Archives du mot-clé lotissement

Ilôt Blanqui : Sandrine Soppo-Priso explique le vote contre

603606_276130909220666_670597861_n

Le projet Blanqui tel que présenté au conseil municipal du 25 juin, soulève 3 enjeux  mal appréhendés, selon Sandrine Soppo-Priso, conseillère municipale du BIC : la question de la densité, la question de la Bergerie des Malassis et la question du logement social.

 

La question de la densité

Conscients que la densification est un moyen de lutter contre l’étalement urbain et de préserver les terre agricoles à l’échelle de la région IdF, et qu’elle permet de répondre, en partie, à la crise du logement, néanmoins nous ne perdons pas de vue la nécessité d’aborder cette question dans toute sa complexité.

Premièrement, nous pensons que la densification ne doit pas se faire au détriment d’une ville, d’un quartier ou d’une population en particulier mais qu’elle doit être répartie et pensée aux différentes échelles. Il ne s’agit pas seulement d’une injonction régionale mais d’une dynamique de transformation des territoires et des modes d’aménager, face à laquelle les communes, leurs magistrats, sont en première ligne et les décideurs ultimes.

Deuxièmement, cette densification ne peut se faire uniformément et doit prendre en compte les potentiels propres à chaque ville, à chaque quartier. Enfin, chaque occasion de construire, de bâtir, d’aménager, doit répondre à une vision politique dans une approche qualitative plutôt que quantitative. La densification doit-être outil d’amélioration du cadre de vie. En ce sens elle ne peut se faire sans les habitants.

 Vous comprendrez donc, en toute cohérence avec le discours que nous tenons depuis maintenant deux ans et la position de notre tête de liste, Mireille Ferri que vous citez régulièrement à ce sujet, M. le Maire, que nous ne pouvons pas nous satisfaire du projet Blanqui tel qu’il présenté aujourd’hui. Le fait d’assurer le maintien et la reconstruction d’équipements publics est un minimum dont une institution publique ne peut se prévaloir. La triste réalité de ce projet, est de réduire à peau de chagrin la plus grande qualité de ce quartier: la générosité de ses espaces paysagers.  Les habitants des Malassis ne méritent-ils pas que l’on respecte le peu de qualité dont ils disposent?

La question de la Bergerie des Malassis

e plus, nous nous interrogeons dans la façon dont ce projet d’aménagement prend en compte de l’expérience inédite de la Bergerie.  Si les habitants ont été favorables à son déplacement, c’est tout de même bien le signe d’une volonté unanime qu’elle poursuive son activité au Malassis, à Bagnolet.

Dès lors, les modalités d’aménagement sont-elles à la hauteur de l’enjeu d’accompagner l’intégration de la bergerie dans une nouvelle opération urbaine? Une expérience aussi spécifique n’appelle-t-elle pas une méthode innovante, réellement inclusive et à l’écoute de besoin tout à fait inédits? L’intégration de la Bergerie devrait être en soit une occasion pour innover et renouveler les méthodes d’urbanisation. En prenez-ola mesure Mr le maire?… Quels sont les échanges entre les aménageurs et l’association Sors de terre qui gère la bergerie au quotidien? Comment les conditions nécessaires à son développement, sont-elles été traduites dans les plans, dans le phasage, dans tous les aspects opérationnels de cet aménagement?

Le Bic reconnait l’utilité publique du travail de la Bergerie au Malassis. Vecteur d’échanges, d’éducation, de cohésion sociale, cette expérience est aujourd’hui reconnue comme une initiative innovante dans le secteur de l’aménagement, comme en témoigne l’intérêt des bailleurs tel que Paris Habitat ou I3F, pour développer de mêmes initiatives ailleurs dans Paris et en 1ère couronne.

Ainsi, afin de limiter les impacts sur la Bergerie des Malassis, de garantir la pérennité de son action auprès des enfants et des habitants de Bagnolet, nous vous demandons, Mr le maire, de mettre en place un atelier spécifique de réflexion en lien avec Sors de Terre, les associations, les habitants, la maitrise d’œuvre et de maitrise d’ouvrage de ce projet urbain.

 La question du logement social.

