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Eau et climat, c’est le moment d’agir !

 Le texte préparatoire d’un accord pour la conférence des Nations Unies sur le climat [COP21] a été rendu public. Pour la Coordination eau bien commun France et pour l’initiative Eau, planète et peuples qui regroupent des associations directement concernées par l’eau, la déception domine, car l’eau est la grande absente de ce document.

Or, non seulement les effets les plus sensibles du changement climatique pour les populations se manifestent par l’eau (inondations, sécheresses…) mais les perturbations du cycle de l’eau ont des conséquences directes sur le climat. Par exemple, l’imperméabilisation des sols provoquée par l’urbanisation ou par l’agriculture industrielle favorise l’élévation de la température au niveau régional et la sécheresse.

Considérant l’eau comme un bien commun, nos associations sont activement engagées pour la préservation de la ressource. Elles ont la conviction que l’attention portée ou non au cycle de l’eau conduira à réduire ou à amplifier le changement climatique. C’est ce qui les amène à s’adresser à l’ensemble des acteurs institutionnels impliqués dans la COP21 et aux mouvements sociaux et environnementalistes qui se mobilisent à cette occasion.

Les membres de la Coordination eau bien commun France et d’Eau, planète et peuples lancent un appel pour promouvoir une autre gestion de l’eau, plus respectueuse du cycle naturel de l’eau, plus économe de la ressource.

En ville, cela signifie prendre des mesures pour désimperméabiliser les sols, laisser s’infiltrer l’eau, restaurer une présence importante de l’eau (plans d’eau, fontaines, cours d’eau avec berges naturelles), développer les espaces verts et planter des arbres ;

Cela signifie encore, encourager les économies d’eau potable et développer l’utilisation de l’eau de pluie pour de nombreux usages (nettoyage des voiries, arrosage des espaces verts) ;

Et plus fondamentalement, cela signifie limiter la croissance urbaine.

Pour l’agriculture, cela signifie réduire drastiquement le recours à l’irrigation industrielle et l’utilisation des intrants chimiques, développer et promouvoir les pratiques d’agroécologie et d’agroforesterie respectueuses des sols, de la biodiversité et du bien être animal et humain, et soutenir les agricultures familiales et paysannes.

Pour l’énergie, cela signifie renoncer à l’exploitation des gaz de schistes et au nucléaire qui modifient de façon importante les masses d’eau, en les polluant dans un cas et en les polluant et les réchauffant dans l’autre.

Considérer l’eau comme un bien commun impose sa gestion publique et une participation reconnue des citoyen-nes, qui aille de leur consultation sur toutes les grandes décisions jusqu’à leur place au quotidien.

Enfin au niveau global, l’arrêt de la déforestation doit être une priorité absolue, en raison du rôle irremplaçable de la forêt pour rafraîchir l’atmosphère et l’humidifier, pour maintenir les sols et les renouveler.

Pour que ce programme voie le jour, il faut que les enjeux liés à la ressource eau soient pleinement intégrés à tous les domaines de l’action politique et à tous les niveaux institutionnels, du local à l’international, en commençant par la prochaine COP21.

Il faut faire davantage d’efforts pour assurer une meilleure cohérence entre le secteur de l’eau et les autres domaines de l’action publique, en particulier l’aménagement urbain, l’agriculture et l’énergie.

La restauration du cycle de l’eau doit avoir un porte-parole, comme l’est le GIEC pour le changement climatique.

Travaillons ensemble à la constitution d’un nouveau col-lectif international d’experts scientifiques, de citoyen-nes et de représentant-es politiques.

Les responsables politiques portent la lourde responsabilité de l’adoption d’un cadre international.

Nous, jeunes, citoyen-nes, associations, collectivités pouvons agir à notre niveau pour rendre l’eau à la terre et restaurer le climat. Relevons ce défi en agissant dès maintenant !

www.coordination-eau.fr 

5 rue de la Révolution.

93100 Montreuil

09 82 31 73 84coordination@eau-iledefrance.fr

France Libertés

5 rue Blanche. 75009 Paris

01 53 25 10 40 

eau1@france-libertes.fr

www.france-libertes.org 

 

déclaration eau et climat

PLU : les associations s’expriment

12-05- PLU

engagement de camapagne
engagement de camapagne

Pour la première fois à Bagnolet, les associations citoyennes impliquées dans les champs du paysage, de l’environnement, de l’urbanisme et de l’architecture ont décidé de co signer un texte prenant position contre la modification en cours du PLU. Ce ce texte a été remis le 14 octobre au commissaire enquêteur.

Il a reçu le soutien du BIC et de ses élus.

Il a été signé aussi par

Bénédicte BASTIN et Pierre VIONNET

co présidents de BAGNOLET ENVIE

Claire LAURENCE

présidente de BAGNOLET PATRIMOINE

Pierre MATHON

président de BAGNOLET ECOLOGIE

Gilles WALLIS

président de CITOYENNETE EN ACTES

MODIFICATION 1 DU PLU DE BAGNOLET

 

La municipalité de Bagnolet élue en mars 2014 a décidé de modifier le PLU par une délibération de janvier 2015. Ce projet de modification est soumis à enquête publique du 14 septembre au 14 octobre 2015. Les associations citoyennes de Bagnolet souhaitent formuler un certain nombre de remarques et propositions :

  1. La demande d’une révision
  2. Le constat de l’absence de vision de la nouvelle municipalité et la demande d’un vrai projet de ville pour Bagnolet
  3. Le grand absent de la modification est l’environnement et le paysage
  4. L’activité économique est également négligée
  5. Cette modification est une succession de mesurettes qui aggravent les défauts du PLU actuel (réduction des emplacements réservés, densification incontrôlée de certaines zones…)
  6. Nos remarques sur les modifications techniques présentées
  7. Nos premières propositions précises pour une révision sérieuse

 

  1. Le choix absurde de la modification

Pour une révision de PLU !

