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INÉGALITÉS : UN TERRITOIRE FRACTURÉ

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http://www.secours-catholique.org/actualites/inegalites-un-territoire-fracture

 

L’Ile-de-France est une terre d’inégalités. Et les disparités se creusent au fil des années. Dans une étude approfondie du territoire francilien, le Secours Catholique alerte sur cette fracture tant économique que sanitaire et éducative. Si cette situation n’est pas rééquilibrée, prévient l’association, elle pourrait aboutir à une rupture du tissu social.

 

ENTRETIEN AVEC HERVÉ DU SOUICH, PRÉSIDENT DE LA DÉLÉGATION DU SECOURS CATHOLIQUE DES YVELINES ET CO-AUTEUR DE L’ÉTUDE SUR LES INÉGALITÉS EN ILE-DE FRANCE.

 

Pourquoi et comment avez-vous conduit cette étude sur les inégalités qui fracturent l’Ile-de France ?

Cette étude est issue de la perception de nos bénévoles présents sur le terrain, selon laquelle les lieux de pauvreté se renforcent de plus en plus. Nous avons voulu mesurer ce ressenti et en connaître l’évolution.

Nous savons depuis longtemps qu’il y a un déséquilibre important en Ile-de-France. Mais est-il stable ou bien s’accentue-t-il ? Pour le savoir, nous avons rassemblé des données qui sont disponibles mais éclatées : des statistiques de l’Insee, de différents observatoires, des rapports de l’Agence Régionale de Santé, de l’Éducation nationale etc.

Quels sont les constats qui en résultent ?

Il en ressort principalement que les lieux de pauvreté décrochent sur tous les tableaux à la fois : sur le plan économique mais aussi sociologique – avec une augmentation du nombre de familles monoparentales – ainsi qu’au niveau de l’accès à l’éducation et à la santé. Avec en prime, une aggravation au fil des années.

En Seine-Saint-Denis, les communes les plus pauvres régressent, alors que le département est lui-même en décrochage par rapport à la moyenne régionale. La fracture est donc en train de s’élargir.

Tous les indicateurs sont au rouge : chômage, grande pauvreté, échec scolaire… Les pouvoirs publics et le monde associatif prennent des mesures, et pourtant, la dégradation se poursuit. Les pauvretés se concentrent de plus en plus dans les mêmes lieux, le nombre des personnes concernées s’accroît et la pauvreté s’intensifie.

Comment expliquez-vous le creusement de cette fracture territoriale ?

Un point clé est le déséquilibre dans l’accès au logement très social et à l’hébergement d’urgence, qui entretient le regroupement des pauvretés. Prenons l’exemple du Samu social : il héberge plus de 30 000 personnes dans des hôtels qui sont, à 80%, situés dans des lieux de pauvreté. On charge la barque de territoires déjà en grande difficulté.

Il y a un problème de coût du foncier, qui rend onéreux la construction de logements sociaux dans les villes résidentielles. Il y a aussi un problème politique. On se cogne aux égoïsmes des communes qui se portent bien et ne souhaitent pas « abîmer » leur qualité de vie en accueillant du logement très social et en faisant œuvre de solidarité.

Que préconisez-vous pour enrayer cette dégradation ?

Nous demandons principalement la relance d’un plan ambitieux de construction de logements très sociaux, réellement accessibles aux personnes en situation de pauvreté. La loi SRU laisse encore trop la possibilité aux communes de se concentrer sur du logement social haut de gamme.

Ce rééquilibrage doit être fait de façon diffuse, y compris dans les communes aisées et là où le foncier est cher et au sein même de chaque commune, afin de favoriser la mixité sociale et le vivre ensemble.

Il faut cesser de constituer des îlots de pauvreté, qui conduisent à ce qu’une frange de la société regarde l’autre vivre sans elle.

Étude sur les inégalités qui fracturent l’Ile-de-France

Dans une étude approfondie du territoire francilien, le Secours Catholique alerte sur les inégalités économiques, sanitaires et éducatives qui fracturent de plus en plus ce territoire. Si cette situation n’est pas rééquilibrée, prévient l’association, elle pourrait aboutir à une rupture du tissu social.

Télécharger l’étude

Étude sur les inégalités qui fracturent l’Ile-de-France

Dans une étude approfondie du territoire francilien, le Secours Catholique alerte sur les inégalités économiques, sanitaires et éducatives qui fracturent de plus en plus ce territoire. Si cette situation n’est pas rééquilibrée, prévient l’association, elle pourrait aboutir à une rupture du tissu social.

Télécharger l’étude

  • En Ile-de-France, le niveau de vie des 10% des ménages les plus aisés est 5 fois supérieur à celui des 10% des ménages les plus modestes.
  • On vit en moyenne 2 ans plus vieux dans les Hauts-de-Seine qu’en Seine-Saint-Denis.

