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PNRQAD aux Coutures : pourquoi le BIC vote contre

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En échos aux inquiétudes des habitants, Sandrine Soppo-Priso, lors du conseil municipal du 25 juin, a expliqué les cinq raisons pour lesquelles le BIC ne pouvait  pas voter en faveur des délibérations sur le PNRQAD. Et demandait d’en repousser le vote au 4ème trimestre 2015 (comme une élue de la majorité d’ailleurs…), en s’appuyant sur les multiples associations locales qui souhaitent travailler et échanger avec la municipalité sur ce sujet.

 

1 – Dans la mesure où ce plan peut à nouveau connaître des modifications, qu’elle est la véritable urgence de sa signature ? Une signature en octobre après des échanges complémentaires avec la population et association est-il de nature à compromettre la mise en œuvre du PNRQAD ?

2– De plus à la lecture du protocole modifié, celui-ci indique que le fait que toute modification ultérieure du PNRQAD par la Ville se traduisant pas une augmentation du déficit de l’opération sera supporté par la partie à l’origine du déficit c’est à dire la Ville, figeant ainsi la part de financement d’Est Ensemble mais pas celui de la Ville qui peut encore augmenter. Un report du vote ne permettrait-il pas d’avoir un chiffrage permettant de sécuriser le coût pour la ville et d’assurer leur partage égalitaire des coûts avec Est ensemble ?

(article 6 dernier paragraphe: « Si, toutefois en cours d’opération, un des cocontractants souhaite faire évoluer le programme dans un sens qui conduit à une augmentation notable du déficit d’opération, il est convenu que la partie à l’origine de cette modification de programme prend à sa charge l’intégralité de l’augmentation du déficit qui en résulte« ) 

3 – Ensuite, un report semble nécessaire car il y a un désaccord sur les parcelles identifiés pour le transfert de compétence notamment sur celles de

– l’ilot Etienne Marcel

et de

– l’ilot Robespierre

Certains bâtiments identifiés ne seraient pas en Etat d’insalubrité. Les habitants s’interrogent.

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3- De plus 2 ilôts sur les 3 concentrent des locaux commerciaux qui vont être rachetés à un prix élevé par la Soreqa sur le compte entre autre de la Ville. Pourquoi inclure Colorine localisé au 198 rue Etienne Marcelle, qui occupe et utilise toujours les bâtiments situé sur une parcelle qui a été mise dans le champ du dispositif ?

L’objectif est à nouveau de remplacer par du logement, mais alors que fait-on de la nécessité de maintenir de l’activité et le tissu économique à Bagnolet? Que fait-on de l’objectif de revitalisation du tissu commercial ?

Un PNRQAD détourné de ses objectifs?

4- Le nombre de classe devant être crée se trouve réduit à 2 classes au lieu des 4 initialement prévus. Est ce que cela répond à l’objectif posé du développement d’équipements publics répondant aux besoins de la population. La pression démographique dans les écoles aux Coutures est déjà importante, la création de 2 classes permettra-t-elle de pallier aux besoins du quartier?

 

C’est donc un PNRQAD qui nous semble être détourné de ses objectifs initiaux puisqu’au-delà de la réhabilitation de logements vétustes il va surtout permettre d’élever de nouvelles constructions dans le quartier des coutures. En l’état ce projet répond à la politique de densification des coutures et non à la revalorisation du quartier comme cela devrait-être le cas, comme à Saint-Denis, comme à Villeneuve st George, …, où la soreqa a su répondre aux objectifs de revitalisation des centres historiques.

 5- Enfin au-delà des chiffres macro, les habitants souhaitent connaître avec plus de précision les incidences financières pour chaque îlot. Il s’agit comme vous le savez d’un paramètre de décision incontournable.

 

Pour ces raisons, nous vous demandons d’en repousser le vote au 4ème trimestre 2015 et de vous reposer sur notamment sur les multiples associations locales qui souhaitent travailler et échanger avec vous sur ce sujet.