Le parlement a voté la création en janvier 2016 de la Métropole du Grand Paris pour mettre en place une intercommunalité à l’échelle de Paris et des 3 départements de la 1ère couronne (92, 93 et 94) et remédier à la fragmentation de la gouvernance de la région-capitale.

En cohérence avec l’attribution des compétences en urbanisme et habitat, le PLU devient de compétence métropolitaine. Si cette évolution correspond à une certaine logique, d’ailleurs observable dans les métropoles de province et dans les autres pays européens, elle pose toutefois la question de la maîtrise des choix à l’échelle communale. Beaucoup de communes ont pour cela décidé de poursuivre une révision de PLU initiée ou d’en lancer une, comme viennent de le faire nos voisines de Montreuil et des Lilas, considérant que la future Métropole devra tenir compte d’un travail local, a fortiori s’il est techniquement solide et partagé avec la population.

A l’inverse, la nouvelle municipalité de Bagnolet, après avoir tergiversé plusieurs mois, a décidé de lancer début 2015 une simple modification de PLU, dans le but de boucler le processus avant la création de la Métropole du Grand Paris.

Ce choix a pour effet de ne pas laisser le temps nécessaire aux études et de vider la concertation de toute consistance, réduite aux quelques réunions « cause toujours », marque de fabrique de la nouvelle municipalité, et à une enquête publique strictement limitée aux jours minimum prescrits par la loi.

Mais à quoi bon ? A quoi sert cette modification bâclée ? Quelle valeur aura-t-elle pour la future Métropole ? Quels projets permet-elle ou empêche-t-elle ?

La période récente et la campagne municipale ont montré une envie de débats sur la ville de demain : les Bagnoletais ont droit à ce débat éclairé qu’une révision fondée sur des études urbaines pourrait permettre.

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 II L’absence de vision

La lecture des documents laisse en effet une impression très désagréable : une succession de mesurettes sans aucune cohérence, un manque total de réflexion et de prospective.

De quelle politique cette modification est-elle le nom ?

On cherche et on ne trouve qu’un mélange de la poursuite à l’identique (moins un étage de temps en temps…) de la politique du maire précédent, du gel de tout projet dans un quartier pour faire plaisir à des alliés municipaux, de la porte ouverte aux promoteurs partout ailleurs et surtout de l’absence de vrai projet et de l’anticipation des besoins en espaces et équipements publics.

III Un grand absent : l’environnement, ainsi que le paysage

Malgré ses limites, le PLU actuel a mis en place des protections au titre du patrimoine et du paysage et des dispositions en faveur de l’environnement.

La présente modification ne prévoit aucune protection supplémentaire, malgré de nombreuses propositions citoyennes (la fonderie Landowski, les jardins partagés…) et supprime les bonifications environnementales, en se basant sur la suppression des COS, mais en sans en créer aucune nouvelle.

Cette modification municipale supprime enfin la totalité des emplacements réservés pour liaisons « douces » et vertes.

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IV – L’activité économique négligée

Tout en affirmant sa volonté de se préoccuper du sujet, cette modification n’apporte aucun élément en faveur de l’activité économique en ville.

Le PLU actuel a instauré des linéaires de protection du commerce existant : la modification se contente de les « bricoler » à la marge, de manière très discutable de surcroît (cf analyse du contenu de la modification ci-après).

Alors qu’une des richesses de Bagnolet tient à la présence d’activités de production intégrées au tissu urbain, cette modification ne propose aucune disposition pour en assurer le maintien et le développement, alors que plusieurs sites sont aujourd’hui menacées par des projets immobiliers (Landowski, Belin/la Rochette …).

Cela est d’autant plus étonnant que cette question du maintien de l’activité en cœur d’agglomération est dorénavant une préoccupation première de l’aménagement du territoire (où Bagnolet avait été en pointe dans les années 80 avec Cap la Rochette notamment) et que de belles dynamiques sont à l’œuvre sur Est ensemble, en particulier à Pantin et Montreuil.

 

Sur le plan des activités, cette modification de PLU n’apporte donc rien : quid de la rue Sadi Carnot, quid de la mixité économique et de l’intégration des activités dans le tissu urbain, dans les quartiers …

 V – Une modification qui aggrave les défauts du PLU

Le PLU actuel a fait l’objet de nombreuses critiques, notamment sur deux aspects :

  • La densification excessive qu’il permet dans plusieurs secteurs,
  • L’absence d’intégration des conséquences de ce développement en terme d’espaces et d’équipements publics.

Cette modification réussit la prouesse de n’améliorer en rien le PLU existant et de l’aggraver sur ses deux défauts principaux.

