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L’école debout !

L’école debout !

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L’école maternelle Jaurès a été occupée symboliquement par les parents mercredi 13 avril, comme plusieurs centaines d’écoles du 93.

Parents et enseignants décrètent l’état d’urgence contre les inégalités scolaires qui frappent particulièrement notre ville et notre département.

Tous veulent d’urgence des profs supplémentaires pour assurer le fonctionnement au quotidien des écoles.

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Voici le texte de la lettre envoyée aux responsables de l’Education nationale

Collectif de parents
Écoles maternelle et élémentaire Jean Jaures
Rue Anatole France
93170 Bagnolet
Madame la Ministre de l’Education nationale
Madame la Rectrice de l’Académie de Créteil
Monsieur le Directeur Académique de Seine Saint-Denis
Monsieur l’inspecteur de l’Education nationale
Bagnolet , le 13 avril 2016
Depuis la rentrée scolaire 2015, des milliers d’élèves des écoles de Seine-Saint-Denis n’ont pas d’enseignants chaque jour.
Parfois, dans la même école, plusieurs profs absents ne sont pas remplacés, à tel point qu’il est demandé aux parents de garder leurs enfants chez eux !
Parfois aussi, les congés longs et connus de longue date ne sont pas remplacés.
C’est alors l’ensemble de l’établissement qui est perturbé: les enseignants présents accueillent les enfants qui n’en ont pas, mais il leur est hélas impossible d’assurer un cours normal.

Les expédients actuels masquent à peine la misère : des remplaçants sont recrutés à la va-vite le matin pour aller prendre une classe l’après-midi à l’autre bout du département. Certains arrivent le matin pour repartir dès le midi appelés dans une autre école, plus prioritaire… Poussés sans formation devant des classes parfois difficiles, ballottés d’école en école, d’un bout à l’autre du département, sans perspectives ni statut, ces remplaçants sont vite démobilisés.

Après 4 ans de lutte, le Plan d’urgence pour le département 93 réclamé en 2012 par le Collectif des parents d’élèves de Seine Saint-Denis, les Bonnêts d’ane, relayé par la FCPE, sera finalement mis en œuvre à compter de septembre 2016 avec 500 postes créés dont 110 pour les remplacements. Mais septembre c’est trop tard ! Et nous doutons que cela soit suffisant…

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Où est l’égalité d’accès des enfants à l’instruction dans notre département ?
Nos enfants doivent-ils se contenter d’une école au rabais ?

Pour ces motifs, nous nous joignons aux organisations syndicales des enseignants pour réclamer que, sans attendre les résultats du concours exceptionnel 2016 et les affectations de septembre, vous appeliez sans délai les lauréats disponibles de la liste complémentaire du concours 2015 pour pourvoir les 110 postes annoncés.
Nous estimons également que ce métier doit avoir une rémunération à la hauteur de l’importance qu’il a, ce qui n’est pas le cas actuellement.
Nous demandons par ailleurs que le travail des Auxiliaires de Vie Scolaire soit renforcé. Il faut réduire les délais d’obtention d’une AVS, pérenniser leurs contrats. Ils sont essentiels pour les enfants en grande difficulté et améliorent sensiblement la vie de la classe où ils sont affectés.
Nous notons aussi sur notre département un manque flagrant de professionnels de santé (infirmières scolaires, médecins, psychologues).

Si l’on veut enfin que nos écoles soient pleinement un lieu d’apprentissage et d’épanouissement pour tous nos enfants, c’est à toutes ces demandes à la fois qu’il faut répondre!

Afin de protester contre cette situation, nous vous informons que :
Mercredi 13 avril 2016, un grand nombre d’écoles de Seine-Saint-Denis seront bloquées symboliquement pendant 30min à 8h45.

Le collectif des parents d’élèves de Seine-Saint-Denis

PLU : les Coutures s’expriment

« Nous, collectif des habitants du quartier des Coutures, souhaitons vous communiquer nos remarques et avis concernant la modification du PLU actuellement menée par la municipalité et qui fait l’objet de la présente enquête publique. » Ainsi commence les remarques des habitants des Coutures…

 

« A l’attention de monsieur le Commissaire enquêteur,

Monsieur,

Nous, collectif des habitants du quartier des Coutures, souhaitons vous communiquer nos remarques et avis concernant la modification du PLU actuellement menée par la municipalité et qui fait l’objet de la présente enquête publique.

