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Ilôt Blanqui : Sandrine Soppo-Priso explique le vote contre

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Le projet Blanqui tel que présenté au conseil municipal du 25 juin, soulève 3 enjeux  mal appréhendés, selon Sandrine Soppo-Priso, conseillère municipale du BIC : la question de la densité, la question de la Bergerie des Malassis et la question du logement social.

 

La question de la densité

Conscients que la densification est un moyen de lutter contre l’étalement urbain et de préserver les terre agricoles à l’échelle de la région IdF, et qu’elle permet de répondre, en partie, à la crise du logement, néanmoins nous ne perdons pas de vue la nécessité d’aborder cette question dans toute sa complexité.

Premièrement, nous pensons que la densification ne doit pas se faire au détriment d’une ville, d’un quartier ou d’une population en particulier mais qu’elle doit être répartie et pensée aux différentes échelles. Il ne s’agit pas seulement d’une injonction régionale mais d’une dynamique de transformation des territoires et des modes d’aménager, face à laquelle les communes, leurs magistrats, sont en première ligne et les décideurs ultimes.

Deuxièmement, cette densification ne peut se faire uniformément et doit prendre en compte les potentiels propres à chaque ville, à chaque quartier. Enfin, chaque occasion de construire, de bâtir, d’aménager, doit répondre à une vision politique dans une approche qualitative plutôt que quantitative. La densification doit-être outil d’amélioration du cadre de vie. En ce sens elle ne peut se faire sans les habitants.

 Vous comprendrez donc, en toute cohérence avec le discours que nous tenons depuis maintenant deux ans et la position de notre tête de liste, Mireille Ferri que vous citez régulièrement à ce sujet, M. le Maire, que nous ne pouvons pas nous satisfaire du projet Blanqui tel qu’il présenté aujourd’hui. Le fait d’assurer le maintien et la reconstruction d’équipements publics est un minimum dont une institution publique ne peut se prévaloir. La triste réalité de ce projet, est de réduire à peau de chagrin la plus grande qualité de ce quartier: la générosité de ses espaces paysagers.  Les habitants des Malassis ne méritent-ils pas que l’on respecte le peu de qualité dont ils disposent?

La question de la Bergerie des Malassis

e plus, nous nous interrogeons dans la façon dont ce projet d’aménagement prend en compte de l’expérience inédite de la Bergerie.  Si les habitants ont été favorables à son déplacement, c’est tout de même bien le signe d’une volonté unanime qu’elle poursuive son activité au Malassis, à Bagnolet.

Dès lors, les modalités d’aménagement sont-elles à la hauteur de l’enjeu d’accompagner l’intégration de la bergerie dans une nouvelle opération urbaine? Une expérience aussi spécifique n’appelle-t-elle pas une méthode innovante, réellement inclusive et à l’écoute de besoin tout à fait inédits? L’intégration de la Bergerie devrait être en soit une occasion pour innover et renouveler les méthodes d’urbanisation. En prenez-ola mesure Mr le maire?… Quels sont les échanges entre les aménageurs et l’association Sors de terre qui gère la bergerie au quotidien? Comment les conditions nécessaires à son développement, sont-elles été traduites dans les plans, dans le phasage, dans tous les aspects opérationnels de cet aménagement?

Le Bic reconnait l’utilité publique du travail de la Bergerie au Malassis. Vecteur d’échanges, d’éducation, de cohésion sociale, cette expérience est aujourd’hui reconnue comme une initiative innovante dans le secteur de l’aménagement, comme en témoigne l’intérêt des bailleurs tel que Paris Habitat ou I3F, pour développer de mêmes initiatives ailleurs dans Paris et en 1ère couronne.

Ainsi, afin de limiter les impacts sur la Bergerie des Malassis, de garantir la pérennité de son action auprès des enfants et des habitants de Bagnolet, nous vous demandons, Mr le maire, de mettre en place un atelier spécifique de réflexion en lien avec Sors de Terre, les associations, les habitants, la maitrise d’œuvre et de maitrise d’ouvrage de ce projet urbain.

 La question du logement social.

En outre et pour finir, il est évoqué un pourcentage de 36% de logements sociaux. Nous partageons avec vous, la nécessité de produire du logement social ainsi que de ré-équilibrer la répartition entre les quartiers » Or, dans le quartier des Malassis, le taux de logement sociaux est d’ores et déjà surreprésenté. Ainsi, dans les faits, nous soulignons une incohérence avec votre discours. Pourriez-vous préciser ce point au regard de la stratégie de rééquilibrage, défendue en réunion publique?