En outre et pour finir, il est évoqué un pourcentage de 36% de logements sociaux. Nous partageons avec vous, la nécessité de produire du logement social ainsi que de ré-équilibrer la répartition entre les quartiers » Or, dans le quartier des Malassis, le taux de logement sociaux est d’ores et déjà surreprésenté. Ainsi, dans les faits, nous soulignons une incohérence avec votre discours. Pourriez-vous préciser ce point au regard de la stratégie de rééquilibrage, défendue en réunion publique?

Pour ces raisons, nous ne voterons donc pas ces délibérations et proposons de repousser le vote au dernier trimestre 2015, le temps peut-être, de coordonner et d’intégrer ces 3 enjeux essentiels pour la réussite de l’aménagement de l’ilot Blanqui.

 

Lettre ouverte de l’AREVAB

Quartier de la DHuys

L’Association pour le Renouveau et la Revalorisation de Bagnolet est une nouvelle structure regroupant plusieurs associations de Bagnolet sur le thème de la citoyenneté (voir en fin d’article son objet), et plus précisément sur les questions de densification. Son but est de peser dans le débat sur la modification du PLU. Elle a adressé récemment une lettre ouverte aux élus.

 

À Mesdames, Messieurs les élu(e)s de la ville de Bagnolet

 

Mesdames, Messieurs les élu(e)s,

 

Suite à la présentation publique du PNRQAD qui s’est déroulé le 7 mai dernier, et à l’appui du document qui a été mis en ligne sur le site de la ville de Bagnolet, nous souhaiterions obtenir quelques informations complémentaires afin d’apporter une visibilité plus fine du projet dans son ensemble.

Page 25,

intitulée « Le coût de l’opération », il est spécifié que le déficit – qui sera partagé à 50/50 entre la ville et la communauté d’agglomération – se monte à 8,4 millions d’euros, une fois les diverses subventions, aides et ventes charges foncières encaissées.

Ce montant correspond au déficit sur l’ensemble des interventions prévues. Nous souhaiterions prendre connaissance de la ventilation de ce montant par lot (Ferry / Robespierre / Etienne Marcel) et pour chaque immeuble isolé identifié.

Merci de nous indiquer également le montant prévu pour la participation à l’extension du groupe scolaire Jules Ferry (page 9) et si le nombre de classe pris en charge (2 à notre connaissance) impliquera des effectifs supplémentaires à l’existant connu à ce jour.

 
Sur la page 27
 « Le calendrier prévisionnel », il est indiqué que « le démarrage des opérations est prévu à la rentrée 2015, après la signature du traité de concession ». Compte tenu du fait que le PNRQAD fait l’objet d’une concertation en cours et que la prochaine réunion a été annoncée pour la rentrée de Septembre, pourriez-vous nous confirmer que cette signature de concession ne sera pas réalisée avant la fin de la concertation, tout au moins avant la prochaine réunion de concertation ? Cela afin de ne pas figer prématurément un accord alors que le processus de concertation n’est pas abouti.

Dans l’attente de vos réponses, nous vous prions d’agréer, Mesdames, Messieurs les élu(e)s, nos sincères salutations.

Les membres de l’Association pour le Renouveau et la Revalorisation de Bagnolet

Objet de l’association :promouvoir le renouveau de Bagnolet en menant toutes actions nécessaires pour améliorer la qualité et l’accès aux services publics locaux (éducation, culture, transports, voirie, sécurité et hygiène), garantir l’égalité de traitement des différents quartiers de Bagnolet en termes de qualité d’accès à ces services publics locaux, éviter toute atteinte à l’hygiène et à la sécurité publiques, et protéger et défendre le cadre de vie, l’environnement, l’urbanisme des habitants de Bagnolet ainsi que l’aménagement harmonieux et équilibré du territoire bagnoletais et son développement durable.

Lettre ouverte aux Coutures

Nous publions volontiers une lettre ouverte d’une nouvelle association de citoyens des Coutures sur les projets immobiliers, envoyés aux élus de Dynamique Citoyenne, Mohamed Hakem, El Miloud Kanfoudi, Mandana Saieidi, Merouan Hakem, Christiane Pesci.

PLAN QUARTIERcoutures_reperage

Lire la lettre ici

 »

Madame, Messieurs,

Aujourd’hui nous faisons appel à la liste Dynamique Citoyenne face au simulacre de concertation que la mairie met en place concernant les projets immobiliers et d’aménagements engagés et prévus sur le territoire des Coutures, et plus largement sur le PLU à l’échelle de la Ville.