PRÉAMBULE

Révision du PLU, la promesse électorale bafouée. Modifications du PLU, une vision réduite et sans projet pour la ville.

Durant la dernière campagne des municipales, Monsieur Tony di Martino et Monsieur Mohamed Hakem, tout deux têtes de liste et réunis entre les deux tours, ont exprimé clairement leur position quant à la révision du PLU de Bagnolet :

Tract distribué entre les deux tours par « Le rassemblement citoyen pour Bagnolet » : « Rétablir la qualité de vie des Bagnoletais : révision du plan local d’urbanisme en limitant les hauteurs et la densification ».

Cette révision a été un thème majeur et fédérateur qui a rassemblé de nombreux citoyens, dont élus et collaborateurs actuels de la majorité. De nombreux témoignages écrits et filmés sont d’ailleurs disponibles sur internet.

Aujourd’hui, malheureusement force est de constater que cette promesse de révision faite à la population s’est transformée en une modification du PLU. Nous déplorons le choix d’une option qui ne permette pas une véritable réflexion urbaine et de « cadre de vie » globale de notre ville. Se priver de cette approche globale est non seulement une erreur mais peut, même, être un dangereux écueil pour l’avenir de notre territoire. Une révision aurait apporté à notre ville un véritable projet cohérent et pertinent qui aurait pris en compte l’ensemble des paramètres qui font vivre une ville : équipements publiques, transports, cadre de vie, espace verts, commerces à échelle humaine, voirie, stationnement… La liste est longue et nous passons donc allègrement à côté de tout cela… pour… se contenter d’une révision du PLU, c’est à dire des interventions ponctuelles, sans lien les unes avec les autres, sans vision globale.

A l’heure où le territoire de Bagnolet va subir probablement les plus grands bouleversements urbanistiques depuis 30 ans : PRU, ANRU, PNRQAD, GRAND PARIS, et clairement une horde de promoteurs à l’affût… il est vraiment regrettable que la voix des citoyens n’ai pas été entendue.

Nous le déplorons.

A propos du Quartier des Coutures

Le quartier des Coutures est un territoire au Sud de Bagnolet qui a la particularité d’être accolé à deux grandes villes : Paris et Montreuil, situé entre deux portes du périphérique : Porte de Montreuil et Porte de Bagnolet (soit l’échangeur A3). C’est un quartier dynamique, mixte socialement et culturellement, et doté d’une forte identité. Malheureusement il est évident, que ce territoire a été laissé à l’abandon total par les pouvoirs publics et les municipalités qui se sont succédés.

Concernant sa structure urbaine, les Coutures sont essentiellement constitués de grandes bandes traversantes, héritage d’un passé agricole et ouvrier. Au fil des années, le paysage urbain s’est modifié : petits pavillons avec espace jardin, impasses ponctuées de bâtisses semi-industrielles, petits immeubles de 3 étages en général, anciennes usines réhabilitées en habitat par des familles…

Cette réalité a d’ailleurs été parfaitement comprise, il y a quelques années, lors de la construction des HLM rue Victor Hugo, puisque ces derniers sont un mixte d’immeubles de R+2 et de petites maisons de ville au cœur d’une allée arborée intérieure. Ce projet avait, à l’époque, parfaitement compris le sens et les enjeux urbains du quartier…

A côté de cette réalité, existe également de grandes parcelles situées à proximité du boulevard périphérique (par exemple rue Édouard Vaillant) qui offre des bâtiments de grandes hauteurs constituées de structures professionnelles (CNAM), habitats privées et habitats sociaux (dont l’immeuble du 50 Edouard Vaillant, qui, par manque d’entretien, se retrouve dans un état déplorable et doit faire l’objet d’une rénovation).

Aujourd’hui, compte tenu de la tension immobilière et de l’arrivée du Grand Paris qui prendra la main sur le développement de nos villes, il est plus que jamais nécessaire de poser des règles, de prévoir des espaces qui garantissent la préservation, voire l’amélioration, du bien commun et du « vivre ensemble ».

