financiers alors que ces derniers :

• ne requièrent aucun relogement (pas de famille occupant des lieux dégradés)

• offrent des parcelles en parfait état avec des activités existantes qui vont être acquis chèrement (???)

• certains propriétaires sont prêts à rénover leur patrimoine, pourquoi racheter ces parcelles ?

Force est de constater qu’une partie du PNRQAD ressemble fort à une opération immobilière qui sera « offerte » à un futur promoteur, et ce, aux frais du contribuable. Le rythme imposé n’a pas de sens. Pourquoi précipiter les choses et bafouer le temps d’échange, d’écoute et d’ajustements du projet ?

Nous demandons donc une véritable concertation sur le sujet, avec des documents et des chiffres précis, des ateliers de travail ? un comité de pilotage ?

La mobilisation et la contestation s’organise et la population se réunit ce soir à 19h30 au café La Liberté.

Nous connaissons votre engagement pour la mise en place d’une réelle concertation avec les habitants qui ont été sensibles à vos promesses électorales et nous sommes nombreux à vous avoir fait confiance lors des municipales.

Aussi, nous pensons qu’il serait urgent et important de vous rencontrer et d’engager le  dialogue.

Pourrions-nous convenir d’une rencontre prochainement ? Merci.

Les membres de l’Association pour le Renouveau et la Revalorisation de Bagnolet

« 

Coutures et urbanisme : mobilisation des habitants

home couture

 MARDI 26 MAI 2015
 19 H 30 AU CAFE LIBERTE, 173 RUE ROBESPIERRE

Une mobilisation est en cours afin de bloquer la densification massive que la mairie et les aménageurs privés et publics veulent imposer dans le quartier des Coutures. 

 

Un des problèmes majeurs est la hauteur des constructions, prévues pour certaines à

à r+4 , soit 15 mètres
et
à r+5 soit 18 mètres.

Afin de vous donner un ordre d’idée, les lofts au 90 rue Victor Hugo ont une hauteur de 13/14 mètres.

A cela s’ajoute l’absence d’équipements publics, de services dans le quartier (écoles, crèche…) et dans la ville (piscine, conservatoires musique et danse décents…), l’inadéquation des axes pour recevoir un flux accru de voitures, des risques de désordres liés aux mouvements de terrain pour les bâtiments ne possédant pas de fondation…   

À lui seul, le Programme National de Requalification des Quartiers Anciens Dégradés (PNRQAD – lien ci-joint) prévoit sur 3 ilôts, 131 logements et 109 places de parking.

Consulter ici 

 

Une architecte du quartier a eu la judicieuse idée d’implanter en rouge les programmes immobiliers en cours et en attente de permis de construire (voir plan quartier ci-dessous).

PLAN QUARTIERcoutures_reperage

Dans ce contexte, les habitants du quartier des Coutures organisent une réunion :

le MARDI 26 MAI 2015 A 19 H 30
AU CAFE LIBERTE
173 RUE ROBESPIERRE (angle de la rue Liberté)

 

VENEZ NOMBREUX

ET SURTOUT
PARLEZ-EN A VOS VOISINS !!!

Lettre ouverte au maire d’une citoyenne

 Lettre ouverte signée d’une citoyenne, Rosalind Fay-Boehlinger au Maire, aux Adjoints au Maire et aux Conseillers Municipaux de Bagnolet suite à la réunion publique du 12 Mai 2015 consacrée à la « Modification du Plan local d’urbanisme ».

Nous complétons cette lettre avec une autre de Rosalind Fay-Boehlinger du dimanche 24 mai à la suite, en fin de texte….

Lire aussi ici

 

Point positif : Les interventions, les interrogations des Bagnoletais

Salle Pierre Curie le 12 mai, le public était nombreux. En général, les interventions, souvent par des architectes et/ou urbanistes bagnoletais se sentant concernés par un développement urbain qui leur paraît mal maitrisé, étaient d’une grande qualité. Cependant, nous sommes sortis de cette réunion avec la désagréable impression que les « projets » sont déjà bouclés, et que nos avis « comptent pour du beurre ». Nous restons inquiets concernant le devenir de notre ville, la qualité de l’environnement, l’harmonie du cadre de vie.

Le Passé, l’enjeu du présent, l’information

Je me suis apparemment mal exprimée lors de mon intervention où j’ai parlé du passé. Pour être claire : Il faudrait cesser d’évoquer le passé comme excuse à tout. La gestion Municipale d’Everbecq, Jamet et Cie, n’est pas une référence. Il ne suffit pas de faire mieux (moins pire) que l’ancienne équipe. Nous sommes conscients que les finances de la ville sont sinistrées, mais encore ! Les questions posées par rapport à l’activité immobilière sur la ville sont d’autant plus sensibles !