Malgré nos alertes et interventions lors des réunions publiques et conseils de quartier, nous voyons bien que la majorité n’a aucune volonté de mettre en place une véritable concertation.

Les habitants sont impliqués, force de proposition et résolument favorables à l’évolution de notre quartier… mais pas dans les conditions et la manière dont les choses se déroulent depuis des mois sur les sujets urbanistiques. Nous avons le sentiment que les projets sont déjà « pliés » et que nos remarques et interventions sont balayées d’un revers de main. A l’heure où je vous parle les écoles sont surchargées et délabrées, les équipements publics et les espaces verts ne correspondent pas aux attentes légitimes de la population, nos associations se battent pour obtenir quelques créneaux.

L’étude sur la carte scolaire sera rendue au dernier trimestre de cette année 2015…

Et pourtant les projets immobiliers et les permis de construire pleuvent sans prendre en compte la réalité du contexte (plus de 500 logements attendus sur les projets privés). Le PLU actuel permet de déposer des projets qui défigurent littéralement notre quartier, notamment avec des hauteurs inadéquates et le mépris du tissu urbain.

Le sujet du PLU et du PNRQAD sont cruciaux pour pouvoir réguler et maîtriser ce phénomène. Ce sont les leviers aux mains de nos élu(e)s. Et pourtant c’est bien là que la concertation et la démocratie locale sont les plus défaillantes. Le PLU doit absolument garantir le respect architectural et humain de notre quartier.

Concernant le PLU, alors que le comité de pilotage est en cours de réflexion, la présentation qui a eu lieu Salle des Malassis a été très décevante et les propositions insuffisantes.

Concernant le PNRQAD aux Coutures, le déni de concertation est flagrant et manifeste. Et pourtant c’est bien 8 millions d’euros de déficit du projet que la ville et EST ENSEMBLE devront payer si le projet est validé sous sa forme actuelle.

La dernière réunion publique sur le PNRQAD a montré l’hostilité unanime de la population. En réalité, un seul lot – FERRY – justifie réellement l’intervention de la puissance publique. Les deux autres lots Robespierre et Etienne Marcel sont des gouffres financiers alors que ces derniers :

• ne requièrent aucun relogement (pas de famille occupant des lieux dégradés)

• offrent des parcelles en parfait état avec des activités existantes qui vont être acquis chèrement (???)

• certains propriétaires sont prêts à rénover leur patrimoine, pourquoi racheter ces parcelles ?

Force est de constater qu’une partie du PNRQAD ressemble fort à une opération immobilière qui sera « offerte » à un futur promoteur, et ce, aux frais du contribuable. Le rythme imposé n’a pas de sens. Pourquoi précipiter les choses et bafouer le temps d’échange, d’écoute et d’ajustements du projet ?

Nous demandons donc une véritable concertation sur le sujet, avec des documents et des chiffres précis, des ateliers de travail ? un comité de pilotage ?

La mobilisation et la contestation s’organise et la population se réunit ce soir à 19h30 au café La Liberté.

Nous connaissons votre engagement pour la mise en place d’une réelle concertation avec les habitants qui ont été sensibles à vos promesses électorales et nous sommes nombreux à vous avoir fait confiance lors des municipales.

Aussi, nous pensons qu’il serait urgent et important de vous rencontrer et d’engager le  dialogue.

Pourrions-nous convenir d’une rencontre prochainement ? Merci.

Les membres de l’Association pour le Renouveau et la Revalorisation de Bagnolet

« 

Lettre ouverte au maire d’une citoyenne

 Lettre ouverte signée d’une citoyenne, Rosalind Fay-Boehlinger au Maire, aux Adjoints au Maire et aux Conseillers Municipaux de Bagnolet suite à la réunion publique du 12 Mai 2015 consacrée à la « Modification du Plan local d’urbanisme ».

Nous complétons cette lettre avec une autre de Rosalind Fay-Boehlinger du dimanche 24 mai à la suite, en fin de texte….