Appel pour la création d’un Observatoire de la Fraternité en Seine-Saint-Denis

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Appel pour la création
d’un Observatoire de la Fraternité
en Seine-Saint-Denis

Comme la France entière, les habitants de notre département ont été stupéfaits et horrifiés par les attentats successifs de l’année 2015, commis au nom d’une vision dévoyée et totalitaire de l’Islam.
Quelques mois après, et alors que la reproduction de tels crimes de masse reste possible sur notre sol, nous refusons les objectifs qui correspondent à la stratégie de leurs initiateurs : provoquer des réactions violentes, saper la démocratie et le vivre ensemble, s’appuyer sur des fractures qui traversent nos villes trop souvent délaissées, séparer la société française en catégories de populations et de territoires hostiles les uns aux autres.

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Nous refusons l’engrenage infernal qui à partir des attentats conduit à la stigmatisation et à la haine et pousse à la peur et au repli de chacun sur soi-même.

Nous pensons au contraire que seule la fraternité peut mettre en échec les appels à la vengeance, combattre l’ignorance et promouvoir la non-violence !

Nous tous qui essayons de faire vivre les valeurs de la République au quotidien sur les lieux d’activité et dans les quartiers,
femmes et hommes de bonne volonté, jeunes, groupements associatifs et syndicaux, entrepreneurs, enseignants, parents d’élèves, professionnels de santé, défenseurs des droits et libertés, représentants d’autorités morales et religieuses, artistes, sportifs, élus républicains de tous bords,

Ne laissons plus passer sans réagir les atteintes portées par toutes les formes d’extrémisme aux libertés de penser ou d’agir de quiconque…

Dans un département riche en initiatives, multiplions les rencontres et les actions positives, ouvrons ou renforçons partout les espaces d’espérance, d’’amitié et de dialogue entre les habitants quels que soient leurs origines, leurs communautés, leurs territoires : les petits événements, conduits par des gens dont on parle trop peu, peuvent se révéler à la longue d’une grande fécondité.

Dans l’application des mesures particulières qu’exige nécessairement la lutte contre le terrorisme, nous appelons les pouvoirs publics, à faire preuve de discernement, de mesure et de respect absolu des droits de tous.

Les soussignés s’engagent à œuvrer à la mise en place d’un réseau souple de correspondants de la fraternité, à l’échange d’informations et d’alertes, par commune, par quartier et dans les entreprises…

Ils mettent en débat la création d’un Observatoire, véritable fabrique de la Fraternité, en Seine-Saint-Denis.
Dès les premières semaines de 2016, ils appelleront à la réunion de toutes les personnes et les groupements qui voudront faire vivre ce réseau et cet observatoire.

Initiateurs et premiers signataires au 4 avril :