 

Un courrier d’architecte bagnoletais…

Un architecte citoyen prend la parole sur le blog du BIC, suite à la réunion sur les projets SERAP, organisée par la municipalité…

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« Architecte de profession et habitant de Bagnolet, j’ai assisté aujourd’hui avec une réelle curiosité a la présentation des nouveaux projets de la Serap, un site que je pratique au quotidien.  C’est donc avec une certaine armertume et beaucoup de réserve que je prend pour une fois ma liberté de parole.  J’ai donc assisté ce soir à une présentation que Rudy Riccioti, aurait pu appeler une séance d’enfumage.  Je connais la puissance des images pour les avoir utilisėes a maintes reprises et je ne remet pas en doute les idées, les solutions architecturales qui pour la plupart apportent des réponses cohérentes à une problématique donnée. L’enjeu est ailleurs. L’enjeu est dans le programme et l’erreur pour la mairie de ne pas en prendre conscience. La municipalité précédente a porté le poids de nouvelle mairie, celle ci aura t’elle le courage d’assumer la Serap?

Si ce projet répond à des enjeux économiques pour une mairie endettée comme la notre, je reste perplexe quand au enjeux stratégiques… Les « jolies images » présentées lors de la réunion feront elles le poids face à des problématiques urbaines et humaines du pole Gallieni ? Il faut peut être parfois renoncer à ce qui n’est qu’un miroir aux alouettes pour mieux rebondir et trouver les solutions innovantes, espérer construire pour l’avenir et pour l’homme.

C’est évidement flatteur de voir ces perspectives aux balcons fleuris, ces toitures végétales. S’entendre dire que « Coffim est très préoccupé par la survie des abeilles… » C’est une jolie réponse efficace et inatacable que l’idée de la percée visuelle…. J’ai proposé dix fois ces solutions pour séduire des clients dans ma carrière et j’avoue que ça marche. Mais voyons les choses en face et qu’avons nous en face du balcon, Bel Est aux façades opaques et grisonnantes. Nous avons des piles, poteaux et poutres de l’autoroute et l’échangeur en lui même, une sortie de métro peu visible et à peine compréhensible, inadaptées aux pmr et aux poussettes, un amas de bus, quelques dizaines de vendeurs à la sauvette. De l.autre côté 2 autolibs survivent, l’accès au parc est ilnvisible, presque oublié.  N’y at’il pas une autre réponses à apporter que ce décor végétal qui nous est proposé. Qui viendra habiter la? Qui se donnera le mal de planter son balcon de façon aussi foisonnante, avec vue sur le bouchon du vendredi soir. Quelle plante résistera aux odeurs de gasoil et a quel prix?. Soyons réalistes. Qu offre t’on vraiment qualitativement aux futurs habitants. Je citerais simplement le maire de Vitry qui dernièrement s’opposait à la construction de tours de logements sur sa commune, pour en avoir trop vu, trop connu. Économiquement sur le long terme, c’est souvent un casse tête de copropriété, casse tête financier, casse tête d’entretien. Plus personne en proche banlieue ne veux refaire les erreurs du passé. Que nous propose t’on ici. Des tours de logements qui se vendraient à Monaco ou à Dubaï. Comment seraient-elles  viable en terme en maintenance, en terme de coût de construction. A t’on réellement sur ce site les moyens de faire une architecture pérenne et de qualité. Quel sera le prix au m2 investi dans la construction. Quel seront à moyen terme les coûts d’entretien quand aujourd’hui on planifie la durée de vie d’un bâtiment a quelque dizaine d’annee.