Lire aussi ici

 

Point positif : Les interventions, les interrogations des Bagnoletais

Salle Pierre Curie le 12 mai, le public était nombreux. En général, les interventions, souvent par des architectes et/ou urbanistes bagnoletais se sentant concernés par un développement urbain qui leur paraît mal maitrisé, étaient d’une grande qualité. Cependant, nous sommes sortis de cette réunion avec la désagréable impression que les « projets » sont déjà bouclés, et que nos avis « comptent pour du beurre ». Nous restons inquiets concernant le devenir de notre ville, la qualité de l’environnement, l’harmonie du cadre de vie.

Le Passé, l’enjeu du présent, l’information

Je me suis apparemment mal exprimée lors de mon intervention où j’ai parlé du passé. Pour être claire : Il faudrait cesser d’évoquer le passé comme excuse à tout. La gestion Municipale d’Everbecq, Jamet et Cie, n’est pas une référence. Il ne suffit pas de faire mieux (moins pire) que l’ancienne équipe. Nous sommes conscients que les finances de la ville sont sinistrées, mais encore ! Les questions posées par rapport à l’activité immobilière sur la ville sont d’autant plus sensibles !

Les Réunions Publiques – ambiance !

A travers une campagne publicitaire visible dans toute la ville, la Municipalité se félicite de la vie démocratique à Bagnolet et de ses nombreuses réunions publiques. Encore faudrait-il qu’une ambiance sereine, propice au débat, y règne. Nous n’oublions pas les promesses électorales, notamment : « rendre la parole aux citoyens et rétablir une démocratie locale apaisée. » Réunir des Bagnoletais sans les écouter, les entendre, leur répondre, n’est qu’un semblant de démocratie.

 

Quant à l’introduction « technique » de cette réunion autour de la « Modification du Plan Local d’Urbanisme », un homme au premier rang (dont je n’ai malheureusement pas retenu le nom) a patienté, la main levée longtemps, pour demander la parole alors que le micro se baladait dans la salle de manière incontrôlée. Il a enfin pu parler. De manière posée et intelligente, il a regretté de n’avoir rien compris aux plans illisibles et à l’exposé « technique » qui devaient servir comme base de discussion de la soirée. Nous sommes nombreux à partager son point de vue.

 

Il ne s’agissait pas d’une réunion démocratique mais d’une lutte pour prendre possession du micro. L’employé municipal se déplaçant dans le public avec le micro n’est pas en cause. C’est à Monsieur le Maire de « gérer » une réunion et d’assurer la sérénité nécessaire permettant un vrai débat démocratique. (Il faudrait qu’un président de séance ne prenant pas part aux débats soit désigné. Il accorderait la parole aux participants de manière ordonnée : il écouterait, il regarderait la salle, il noterait les mains levées, il limiterait le nombre de prises de parole par intervenant, y compris le Maire !)

 

Que dire de la prestation du Responsable de l’Education populaire, de la Démocratie Locale, et des Conseils de Quartier, El Miloud Kanfoudi? En « réponse » à une intervention animée certes, (l’ambiance s’y prêtait !) mais légitime et intéressante de la part de Nathalie Carbunar, M. Kanfoudi lui a fait un véritable procès d’intention  sur un ton indigne d’un élu de la municipalité. Et encore, à la sortie de la réunion, j’ai voulu attirer son attention sur le fait qu’une personne ayant pu prendre la parole après une longue attente, n’a finalement pas eu de réponse ni de réaction du Maire à ses questions pertinentes concernant les projets de densification et des problèmes de parking anarchique et dangereux Avenue Gambetta. M. Kanfoudi m’a engueulée (seul mot qui convient) en me lançant, « De quoi vous vous plaignez ? Vous avez pu prendre la parole, non ? » Comme si ces réunions étaient des jeux où le but était de gagner le micro ! Je me pose de sérieuses questions sur la justesse des délégations au sein du Conseil Municipal. (Et je regrette de plus en plus d’avoir soutenu la liste Dynamique Citoyenne.)

 

Nos élus ne se rendent pas compte que le public partage les préoccupations exprimées par d’autres intervenants, même si les questions posées semblent « agacer » certains élus. Un exemple flagrant, dès que Pierre Mathon, bête noire de la majorité municipale, prend la parole, le Maire et ses collègues ne l’écoutent pas et se mettent à ricaner, alors que, toute proportion gardée, les propos de M. Mathon nous intéressent souvent. Les élus devraient être conscients de leur fonction et s’abstenir de montrer leurs petites guéguerres personnelles.)