Sur la densité, cette modification prend en effet les mesures suivantes :

  • Forte densification de plusieurs secteurs (la Dhuys, les Coutures …) par manque de mesures compensatoires à la suppression du COS (la marginale réduction des hauteurs, un étage en retrait de moins par ci par là, n’est pas suffisante ne serait-ce que pour maintenir la constructibilité existante)
  • Porte ouverte à la construction débridée, sans contrôle et sans projet d’ensemble, des secteurs le long de l’avenue Gallieni et de l’avenue de la République, par la suppression du « périmètre de constructibilité limitée » (un secteur de gel en français)
  • Passage du secteur Varlin dans le secteur des fortes hauteurs (la zone UGCS)
  • Densification prévue pour l’ilot de la cité Anatole France (on découvre incidemment le projet municipal de raser la plus ancienne cité HLM de Bagnolet !)
  • Extension du secteur dense du Plateau à tout l’ilot Pasteur-Mitterrand (que deviendra l’Aveugle de Bagnolet, le vieux bistrot de la chanson dont le bâtiment sera sans doute bientôt livré aux promoteurs amis ?..)
  • Augmentation et homogénéisation des hauteurs sur l’avenue Gambetta

Sur les mesures en matière de prévision des nécessaires espaces et équipements publics, la modification supprime les 15 emplacements réservés (ce qui est proprement scandaleux sur le fond et juridiquement très périlleux, car cela remet clairement en cause l’économie générale du PLU de Bagnolet). Ces emplacements réservés permettaient par exemple un groupe scolaire rue Robespierre, une liaison douce entre le quartier des Coutures et le métro Gallieni, une extension du parc du château de l’Etang, une liaison douce directe entre l’église et la dalle Thorez complétant les chemins sinueux du jardin existant, un parc rue Louise Michel au Plateau, une place devant l’église ND de Pontmain…

Au lieu de ces 15 emplacements (qui étaient déjà très insuffisants dans le PLU actuel au regard du développement prévu de la ville), la modification ne crée que 5 réserves, qui sont soit marginale (une seule parcelle pour l’extension du cimetière…), soit relève de la dissimulation (la réserve pour « aménagement public » rue Louise Michel, ce qui correspond à un terme inexistant au Code de l’urbanisme et cache la décision municipale de supprimer les jardins partagés existants pour construire un collège !), soit dangereuse (la réserve pour équipement petite enfance sur le bâtiment de la CPAM qui contredit la volonté de conserver la Sécurité sociale à Bagnolet et n’empêche en rien un projet immobilier), soit mensongère (la minuscule réserve pour école sur la Rochette …qui ne prévoit même pas de cour de récréation ! Un artifice grossier pour tenter de faire passer le projet des promoteurs associés de la mairie de raser ce bel ensemble et bétonner du logement à la place de l’activité économique existante !), soit idiote (la réserve pour maintenir une friche rue Jean Lolive, qui permet de liquider définitivement toute ambition pour la Noue).

A l’heure où la municipalité affiche un objectif important de production de logements et où les projets se multiplient sur la ville, il est très paradoxal et scandaleux de ne pas anticiper les conséquences en équipements publics dans cette modification de PLU.

VI -Remarques sur la modification

Cette modification bâclée par la nouvelle municipalité prétend :

  • Obliger la réalisation de logements sociaux …alors qu’elle ne fait que confirmer les 35% prescrits dans le document-clef du PLU en vigueur (le PADD), avec des déclinaisons compliquées voire étonnante (du logement social … à partir de 13000 m2 construits en zone UCVa car il s’agit de ne pas contraindre le promoteur VINCI immobilier !)
  • Limiter les hauteurs… alors que la densité augmente en fait dans de nombreux secteurs, sans parler de l’incohérence de certaines décisions (à quoi bon réduire la hauteur à Gallieni, un des rares quartiers de tours de la métropole, si ce n’est pour produire des « pâtés » supprimant toute possibilité d’espace vert comme le lamentable projet Serap-Coffim ?)
  • Changer des limites de zones et de secteurs mais sans expression d’une visée générale, avec le classement du sentier de la Tranchée en zone pavillonnaire UP (pourquoi cette seule ruelle et pas d´autres rues pavillonnaires de Bagnolet ?), la création de secteurs d’équipements existants (mais en excluant le CMS et la CPAM …), l’extension de la zone dense du Plateau (UPLa) sur la cité Anatole France et l’angle Sadi Carnot/Pasteur (permettant ainsi de nouvelles opérations immobilières …)
  • Supprimer et créer des emplacements réservés alors que la modification commet l’acte scélérat de supprimer massivement les réserves pour espaces verts, liaisons douces et équipements, ainsi que celui pour le métro câble sans aucun débat avec les habitants et alors que ce moyen de transport se développe dans plusieurs villes après la mise en service à Brest
  • Prendre des mesures pour le commerce et l’artisanat alors qu’elle ne crée aucune disposition (par exemple ma création d’un secteur spécifique pour les activités ) pour sauvegarder des ensembles économiques menacés (notamment Landowski et la Rochette ) et réduit les linéaires réservés au PLU actuel, en supprimant deux secteurs (avenue de Stalingrad et surtout place Sampaix, annonçant ainsi la démolition du pôle commercial des Malassis !) et ne créant que des linéaires anecdotique (un café à l’angle de deux rues !), discutable (l’îlot Danton, ce qui confirme les velléités de densification commencée avec le projet immobilier sur la fonderie Landowski ) ou incohérent (l’ouest de la rue Mitterrand, pourtant en bonne partie pavillonnaire, et pas l’est où est pourtant prévu un gros projet), à part l’ajout justifié de la rue Vaillant
  • La modification supprime enfin les périmètres de constructibilité limitée ouvrant ainsi à la densification le long des avenues de la République et Gallieni sans les études obligatoires pour lever un tel « gel » et sans même la moindre évocation d’une vision municipale pour ces lieux déterminants (le maire attend sans doute qu’un promoteur ami apporte un projet clef en main !).7- Premières propositions pour une révision sérieuseFace à cette modification bricolée, qui oscille entre médiocrité et mensonge, nous formulons ici quelques unes de nos premières propositions qui peuvent être intégrées tant dans une révision que dans une modification :
  • maintenir et préciser les emplacements réservés existants
  • créer de nouveaux emplacements réservés, par exemple pour une vraie école en centre ville, un jardin public à la Dhuys, les espaces et équipements publics que le développement sur République et Gallieni rendront nécessaires …
  • créer un emplacement réservé pour extension du parc départemental Jean Moulin vers l’avenue Ch.de Gaulle sur une partie du site Serap
  • créer de nouveaux secteurs de protection du patrimoine et du paysage, en complétant la liste mise en place au PLU en 2011, par exemple en protégeant la plus vieille entreprise de la ville (la fonderie Landowski), des éléments du patrimoine moderne, les ensembles de jardins partagés (jardin guinguette de la Dhuys, Plage arrière au Plateau…)
  • Elaborer un règlement et plan volumétrique fin dans les zones où le COS disparaît (Coutures, Dhuys et Plateau)
  • Lancer enfin les études urbaines et de développement sur l’avenue de la République et l’avenue Gallieni
  • Créer une zone exclusivement dédiée au pôle Gallieni-Centre sud et la Noue (le secteur de la grande hauteur existante de Bagnolet) et une autre zone spécifique aux secteurs le long de l’avenue de la République et de l’avenue Gallieni, qui constituent un prolongement urbain du quartier des Coutures et doivent en conserver des caractéristiques pour éviter un collage d’urbanisations qui s’ignorent voire se tournent le dos
  • Créer des secteurs spécifiquement dédiés à l’activité et artisanat en milieu urbain pour maintenir en ville des ensembles comme Bonzini, la fonderie Landowski, la pépinière Belin-la Rochette, le secteur Jean Lolive autour de l’entreprise Macocco…