Les Réunions Publiques – ambiance !

A travers une campagne publicitaire visible dans toute la ville, la Municipalité se félicite de la vie démocratique à Bagnolet et de ses nombreuses réunions publiques. Encore faudrait-il qu’une ambiance sereine, propice au débat, y règne. Nous n’oublions pas les promesses électorales, notamment : « rendre la parole aux citoyens et rétablir une démocratie locale apaisée. » Réunir des Bagnoletais sans les écouter, les entendre, leur répondre, n’est qu’un semblant de démocratie.

 

Quant à l’introduction « technique » de cette réunion autour de la « Modification du Plan Local d’Urbanisme », un homme au premier rang (dont je n’ai malheureusement pas retenu le nom) a patienté, la main levée longtemps, pour demander la parole alors que le micro se baladait dans la salle de manière incontrôlée. Il a enfin pu parler. De manière posée et intelligente, il a regretté de n’avoir rien compris aux plans illisibles et à l’exposé « technique » qui devaient servir comme base de discussion de la soirée. Nous sommes nombreux à partager son point de vue.

 

Il ne s’agissait pas d’une réunion démocratique mais d’une lutte pour prendre possession du micro. L’employé municipal se déplaçant dans le public avec le micro n’est pas en cause. C’est à Monsieur le Maire de « gérer » une réunion et d’assurer la sérénité nécessaire permettant un vrai débat démocratique. (Il faudrait qu’un président de séance ne prenant pas part aux débats soit désigné. Il accorderait la parole aux participants de manière ordonnée : il écouterait, il regarderait la salle, il noterait les mains levées, il limiterait le nombre de prises de parole par intervenant, y compris le Maire !)

 

Que dire de la prestation du Responsable de l’Education populaire, de la Démocratie Locale, et des Conseils de Quartier, El Miloud Kanfoudi? En « réponse » à une intervention animée certes, (l’ambiance s’y prêtait !) mais légitime et intéressante de la part de Nathalie Carbunar, M. Kanfoudi lui a fait un véritable procès d’intention  sur un ton indigne d’un élu de la municipalité. Et encore, à la sortie de la réunion, j’ai voulu attirer son attention sur le fait qu’une personne ayant pu prendre la parole après une longue attente, n’a finalement pas eu de réponse ni de réaction du Maire à ses questions pertinentes concernant les projets de densification et des problèmes de parking anarchique et dangereux Avenue Gambetta. M. Kanfoudi m’a engueulée (seul mot qui convient) en me lançant, « De quoi vous vous plaignez ? Vous avez pu prendre la parole, non ? » Comme si ces réunions étaient des jeux où le but était de gagner le micro ! Je me pose de sérieuses questions sur la justesse des délégations au sein du Conseil Municipal. (Et je regrette de plus en plus d’avoir soutenu la liste Dynamique Citoyenne.)

 

Nos élus ne se rendent pas compte que le public partage les préoccupations exprimées par d’autres intervenants, même si les questions posées semblent « agacer » certains élus. Un exemple flagrant, dès que Pierre Mathon, bête noire de la majorité municipale, prend la parole, le Maire et ses collègues ne l’écoutent pas et se mettent à ricaner, alors que, toute proportion gardée, les propos de M. Mathon nous intéressent souvent. Les élus devraient être conscients de leur fonction et s’abstenir de montrer leurs petites guéguerres personnelles.)

 

Le comportement du « Premier Magistrat de la Ville » peut mieux faire !

Lors de la réunion du 12 mai, le Maire n’avait pas l’air spécialement dérangé par la médiocrité de l’ambiance qui empirait au fur à mesure que la soirée avançait.

Il a lui-même manqué de sang froid et de maîtrise de soi. Visiblement «énervé » par certaines questions, il a largement monopolisé le micro en s’engageant dans des monologues agressifs qui ne faisaient absolument pas faire avancer le débat. Puis plusieurs questions ont été tout simplement ignorées selon la volonté ou l’absence d’attention du Maire.

 Modification vs. Révision – Promesses Electorales Oubliées ?

D’emblée plusieurs intervenants ont clairement démontré qu’il eut fallu plutôt une révision du Plan Local d’Urbanisme, qu’une modification. Selon le Maire, une « modification » était préférable à une « révision », car elle nous permettait d’aller « plus vite ». Pourquoi bon sang?!  Pourtant l’une des quatre « urgences » dans le programme de la liste « Rassemblement citoyen pour Bagnolet » prévoyait clairement de « Rétablir la qualité de vie des Bagnoletais : révision du plan local d’urbanisme en limitant les hauteurs et la densification, relance de la rénovation urbaine des quartiers de la Noue et des Malassis … » Ne faut il pas prendre le temps de préserver et améliorer ce qui peut l’être comme qualité de vie ?!