 

Le comportement du « Premier Magistrat de la Ville » peut mieux faire !

Lors de la réunion du 12 mai, le Maire n’avait pas l’air spécialement dérangé par la médiocrité de l’ambiance qui empirait au fur à mesure que la soirée avançait.

Il a lui-même manqué de sang froid et de maîtrise de soi. Visiblement «énervé » par certaines questions, il a largement monopolisé le micro en s’engageant dans des monologues agressifs qui ne faisaient absolument pas faire avancer le débat. Puis plusieurs questions ont été tout simplement ignorées selon la volonté ou l’absence d’attention du Maire.

 Modification vs. Révision – Promesses Electorales Oubliées ?

D’emblée plusieurs intervenants ont clairement démontré qu’il eut fallu plutôt une révision du Plan Local d’Urbanisme, qu’une modification. Selon le Maire, une « modification » était préférable à une « révision », car elle nous permettait d’aller « plus vite ». Pourquoi bon sang?!  Pourtant l’une des quatre « urgences » dans le programme de la liste « Rassemblement citoyen pour Bagnolet » prévoyait clairement de « Rétablir la qualité de vie des Bagnoletais : révision du plan local d’urbanisme en limitant les hauteurs et la densification, relance de la rénovation urbaine des quartiers de la Noue et des Malassis … » Ne faut il pas prendre le temps de préserver et améliorer ce qui peut l’être comme qualité de vie ?!

 

Logements sociaux

Les « logements sociaux » revenaient régulièrement dans les interventions confuses du Maire comme si le simple fait de prononcer « logement social » X fois allait résoudre le problème. « Du temps d’Everbecq il était question de construire 6000 logements. Nous n’en construirons que 3000 » dixit Monsieur le Maire. Puis on a eu droit à un discours larmoyant et moralisateur du Président de L’OPH. Il ne suffit pas d’évoquer des mal logés pour tout excuser, y compris l’absence d’une réflexion globale et à long terme sur la ville. En gros, nous avons retenu que la Municipalité accorde le permis aux promoteurs en échange d’un pourcentage de logements sociaux par construction, sans évoquer des critères de qualité, de mètres carrés, d’espace vert, la distance entre les immeubles, les services, les équipements. De nombreux intervenants essayaient de faire préciser quelles étaient les limites de la densification dont chacun est témoin.

 

Les Permis de Construire – pas clair !

Tout le monde, inquiet de la densification de la construction à Bagnolet, posait le problème des projets privés. Pour faire court : on avait nettement l’impression que lorsque ça l’arrangeait, le Maire affirmait que nous ne pouvions rien contre les projets privés où le permis de construire a été accordé. Et à d’autres moments, il évoquait fièrement les permis qu’il a annulés. Nous demandons des comptes, notamment des informations précises par rapport à l’état actuel des permis de construire et la possibilité éventuelle de les annuler.

 

Nous comprenons que l’annulation d’un permis a un coût pour la ville. Autant nous informer, faire preuve de transparence, que nous puissions juger en connaissance de cause. Quid des permis accordés depuis un an et en cours ?

 

Les préoccupations largement justifiées de la population

Pourquoi est-il si difficile de poser le problème d’un projet d’ensemble du développement urbain ? Des intervenants telles que Claire Laurence, Bénédicte (de l’Association Les Voisins du Centre Ville de Bagnolet), et plusieurs hommes (dont je n’ai pas su les noms) exprimaient des idées pertinentes s’appuyant souvent sur une expertise.

 

Claire Laurence a fait une excellente intervention qui résumait les aspirations de la majorité des participants. Elle a imploré la Municipalité de veiller à l’élaboration d’un projet tenant compte de la qualité de l’environnement, des équipements sociaux et publics, de la qualité de la construction souhaitable. « QUEL OBJECTIF DE POPULATION ? », a t-elle demandé. En attendant d’avoir mené cette réflexion et d’avoir porté des réponses précises à des questions aussi cruciales, ne faudrait-il pas stopper net la délivrance de tout nouveau permis aux promoteurs et  suspendre les constructions pour avoir le temps de repenser les quartiers et la ville dans son ensemble afin d’élaborer de vrais projets d’avenir?