 

Dans le cadre d’une concertation où l’avis citoyen serait enfin pris en compte et où les décisions ne se prendraient pas toutes dans un petit cercle de politiques et promoteurs, les associations que nous représentons sont disponibles pour préciser ces propositions et en développer d’autres.

 

PLU : les Coutures s’expriment

« Nous, collectif des habitants du quartier des Coutures, souhaitons vous communiquer nos remarques et avis concernant la modification du PLU actuellement menée par la municipalité et qui fait l’objet de la présente enquête publique. » Ainsi commence les remarques des habitants des Coutures…

 

« A l’attention de monsieur le Commissaire enquêteur,

Monsieur,

Nous, collectif des habitants du quartier des Coutures, souhaitons vous communiquer nos remarques et avis concernant la modification du PLU actuellement menée par la municipalité et qui fait l’objet de la présente enquête publique.

PRÉAMBULE

Révision du PLU, la promesse électorale bafouée. Modifications du PLU, une vision réduite et sans projet pour la ville.

Durant la dernière campagne des municipales, Monsieur Tony di Martino et Monsieur Mohamed Hakem, tout deux têtes de liste et réunis entre les deux tours, ont exprimé clairement leur position quant à la révision du PLU de Bagnolet :

Tract distribué entre les deux tours par « Le rassemblement citoyen pour Bagnolet » : « Rétablir la qualité de vie des Bagnoletais : révision du plan local d’urbanisme en limitant les hauteurs et la densification ».

Cette révision a été un thème majeur et fédérateur qui a rassemblé de nombreux citoyens, dont élus et collaborateurs actuels de la majorité. De nombreux témoignages écrits et filmés sont d’ailleurs disponibles sur internet.

Aujourd’hui, malheureusement force est de constater que cette promesse de révision faite à la population s’est transformée en une modification du PLU. Nous déplorons le choix d’une option qui ne permette pas une véritable réflexion urbaine et de « cadre de vie » globale de notre ville. Se priver de cette approche globale est non seulement une erreur mais peut, même, être un dangereux écueil pour l’avenir de notre territoire. Une révision aurait apporté à notre ville un véritable projet cohérent et pertinent qui aurait pris en compte l’ensemble des paramètres qui font vivre une ville : équipements publiques, transports, cadre de vie, espace verts, commerces à échelle humaine, voirie, stationnement… La liste est longue et nous passons donc allègrement à côté de tout cela… pour… se contenter d’une révision du PLU, c’est à dire des interventions ponctuelles, sans lien les unes avec les autres, sans vision globale.

A l’heure où le territoire de Bagnolet va subir probablement les plus grands bouleversements urbanistiques depuis 30 ans : PRU, ANRU, PNRQAD, GRAND PARIS, et clairement une horde de promoteurs à l’affût… il est vraiment regrettable que la voix des citoyens n’ai pas été entendue.

Nous le déplorons.

A propos du Quartier des Coutures

Le quartier des Coutures est un territoire au Sud de Bagnolet qui a la particularité d’être accolé à deux grandes villes : Paris et Montreuil, situé entre deux portes du périphérique : Porte de Montreuil et Porte de Bagnolet (soit l’échangeur A3). C’est un quartier dynamique, mixte socialement et culturellement, et doté d’une forte identité. Malheureusement il est évident, que ce territoire a été laissé à l’abandon total par les pouvoirs publics et les municipalités qui se sont succédés.

Concernant sa structure urbaine, les Coutures sont essentiellement constitués de grandes bandes traversantes, héritage d’un passé agricole et ouvrier. Au fil des années, le paysage urbain s’est modifié : petits pavillons avec espace jardin, impasses ponctuées de bâtisses semi-industrielles, petits immeubles de 3 étages en général, anciennes usines réhabilitées en habitat par des familles…

Cette réalité a d’ailleurs été parfaitement comprise, il y a quelques années, lors de la construction des HLM rue Victor Hugo, puisque ces derniers sont un mixte d’immeubles de R+2 et de petites maisons de ville au cœur d’une allée arborée intérieure. Ce projet avait, à l’époque, parfaitement compris le sens et les enjeux urbains du quartier…

A côté de cette réalité, existe également de grandes parcelles situées à proximité du boulevard périphérique (par exemple rue Édouard Vaillant) qui offre des bâtiments de grandes hauteurs constituées de structures professionnelles (CNAM), habitats privées et habitats sociaux (dont l’immeuble du 50 Edouard Vaillant, qui, par manque d’entretien, se retrouve dans un état déplorable et doit faire l’objet d’une rénovation).