A la serap Avons nous une cohérence urbaine, un projet urbain, une vision globale.
Quels sont les enjeux, quelles sont les solutions? Des recherches, des projets ont été fait, par dizaines tant ce lieu est emblématique. La nouvelle municipalité na t’elle pas eu la curiosité d’aller les chercher dans les archives des agences d’urbanisme ou dans les écoles d’archi?
Parlons enfin de la capsulerie, soigneusement réencapsulee, alors qu’il faut ouvrir la capsulerie sur Gallieni, la faire respirer, la rendre visible. Est ce vraiment la meilleure réponse aux problèmes que de les cacher derrière une jolie façade. Évidement, ces projets ne résoudront rien. On crée sur ce site encore plus de densité, pour ne pas dire promiscuité qu’il en existe déjà. Nous rassurer en nous promettant des parking sécurisés est la cerise sur le gâteau. Pourquoi pas un service de sécurité, des gardes et barrières aux entrées d’immeubles. Bagnolet ou Bogotá?
Au final j’ai peur qu’on nous offre encore plus de popérisation sur un lieu relativement exigu. Attend on vraiment sur ce site une réelle mixité sociale et programmatique? Je suis désolé d’écrire ce texte quand tant de travail de confrère a été fournis, je connais trop bien la situation parfois précaire de la construction aujourd’hui. J’ai malheureusement, le sentiment d’une perte de temps et d’une perte d’argent. Je pense que ce projet sera compliqué à monter, mal engagé, mal ficelé, hérité d’une conception passéiste, peu porteur de richesses au sens large, dont la pérennité au sens qualitatif ne me paraît pas assurée. J’ai peur que ce projet soit une fois de plus le théâtre de querelles de village car Bagnolet est un village, j’ai peur qu’une fois encore tout cela ne finisse par une décrédibilisation du pouvoir politique, dont on attendait un renouveau. Quid des équipent publics, dont les habitants ont besoin?
Je suis venu voir des projets d’architecture mais finalement j’aurais préféré qu’on me présente un nouveau projet urbain, une vision d’avenir. »

Une nouvelle lettre de la citoyenne Rosalind Fay

Rosalind Fay est à nouveau intervenu, à sa demande et en tant que citoyenne, sur deux points lors du Conseil municipal du 28 mai 2015 (il s’agit du PLU et de la Commission sur la dette). Voici le texte de son intervention. Puis le commentaire qu’elle en a fait après le conseil municipal avec l’envoi de son intervention.

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Monsieur le Maire, j’interviendrai tout d’abord sur le point n° 15 de l’ordre du jour. A savoir, la mise en place d’une « commission extramunicipale sur la dette et ses perspectives d’évolution ».

Nous avons fait acte de candidature pour siéger à cette commission extramunicipale mais l’objet de cette commission qui n’est que de « suivre l’évolution de la dette», et sa composition de seulement 3 représentants d’association avec 9 élus dont 6 de la majorité municipale ne répond pas du tout à nos attentes.

Vous le savez bien. Depuis 2012, Citoyenneté en Actes réclame un audit CITOYEN de la dette.

A notre demande le Conseil Municipal d’octobre 2012 avait, presque unanimement, majorité et opposition comprises, voté une motion relative à la renégociation de la dette qui reprenait l’essentiel de notre proposition de délibération.

Il y avait l’engagement d’un moratoire sur le remboursement des emprunts toxiques, l’exigence de renégocier les prêts « toxiques » en prêts classiques, sans surcoût, sans soulte, sans indemnité compensatrice de « perte » d’intérêts spéculatifs pour les banques.

Le Conseil Municipal avait adopté, je cite : le label « Collectivité pour un audit citoyen » pour lancer un vaste débat public sur la question.

Nous savions ce que Everbecq pouvait faire d’un vote quasi unanime du Conseil municipal.

Mais, monsieur le Maire, vous écrivez : « La nécessité de suivre la dette et ses perspectives d’évolution apparaît donc comme une exigence citoyenne de démocratie participative qui s’inscrit dans la continuité de l’audit sur la situation financière de la Ville et de la construction du budget primitif pour 2015″ .

En septembre, vous avez fait présenter un audit, par un cabinet financier, sans participation citoyenne.

Puis vous avez présenté, publiquement il est vrai, votre budget primitif.

Mais tout cela ne fait pas de la concertation.

Depuis fin 2014, comme dans la note d’appel à candidature pour la commission, vous occultez le sujet des intérêts spéculatifs qui grèvent de plus de 4 millions d’euros le budget de Bagnolet pour un remboursement de capital d’emprunt de 6 millions trois cent mille euros.

Avec les Bagnoletais, nous réclamons, d’être informés de la réalité et des conséquences financières des emprunts dont les montants astronomiques des intérêts versés aux banques que vous ne portez pas à notre connaissance.

Nous réclamons d’avoir notre mot à dire sur les renégociations de la dette.