DENSIFICATION

Les hauteurs :

Conscient que la totalité des habitants des Coutures, très présents lors des réunions de quartier, étaient inflexibles sur les hauteurs excessives du précédent PLU, la majorité a fini par concéder la baisse d’un étage sur une partie du Quartier (passant de 16m/19m à 13m/16m). C’est un pas certes, mais il n’est pas suffisant pour réguler la densification, sachant que les 13m ne s’appliquent qu’en façade rue et pas sur la longueur. Or vous l’aurez compris, Monsieur le Commissaire, la structure en longueur spécifique aux Coutures fait que sur la partie « interne » des bâtiments nous serons confrontés à des hauteurs de 16m qui viendront plonger sur toutes les constructions avoisinantes R+1 / R+2. Nous avons déjà quelques cas très concrets et calamiteux : passage Victor Hugo et Immeuble Green rue Paul Bert

>> NOTRE DEMANDE : que le retrait à 13m soit effectif et obligatoire également sur les longueurs des parcelles afin de préserver l’unité, la cohérence et le cadre de vie des habitants.

Les projets immobiliers en cours et à venir, une maitrise est nécessaire :

Nous souhaitions prendre connaissance de l’étude scolaire présentée par la ville le 7 octobre (soit à il y a peine une semaine !) afin de nous appuyer sur des chiffres concrets. A la lecture de l’analyse réalisée par les cabinets indépendants FORS et OPERIS, il apparaît évident que la maitrise (voire l’arrêt quasi total) de la densification sera et est déjà un enjeux crucial pour notre quartier et la ville entière. Les chiffres qui ont été pris en compte et délivrés par les services de la mairie concernent uniquement les projets déjà identifiés et enregistrés. Les chiffres « après 2020 » sont des estimations très minorées.

Que nous dit cette étude, sur le territoire de Bagnolet :

  • La démographie de Bagnolet ne s’affaissera pas, la natalité étant constante, voir en hausse.
  • Le nombre de logements identifiés et livrés à ce jour est la suivante :
  • 2017 : 369
  • 2018 : 770
  • 2019 : 622
  • 2020 : 870

soit une progression spectaculaire.
Pourtant à partir de 2021, il est annoncé une estimation de 130 logements livrés sur la ville par an (et ce jusqu’en 2025).
Soit une chute spectaculaire.

Cela n’est pas crédible et surtout pas crédible aux Coutures !

Cette estimation ridiculement petite nous interpelle particulièrement à l’heure ou il est urgent d’investir dans des équipements publics (écoles, gymnases, espaces verts…). Il est évident que cette étude sera d’ores et déjà « dépassée » à peine entérinée. Nous connaissons déjà une liste d’au moins 4 grandes parcelles en cours de vente, de négociations ou avec des projets constitués d’habitations qui verront le jour APRES cette étude et qui n’ont pas été comptabilisées.

Depuis des mois on explique aux habitants des Coutures qu’une municipalité ne peut intervenir sur les projets privés, à partir du moment où le projet respecte le PLU.

Nous avons quelques difficultés a comprendre comment on peut annoncer un chiffre qui traduit une maitrise très forte de l’immobilier (et cela a été annoncé et « promis » par le maire lors de la réunion de restitution de l étude démographique) et la réalité légale et juridique qui ne pourra manifestement pas juguler les projets des promoteurs.

A ce jour nous sommes nombreux à recevoir régulièrement les avances de promoteurs et les Coutures absorbe la plus forte progression en terme de nouveaux arrivants.

En conclusion, il nous apparaît urgent de rétablir des chiffres estimatifs crédibles, de les augmenter sensiblement pour pouvoir anticiper et donc, prévoir les futurs espaces pour accueillir convenablement la population (en surtout les enfants).

 

EQUIPEMENTS PUBLICS

Depuis des années les parents des Coutures luttent pour obtenir de meilleures conditions de scolarisation dans le groupe JULES FERRY. La municipalité, sensibilisée, a effectué un certain nombre de travaux cet été afin d’améliorer le quotidien des enfants.

La récupération des locaux rue Nickles pour l’extension doivent être destinés à offrir plus d’espaces communs et de créer les espaces manquants pour l’effectif ACTUEL ET EXISTANT du groupe scolaire.

Avec l’annonce de 6 classes supplémentaires en 2020 pour Jules Ferry via l’étude démographique, il est donc désormais nécessaire d’envisager la création et la construction d’une nouvelle école (maternelle ou primaire, à étudier). Nous comprenons que 3 classes supplémentaires sont déjà prévues dans le cadre de l’extension, si en plus on y rajoute le sous effectif des livraisons de logements à compter de 2021, nous risquons fortement d’être au bord d’une implosion annoncée.