 

Sincèrement,

Rosalind Fay

 

 

P.S. la magnifique Bergerie ?! Est-elle toujours menacée par des projets initiés sous le régime Everbecq où est-ce que l’équipe actuelle s’est engagée à la protéger à long terme ?

 

 

Lettre du 24 mai  = Nouvelle lettre ouverte au Maire, aux Adjoints au Maire et aux Conseillers Municipaux de Bagnolet suite à la réunion du Conseil de Quartier Centre du 20 mai

 

Suite à ma dernière lettre ouverte, j’ai reçu de nombreux courriers positifs et solidaires : « Merci pour cette lettre qui illustre parfaitement les ambiguïtés de la politique municipale : oui, il y a des formes de concertation, mais pas de réels échanges d’opinions.  C’est comme si les décisions étaient prises en petit comité et que le débat public consistait à permettre aux gens de s’exprimer, mais sans réel effet ni débat de fond. Ca semble de la démocratie directe, mais ce n’est que de la poudre aux yeux. » Et encore : « Très bien ta lettre elle fait un inventaire des questions posées qui n’ont pas méritées de réponses de cette nouvelle municipalité, d’où une nouvelle question : à quoi servent ces réunions? » Et bien d’autres encore…

La réunion du Conseil du Quartier du Centre du 20 mai

Grâce au Secrétaire de Séance, Monsieur Pascal Le Corre, la réunion s’est déroulée dans le calme, de manière constructive, jusqu’à un certain point. Maryse Viviand a donné un compte-rendu de sa visite de la ville à pied en signalant les principales nuisances : dépôts d’ordures sauvages, tags, stationnement anarchique, poubelles gênantes sur les trottoirs, de très nombreuses paraboles satellites sur les balcons, et d’autres questions encore qui seront sans doute reprises dans le Compte Rendu Officiel. Le public a noté avec satisfaction la création d’une Police de l’Environnement, malheureusement nécessaire devant le manque de civisme des personnes responsables des dépôts d’ordures sauvages. On a parlé du ramassage des encombrants, le nettoyage des tags. Bref on a discuté normalement de l’entretien de nos quartiers du Centre.

La Question qui fâche et le Maire récidive

Tout allait bien, jusqu’à ce que Bénédicte Bastin, responsable de l’Association « Rochette Voisin » prenne la parole pour poser la question qui fâche et qui est pour l’ensemble des habitants du quartier Centre, LA question de la soirée, tout le reste étant important mais relevant de l’intendance.

Inutile de reprendre ici le travail sérieux que Bénédicte Bastin a fait pour informer les habitants et interpeller les pouvoirs publics. Sa lettre et ses plans lisibles, nous permettent de bien comprendre les enjeux et les projets immobiliers qui menacent l’équilibre, l’harmonie, et la qualité de vie de notre quartier.

Dès que Bénédicte a commencé à poser sa question écrite, le Maire, le micro en main, lui a coupé la parole 7 fois en martelant, « Madame, Madame, Madame ! » Bénédicte n’est pas parvenue à terminer son intervention. Cette interpellation « madame, madame, madame » ne permettait pas l’exposé de la question, et n’apportait aucune réponse cohérente permettant discussion et débat.

Devant la réaction du Maire, elle a simplement et poliment demandé, « Oui mais est-ce que vous pouvez nous dire l’état actuel de ce projet, qu’en est il ? » Pas de réponse. Le Maire reprenait la même tactique utilisée lors de la réunion du 12 mai : Alors que tout le monde entend parler dans ses grandes lignes du projet « Belin » ou « Rochette », le Maire se contente de répéter qu’il n’en sait rien : « On ne peut pas consulter le Projet Belin tant que le permis n’a pas été déposé. » Toute son « argumentation » est construite autour de la question du permis.

Pourtant, tout le monde sait que ce projet existe. Des questions importantes méritent réponse : « Quels Types de logements ? Quels Equipements publics ? Quelle hauteur pour les bâtiments. » Si le Maire n’en sait rien, comme il n’a cessé de le répéter, à quoi bon consulter les habitants ! N’est-ce pas tout simplement de pouvoir dire qu’il y a eu « concertation publique » et en avant toutes. Si le projet n’avançait pas, comment aurait-t-on pu parler du transfert de l’activité économique (« l’entreprise est très contente de son transfert ») et pourquoi évoquerait-on l’école de six classes — par ailleurs, projet absurde 1. Le nombre des classes est arbitraire et inadéquat et 2. Quel cauchemar d’essayer de construire une école neuve dans de l’ancienne ! Mais bon, c’est un autre problème.