Il ne suffit pas de clamer que « la démocratie participative est bien vivante à Bagnolet » pour que cela soit une vérité…

 

Je continue mon intervention, comme prévu, au sujet du PLU :

 

Ce mois de mai 2015, la Municipalité a organisé toute une série de réunions publiques de concertation sur un nombre de projets immobiliers qui affecteraient de manière conséquente pratiquement tous les quartiers de Bagnolet. Nous ne pensons pas que la tenue de ces réunions nombreuses et parcellaires soit forcément la meilleure façon d’informer et de faire participer les bagnoletais par rapport à des décisions qui concernent la ville dans sa globalité.

De nombreux citoyens sortent de ces réunions avec le sentiment que les projets sont déjà bouclés, que de vraies questions sont posées sans que des réponses satisfaisantes soient données. Je ne vais pas revenir sur mes lettres ouvertes où je déplore l’ambiance de ces réunions peu propice à un réel échange démocratique.

 

Un effet positif et inattendu de toutes ces réunions est le fait de mettre en contact, des citoyens motivés, les uns avec les autres. C’est à la sortie de ces réunions que les gens ont commencé à se parler, à s’organiser. Puis il commence à y avoir, fédération souple mais efficace des associations des quartiers, notamment, la Dhuys, le Centre Ville, et les Coutures. Tout comme l’Association des Coutures, un excellent travail de réflexion se passe dans d’autres associations. A la Dhuys, notamment, Gilles Wallis et d’autres habitants. Bénédicte Bastin est à l’origine d’une nouvelle association en Centre Ville et j’en passe.

 

Avant de parler de l’activité des Associations qui se créent en protestation du processus engagé autour du PLU, je tiens à répondre à la logique avancée par les élus dès qu’on parle d’un projet privé à savoir, « la plupart des projets privés présentés en réunion sont des informations que la Mairie obtient des promoteurs pour permettre aux bagnoletais de donner leur avis. La Mairie ne peut intervenir concrètement que lorsque le permis est déposé. »

 

Or dès lors qu’il y a Modification du PLU, la loi permet à la Mairie le droit de surseoir à un accord de permis de construction. Par ailleurs, les architectes et les urbanistes expérimentés affirment qu’aucun gros promoteur ne prendrait le risque de contrarier la Mairie, surtout lorsqu’il y a une forte expression populaire derrière (ce qui est le cas à Bagnolet !). Je retiens en gros que le champ d’action possible de la Mairie est bien plus grand que ce que l’on veut nous faire croire et que la négociation, ça existe !

 

L’Association des Coutures me demande de communiquer quelques remarques à la suite d’une réunion d’environ 50 personnes, quasi spontanée tenue le 26 mai à 19:30, au Café de la Liberté:

« Les habitants sont impliqués et résolument favorables à l’évolution du quartier des Coutures… mais pas dans les conditions et de la manière dont les choses se déroulent depuis des mois sur les sujets urbanistiques. Les écoles sont surchargées et délabrées, les équipements publics et les espaces verts ne correspondent pas aux attentes légitimes de la population. Le PLU actuel permet de déposer des projets qui défigureraient littéralement notre quartier, notamment avec des hauteurs inappropriés et le mépris du tissu urbain et humain.
Le PLU et le PNRQAD sont cruciaux pour pouvoir réguler et maitriser ce phénomène. Ce sont les leviers aux mains de nos élus. Et pourtant c’est bien là que la concertation et la démocratie locale est la plus défaillante. Le PLU doit absolument garantir le respect architectural et humain de notre quartier. Concernant le PNRQAD aux Coutures, le déni de concertation est flagrant et manifeste. Et pourtant c’est bien plus de 8 millions d’euros de déficit que la ville et EST ENSEMBLE devront payer si le projet est validé dans sa forme actuelle. Le rythme imposé n’a pas de sens. Pourquoi précipiter les choses et baffouer le temps d’échange, d’écoute et d’ajustements du projet ?

 

Les membres de l’Association en Centre Ville qui a démarré en réaction au projet Bélin, s’interrogent également sur le pourquoi de cette précipitation des projets immobiliers dans nos quartiers.