Aujourd’hui, compte tenu de la tension immobilière et de l’arrivée du Grand Paris qui prendra la main sur le développement de nos villes, il est plus que jamais nécessaire de poser des règles, de prévoir des espaces qui garantissent la préservation, voire l’amélioration, du bien commun et du « vivre ensemble ».

DENSIFICATION

Les hauteurs :

Conscient que la totalité des habitants des Coutures, très présents lors des réunions de quartier, étaient inflexibles sur les hauteurs excessives du précédent PLU, la majorité a fini par concéder la baisse d’un étage sur une partie du Quartier (passant de 16m/19m à 13m/16m). C’est un pas certes, mais il n’est pas suffisant pour réguler la densification, sachant que les 13m ne s’appliquent qu’en façade rue et pas sur la longueur. Or vous l’aurez compris, Monsieur le Commissaire, la structure en longueur spécifique aux Coutures fait que sur la partie « interne » des bâtiments nous serons confrontés à des hauteurs de 16m qui viendront plonger sur toutes les constructions avoisinantes R+1 / R+2. Nous avons déjà quelques cas très concrets et calamiteux : passage Victor Hugo et Immeuble Green rue Paul Bert

>> NOTRE DEMANDE : que le retrait à 13m soit effectif et obligatoire également sur les longueurs des parcelles afin de préserver l’unité, la cohérence et le cadre de vie des habitants.

Les projets immobiliers en cours et à venir, une maitrise est nécessaire :

Nous souhaitions prendre connaissance de l’étude scolaire présentée par la ville le 7 octobre (soit à il y a peine une semaine !) afin de nous appuyer sur des chiffres concrets. A la lecture de l’analyse réalisée par les cabinets indépendants FORS et OPERIS, il apparaît évident que la maitrise (voire l’arrêt quasi total) de la densification sera et est déjà un enjeux crucial pour notre quartier et la ville entière. Les chiffres qui ont été pris en compte et délivrés par les services de la mairie concernent uniquement les projets déjà identifiés et enregistrés. Les chiffres « après 2020 » sont des estimations très minorées.

Que nous dit cette étude, sur le territoire de Bagnolet :

  • La démographie de Bagnolet ne s’affaissera pas, la natalité étant constante, voir en hausse.
  • Le nombre de logements identifiés et livrés à ce jour est la suivante :
  • 2017 : 369
  • 2018 : 770
  • 2019 : 622
  • 2020 : 870

soit une progression spectaculaire.
Pourtant à partir de 2021, il est annoncé une estimation de 130 logements livrés sur la ville par an (et ce jusqu’en 2025).
Soit une chute spectaculaire.

Cela n’est pas crédible et surtout pas crédible aux Coutures !

Cette estimation ridiculement petite nous interpelle particulièrement à l’heure ou il est urgent d’investir dans des équipements publics (écoles, gymnases, espaces verts…). Il est évident que cette étude sera d’ores et déjà « dépassée » à peine entérinée. Nous connaissons déjà une liste d’au moins 4 grandes parcelles en cours de vente, de négociations ou avec des projets constitués d’habitations qui verront le jour APRES cette étude et qui n’ont pas été comptabilisées.

Depuis des mois on explique aux habitants des Coutures qu’une municipalité ne peut intervenir sur les projets privés, à partir du moment où le projet respecte le PLU.

Nous avons quelques difficultés a comprendre comment on peut annoncer un chiffre qui traduit une maitrise très forte de l’immobilier (et cela a été annoncé et « promis » par le maire lors de la réunion de restitution de l étude démographique) et la réalité légale et juridique qui ne pourra manifestement pas juguler les projets des promoteurs.

A ce jour nous sommes nombreux à recevoir régulièrement les avances de promoteurs et les Coutures absorbe la plus forte progression en terme de nouveaux arrivants.

En conclusion, il nous apparaît urgent de rétablir des chiffres estimatifs crédibles, de les augmenter sensiblement pour pouvoir anticiper et donc, prévoir les futurs espaces pour accueillir convenablement la population (en surtout les enfants).

 

EQUIPEMENTS PUBLICS

Depuis des années les parents des Coutures luttent pour obtenir de meilleures conditions de scolarisation dans le groupe JULES FERRY. La municipalité, sensibilisée, a effectué un certain nombre de travaux cet été afin d’améliorer le quotidien des enfants.

La récupération des locaux rue Nickles pour l’extension doivent être destinés à offrir plus d’espaces communs et de créer les espaces manquants pour l’effectif ACTUEL ET EXISTANT du groupe scolaire.

Avec l’annonce de 6 classes supplémentaires en 2020 pour Jules Ferry via l’étude démographique, il est donc désormais nécessaire d’envisager la création et la construction d’une nouvelle école (maternelle ou primaire, à étudier). Nous comprenons que 3 classes supplémentaires sont déjà prévues dans le cadre de l’extension, si en plus on y rajoute le sous effectif des livraisons de logements à compter de 2021, nous risquons fortement d’être au bord d’une implosion annoncée.

 

ESPACES VERTS

Les Coutures souffre particulièrement d’un manque d’espaces verts destinés aux enfants et aux familles. A ce jour, le square Varlin va faire l’objet d’une réhabilitation. Le jardin « Politzer » également. Du côté du PNRQAD, l’association « Autour du chêne » sera réintégrée rue Etienne Marcel et un square de 300 mètres carrés est prévu dans le lot Robespierre (PNRQAD).