 

ESPACES VERTS

Les Coutures souffre particulièrement d’un manque d’espaces verts destinés aux enfants et aux familles. A ce jour, le square Varlin va faire l’objet d’une réhabilitation. Le jardin « Politzer » également. Du côté du PNRQAD, l’association « Autour du chêne » sera réintégrée rue Etienne Marcel et un square de 300 mètres carrés est prévu dans le lot Robespierre (PNRQAD).

Malheureusement, malgré ces quelques petites parcelles de verdure, cela n’est pas suffisant. Nos enfants respirent, chaque jour, les retombées nocives du périphérique. Il est nécessaire de faire preuve d’une volonté sans faille pour améliorer, agrandir et offrir plus d’espaces verts à l’ensemble de la population.

 

STATIONNEMENT

Il suffit de passer quelques heures au cœur de notre quartier pour se rendre compte de la situation intenable en terme de stationnements. Les nouvelles constructions qui ne sont que très peu contraintes de réaliser des parkings (ratio 0,8) accentuent de manière récurrente cet écueil. Nous avons comptabilisé plus de 500 voitures supplémentaires liées aux nouvelles construction. C’est énorme !

Cette situation est encore aggravée lorsque l’on voir la petitesse d’un grand nombre de trottoirs. Posez-y une poubelle, puis une voiture mal garée (faute de place) et vous trouverez des dizaines d’écoliers obligés de marcher au milieu des routes, à la merci des conducteurs peu respectueux des limitations de vitesse « douces ». Le meilleur exemple étant tout de même la rue Victor Hugo et Rue Paul Bert (entrée de l’école maternelle).

 

NOS DEMANDES :

PRÉVOIR LES RESERVES NECESSAIRES POUR LES ÉQUIPEMENTS PUBLICS, NOTAMMENT UNE NOUVELLE ÉCOLE, UN OU DES ESPACES VERTS. RÉ-INSTITUER L’OBLIGATION D’UN LOGEMENT / UN PARKING.

En vous remerciant pour l’attention que vous porterez à nos propositions, veuillez agréer, Monsieur le Commissaire, nos sincères salutations.

Le collectif des habitants des Coutures

Démographie scolaire : inquiétant !

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L’étude avance 20 % de population supplémentaire en dix ans. Aucun débat réel n’a été engagé. Mais surtout aucun moyen supplémentaire n’est annoncé… Les enfants feront les frais d’une politique immobilière sans frein !

Les documents sont disponibles sur le site de la ville :

http://www.ville-bagnolet.fr/index.php/etude_evolution_démographie_scolaire.html 

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L’assemblée était très clairsemée lors de la réunion de présentation de l’étude sur la démographie scolaire, mercredi 7 octobre, en mairie annoncée à grand renfort de tracts. …Peu de parents, moins d’une dizaine. Quel dommage… c’était pourtant fort instructif. Le BIC était présent…

2 700 logements supplémentaires

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L’étude présentée a confirmé les pires craintes : l’urbanisation de notre ville est totalement hors contrôle. L’étude estime qu’il y aura 2 700 logements supplémentaires à Bagnolet d’ici 2020 et 3 400 d’ici 2025. Le maire assume : 2 700 logements, c’est son objectif, dit-il. Le hic, c’est qu’il n’y a jamais eu de réel débat de fond avec les habitants sur un bouleversement d’une telle ampleur (environ 20 % de population supplémentaire en dix ans) et que la révision du PLU qui aurait pu en être l’occasion a été soigneusement évitée.

…et 500 enfants supplémentaires (hypothèse basse)

Le second volet de l’étude porte sur les conséquences pour les écoles et les réponses à cette situation. Sur les conséquences, il est considéré en moyenne qu’il y aura 3 enfants scolarisés pour dix logements nouveaux. Ce qui conduirait à 900 enfants de plus dans les écoles de la ville en 2020. Mais le bureau d’étude a préféré considérer que, tout compte fait, il n’y en aurait que 500. Car dans les logements déjà existants, il y a moins d’enfants. Le vieillissement ou l’évitement scolaire, peut-être ? Si on admet ce chiffre de 500, cela demanderait 24 classes supplémentaires. Mais où les trouver ?