 

Pour expliquer la précipitation invraisemblable de toutes ces réunions et propositions, il m’a été soufflé par quelqu’un qui s’y connaît bien mieux que moi que la Municipalité tente de réaliser tous ces projets avant la création de la Grande Métropole de Paris. Si c’est le cas, un véritable exercice de la démocratie serait de s’appuyer sur la population qui crée actuellement des associations qui ne demandent pas mieux que de participer de manière positive. Sachez que les vraies Associations qui se créent n’ont pas besoin de la Mairie pour les organiser. Par contre, dans une démarche de coopération, ces mêmes Associations pourront bientôt inviter des élus de la Municipalité à assister à LEURS réunions.

 

Les Associations – Coutures – Centre Ville – Dhuys – ont en commun les revendications suivantes :

 

Quelle est la démarche de la Ville, globalement et pour quelle population ? Une vraie concertation exige du temps. Nous demandons un PLAN D’ENSEMBLE. Lors des réunions organisées par la Municipalité, on ne parle que du logement. On ne parle pas des espaces verts, des jardins, des écoles, des équipements sociaux, des maisons de retraite. Par exemple, la Ville de Paris a mis en place une règle: pour chaque opération d’une certaine échelle, un square ; pour un grand ensemble, un parc. La ville de Montreuil a fait une pause car les équipements publics et sociaux n’arrivaient pas à suivre le développement urbain.

 

Monsieur le Mairie, Mesdames et Messieurs les Conseillers Municipaux :

Nous sommes pour la mixité, pour les logements sociaux, nous aimons vivre à Bagnolet, ville de diversité avec son patrimoine y compris des bâtiments industriels. Nous sommes attachés à cette ville et à son histoire, mais c’est à la Commune d’être porteur d’un projet.

Quel est votre projet ? Plutôt que d’engager des projets qui créeront des problèmes là où il n’y en a pas actuellement, pourquoi ne pas vous attaquer au problème de la Rue Sadi Carnot !

Nous demandons donc une véritable concertation, avec des documents et des chiffres précis, des ateliers de travail, et la prise en compte réel de nos propositions.

En résumé nous exigeons cette précieuse concertation qui a été si ardemment défendue lors de vos campagnes aux dernières municipales, notamment la participation des citoyens dans les prises de décisions de modifications du PLU, ce qui est une demande légitime et souhaitable.

 

Merci

Commentaire

Pour celles et ceux qui n’ont pas assisté à la réunion du Conseil Municipal d’hier soir, vous trouverez ci-joint le texte de mon intervention au nom de Citoyenneté-en-acte, de l’Association des Coutures, et de l’Association en Centre Ville (en cours de constitution, le nom à confirmer).  Colette Hébette a également fait une intervention pour “Du Neuf à Gauche”, nos deux interventions étant complémentaires.

C’est fascinant de constater avec quel flegme le Maire ne répond pas ou répond à coté aux questions qui lui sont posées. Toujours apparemment content de lui, il manque d’empathie.  Il ne ressent pas l’indignation des intervenants.  J’ai noté avec stupéfaction qu’il a répondu au minable intervention de Parat avec plus de respect que ce à quoi j’ai eu droit. (A propos, Honte à ceux qui se sont abstenus lors du vote de la motion “Parat”!) Le Maire domine les réunions, il est seul à s’exprimer, sauf lorsqu’il fait appel, par exemple, à Olivier Taravella qui répond efficacement aux questions plutôt techniques et juridiques. Pendant ce temps, les autres  Conseillers Municipaux de la Majorité restent silencieux, la mine fermée. On se demande bien ce qu’ils peuvent penser de tout cela.

Aucune réponse aux questions concernant la tenue des réunions sur le PLU: rien sur la Méthodologie et l’absence d’un Plan d’Ensemble, sur le déroulement de la concertation et les éléments insatisfaisants présentés publiquement et contestés par un public averti.

Quant aux deux interventions concernant les emprunts toxiques et la volonté des citoyens de participer aux commissions et d’être pleinement informés, il a évacué la chose en insinuant que notre demande était marginale et n’intéressait qu’un nombre insignifiant de citoyens.