 

Logements sociaux

Les « logements sociaux » revenaient régulièrement dans les interventions confuses du Maire comme si le simple fait de prononcer « logement social » X fois allait résoudre le problème. « Du temps d’Everbecq il était question de construire 6000 logements. Nous n’en construirons que 3000 » dixit Monsieur le Maire. Puis on a eu droit à un discours larmoyant et moralisateur du Président de L’OPH. Il ne suffit pas d’évoquer des mal logés pour tout excuser, y compris l’absence d’une réflexion globale et à long terme sur la ville. En gros, nous avons retenu que la Municipalité accorde le permis aux promoteurs en échange d’un pourcentage de logements sociaux par construction, sans évoquer des critères de qualité, de mètres carrés, d’espace vert, la distance entre les immeubles, les services, les équipements. De nombreux intervenants essayaient de faire préciser quelles étaient les limites de la densification dont chacun est témoin.

 

Les Permis de Construire – pas clair !

Tout le monde, inquiet de la densification de la construction à Bagnolet, posait le problème des projets privés. Pour faire court : on avait nettement l’impression que lorsque ça l’arrangeait, le Maire affirmait que nous ne pouvions rien contre les projets privés où le permis de construire a été accordé. Et à d’autres moments, il évoquait fièrement les permis qu’il a annulés. Nous demandons des comptes, notamment des informations précises par rapport à l’état actuel des permis de construire et la possibilité éventuelle de les annuler.

 

Nous comprenons que l’annulation d’un permis a un coût pour la ville. Autant nous informer, faire preuve de transparence, que nous puissions juger en connaissance de cause. Quid des permis accordés depuis un an et en cours ?

 

Les préoccupations largement justifiées de la population

Pourquoi est-il si difficile de poser le problème d’un projet d’ensemble du développement urbain ? Des intervenants telles que Claire Laurence, Bénédicte (de l’Association Les Voisins du Centre Ville de Bagnolet), et plusieurs hommes (dont je n’ai pas su les noms) exprimaient des idées pertinentes s’appuyant souvent sur une expertise.

 

Claire Laurence a fait une excellente intervention qui résumait les aspirations de la majorité des participants. Elle a imploré la Municipalité de veiller à l’élaboration d’un projet tenant compte de la qualité de l’environnement, des équipements sociaux et publics, de la qualité de la construction souhaitable. « QUEL OBJECTIF DE POPULATION ? », a t-elle demandé. En attendant d’avoir mené cette réflexion et d’avoir porté des réponses précises à des questions aussi cruciales, ne faudrait-il pas stopper net la délivrance de tout nouveau permis aux promoteurs et  suspendre les constructions pour avoir le temps de repenser les quartiers et la ville dans son ensemble afin d’élaborer de vrais projets d’avenir?

 

Sincèrement,

Rosalind Fay

 

 

P.S. la magnifique Bergerie ?! Est-elle toujours menacée par des projets initiés sous le régime Everbecq où est-ce que l’équipe actuelle s’est engagée à la protéger à long terme ?

 

 

Lettre du 24 mai  = Nouvelle lettre ouverte au Maire, aux Adjoints au Maire et aux Conseillers Municipaux de Bagnolet suite à la réunion du Conseil de Quartier Centre du 20 mai

 

Suite à ma dernière lettre ouverte, j’ai reçu de nombreux courriers positifs et solidaires : « Merci pour cette lettre qui illustre parfaitement les ambiguïtés de la politique municipale : oui, il y a des formes de concertation, mais pas de réels échanges d’opinions.  C’est comme si les décisions étaient prises en petit comité et que le débat public consistait à permettre aux gens de s’exprimer, mais sans réel effet ni débat de fond. Ca semble de la démocratie directe, mais ce n’est que de la poudre aux yeux. » Et encore : « Très bien ta lettre elle fait un inventaire des questions posées qui n’ont pas méritées de réponses de cette nouvelle municipalité, d’où une nouvelle question : à quoi servent ces réunions? » Et bien d’autres encore…

La réunion du Conseil du Quartier du Centre du 20 mai

Grâce au Secrétaire de Séance, Monsieur Pascal Le Corre, la réunion s’est déroulée dans le calme, de manière constructive, jusqu’à un certain point. Maryse Viviand a donné un compte-rendu de sa visite de la ville à pied en signalant les principales nuisances : dépôts d’ordures sauvages, tags, stationnement anarchique, poubelles gênantes sur les trottoirs, de très nombreuses paraboles satellites sur les balcons, et d’autres questions encore qui seront sans doute reprises dans le Compte Rendu Officiel. Le public a noté avec satisfaction la création d’une Police de l’Environnement, malheureusement nécessaire devant le manque de civisme des personnes responsables des dépôts d’ordures sauvages. On a parlé du ramassage des encombrants, le nettoyage des tags. Bref on a discuté normalement de l’entretien de nos quartiers du Centre.