Mohamed Aboudrar(Responsable de l’Incubateur Incub’13) ; Aline Archimbaud(Sénatrice de laSeine-Saint-Denis) ; Atelier Murr(Imprimerie d’art, Pantin) ; Asif Arif (Avocat – Blanc-Mesnil) ; Guy Balestier(Pasteur, Pantin) ; Marie Clémentine Bendo (Femme médiatrice) ; Guy Benisty (Directeur du Groupe d’Intervention Théâtrale GITHEC) ; Brahim Benramdan (Élu à Bagnolet) ; Berthet One (Dessinateur / Illustrateur de BD) ; Medy Bigaderne (Élu à Clichy-sous-Bois) ; Nathalie Blumental (Représentante FCPE) ; Frédéric Bouchet ; Ahmed Boudhraa (Directeur centre formation en retraite) ; Medhi Bouteghmes(Élu local La Courneuve) ; Patrick Braouezec(Président de Plaine Commune – Membre honoraire du Parlement) ; Andrea Caïzzi(Association de solidarité avec les enfants tsiganes) ; Muriel Casalaspro(Élue à Montreuil) ; Roland Ceccotti-Ricci (Élu à Aubervilliers) ; Catherine Choquet(Présidente de la Ligue des droits de l’homme de Seine-Saint-Denis) ; Cm 98 (Antenne de Saint-Denis) ;Herve Coué(Directeur de l’École de la deuxième chance de Seine-Saint-Denis) ; Didier Daeninckx(Écrivain) ; Janine Dardare(La Cimade) ;Jean-Michel Delarbre(Militant RESF); Rokhaya Diallo(Journaliste et auteure, La Courneuve) ; Maimouna Diouf (Association LÉA, Montreuil) ; Sékou Doucouré(Association des Jeunes du Pavé Neuf – Noisy-le-Grand) ; Mariam Dramé(Association Mali le Mounou) ; Ninon Duval Farre(Directrice d’Incubateur Bond’innov, Bondy) ; Olivier Epron(Président des Francas de Seine-Saint-Denis) ;Jean Etcheverria (Président du Secours Catholique 93); Félicie Fabre (Comédienne) ;André Falcucci (Acteur de l’éducation populaire) ; Jean-Matthieu Fourt (Metteur en scène, Association Café Culturel de Saint-Denis) ; Nicolas Frize (Les Musiques de la Boulangère, Saint-Denis) ; Edgard Garcia(Directeur de Zebrock) ; Stéphane Gatignon (Maire deSevran) ; Mathieu Glaymann(Militant parents d’élèves, justice climatique et tourisme alternatif,Epinay-sur-Seine) ; Mathieu Gramfort(Élu àSevran) ; Grand Corps Malade (auteur-interprète et slameur) ; Nadia Guidoum(Rosny-sous-Bois) ; Liliana Hristache(Association de solidarité avec les roms) ; Sofienne Karroumi(Élu àAubervilliers) ; Nacer Kettane(Membre du Conseil Économique, social et environnemental et Président de Beur FM) ; Belkha Kheder (Réseau départemental des entreprises d’insertion) ; Malamine Koné (PDG d’Airness) ; Guillaume Lardanchet (Association Hors la rue, Montreuil) ; Ana Larregle (Noisy-le-Sec) ;Antoine Lazarus(Professeur émérite de santé publique et médecine sociale université Paris XIII) ; Martine Legrand(Élue au Pré-Saint-Gervais) ; Monique Legrand(ASTI 93) ; Georges Letellier (Pasteur du Foyer Protestant d’Aubervilliers) ;Librairie les mots passants-Aubervilliers ; Cristina Lopes (Fondatrice et directrice artistique du Café Culturel à Saint-Denis) ; Gérard Marle (Prêtre) ; Mohamed Mechmache (Élu régional – AC le feu) ; Mouloud Medjaldi(Élu àMontfermeil) ;Didier Ménard(Médecin aux Francs-Moisins, Saint-Denis) ; Halima Menhoudj(Élue à Montreuil) ; Nadia Merakchi(Présidente de la Fédération départementale des Centres sociaux 93) ; Ali Meziane(Élu à Clichy-sous-Bois); Jérôme Micucci (Entrepreneur, Montreuil) ; Le Ministère des Bonnets d’Ânesde Saint-Denis ;Claude Moskalenko(Association de Solidarité, Pantin) ; Marjorie Nakache, Directrice, et Kamel Ouarti, Directeur (Studio Théâtre de Stains) ;Claire Nicolas (Maison ouverte,Montreuil) ; Laetitia Nonone(Association Zonzon 93, Villepinte) ;Jean-Claude Oliva(Élu à Bagnolet) ; Daniel Orantin ; Maged Osman (Mosquée Masjid Al Oumma, Montreuil) ; Didier Ostré (Bagnolet) ; Sarah Oussekine(Association Voix d’Elles Rebelles de Saint-Denis) ; Eric Ovono (Café littéraire d’ici et d’ailleurs de Stains) ;Laurence Petit-Jouvet (Cinéaste, Montreuil); Claire Pessin Garric (Ligue de l’enseignement – FOL93) ;Nicole Picquart (Régie de quartier d’Aubervilliers) ;Benjamin Pitcho(Avocat à la Cour – Maître de conférences à l’Université Paris 8) ;Nabil Rabhi (Élu àMontreuil) ;Hakim Rachedi(Éluà Aubervilliers) ;Annick Rennesson(Association Pantin) ;Robin Renucci (Directeur des Tréteaux de France, Pantin) ; Gilbert Roger(Sénateur de Seine-Saint-Denis) ; Bernadette Rwegera (Association Ikambere, femmes en lutte contre le sida) ; Moussa Said(Association APIC, Bagnolet) ; Véronique Saint Aubin (Association SFM AD) ;Nihat Sarier (Association Plateforme de Paris, Pantin) ; Alain Sartori(Président des CEMEA d’Ile-de-France) ;Pierre Scarfogliero(Secrétaire général de l’Union Départementale CFDT 93) ; Marc Schoene(Médecin) ;Fatma Sel(Association Nénuphar, Pantin) ;Chain Singh(Direction du Conseil Représentatif des Sikhs de France,Bobigny) ; Yves Sintomer(Enseignant à Paris 8) ; Lakdar Taddani(Recteur de la mosquée Al-islah de Montreuil) ;Azzedine Taïbi(Maire de Stains) ; Catherine Taleb (CCFD – Terre solidaire. Saint Denis) ; Danielle Tartakowsky(Présidente de l’Université Paris 8) ; Sylvine Thomassin (Maire de Bondy) ; Gilles Thomé (Artiste musicien) ; Patrick Toulmet(Président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Seine-Saint-Denis) ; Robert Turgis(Acteur de l’éducation populaire) ; Xavier Vandromme(Délégué du Secours Catholique 93) ;Marie-Christine Vergiat (Députée européenne) ; Willy Vainqueur (Photographe) ; Évelyne Yonnet(Sénatrice de Seine-Saint-Denis) ; Nadia Zaïd(Élue à Clichy-sous-Bois);Djamila Zidani(Association de parents d’élèves, Montreuil) ; Habib Zran (Pantin).

http://observatoirefraternite93.org/

 

Solidarité avec les réfugiés : un voeu des élus du BIC voté à l’unanimité

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Au conseil municipal du 10 septembre, le groupe des élus du BIC a proposé le voeu suivant sur la solidarité avec les réfugiés, qui a fait l’objet d’amendements avec le groupe de la majorité municipale et le groupe Front de Gauche et citoyens.