De manière peu disciplinée, je l’avoue, j’ai essayé de rectifier un malentendu évident du Maire en “réponse” à mon intervention. (Il est vrai qu’il était frustrant que la citoyenne de base que je suis n’avait pas la possibilité de “rectifier le tir”.) On constatera à la lecture de mon texte ci-joint  que le commentaire sur les permis de construire qu’il m’a attribué en le réfutant n’était pas de moi mais d’un membre de la majorité (suite à mes lettres ouvertes).

L’Elue responsable de l’Amènagement, la Politique de la Ville, et l’Urbanisme contestait nos compte-rendus des réunions publiques où nous sommes nombreux à dénoncer ce semblant de démocratie. A noter qu’elle n’était pas présente à l’épouvantable réunion Salle Pierre Curie le 12 mai. J’ignore si elle a été présente aux Coutures. Bien entendu nous ne lui reprochons aucunement son absence. Toutefois, les échos de ces réunions sont incontestables et il serait temps qu’elle “se mette au parfum”. D’ailleurs à noter qu’il n’y a pas eu de compte-rendu de ces réunions fait par la Municipalité.

Cette même élue s’est mise à interpeller de manière à la fois méprisante et arrogante Pierre Mathon qui était assis tranquillement dans le public, sans lui laisser un droit de réponse. C’est inadmissible: les élus qui se permettent des attaques personnelles sur des personnes assises dans le public, sans que celles-ci puissent avoir un droit de réponse.  TOUS LES CITOYENS MERITENT LE RESPECT.

Et enfin, je remercie vivement la jeune femme qui est venue me parler pendant  la pause.  Je la connais depuis qu’elle était toute jeune fille travaillant au Centre de Loisirs: “Madame Fay, moi, je vous entends. Je vous remercie de ce que vous faites. Je travaille avec les enfants. J’en ai marre du béton sur béton.” Ses paroles m’ont fait chaud au coeur et m’encouragent à continuer.

Sincèrement,

Rosalind Fay

 

 

Lettre ouverte aux Coutures

Nous publions volontiers une lettre ouverte d’une nouvelle association de citoyens des Coutures sur les projets immobiliers, envoyés aux élus de Dynamique Citoyenne, Mohamed Hakem, El Miloud Kanfoudi, Mandana Saieidi, Merouan Hakem, Christiane Pesci.

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Lire la lettre ici

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Madame, Messieurs,

Aujourd’hui nous faisons appel à la liste Dynamique Citoyenne face au simulacre de concertation que la mairie met en place concernant les projets immobiliers et d’aménagements engagés et prévus sur le territoire des Coutures, et plus largement sur le PLU à l’échelle de la Ville.

Malgré nos alertes et interventions lors des réunions publiques et conseils de quartier, nous voyons bien que la majorité n’a aucune volonté de mettre en place une véritable concertation.

Les habitants sont impliqués, force de proposition et résolument favorables à l’évolution de notre quartier… mais pas dans les conditions et la manière dont les choses se déroulent depuis des mois sur les sujets urbanistiques. Nous avons le sentiment que les projets sont déjà « pliés » et que nos remarques et interventions sont balayées d’un revers de main. A l’heure où je vous parle les écoles sont surchargées et délabrées, les équipements publics et les espaces verts ne correspondent pas aux attentes légitimes de la population, nos associations se battent pour obtenir quelques créneaux.

L’étude sur la carte scolaire sera rendue au dernier trimestre de cette année 2015…

Et pourtant les projets immobiliers et les permis de construire pleuvent sans prendre en compte la réalité du contexte (plus de 500 logements attendus sur les projets privés). Le PLU actuel permet de déposer des projets qui défigurent littéralement notre quartier, notamment avec des hauteurs inadéquates et le mépris du tissu urbain.

Le sujet du PLU et du PNRQAD sont cruciaux pour pouvoir réguler et maîtriser ce phénomène. Ce sont les leviers aux mains de nos élu(e)s. Et pourtant c’est bien là que la concertation et la démocratie locale sont les plus défaillantes. Le PLU doit absolument garantir le respect architectural et humain de notre quartier.