La Question qui fâche et le Maire récidive

Tout allait bien, jusqu’à ce que Bénédicte Bastin, responsable de l’Association « Rochette Voisin » prenne la parole pour poser la question qui fâche et qui est pour l’ensemble des habitants du quartier Centre, LA question de la soirée, tout le reste étant important mais relevant de l’intendance.

Inutile de reprendre ici le travail sérieux que Bénédicte Bastin a fait pour informer les habitants et interpeller les pouvoirs publics. Sa lettre et ses plans lisibles, nous permettent de bien comprendre les enjeux et les projets immobiliers qui menacent l’équilibre, l’harmonie, et la qualité de vie de notre quartier.

Dès que Bénédicte a commencé à poser sa question écrite, le Maire, le micro en main, lui a coupé la parole 7 fois en martelant, « Madame, Madame, Madame ! » Bénédicte n’est pas parvenue à terminer son intervention. Cette interpellation « madame, madame, madame » ne permettait pas l’exposé de la question, et n’apportait aucune réponse cohérente permettant discussion et débat.

Devant la réaction du Maire, elle a simplement et poliment demandé, « Oui mais est-ce que vous pouvez nous dire l’état actuel de ce projet, qu’en est il ? » Pas de réponse. Le Maire reprenait la même tactique utilisée lors de la réunion du 12 mai : Alors que tout le monde entend parler dans ses grandes lignes du projet « Belin » ou « Rochette », le Maire se contente de répéter qu’il n’en sait rien : « On ne peut pas consulter le Projet Belin tant que le permis n’a pas été déposé. » Toute son « argumentation » est construite autour de la question du permis.

Pourtant, tout le monde sait que ce projet existe. Des questions importantes méritent réponse : « Quels Types de logements ? Quels Equipements publics ? Quelle hauteur pour les bâtiments. » Si le Maire n’en sait rien, comme il n’a cessé de le répéter, à quoi bon consulter les habitants ! N’est-ce pas tout simplement de pouvoir dire qu’il y a eu « concertation publique » et en avant toutes. Si le projet n’avançait pas, comment aurait-t-on pu parler du transfert de l’activité économique (« l’entreprise est très contente de son transfert ») et pourquoi évoquerait-on l’école de six classes — par ailleurs, projet absurde 1. Le nombre des classes est arbitraire et inadéquat et 2. Quel cauchemar d’essayer de construire une école neuve dans de l’ancienne ! Mais bon, c’est un autre problème.

On multiplie le nombre des réunions publiques – à un rythme accéléré ! Pourquoi tant de précipitation?

Au mois de mai, les réunions susceptibles d’intéresser un habitant du Centre Ville:

12 mai – Modification du PLU

20 mai – Conseil de Quartier « Centre » (Rythme pareil pour les autres quartiers –réunions (Coutures, Malassis….)

21 mai – Site de la SERAP – ça m’intéressait mais je ne pouvais pas y assister (j’ai une VIE !)

et encore :

26 mai : Projets Urbains Les Loriettes/Gambetta – 3 Scénarios.

 A quoi servent ces réunions ? Un semblant de démocratie.

Comme nous le constatons tous, ces nombreuses réunions menées tambour battant permettent au Maire d’affirmer qu’il y a eu une concertation avec la population.

Pourtant, on ne nous répond pas ou mal. On est agressif et méprisant avec les habitants. A ce propos, lorsque Bénédicte a essayé en vain de mener jusqu’au bout son intervention, le Maire a ironisé en m’indiquant, « la copine derrière va encore s’énerver ». C’est inadmissible que le Maire de Bagnolet s’adresse de manière aussi grossière et méprisante aux citoyens

Suite à la gestion municipale précédente, quid de l’élaboration d’une étude et projet globaux tant revendiqués par les intervenants aux réunions ? Les explications du Maire et ses thèmes récurrents (projets privés, logements sociaux, bref, les mêmes refrains) ne sont pas convaincants. Personne n’est dupe !