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Quelles pistes pour les accueillir ?

La première idée venue à nos édiles est d’augmenter le nombre d’élèves par classe. Mais comme cette idée n’est pas très populaire chez les parents, elle a été rétrogradée en sixième position (ci-joint deux versions du même document …à quelques jours d’intervalle). Il n’en reste pas moins que le combat des parents depuis des années consiste à essayer de limiter le nombre d’enfants par classe, en particulier dans les villes où s’accumulent les difficultés sociales, et que non, ce n’est pas une bonne réponse.

Autre piste, les modules « temporaires » comme les deux algécos qui sont dans la cour de l’école maternelle Jaurès depuis …dix ans.

Autre piste encore, transformer les salles d’informatique en salles de classes : malheureusement, elles sont trop petites ont fait remarquer les parents présents. Et ce sont des classes… informatiques !

Certes, une école de six classes est quand même envisagée en centre ville dans d’anciens locaux industriels… Mais on ne peut que constater que l’actuelle furia immobilière ne laisse plus d’emplacement disponible pour des équipements publics et que de toute façon la ville n’a pas les moyens de construire de nouvelles écoles.

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À quand les 24 postes supplémentaires ?

Enfin la discussion sur les classes laisse de côté les autres équipements nécessaires aux enfants : cour, réfectoire, toilettes, espace de rangement, etc. Elle laisse aussi de côté la question des postes : 24 postes d’enseignants supplémentaires à Bagnolet, ce n’est pas avec le gouvernement Valls qu’on risque de les avoir !

Si aucune des réponses envisagées ne constitue une vraie solution, il faut revenir au point de départ : il faut stopper la folie immobilière de Marc Everbecq… que poursuit Tony Di Martino. Il n’y a pas d’autre solution !

Les rythmes scolaires : un mauvais point pour la municipalité

Lors du dernier conseil municipal, le jeudi 25 juin, Jean-Claude Oliva, conseille municipal a fait cette déclaration au nom du BIC. Le point à l’ordre du jour concernait le projet éducatif territorial. Jean-Claude Oliva explique les raisons de l’abstention des conseillers municipaux du BIC lors du vote de ce projet.

 

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« Je voudrais tout d’abord exprimer notre satisfaction de voir pour la première fois la question de l’école mise à l’ordre du jour du conseil municipal. Cela m’évitera des interventions intempestives !

Pour la première fois

– Le projet éducatif territorial est l’aboutissement d’une concertation relative avec les acteurs de l’école. Concertation relative car la méthode retenue qui a consisté à séparer dès le départ le débat sur le fond (les contenus) du débat sur l’organisation (les horaires) ne semble pas très pertinente tant le lien est fort entre les projets et les conditions de leur réalisation. Des parents l’ont dit mais ils n’ont pas été entendus. C’est bien dommage car une véritable participation consiste à définir au préalable des règles communes entre tous les acteurs.

Une concertation relative

– Concertation relative, car tous les scénarios exprimés par les participants pour les horaires en élémentaire n’ont pas été soumis au vote des conseils d’école. Seuls deux scénarios ont été soumis au vote, les deux proposés au départ par la municipalité : 2 fois 1h30 ou 1 fois 3h. Deux autres scénarios (3 fois 1h et 4 fois 1h) proposés par des parents de Ferry (qui ont d’ailleurs retenu la majorité des voix dans cette école) n’ont pas été soumis au vote de tous les conseils d’école. Les instituteurs de l’école élémentaire Jaurès ont également exprimé leur préférence pour continuer au rythme actuel avec la fin de l’école à 15h45 car ils ont remarqué que l’attention des enfants est bonne jusqu’à cette heure là et que les journées plus courtes sont bénéfiques aux enfants. Cela permet de relativiser l’affirmation selon laquelle « la municipalité a suivi les avis des conseils d’école ».

Il manque …des verres et des cuillères

– Dans notre commune, l’école connaît de grandes difficultés, elle est en déshérence du fait de l’insuffisance des postes d’enseignants et du nombre d’enseignants fournis par l’éducation nationale. Selon les syndicats enseignants, il manque 1700 postes et 800 enseignants pour les postes existants dans notre département. Cela se traduit en semaines d’écoles en moins pour les enfants par rapport à d’autres départements comme Paris. Elle est en déshérence aussi du fait de la vétusté des locaux et du manque criant de moyens de fonctionnement dans notre ville. Malheureusement ces problèmes ne sont toujours pas dépassés : le dernier conseil de l’école élémentaire Jaurès note le manque de verres et de cuillères à la cantine, des problèmes récurrents de transport qui conduisent à l’annulation des sorties, et des réparations ou des remplacements de matériel qui ne se font pas ou tardivement.