Concernant le PLU, alors que le comité de pilotage est en cours de réflexion, la présentation qui a eu lieu Salle des Malassis a été très décevante et les propositions insuffisantes.

Concernant le PNRQAD aux Coutures, le déni de concertation est flagrant et manifeste. Et pourtant c’est bien 8 millions d’euros de déficit du projet que la ville et EST ENSEMBLE devront payer si le projet est validé sous sa forme actuelle.

La dernière réunion publique sur le PNRQAD a montré l’hostilité unanime de la population. En réalité, un seul lot – FERRY – justifie réellement l’intervention de la puissance publique. Les deux autres lots Robespierre et Etienne Marcel sont des gouffres financiers alors que ces derniers :

• ne requièrent aucun relogement (pas de famille occupant des lieux dégradés)

• offrent des parcelles en parfait état avec des activités existantes qui vont être acquis chèrement (???)

• certains propriétaires sont prêts à rénover leur patrimoine, pourquoi racheter ces parcelles ?

Force est de constater qu’une partie du PNRQAD ressemble fort à une opération immobilière qui sera « offerte » à un futur promoteur, et ce, aux frais du contribuable. Le rythme imposé n’a pas de sens. Pourquoi précipiter les choses et bafouer le temps d’échange, d’écoute et d’ajustements du projet ?

Nous demandons donc une véritable concertation sur le sujet, avec des documents et des chiffres précis, des ateliers de travail ? un comité de pilotage ?

La mobilisation et la contestation s’organise et la population se réunit ce soir à 19h30 au café La Liberté.

Nous connaissons votre engagement pour la mise en place d’une réelle concertation avec les habitants qui ont été sensibles à vos promesses électorales et nous sommes nombreux à vous avoir fait confiance lors des municipales.

Aussi, nous pensons qu’il serait urgent et important de vous rencontrer et d’engager le  dialogue.

Pourrions-nous convenir d’une rencontre prochainement ? Merci.

Les membres de l’Association pour le Renouveau et la Revalorisation de Bagnolet

« 

Coutures et urbanisme : mobilisation des habitants

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 MARDI 26 MAI 2015
 19 H 30 AU CAFE LIBERTE, 173 RUE ROBESPIERRE

Une mobilisation est en cours afin de bloquer la densification massive que la mairie et les aménageurs privés et publics veulent imposer dans le quartier des Coutures. 

 

Un des problèmes majeurs est la hauteur des constructions, prévues pour certaines à

à r+4 , soit 15 mètres
et
à r+5 soit 18 mètres.

Afin de vous donner un ordre d’idée, les lofts au 90 rue Victor Hugo ont une hauteur de 13/14 mètres.

A cela s’ajoute l’absence d’équipements publics, de services dans le quartier (écoles, crèche…) et dans la ville (piscine, conservatoires musique et danse décents…), l’inadéquation des axes pour recevoir un flux accru de voitures, des risques de désordres liés aux mouvements de terrain pour les bâtiments ne possédant pas de fondation…   

À lui seul, le Programme National de Requalification des Quartiers Anciens Dégradés (PNRQAD – lien ci-joint) prévoit sur 3 ilôts, 131 logements et 109 places de parking.

Consulter ici 

 

Une architecte du quartier a eu la judicieuse idée d’implanter en rouge les programmes immobiliers en cours et en attente de permis de construire (voir plan quartier ci-dessous).

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Dans ce contexte, les habitants du quartier des Coutures organisent une réunion :

le MARDI 26 MAI 2015 A 19 H 30
AU CAFE LIBERTE
173 RUE ROBESPIERRE (angle de la rue Liberté)

 

VENEZ NOMBREUX

ET SURTOUT
PARLEZ-EN A VOS VOISINS !!!

Requalification aux Coutures avec le PNRQAD…

Jeudi 15 octobre la ville de Bagnolet et la communauté d’agglomération d’Est ensemble ont proposé une réunion publique pour présenter, échanger autour d’un drôle de truc, le PNRQAD. Ouah, c’est quoi ça ?

Le PNRQAD est le programme national de requalification des quartiers anciens dégradé….

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