Malheureusement, malgré ces quelques petites parcelles de verdure, cela n’est pas suffisant. Nos enfants respirent, chaque jour, les retombées nocives du périphérique. Il est nécessaire de faire preuve d’une volonté sans faille pour améliorer, agrandir et offrir plus d’espaces verts à l’ensemble de la population.

 

STATIONNEMENT

Il suffit de passer quelques heures au cœur de notre quartier pour se rendre compte de la situation intenable en terme de stationnements. Les nouvelles constructions qui ne sont que très peu contraintes de réaliser des parkings (ratio 0,8) accentuent de manière récurrente cet écueil. Nous avons comptabilisé plus de 500 voitures supplémentaires liées aux nouvelles construction. C’est énorme !

Cette situation est encore aggravée lorsque l’on voir la petitesse d’un grand nombre de trottoirs. Posez-y une poubelle, puis une voiture mal garée (faute de place) et vous trouverez des dizaines d’écoliers obligés de marcher au milieu des routes, à la merci des conducteurs peu respectueux des limitations de vitesse « douces ». Le meilleur exemple étant tout de même la rue Victor Hugo et Rue Paul Bert (entrée de l’école maternelle).

 

NOS DEMANDES :

PRÉVOIR LES RESERVES NECESSAIRES POUR LES ÉQUIPEMENTS PUBLICS, NOTAMMENT UNE NOUVELLE ÉCOLE, UN OU DES ESPACES VERTS. RÉ-INSTITUER L’OBLIGATION D’UN LOGEMENT / UN PARKING.

En vous remerciant pour l’attention que vous porterez à nos propositions, veuillez agréer, Monsieur le Commissaire, nos sincères salutations.

Le collectif des habitants des Coutures

Un maraîcher d’Ile-de-France témoigne du changement climatique

Valérie et Alain Crochot gèrent une exploitation maraichère – l’EARL Les Plaisirs du jardin-  à Cergy. Le BIC qui a reçu leur témoignage, le diffuse bien volontiers avec leur autorisation. Valérie et Alain fournissent une AMAP de Bagnolet…  « Choux plus amers,  carottes plus molles,  aubergines aux formes bizarres… », ils s’inquiètent des conséquences du …changement climatique !

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A l’heure où chacun pense aux vacances d’été bien méritées, au soleil, à la détente, … nous faisons face à l’accélération des dérèglements climatiques : pas d’hiver depuis 2 ans, plus de printemps depuis 5 ans, des températures trop fraiches les matins jusqu’à mi-juin depuis 6 ans…et maintenant de très fortes chaleurs ! Sans doute, la canicule nous écrasera la semaine prochaine (NDLR : courrier prémonitoire  daté de fin juin…).

Le froid, le chaud,…où en est-on ?

Nous devons nous adapter, résister. Depuis début mars et pour lutter contre le froid, quatre personnes travaillent la moitié de leur temps à débâcher et ouvrir les serres quand les températures remontent, puis rebâcher et fermer les serres l’après-midi avec des voiles de protection. Quant à la chaleur, les 34 degrés du 4 juin ont été la première alerte. Les cassis sur le haut des plantes ont été brûlés, les feuilles de groseilliers brunies par le feu du soleil, et plus étonnant, les jeunes plants de pastèques et melons sont en difficulté… les plantes sortant du froid n’ont pas de temps d’adaptation. Les potirons ne sont pas encore en fleurs : il nous faudra les arroser toute la journée pour les rafraîchir. Nous allons poser des écarteurs en bois pour aérer au maximum les serres,…Bref, nous allons combattre !

Une nouveauté : la canicule en juin

Je n’ai jamais connu de canicule fin juin… C’est une sensation étrange de réaliser que nous sommes tous sur une planète aux équilibres très fragiles ; Chaque plante a des besoins physiologiques de température, d’humidité assez précis. Mais notre terre connait des déséquilibres qui s’amplifient. Nous modifions nos façons de travailler . Nous modifierons progressivement nos dates de mises en cultures : carottes plus précoces, tomates également avec protections anti-gel renforcées, salades en hiver, choux fleurs et radis en janvier… Vous ne le réalisez pas forcément mais vous avez déjà depuis 2 ans, ces légumes à des périodes incongrues ici. Je m’inquiète pour l’avenir: les choux seront plus amers, les carottes plus molles, les aubergines aux formes bizarres,…Vous vous réjouirez peut-être de manger d’avantage de patates douces. Nous testons des cultures tropicales dans une serre complète: concombres du Sénégal, basilic thaï, cacahuètes, christophines,…

 Comment l’humanité va-t-elle s’alimenter ?

Ce n’est qu’un début ! A Cergy, nous ne sommes certainement pas les plus à plaindre. C’est dur, mais c’est faisable. Mais combien de paysans s’adapteront à ce nouveau quotidien ? Et comment ne pas penser à nos millions de collègues d’Afrique, d’Australie, de Californie,..qui disparaissent ou errent de pays en pays. Comment l’humanité va-t-elle s’alimenter ?

La terre n’est qu’une. Mais notre conscience d’agir est personnelle Elle nous incombe.

Bon été à vous !
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En compléments:
> > > Article de Jean Jouzel, climatologue.
http://www.lepoint.fr/environnement/climat-jean-jouzel-absolument-agir-d-ici-2020-10-06-2015-1935164_1927.phpA la recherche d’une terre plus vivable que la nôtre, excellent dossier de Science et vie (juillet 2015): la première étoile extra-solaire est à 100 000 années de voyage, alors sauvons notre si belle planète !.
 http://www.science-et-vie.com/2015/06/au-sommaire-de-science-vie-n1174/

Conseil Constitutionnel : les coupures d’eau sont illégales !