Pour aboutir au texte suivant :

 

Compte rendu  CM du 10 septembre 2015 5

Le succès de la grande parade métèque : 3000 personnes

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La Grande parade métèque :
3 000 participants . Voici le message de son président après l’édition ensoleillée de 2015

 

Pour  faire connaissance avec Damien Villere, visionner son interview ici

 

Pour lire sur l’édition 2015 :

Salut les métèques.

Et voilà, les dernières rotations de camions se sont effectuées hier, tous le matériel est rangé, plié, l’édition 2015 est maintenant terminée.

C’est donc le moment des remerciements à tous ceux qui nous ont permis cette belle édition.
Merci à Tous pour un vélo qui nous a fourni bien en amont la matière première pour la fabrication de nos chars,
merci à Emmaus pour l’aide à la fabrication des barbecues,
merci au conservatoire de Romainville et plus spécialement à Jerome Van Wyns Berge pour l’orchestre CHAM et Claude Cuzon pour la Batucada,
merci à la Batucada MULÊKETÚ qui a donné le rythme et entrainé notre cortège,
merci à la Fanfare Invisible et à la Fanfare Belette Brass Band qui ont mis le feu dans la parade,
merci à Sipassy, à l’Uzine et à Haidouti Orchestar qui ont mis le feu le soir au parc de la Sapinière,
merci aux compagnies de théâtre de rue, Bonheur Intérieur Brut, les Ombelles, les Souffleurs, la Voisine,
merci aux associations qui sont venues sur la parade et à celles qui ont construit la parole et animé les débats, Rêvons la culture à Noisy, Soif de Bitume, Amnesty International, la Vaillante, les Amoureux au ban public, l’Observatoire de la diversité culturelle, RESF, la Ligue des droits de l’homme, LLA, la Cimade, Medecins du monde, le Secours Populaire, Ajir, la Contremarque, pulsation 93, Art en partage, 39/93, la Ludothèque, la petite fabrique à voix,
merci au soleil d’avoir été présent cette année,
merci aux écoles, Marie Curie, Romain Rolland, Courbet,
merci aux Mairies sans qui nous n’aurions pu faire la Grande Parade et particulièrement à Corine Valls maire de Romainville, à Daniel Guiraud maire des Lilas, à Est ensemble, et à la préfecture à l’égalité des chances,
merci à Stephane Weisselberg pour son soutien indéfectible,
merci à leurs services municipaux et un grand coup de chapeau aux polices municipales,
merci à la croix rouge d’avoir soigné nos petits bobos,
merci à Sweet Punk pour le site internet,
merci à Dov pour les Mugs
merci au PCF de Noisy pour le matériel de la cuisine,
merci à Laval Fanni pour le chapiteau, à Bellastock pour le dôme, à Novelty pour le son et la Light, à LBC pour les talkies, à ROT pour les extincteurs, à Loxam pour le groupe électrogène, à Fonction Meuble pour les tables et chaises,
merci aux foodtrucks, à Baya et au stand d’huitres de Laurent,
merci au soutien de Solidays pour l’organisation et particulièrement à Mael à la direction de production qui a supporté notre amateurisme dans la bonne humeur,
merci aux photographes et vidéastes qui nous ont abreuvé de tant de belles images,
merci à Remi Malingrey pour les badges, à Sydné pour ces micro-reportages,
merci aux graphistes, artistes, anonymes ou non pour les mises en image, merci à Amalia et Ilona,
merci aux médias qui ont relayé l’info, le Parisien, l’Obs, France Inter, France Info, Radio bleue, Radio Soleil, Ici et Maintenant, Radio Libertaire,
merci, merci, merci aux 150 bénévoles et aux 100 adhérents de Un sur Quatre de leur soutien inconditionnel,
et merci aux 3000 personnes qui nous ont suivi sur la parade.
On se retrouve en 2016 pour dire haut et fort notre fierté d’appartenir à un pays riche de sa diversité, et on ne lâche rien en attendant.
A très bientôt les métèques !
Salut et fraternité.
Damien Villiere
Président de l’association Un sur Quatre
 

 

L’idée

Valoriser, transmettre et partager auprès des publics les plus larges possibles, les bienfaits de l’immigration, tel est l’objectif de la Grande Parade métèque … Et de rappeler que l’égalité politique pour tous est un fondement de la république française. C’est de ce désir de partage, de célébration et d’égalité qu’est née l’idée du projet.