– Cette situation exigerait une mobilisation de tous : parents, enseignants, municipalité, un élan pour un projet commun. Une consultation dynamique qui fasse émerger de nouvelles idées, qui s’enrichisse des avis de tous, sans exclusion a priori, bref une véritable participation ouverte aurait sans doute permis cela. Là, on obtient un consentement sans conviction des conseils d’école. Je ne peux que regretter l’occasion ratée.

– J’en viens au projet lui-même : rien de scandaleux en soi. Pour la maternelle, les objectifs des activités proposées sont :

 -favoriser l’émergence de la citoyenneté

– développer progressivement l’autonomie du jeune enfant

– favoriser la créativité et l’imagination

– favoriser sa socialisation tout en stimulant sa curiosité

– favoriser la participation et l’implication de l’enfant dans le groupe

– développer les échanges intergénérationnels

– veiller à respecter le développement physique, affectif, social et intellectuel de l’enfant

– offrir des choix d’activités différentes

Les domaines d’activité retenus sont :

–  Activités manuelles autour d’une exposition et d’un vernissage; fabrication de nouveaux jeux de société ; création de marionnettes et mise en scène; fabrication d’instruments de musique; modelage; jardinage

Activités artistiques et culturelles : travail autour du livre; du chant; de la danse

Activités sportives autour de la motricité

Activités diverses : prévention routière; prévention des risques domestiques; autour du jeu : chasse aux trésors; courses d’orientation

Quelle différence avec l’école maternelle elle-même ? Il n’y a aucune complémentarité, c’est une reproduction à l’identique. La seule différence, c’est la personne qui mène ces activités. Dans le cas de l’école maternelle, c’est une personne qualifiée, institutrice ou instituteur. Dans le cas des activités périscolaires, au mieux, on ne sait pas.

Des subventions très insuffisantes

Pour l’élémentaire, il y a davantage de complémentarité. Hormis les activités sportives, les autres activités proposées ne font pas ou plus partie des activités scolaires stricto sensu.

– Au-delà des bonnes intentions du projet se pose la question de sa concrétisation.

Le diagnostic des ressources et des besoins indique :

« -Coût financier élevé du projet

– Subventions de l’Etat et Caf très insuffisantes pour couvrir le coût du projet »

De quels moyens, disposez-vous réellement pour mettre en œuvre ce projet ? Ou dit autrement : que pourrez-vous faire réellement avec les moyens que vous avez ?

Dans les écoles élémentaires, 65 projets ont été déposés par des associations et environ 50 retenus par la municipalité. Ce qui est un nombre très insuffisant : cela correspond à la moitié de ce qu’il faudrait. Donc faute de combattants, le projet d’activités ne va concerner que la moitié de l’horaire indiqué en primaire : 1h30 pour des activités périscolaires et 1h30 de centre de loisirs.

Enfin, dernière et grande question, où en sommes-nous du recrutement des animateurs et de leur formation ?

Manque de ressources et de ressorts

– Conclusion : le projet n’est pas à la hauteur des enjeux et des besoins. Je ne dis pas que la faute en revient à la municipalité. Mais plutôt que dans un contexte difficile, la municipalité n’a pas su trouver les ressources et les ressorts pour la construction d’un véritable projet éducatif territorial. C’est dommage. Cela nous conduit à nous abstenir. »

Dans sa réponse, le maire a indiqué que 25 animateurs bénéficieront d’une formation aux vacances de la Toussaint et que les autres seront formés tout au long de l’année. 

 

Grève à l’éducation nationale – appel à l’assemblée générale parents enseignants 4 juin

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Réunion d ‘information ouverte à tous Parents, Enseignants, acteurs de l’école, citoyens, 

Retrouvons nous nombreux-ses 

Le jeudi 4 juin à 18 h 30
Salle Pierre et Marie Curie 

 

Le manque de remplaçants, les classes surchargées, la précarité, l’absence de formation, la surcharge de travail, les APC, les rythmes scolaires … Tout ça, y en a marre !