Ce vendredi 29 mai 2015, le Conseil Constitutionnel a rendu sa décision dans le cadre de la QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) déposée par la SAUR relative à l’interdiction de l’interruption de la distribution d’eau dans les résidences principales pour non-paiement des factures. Le verdict est sans appel : l’interdiction des coupures d’eau est bien conforme à la Constitution.

Coordinationa eau idf

La haute juridiction a considéré que la loi Brottes n°2013-312 ne contredisait pas la liberté d’entreprendre, la liberté contractuelle, le principe d’égalité devant la loi ou encore le principe d’égalité devant les charges publiques. La loi Brottes est ainsi confirmée et doit être appliquée.

Cette décision est l’aboutissement d’un long combat pour le respect de la loi et de la dignité des plus démunis. Après de nombreuses jurisprudences de tribunaux d’instance et de grande instance (SoissonsBourgesValenciennesThionvilleLyonGonesse), le Conseil Constitutionnel ancre le droit à l’eau pour tous dans le droit français. Cette avancée en appelle d’autres et notamment la pleine reconnaissance du droit à l’eau et à l’assainissement qui fera l’objet d’une proposition de loi dans les prochains mois.

Le service public de l’eau sort renforcé du combat mené par France Libertés et la Coordination Eau Île-de-France, dont Jean-Claude Oliva, conseiller municipal du BIC à Bagnolet, est le directeur. Mais le droit à l’eau n’est visiblement pas la préoccupation des entreprises, notamment de la SAUR et de Veolia (cf défense de la SAUR lors de l’audience au Conseil Constitutionnel). Leur acharnement à faire passer leurs objectifs économiques avant les droits humains doit désormais être pris en compte par les collectivités et les élus quand ils prennent les décisions relatives à la mise en oeuvre de ce service public. L’eau ne peut pas être traitée comme une marchandise mais doit être considérée comme un bien commun permettant à chacun de vivre dignement.

Nous appelons :

  • l’ensemble des distributeurs à stopper la pratique illégale et inhumaine des coupures d’eau et à rétablir l’alimentation à tous les foyers actuellement dans cette situation ;
  • les autorités locales responsables de la mise en oeuvre de ce service public à exercer leurs prérogatives et, en priorité, la protection des plus démunis pour l’accès à l’eau.

France Libertés et la Coordination Eau Île-de-France restent vigilants quant à l’application de la loi et continuent leurs actions pour protéger les plus démunis et appellent citoyens, élus et associations à poursuivre ensemble la mobilisation.

La décision sur le site du Conseil Constitutionnel : www.conseil-constitutionnel.fr

TOXIC TOUR DETOX 93

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Vous êtes convié-es au prochain Toxic Tour Detox, consacré à l’aéroport du Bourget, dimanche 19 avril à 14 h.

 

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Première plateforme européenne d’aviation d’affaire, construite en milieu urbain, dans une zone destinée à se densifier, l’aérogare du Bourget est une cause majeure de nuisances sonores, de pollution et de dérèglement climatique. Pour comprendre cette aberration et réfléchir ensemble à des alternatives, rejoignez-nous pour cette balade urbaine informative et festive.

RDV à 14h le 19 avril devant le Musée de l’air et de l’espace, au Bourget. Pour vous y rendre, voir indications sur le tract en pj.

Rejoignez-nous et désintoxiquez-vous!

Le collectif Toxic Tour Detox 93

Feuilles à Est – Ensemble

Déchets verts :
Est Ensemble abandonne !

En n’assurant plus la livraison à domicile des sacs de déchets verts, Est-Ensemble abandonne le principe de collecte des feuilles et des déchets verts pour 400 000 habitants. Pendant ce temps, on fera bientôt de beaux discours à la 21è conférence Climat des Nations Unies…
À l’heure de la transition énergétique, Est-Ensemble lui tourne le dos ?

(Ce courrier a été envoyé au président d’Est-Ensemble en novembre 2014 : il n’a jamais reçu de réponse ! Pas même une feuille… Il a été renvoyé début avril 2015 pour la nouvelle saison de feuilles… )

Feuilles communiqué

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Béton : Bagnolet prend la corde… 

Deux réunions importantes en matière d’urbanisme, c’est à dire en matière de  cadre de vie, de ce qu’est notre ville, se tiennent les 1 et 2 avril.

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Nous ne nous suffirons pas de cette démocratie-mascarade qui nous ferait avaler tous les projet déjà ficelés d’une majorité municipale qui signe les permis de construire et avalise des projets de promoteur, qu’elle voudrait ensuite présenter à la population pour lui faire croire que tout est encore possible… Mercredi et jeudi,  ensemble assurons-nous que les jeux ne sont pas faits…

La courses aux projets immobiliers ? À Bagnolet, elle reprend de plus belle. Et qu’il fut de courte durée …le suspens de l’orientation politique en matière d’urbanisme de la nouvelle municipalité. En totale continuité avec la précédente mandature, Tony Di Martino semble désormais rattraper le temps perdu en accordant permis sur permis, sans autres critères que la valeur foncière d’une ville très attractive pour les promoteurs. De mois en mois, on assiste médusé à une augmentation des prix au mètre carré  dont n’est bénéficiaire que …la promotion immobilière.. Sans aucune contrepartie pour les BagnoletaisPas besoin d’être devin, …il suffit de regarder : combien d’écoles sont prévues au regard des besoins actuels et futurs ? Pourtant, pourquoi ne pas plutôt définir une « densité raisonnée » au vu des différents quartiers, de leurs caractéristiques propres? Pourquoi cette course à la densification ? Ne pourrait-elle être mise en œuvre au regard de contextes spécifiques?   