Le projet

Pour communiquer et transmettre cette richesse de la diversité, l’association à l’origine de l’événement a fait le choix d’organiser un événement populaire, festif, positif, visible. La phase d’organisation de l’événement est mise à profit pour tisser des liens privilégiés avec de multiples partenaires comprenant les habitants, le tissu associatif local, les représentants des municipalités et des collectivités, certaines associations nationales et des sponsors privés. Le projet s’écrit en partie avec eux.

Ce collectif a pris le soin de comporter parmi ses membres de nombreux professionnels aptes à mener ce type de projet. Ces compétences sont employées à proposer à nos partenaires un outil et une enveloppe d’expression  autour des thèmes qui nous animent.

Trois moments

Notre action est construite autour de trois moments distincts compris dans la même journée : une parade, un village, un bal.

La parade est par définition un événement populaire, festif et très positif. Nous traversons le plus de territoires possibles.

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Le temps du village est le temps de la rencontre, le temps des associations et de la parole. Les associations y présentent leurs activités. Une agora organise des rencontres et débats.

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Le bal est notre moment de festivité, populaire comme il se doit, il invite chacun à la danse sur des airs d’ici ou d’ailleurs.

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Tois principes de base

 

1. Nous sommes tous des métèques, nous sommes tous des sangs mêlés. Du métèque grec au métèque disqualifié par Maurras, au métèque reconquis par Moustaki, qui sont les métèques d’aujourd’hui ? Le fantasme de la pureté des groupes : comment l’altérité maintient une société en vie ? Quel sens alors donner aujourd’hui aux frontières de l’identité nationale en France, en Europe ?

2. Le racisme arc-bouté aux politiques de la peur. Peur et racisme ne sont pas forcément innés mais aussi le produit des « politiques de la peur ». Les lois viennent renforcer les peurs marginales ou diffuses en leur donnant une puissance symbolique et effective. Des lois anti-immigrés aux lois raciales des deux derniers siècles, quelles peurs ont été sollicitées et amplifiées par ces lois ?

3. Dans quel monde voulons nous vivre ? Quelles seraient nos utopies concrètes ? Peut-on reconnaître la citoyenneté de tous ceux qui vivent ici comme l’on avait reconnu la citoyenneté des patriotes étrangers en 1789…? Peut-on marginaliser la dimension nationale de la citoyenneté politique, penser tous les lieux où être citoyen ne devrait pas supposer d’être national ? Comment tendre à un droit unique pour tous les habitants ? Sortir de l’imaginaire de la préférence nationale et trouver les mots, les gestes, les lieux d’inclusion sociale.

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Une philosophie

 

Nous souhaitons promouvoir les conditions de la participation de tous, immigrés ou non, à une société inclusive, fondée sur l’égalité, et capable d’envisager les nombreuses formes de la diversité culturelle et sociale comme un atout. Cette diversité n’est pas une question de préférences.

Elle est déjà la réalité de la société française. C’est cette citoyenneté plurielle et commune à tous, quelles que soient nos «origines» ou notre nationalité, que nous proposons d’exprimer et de renforcer par le dialogue et le débat.

La France, une terre d’immigration, se reconnait elle comme telle ? Quels ont été les apports de l’immigration à la France ? Qu’est-ce que l’expérience de vivre sans papiers ? Quels sont les itinéraires de vie d’immigrés, installés de longue date ou récemment ? Que signifie être un enfant, un descendant d’immigré dans son expérience de vie ? Quelle est la place de la culture d’origine dans la construction d’un projet de vie ? Que signifie ‘l’intégration’ pour les uns et les autres ?

Quelles sont les aspirations des jeunes d’origine autre et comment faciliter le déploiement de leurs projets ? Comment mettre en échec la discrimination et le racisme ? Que peuvent être les effets délétères ou bénéfiques d’une politique migratoire ? Que peut-on apprendre d’autres pays ? La Grande-Bretagne ? L’Espagne ? Sommes-nous si uniques ? Comment transformer le traitement médiatique de l’immigration en France ? Journalistes, encore un effort !

 

UP Bagnolet  » La parole est à nous »

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Enfin disponible le nouveau programme du prochain cycle  de rencontres qui a pour thème  » la parole est à nous »

programme de l’UP Mai/Juin

Les événements de janvier dernier (massacres de Charlie Hebdo et de la porte de Vincennes) ont suscité une énorme émotion. Chacun l’a ressenti à sa façon. Après un premier moment d’appel à l’unité, à la tolérance, la compréhension et la solidarité, on observe des manifestations de repli sur soi, de suspicion et de peur de l’autre. Comme souvent depuis trente ans, les quartiers de banlieue ont été l’objet de multiples fantasmes, relayés par les médias, qui aggravent encore les fractures.
L’université populaire de Bagnolet a pour but de permettre des échanges argumentés, sereins et si possible joyeux autour des questions de société les plus importantes. Quatre mois après les attentats, le temps est venu de nous retrouver pour parler de ce qui s’est passé en janvier, mais aussi de nous écouter les uns les autres, d’apprendre à nous connaître et à nous comprendre, en espérant pouvoir en tirer des leçons pour aller vers une société fondée sur la tolérance et le respect de chacun.