Ce n’est pas l’entrée de la ville en éducation prioritaire qui améliorera la situation de nos élèves. La réforme devait nous apporter une classe de Toute Petite Section, plus de maitres que de classe dans chaque école, un fond académique pour des projets pédagogiques, un infirmier scolaire supplémentaire et une assistante sociale dédiée aux écoles.

La réalité c’est : 

  • 3 écoles exclues de la REP
  •  8 ouvertures de classes manquantes pour res-pecter les effectifs par classe
  • Aucune classe de TPS
  •  Aucune maitre supplémentaire en plus
  •  Aucun infirmier scolaire
  • Aucune assistante sociale
  • Aucune création de poste Rased
  • Aucune création de poste de ZIL

Appel de l’assemblée générale de grève du 19 mai 

Nous devons mettre fin aux politiques d’austérité étouffant le service public. Il est temps pour Bagnolet de faire entendre sa voix afin que nos enfants aient des conditions d’apprentissage correctes.

 

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Une curieuse délibération

Dans quelle République sommes-nous ?

Suite à une intervention de Jean Claude Oliva, au Conseil Municipal du 8 avril 2015

Une bien curieuse délibération a été présentée au dernier conseil municipal. Il s’agissait de demander au sénateur Gilbert Roger une partie de « sa » réserve parlementaire pour financer des travaux de remise aux normes de l’office de la l’école maternelle Travail ! Soit 75 000€ sur un total de travaux de 125 000€. Il n’était pas précisé si pour ce prix  le sénateur aurait en remerciement une plaque à son nom dans la cuisine de l’école…

Le cas est d’autant plus étrange qu’il s’agit d’un sénateur socialiste que personne ne peut soupçonner de fronde : il soutient sans états d’âme la politique d’austérité du gouvernement qui se traduit par des coupes sombres pour les budgets des communes. De l’aveu du maire, la réduction de la dotation générale de fonctionnement des communes prive de 1,2 millions d’euros, le budget de notre ville en 2015. Alors, ce sénateur socialiste a été pris de remords ? Et il se rachète en finançant des travaux de rénovation d’une école de Bagnolet ? Pour compenser la perte pour les finances communales, due à leur politique, il faudrait que 15 autres sénateurs socialistes fassent de même. Et bien entendu, le problème resterait entier pour les autres communes. Il n’y a pas assez de sénateurs socialistes pour compenser les dégâts de la politique qu’ils mènent, c’est dire !

En réponse à nos critiques, le maire assure, sans rire, que c’est une façon d’aller chercher l’argent là où il est, en mobilisant ses réseaux, ses amis… Nous ne sommes donc plus dans le cadre républicain de subventions publiques, accordées sur des critères légaux et votées par des élus. Nous sommes dans le discrétionnaire, l’opaque, le non-dit. Et il ne s’agit que de récupérer des miettes du gâteau dont ses amis privent justement Bagnolet ! Ce genre de pratiques est à l’origine de la crise de la politique que nous vivons. Le résultat est sans appel : 63% d’abstention au premier tour des élections départementales en Seine Saint-Denis, le record de France. Cela devrait interroger le Président de l’Assemblée nationale. Et 68% à Bagnolet ! Cela devrait interroger le maire de Bagnolet.

Après un an de gestion socialiste de notre ville, le renouveau démocratique, promis pendant la campagne des municipales, n’est pas au rendez-vous.

Atelier du 29 janvier : devenez acteur du changement éducatif avec le Synlab

Université populaire : devenez acteur du changement éducatif avec le Synlab

Pour conclure le cycle de rencontres sur l’éducation, l’Université populaire de Bagnolet propose ce jeudi un atelier pratique et ludique sur nos manières d’apprendre et d’enseigner, ouvert à tous, enseignants, parents, associatifs, curieux…

jeudi 29 janvier

Château de l’étang

1, avenue Gambetta/av. Fr. Mitterrand 

19h-21h

Après un temps de présentation et d’échange sur les initiatives éducatives innovantes, animé par Marianne Figarol, du laboratoire SynLab, nous vous proposons de vous prêter au jeu et de devenir à votre tour acteurs du changement éducatif ! Pour clôturer le mois des bonnes résolutions, nous réfléchirons ensemble à l’impact que chacun peut concrètement avoir à son échelle.