Suite tragique pour une ville déstructurée

Poursuivre un développement urbain aussi sauvage et insensé est d’autant plus dramatique pour  notre cadre de vie à tousque cette ville est d’ores et déjà fortement déstructurée. Et si maltraitée depuis si longtemps, avec ces grands ensembles, la construction de l’échangeur, l’abandon de la rue Sadi Carnot, l’échec architectural de l’hôtel de ville et la médiocrité du projet de la Zac Benoit Hure,… Au point de se demander si cette maltraitance  ne serait pas devenue culturelle pour ceux qui la gouvernent ? 

Soyons nombreux à venir témoigner notre opposition à cette politique en participant cette semaine aux réunions publiques du 1er et du 2 avril, et à toutes celles qui suivront. Et à refuser cette fausse concertation, ce simulacre de dialogue démocratique, quand tous les permis sont déjà signés…

Jeudi 2 avril – université populaire – débat

2 avril 2015 up

En conclusion d’un cycle de rencontres consacré au changement climatique, l’Université populaire de Bagnolet propose deux rendez-vous importants cette semaine.

++ Jeudi 2 avril,

de 19h à 21h,

au Château de l’étang (av. Gambetta/av. Mitterrand),

débat : « Que peut-on attendre des négociations sur le climat ? , avec Ronan Dantec, sénateur, et Sylvie Joussaume, climatologue.

++ Samedi 4 avril,

de 15h à 18h,

dans les Serres du château de l’étang,

un atelier « Bagnolet en Transition»

Pour ne pas rester que sur des constats préoccupants, il est prévu un temps de réflexion collective, ouvert à tous, pour imaginer une possible initiative de Transition à Bagnolet (ensemble d’initiatives associatives qui, articulées, cherchent à diminuer notre impact sur l’environnement et sur le changement climatique, mais aussi à renforcer les coopérations et les projets locaux). Notre la réflexion sera introduite par les témoignages des responsables de Montreuil en Transition et des Lilas en Transition. 
Pour la réussite de cet atelier, il serait important que les acteurs des initiatives menées à Bagnolet (jardins partagés, AMAP, etc.) soient présents. Nous serions heureux de votre présence pour imaginer ensemble le Bagnolet d’après le pétrole et plus concrètement, les actions que nous pourrions initier pour nous avancer vers ce futur.

https://upbagnolet.wordpress.com/

Déchets verts : Est Ensemble abandonne !

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Lettre ouverte du BIC à EST-ENSEMBLE

A l’attention de M. Gérard Cosmes,
président

De Mme Mireille Alphonse,
vice-présidente déléguée à la protection de l’environnement

Communauté d’Agglomération Est- Ensemble

100 avenue Gaston-Roussel (ex-route de Noisy) 93 232 ROMAINVILLE Cedex

 

Déchets verts :
Est Ensemble abandonne !

 

Monsieur le président,

Madame la vice-présidente,

 

Les feuilles d’automne sont tombées dans les jardins. Comme les années passées, les habitants d’Est-Ensemble étaient prêts à les ramasser en vue de la collecte des déchets verts du lundi matin, que les communes avaient mise en place et qui est désormais assurée par Est-Ensemble. Mais non : Est Ensemble a décidé de revenir sur le service de livraison des sacs que les communes ont toujours assuré. Autrement dit, le citoyen qu’on a tenté de mobiliser, de convaincre, celui qui a peut-être pris la bonne habitude de mettre ses sacs de feuilles chaque lundi devant chez lui, n’a plus de sacs…

Il appelle donc le service des déchets d’Est Ensemble, qui lui propose de se rendre, uniquement le matin du 2è samedi du mois, dans une des deux déchetteries du territoire. Il faut qu’il soit motivé, le citoyen, pour aller jusqu’au bout du territoire, pour récupérer des sacs de papier qu’il recevait, jusqu’à présent, à domicile !

Pourtant, le dispositif existait, il était gratuit ! En appelant, le citoyen prenait l’initiative et les sacs lui étaient livrés. Non seulement Est-Ensemble fait disparaître un service, mais il ne met même pas en place de dépôts de substitution dans ses 9 communes.

Autrement dit, sans le dire, Est Ensemble abandonne tout simplement la collecte des déchets verts !

À quoi bon les beaux discours sur le climat, les PCET (Plans Climat Energie Territorial), si Est Ensemble dissuade le citoyen d’un réflexe écologique efficace et économe, pourtant difficilement acquis. 400 000 habitants seront légitimement tentés de jeter leur déchets verts et tontes de pelouse dans le bac bleu ! Quel gâchis, quel surcoût…

Toutes les collectivités de France tentent par mille trouvailles de convaincre de ce geste écologique. Est Ensemble lui tourne le dos ! Mais n’est-il pas question de transition énergétique ces jours-ci. Ici, à Bagnolet, les feuilles et les bras en tombent encore !

 

Monsieur le président,

Madame la vice-présidente,

En n’assurant plus la livraison à domicile des sacs de déchets verts, Est-Ensemble abandonne le principe de collecte des feuilles d’automne pour 400 000 habitants. Pendant ce temps, on fera bientôt de beaux discours à la 21è conférence Climat des Nations Unies… À l’heure de la transition énergétique, Est-Ensemble lui tourne le dos ? 

Nous vous prions de croire, Monsieur le président, Madame la présidente, en nos cordiaux sentiments …écologiquement attristés.