Mai –  juin :
4 dates à retenir

 

JEUDI 28 MAI
19 H-21h, Centre Guy Toffoletti,
43, rue Charles-Delescluze
« SE PASSER LE BÂTON DE PAROLE AVEC UN ARBRE À PALABRES MUSICAL »
Mené par l’artiste André Ze Jam Afane, l’arbre à palabres, s’inspirant de la tradition du règlement des conflits dans les villages en Afrique noire, propose de donner la parole aux personnes en les initiant à l’écoute, confrontant les points de vue, les sensibilités et les idées. La case à palabre est une invitation à l’éducation citoyenne et au désir de vivre ensemble, par le plaisir de l’écoute, le jeu de l’argumentation, l’improvisation et la composition poétique et musicale.
Entrée libre.
JEUDI 4 JUIN
19h-21h, Centre Guy Toffoletti,
43 rue Charles-Delescluze
« LES RELIGIONS DANS LA CITÉ »
Discussion animée par Philippe Merlant, Journaliste, fondateur des «Reporter Citoyens» et de l’Upic (Université populaire pour une information citoyenne), et Emmanuel Dockès, Professeur de droit à l’Université de Nanterre.
Les attentats de janvier ont exacerbé les tensions et les crispations de la société française sur la question des religions et leur place dans la vie publique. Pour sortir des clivages et déconstruire les préjugés, nous vous invitons à un échange et une réflexion commune, dans un climat de confiance.
Entrée libre.
MERCREDI 11 JUIN
19h-21h, Centre de quartier des Coutures,
37 rue Jules Ferry,
« ALGÉRIE-FRANCE : COMPRENDRE LE PASSÉ POUR CONSTRUIRE L’AVENIR »
Danielle Michel-Chich, Journaliste, essayiste et traductrice, viendra parler de son livre Lettre à Zohra D, sur la mémoire et les blessures franco-algériennes.
En septembre 1956, à l’âge de 5 ans, Danielle Michel-Chich a été victime de l’attentat du Milk Bar à Alger, dans lequel elle a perdu une jambe, et sa grand-mère. Un demi-siècle plus tard, elle a voulu écrire une lettre ouverte à la jeune femme qui avait posé la bombe. Sans colère ni rancoeur, elle cherche à comprendre et propose de réconcilier les mémoires, en évoquant un passé commun.
Entrée libre.

SAMEDI 20 JUIN

16h-18h, Médiathèque de Bagnolet, 1 rue Marceau, Bagnolet
« ÉCOUTER LA PAROLE DES ANCIENS »
Échanges avec avec les participants de l’exposition : «Moi aussi j’ai été jeune mais vous ne le voyez plus» menés par la photographe Nathalie Rouckout et la cinéaste Corinne DardéPour Nathalie Rouckout, il s’agit «d’abord d’un hommage, d’une ode photographique à nos Anciens. A la parole enfouie, à ce qui doit être transmis, à ceux et celles d’un certain âge, auprès desquels on a dû mal à imaginer qu’ils aient pu avoir une jeunesse, une histoire, un métier, une vie amoureuse. Parce que le temps a effacé sur leur visage les marques de la jeunesse et parce que le temps se fige dans l’esprit des gens. Surtout dans notre société, notre culture».

Entrée libre.

Les Sorins font appel à votre générosité

Au sein du Collectif des Sorins, 173 migrants (tous originaires de l’Afrique de l’Ouest) s’organisent depuis 3 ans pour vivre dans une ancienne serrurerie industrielle située aux 41-45 rue des papillons dans la ville de Montreuil. Dans des conditions précaires, la vie quotidienne du groupe repose sur des liens de solidarité et d’entraide.

Tournée vers l’avenir, l’association du Collectif des Sorins, soutenue par les Montreuillois et la municipalité, travaille autour de deux objectifs : l’obtention d’un logement digne et d’un titre de séjour pour chacun.
Un nouveau projet
 
Un projet porté par l’Office pour l’Habitat propriétaire des locaux, avec le soutien financier de la ville de Montreuil, prévoit la mise en conformité de l’installation électrique, l’aménagement d’espaces de circulation, la pose d’une isolation thermique dans les espaces de sommeil et l’installation d’un système de chauffage, autant de travaux destinés à assurer la meilleure sécurité possible aux habitants et auxquels nous allons participer, guidés par les Architectes de l’urgence.
Cependant, en raison de l’état du bâtiment, leur soutien financier ne permettra pas de couvrir le coût de l’ensemble des travaux estimés nécessaires à ce jour.
Nous faisons appel à vous pour notre cuisine
 