Unipop vous attend nombreux et motivés !

Incendie dans les écoles H. Barbusse et PVC

Acte de vandalisme dans les écoles primaires Pau Vaillant-Couturier et Henri Barbusse

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Actualisation lundi matin : les écoles ont pu ouvrir grâce au dévouement et à l’engagement du personnel communal.

Samedi soir, 3 janvier 23015, des actes de vandalisme ont été perpétrés dans ces deux écoles primaires de Bagnolet.

Les classes des deux écoles, ainsi que leur réfectoire, ont été vandalisés et un incendie s’est déclarée dans l’extrémité du bâtiment de l’école Paul Vaillant-Couturier touchant principalement le bureau du directeur.

De nombreux agents municipaux et volontaires étaient présents le lendemain, ce dimanche, pour nettoyer ces deux écoles afin qu’elles puissent accueillir les enfants le plus tôt possible.

Les dégâts liés à l’incendie, l’importance du vandalisme, et surtout le délai très courts pour assurer la remise en ordre afin de garantir la sécurité des enfants, rendaient très incertaine l’ouverture de ces deux écoles, dès le lundi 5 Janvier.

Grâce à une  réactivité exceptionnelle des différents intervenants, à une intervention efficace et un engagement des agents municipaux, les écoles ont pu ouvrir lundi matin. Le BIC tient à saluer ce travail…

Ecole Jules Ferry : où sont les promesses de Tony Di Martino ? Pétition, émission…

Les écarts  entre les engagements du candidat Tony Di Martino et les actes du maire, le même TDM, ne cessent d’étonner les parents de l’école Jules Ferry  ! Le ton  monte sur France Info et dans le Parisien jeudi 27 novembre… !

 Pour continuer la mobilisation signer ICI   la pétition
Dernière minute (jeudi matin 27 -11) : écoutez l’émission sur France Info et les interviews du maire, des parents d’élèves… ici
Et ici l’article dans le Parisien 

Le 2 mars 2014, en campagne électorale, Tony Di Martino, écrit aux parents d’élèves de l’école Jules Ferry, inquiets des mauvaises conditions d’accueil et de travail des enfants et du personnel. Il juge cette situation inacceptable et en réponse aux problèmes d’exiguïté des locaux prend l’engagement , s’il est élu maire,  d’établir avec sa future équipe un  » bilan de mise à disposition » des locaux attribués à la Cie Pietragalla,  afin qu’ils soient intégrés dans la  » réflexion globale concernant l’agrandissement de l’école ». Des propos clairs et engageants.
Qu’en est il à ce jour ?

A la lecture du tract distribué à la sortie de l’école et de la lettre envoyée à l’équipe municipale par les parents d’élèves, les actes semblent moins déterminés que les promesses…

Banderole accrochée par les parents d'élèves et vite décrochée par ...qui ?

Banderole accrochée par les parents d’élèves et vite décrochée par …qui ?

Lettre de campagne de Tony Di Martino_1

Lettre de campagne de Toni Di Martino_2

Tract « Pietragalla » des parents FCPE de l’école Jules Ferry

Nous , parents d’élèves du groupe scolaire Jules Ferry, faisons part de notre vive préoccupation quant à l’indétermination de l’équipe municipale face aux problèmes de vétusté et d’exiguïté des locaux de notre école… Lire la suite

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Courrier des parents d’élèves FCPE adressé à M. le Maire

Notre courrier en date du 23 septembre 2014 étant resté sans réponse nous sommes très étonnés de la promptitude de certains élus à écrire au sujet de l’école sur facebook ! Nous revenons donc vers vous  avec d’autant plus de détermination que les conseils d’école ont eu lieu au sein du groupe scolaire Jules Ferry et qu’ils nous ont une fois de plus confirmé le mal être… Lire la suite

 

 

 

Lettre des parents FCPE Jean Jaurès à la ministre

FCPE Bagnolet : 

Voici le texte de la lettre envoyée à Madame la ministre de l’Education nationale par les parents FCPE de l’école Jean Jaurès.
Ils  rappellent ainsi la promesse faite par le ministre précédent de classer cette école en REP+ (Reseau d’Education Prioritaire).

Pour appuyer leur demande, légitime, ils présentent un résumé historique et un état des lieux actuel du quartier du Plateau.

lettre ministre