On multiplie le nombre des réunions publiques – à un rythme accéléré ! Pourquoi tant de précipitation?

Au mois de mai, les réunions susceptibles d’intéresser un habitant du Centre Ville:

12 mai – Modification du PLU

20 mai – Conseil de Quartier « Centre » (Rythme pareil pour les autres quartiers –réunions (Coutures, Malassis….)

21 mai – Site de la SERAP – ça m’intéressait mais je ne pouvais pas y assister (j’ai une VIE !)

et encore :

26 mai : Projets Urbains Les Loriettes/Gambetta – 3 Scénarios.

 A quoi servent ces réunions ? Un semblant de démocratie.

Comme nous le constatons tous, ces nombreuses réunions menées tambour battant permettent au Maire d’affirmer qu’il y a eu une concertation avec la population.

Pourtant, on ne nous répond pas ou mal. On est agressif et méprisant avec les habitants. A ce propos, lorsque Bénédicte a essayé en vain de mener jusqu’au bout son intervention, le Maire a ironisé en m’indiquant, « la copine derrière va encore s’énerver ». C’est inadmissible que le Maire de Bagnolet s’adresse de manière aussi grossière et méprisante aux citoyens

Suite à la gestion municipale précédente, quid de l’élaboration d’une étude et projet globaux tant revendiqués par les intervenants aux réunions ? Les explications du Maire et ses thèmes récurrents (projets privés, logements sociaux, bref, les mêmes refrains) ne sont pas convaincants. Personne n’est dupe !

Paradoxalement, un avantage certain de toutes ces réunions publiques est que les participants, se retrouvent à la sortie, partagent leurs avis, s’informent, et s’organisent. Le Maire et les élus du Conseil Municipal devraient se réjouir face au foisonnement d’associations de citoyens, pleins de bonne volonté qui s’investissent naturellement dans leurs quartiers (Coutures, Centre, Dhuys). Il ne s’agit pas de quelques individus isolés comme disent certains élus de la Majorité. Gilles Wallis avec le Conseil de la Dhuys fait un travail remarquable. Bénédicte Bastin est à l’origine de l’Association Rochette Voisins. Elle mérite un minimum de respect. Et nous avons des échos intéressants du Conseil des Coutures.

Affaire(s) à suivre

Béton : Bagnolet prend la corde… 

Deux réunions importantes en matière d’urbanisme, c’est à dire en matière de  cadre de vie, de ce qu’est notre ville, se tiennent les 1 et 2 avril.

serap-reunionPublique-da223bb8 les-coutures-reunionPublique-d3565a25

Nous ne nous suffirons pas de cette démocratie-mascarade qui nous ferait avaler tous les projet déjà ficelés d’une majorité municipale qui signe les permis de construire et avalise des projets de promoteur, qu’elle voudrait ensuite présenter à la population pour lui faire croire que tout est encore possible… Mercredi et jeudi,  ensemble assurons-nous que les jeux ne sont pas faits…

La courses aux projets immobiliers ? À Bagnolet, elle reprend de plus belle. Et qu’il fut de courte durée …le suspens de l’orientation politique en matière d’urbanisme de la nouvelle municipalité. En totale continuité avec la précédente mandature, Tony Di Martino semble désormais rattraper le temps perdu en accordant permis sur permis, sans autres critères que la valeur foncière d’une ville très attractive pour les promoteurs. De mois en mois, on assiste médusé à une augmentation des prix au mètre carré  dont n’est bénéficiaire que …la promotion immobilière.. Sans aucune contrepartie pour les BagnoletaisPas besoin d’être devin, …il suffit de regarder : combien d’écoles sont prévues au regard des besoins actuels et futurs ? Pourtant, pourquoi ne pas plutôt définir une « densité raisonnée » au vu des différents quartiers, de leurs caractéristiques propres? Pourquoi cette course à la densification ? Ne pourrait-elle être mise en œuvre au regard de contextes spécifiques?   