Nous avons donc décidé de nous orienter vers un appel à financement participatif pour récolter la somme de 10 000 € nécessaire au réaménagement de la cuisine. Cet appel figure sur la plate-forme numérique “Les petites pierres” (liée à la Fondation Somfy) qui partage les mêmes préoccupations que nous : assurer un logement digne à ceux qui sont dans la précarité.
Le réaménagement de la cuisine est fondamental pour garantir l’hygiène, la sécurité et le confort des usagers. Concrètement, il s’agira d’agrandir l’espace de stockage des denrées alimentaires à l’extérieur et d’installer des équipements professionnels destinés à un usage collectif (hotte, friteuse, plonge et meubles de rangement).
La cuisine, lieu essentiel par son rôle social
 
Le mode d’organisation de la cuisine nous permet de réaliser chaque jour des économies et de consommer des plats traditionnels ouest-africains qui nous sont chers. Elle est également, dans notre vie collective, un élément décisif de la cohésion et de la solidarité.
De plus, elle permet d’offrir un petit revenu à 2 cuisinières qui se relaient avec leur équipe autour des fourneaux. Grâce à elles, les membres du groupe peuvent manger chaque jour un plat chaud entre 10h et 22h, et ce pour une somme modique.
Enfin, les plats confectionnés dans cette cuisine sont également destinés aux voisins du quartier, aux amis et visiteurs que nous invitons à venir à notre rencontre tous les vendredis soirs pour partager un moment convivial avec nous.
Nous faisons donc appel à votre générosité !
 
Vous trouverez beaucoup d’informations concernant notre situation, le projet et les modalités de dons sur le site des « Petites pierres » à l’adresse suivante :
Si vous êtes imposable, sachez par exemple que votre don de 20 euros ne vous coûtera finalement que 5 euros.
Merci pour votre attention à nos soucis et besoins et au plaisir de vous accueillir très prochainement rue des Papillons !
Les Sorins
Depuis trois ans, les « Sorins », groupe de 173 hommes d’origine ouest-africaine, vivent dans une ancienne serrurerie à Montreuil. Dans le cadre d’un projet de mise en sécurité du bâtiment, leur association cherche à financer l’aménagement de la cuisine collective – avec votre aide ! http://www.lespetitespierres.org/faire-un-don/urgence-mise-en-securite-du-foyer-des-sorins-a-montreuil

1er avril : petit déjeuner de soutien aux amis Roms de la rue de l’Avenir

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Mercredi 1er avril

Petit déjeuner de soutien

Rue de l’Avenir

à Bagnolet

 

Suite à des menaces d’expulsion du squat Roms de la rue de l’Avenir, un collectif de soutien s’est créé pour les aider à se reloger et à avancer dans leurs démarches administratives. Des descentes de police ont eu lieu, et un des habitants, père d’un enfant scolarisé, a été arrêté et placé en centre de rétention en vue d’une expulsion imminente du territoire.

Pour marquer le coup avant la fin de la trêve hivernale (2 avril), le collectif a décidé d’organiser un petit déjeuner la veille : mercredi 1er avril, de 8h30 à 9h15.
C’est important d’y être aussi nombreux-ses que possible.
Votre présence sera donc bienvenue ce jour, avec une boisson, un  thermos, des biscuits, …

Femmes et laïcité : la question de l’assignation

C Kintzler site

Le BIC vous propose un article de Catherine Kintzler que vous pouvez consulter sur son blog.

http://www.mezetulle.fr/femmes-et-laicite-la-question-de-lassignation/

 

C. Kintzler

Femmes et laïcité : la question de l’assignation

Texte de l’audition de C. Kintzler à la Délégation aux droits des femmes du Sénat

Le 19 mars 2015, j’ai été invitée par la Délégation aux droits des femmes du Sénat, présidée par Chantal Jouanno, à parler des enjeux de la laïcité pour les droits des femmes. Voici le texte de mon intervention, qui fut suivie par un échange chaleureux et fructueux. Dans un exposé qui doit être bref, il est impossible de faire un « tour d’horizon » (ce qui réclamerait des compétences multiples que je n’ai pas). J’ai donc choisi de concentrer mon propos sur le concept d’assignation, qui m’a semblé fondamental1.