Paradoxalement, un avantage certain de toutes ces réunions publiques est que les participants, se retrouvent à la sortie, partagent leurs avis, s’informent, et s’organisent. Le Maire et les élus du Conseil Municipal devraient se réjouir face au foisonnement d’associations de citoyens, pleins de bonne volonté qui s’investissent naturellement dans leurs quartiers (Coutures, Centre, Dhuys). Il ne s’agit pas de quelques individus isolés comme disent certains élus de la Majorité. Gilles Wallis avec le Conseil de la Dhuys fait un travail remarquable. Bénédicte Bastin est à l’origine de l’Association Rochette Voisins. Elle mérite un minimum de respect. Et nous avons des échos intéressants du Conseil des Coutures.

Affaire(s) à suivre

1er avril : petit déjeuner de soutien aux amis Roms de la rue de l’Avenir

1560404_276530852514005_2098390855_n

Mercredi 1er avril

Petit déjeuner de soutien

Rue de l’Avenir

à Bagnolet

 

Suite à des menaces d’expulsion du squat Roms de la rue de l’Avenir, un collectif de soutien s’est créé pour les aider à se reloger et à avancer dans leurs démarches administratives. Des descentes de police ont eu lieu, et un des habitants, père d’un enfant scolarisé, a été arrêté et placé en centre de rétention en vue d’une expulsion imminente du territoire.

Pour marquer le coup avant la fin de la trêve hivernale (2 avril), le collectif a décidé d’organiser un petit déjeuner la veille : mercredi 1er avril, de 8h30 à 9h15.
C’est important d’y être aussi nombreux-ses que possible.
Votre présence sera donc bienvenue ce jour, avec une boisson, un  thermos, des biscuits, …

Ecole Jules Ferry : où sont les promesses de Tony Di Martino ? Pétition, émission…

Les écarts  entre les engagements du candidat Tony Di Martino et les actes du maire, le même TDM, ne cessent d’étonner les parents de l’école Jules Ferry  ! Le ton  monte sur France Info et dans le Parisien jeudi 27 novembre… !

 Pour continuer la mobilisation signer ICI   la pétition
Dernière minute (jeudi matin 27 -11) : écoutez l’émission sur France Info et les interviews du maire, des parents d’élèves… ici
Et ici l’article dans le Parisien 

Le 2 mars 2014, en campagne électorale, Tony Di Martino, écrit aux parents d’élèves de l’école Jules Ferry, inquiets des mauvaises conditions d’accueil et de travail des enfants et du personnel. Il juge cette situation inacceptable et en réponse aux problèmes d’exiguïté des locaux prend l’engagement , s’il est élu maire,  d’établir avec sa future équipe un  » bilan de mise à disposition » des locaux attribués à la Cie Pietragalla,  afin qu’ils soient intégrés dans la  » réflexion globale concernant l’agrandissement de l’école ». Des propos clairs et engageants.
Qu’en est il à ce jour ?

A la lecture du tract distribué à la sortie de l’école et de la lettre envoyée à l’équipe municipale par les parents d’élèves, les actes semblent moins déterminés que les promesses…

Banderole accrochée par les parents d'élèves et vite décrochée par ...qui ?

Banderole accrochée par les parents d’élèves et vite décrochée par …qui ?

Lettre de campagne de Tony Di Martino_1

Lettre de campagne de Toni Di Martino_2

Tract « Pietragalla » des parents FCPE de l’école Jules Ferry

Nous , parents d’élèves du groupe scolaire Jules Ferry, faisons part de notre vive préoccupation quant à l’indétermination de l’équipe municipale face aux problèmes de vétusté et d’exiguïté des locaux de notre école… Lire la suite

IMG_1937

Courrier des parents d’élèves FCPE adressé à M. le Maire

Notre courrier en date du 23 septembre 2014 étant resté sans réponse nous sommes très étonnés de la promptitude de certains élus à écrire au sujet de l’école sur facebook ! Nous revenons donc vers vous  avec d’autant plus de détermination que les conseils d’école ont eu lieu au sein du groupe scolaire Jules Ferry et qu’ils nous ont une fois de plus confirmé le mal être… Lire la suite

 

 

 

Pétition contre l’expulsion aux Coutures de familles bulgares

Plusieurs familles de Bagnolet d’origine bulgares risquent une expulsion imminente de leur logement du quartier des Coutures, qu’ils occupent depuis plusieurs années, les enfants sont scolarisés dans le groupe scolaire Jules Ferry.
Voici la pétition émise par le comité de soutien adressée à la mairie et à la préfecture, vous pouvez la signer ici :