Suite tragique pour une ville déstructurée

Poursuivre un développement urbain aussi sauvage et insensé est d’autant plus dramatique pour  notre cadre de vie à tousque cette ville est d’ores et déjà fortement déstructurée. Et si maltraitée depuis si longtemps, avec ces grands ensembles, la construction de l’échangeur, l’abandon de la rue Sadi Carnot, l’échec architectural de l’hôtel de ville et la médiocrité du projet de la Zac Benoit Hure,… Au point de se demander si cette maltraitance  ne serait pas devenue culturelle pour ceux qui la gouvernent ? 

Soyons nombreux à venir témoigner notre opposition à cette politique en participant cette semaine aux réunions publiques du 1er et du 2 avril, et à toutes celles qui suivront. Et à refuser cette fausse concertation, ce simulacre de dialogue démocratique, quand tous les permis sont déjà signés…

Le 101, taille XXL

101 anatole france

Le 6 novembre dernier, la municipalité avec le bailleur social LOGIREP a présenté son « nouveau » projet pour le 101 rue Anatole France
La précédente municipalité projetait déjà de densifier ce site.
Un projet qui soulève de nombreuses questions que nous souhaitons partager avec les habitants du quartier du Plateau et de tout Bagnolet.

Ce qui change

Une rénovation des appartements (électricité, sanitaires) ainsi que la peinture des parties communes est prévue. C’est un point important et positif pour une cité laissée dans un état de quasi abandon depuis des années. La question des augmentations de loyers, habituelles dans ce genre d’opérations, n’a pas été évoquée : seront-elles supportables pour les habitants actuels ou conduiront-elles à un changement de population ?

101 anatole france4

Un local de 260 m² pour l’antenne Anatole France du centre de quartier, là aussi, c’est un point positif par rapport aux locaux petits et indignes (un ancien appartement) dans lesquels est installée l’antenne. Cela pose quand même la question du personnel, la tendance étant plutôt à la réduction d’effectifs à la mairie de Bagnolet.

Ce qui ne change pas :
la taille du projet

Il y a aujourd’hui 100 logements sociaux au 101 rue Anatole France. Le projet va doubler la mise en rajoutant 50 logements sociaux et 50 autres en accession à la propriété. C’est une densification importante à l’échelle de cette cité et du quartier. Pour situer, il y a sur le trottoir en face, le 82 rue Anatole France, une autre cité ancienne et dégradée. Et juste derrière le 101, à Romainville, une ancienne cité de la ville de Paris… Densifier une zone urbaine déjà bien dense va-t-il dans le sens de l’amélioration de la qualité de vie des habitants ? Dans le quartier, il y a déjà beaucoup de logements et quasiment pas d’espace public. Cette tendance « cité dortoir » va encore être renforcée.

101 anatole france 3

Cette densification aurait aussi de lourdes conséquences pour la circulation et le stationnement, ainsi que pour l’école Jaurès. La rue Anatole France est à sens unique et son accès se fait par d’autres petites rues situées sur le territoire de Romainville. Le stationnement va devenir payant pour les habitants du 101 (locataires anciens et nouveaux et copropriétaires) ; il y a fort à parier qu’une partie du stationnement va se reporter dans la rue Anatole France et dans les rues voisines déjà bien encombrées. Enfin l’école Jaurès est déjà saturée : en maternelle, une classe est installée dans un algéco dans la cour depuis …2006 ! Et d’autres constructions nouvelles vont être livrées bientôt.

Quelle vision globale de l’aménagement du quartier –en lien avec la révision du PLU promise-, quelle répartition des enfants dans les écoles de Bagnolet –l’étude est promise aussi- ? Il est à craindre qu’une fois encore, on mette la charrue avant les bœufs, pour réaliser coûte que coûte un projet.

101 anatole france 2

Ce qui ne change pas : la méthode

La réunion de concertation a lieu le 6 novembre, le permis de construire serait déposé fin novembre et les travaux devraient démarrer en janvier. Si la municipalité veut bien ouvrir le débat sur le ravalement des façades (et sans doute la couleur des peintures), l’essentiel du projet (et en particulier sa taille) est bouclé. La réunion de présentation du projet avait lieu loin du 101 et l’assistance était très majoritairement composée d’élus, de membres du personnel de LOGIREP et de la commune.
La prochaine fois, ce sera au 101, a promis le maire…

 

Pour en savoir plus, aller sur le blog quartier du plateau http://quartier-plateau-bagnolet.com/