 

Mineurs étrangers isolés : proscrire les tests d’âge osseux

Mineurs étrangers isolés : proscrire les tests d’âge osseux

L’appel a été publié dans Le Monde.fr le 17 janvier 2015. Ce texte, devenu une pétition, doit maintenant être signé le plus massivement pour que les tests d’âge osseux soient effectivement interdits. Continuer la lecture de Mineurs étrangers isolés : proscrire les tests d’âge osseux

Maternelle Travail : la position de la LDH

Logo Bagnolet Les Lilas

Le BIC diffuse le communiqué de la section de la Ligue des Droits de l’Homme de Bagnolet-Les Lilas rendu public le22 décembre 2014
…Et l’article paru sur le sujet dans le Parisien

 

«  » » » » »ÉCOLE MATERNELLE TRAVAIL : REFUSER LES MANIPULATIONS

 

Depuis quelques semaines, la déscolarisation d’une petite fille dans une école maternelle de Bagnolet a été l’occasion de graves accusations de discrimination contre l’institution scolaire. Après expertise des faits, la section Bagnolet-Les Lilas de la LDH s’inquiète qu’un conflit personnel ait fait l’objet d’une exploitation politique et regrette que certains aient joué à tort avec le motif de discrimination. Dans le même temps, elle condamne les propos de l’élue qui a renchéri au lieu de faire souffler l’esprit de concorde, de rassemblement et de sérénité, auquel les habitants de Bagnolet aspirent.

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LDH-communique-Bagnolet MatTravail


 

Le BIC renvoie aussi à l’article paru dans le Parisien. En précisant que Michel Léon, coprésident du BIC, et président de la section de la LDH, ne s’est pas entretenu sur ce sujet avec la journaliste Marie-Pierre Bologna et conteste les propos qui sont rapportés et qui ne correspondent pas à la réalité.

http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-saint-denis-93/la-ligue-des-droits-de-l-homme-veut-faire-cesser-la-polemique-sur-la-maman-voilee-29-12-2014-4405341.php

« BAGNOLET

La ligue des droits de l’Homme veut faire cesser la polémique sur la maman voilée.

DEPUIS DES SEMAINES, une polémique enfle à Bagnolet. Une maman voilée, en conflit avec l’école de sa fille, qui accuse les enseignants de discrimination à l’égard de son enfant ; une élue, filmée à son insu, qui laisse entendre à la maman en question qu’elle ne peut pas voir si elle est française à cause de son voile ; un enregistrement qui tourne sur Internet, notamment sur les sites communautaires musulmans.

Le sujet a été évoqué lors du dernier conseil municipal et fait aujourd’hui réagir les membres de la Ligue des droits de l’homme (LDH) de la section Bagnolet-Les Lilas. « Nous nous inquiétons qu’un conflit personnel ait fait l’objet d’une exploitation politique et regrettons que certains aient joué à tort avec le motif de discrimination », soulignent-ils dans un communiqué.

De quoi parle-t-on ? Nous sommes en novembre, aux abords de l’école maternelle Travail. La maman voilée interpelle l’élue à propos de l’institutrice de sa fille. Elle l’accuse de discrimination. « Mes parents sont algériens mais la maman est française », lâche-t-elle en colère. « On a du mal à le voir », réplique l’élue. Du tac au tac, la mère rétorque : « Quoi ? Que je suis française ? ». Et l’adjointe de conclure : « Oui ». Intervient alors l’homme qui enregistre à l’insu de Karine Lombardo : « Attention là ! Vous êtes filmée. Vous pouvez encore vous rattraper. »

L’élue s’est excusée pour ses propos

Depuis, l’auteure des propos maladroits s’est excusée. Et les élus de sa majorité se sont clairement exprimés pour dire qu’ils ne cautionnaient en rien ce qui est de l’ordre d’un « dérapage verbal inacceptable », selon les mots du maire PS Tony di Martino. Celui-ci rappelle toutefois que l’élue concernée ne peut être soupçonnée qu’un quelconque racisme, « son combat de militante depuis plus de 30 ans, faisant foi ».

Lors du dernier conseil municipal, pourtant, où il a beaucoup été question d’une éventuelle démission de Jimmy Parat, un autre élu de la majorité qui  a tenu des propos anti-avortement, un membre de la communauté musulmane a également demandé la démission de Karine Lombardo. Un militant de la LDH a alors pris la parole pour défendre l’école Travail. Dans son communiqué, l’association entend faire entendre « la vérité » sur cette affaire.

Nous condamnons le propos de Karine Lombardo. Mais il n’y a aucune discrimination de la part de l’équipe enseignante », souligne Michel Léon, l’un des représentants de la LDH.

Selon lui, il y a eu un conflit personnel entre la mère et l’institutrice, où de graves insultes ont été échangées, sans aucun rapport avec la confession de la maman. En revanche, des menaces auraient ensuite été proférées par des hommes qui sont entrés dans l’enceinte de l’établissement. Tant et si bien que l’affaire est allée jusqu’au rectorat, qui  a décidé, pour ramener le calme, d’enlever la fillette de l’école Travail et de la rescolariser dans un autre établissement, ce que sa famille a accepté. « Il est donc plus qu’extrêmement regrettable que, sous prétexte fallacieux de discrimination, un différend privé serve des intérêts communautariste », concluent les membres de la LDH.
MARIE-PIERRE BOLOGNA »