Pour ces raisons, nous ne voterons donc pas ces délibérations et proposons de repousser le vote au dernier trimestre 2015, le temps peut-être, de coordonner et d’intégrer ces 3 enjeux essentiels pour la réussite de l’aménagement de l’ilot Blanqui.

 

PNRQAD aux Coutures : pourquoi le BIC vote contre

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En échos aux inquiétudes des habitants, Sandrine Soppo-Priso, lors du conseil municipal du 25 juin, a expliqué les cinq raisons pour lesquelles le BIC ne pouvait  pas voter en faveur des délibérations sur le PNRQAD. Et demandait d’en repousser le vote au 4ème trimestre 2015 (comme une élue de la majorité d’ailleurs…), en s’appuyant sur les multiples associations locales qui souhaitent travailler et échanger avec la municipalité sur ce sujet.

 

1 – Dans la mesure où ce plan peut à nouveau connaître des modifications, qu’elle est la véritable urgence de sa signature ? Une signature en octobre après des échanges complémentaires avec la population et association est-il de nature à compromettre la mise en œuvre du PNRQAD ?

2– De plus à la lecture du protocole modifié, celui-ci indique que le fait que toute modification ultérieure du PNRQAD par la Ville se traduisant pas une augmentation du déficit de l’opération sera supporté par la partie à l’origine du déficit c’est à dire la Ville, figeant ainsi la part de financement d’Est Ensemble mais pas celui de la Ville qui peut encore augmenter. Un report du vote ne permettrait-il pas d’avoir un chiffrage permettant de sécuriser le coût pour la ville et d’assurer leur partage égalitaire des coûts avec Est ensemble ?

(article 6 dernier paragraphe: « Si, toutefois en cours d’opération, un des cocontractants souhaite faire évoluer le programme dans un sens qui conduit à une augmentation notable du déficit d’opération, il est convenu que la partie à l’origine de cette modification de programme prend à sa charge l’intégralité de l’augmentation du déficit qui en résulte« ) 

3 – Ensuite, un report semble nécessaire car il y a un désaccord sur les parcelles identifiés pour le transfert de compétence notamment sur celles de

– l’ilot Etienne Marcel

et de

– l’ilot Robespierre

Certains bâtiments identifiés ne seraient pas en Etat d’insalubrité. Les habitants s’interrogent.

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3- De plus 2 ilôts sur les 3 concentrent des locaux commerciaux qui vont être rachetés à un prix élevé par la Soreqa sur le compte entre autre de la Ville. Pourquoi inclure Colorine localisé au 198 rue Etienne Marcelle, qui occupe et utilise toujours les bâtiments situé sur une parcelle qui a été mise dans le champ du dispositif ?

L’objectif est à nouveau de remplacer par du logement, mais alors que fait-on de la nécessité de maintenir de l’activité et le tissu économique à Bagnolet? Que fait-on de l’objectif de revitalisation du tissu commercial ?

Un PNRQAD détourné de ses objectifs?

4- Le nombre de classe devant être crée se trouve réduit à 2 classes au lieu des 4 initialement prévus. Est ce que cela répond à l’objectif posé du développement d’équipements publics répondant aux besoins de la population. La pression démographique dans les écoles aux Coutures est déjà importante, la création de 2 classes permettra-t-elle de pallier aux besoins du quartier?

 

C’est donc un PNRQAD qui nous semble être détourné de ses objectifs initiaux puisqu’au-delà de la réhabilitation de logements vétustes il va surtout permettre d’élever de nouvelles constructions dans le quartier des coutures. En l’état ce projet répond à la politique de densification des coutures et non à la revalorisation du quartier comme cela devrait-être le cas, comme à Saint-Denis, comme à Villeneuve st George, …, où la soreqa a su répondre aux objectifs de revitalisation des centres historiques.

 5- Enfin au-delà des chiffres macro, les habitants souhaitent connaître avec plus de précision les incidences financières pour chaque îlot. Il s’agit comme vous le savez d’un paramètre de décision incontournable.

 

Pour ces raisons, nous vous demandons d’en repousser le vote au 4ème trimestre 2015 et de vous reposer sur notamment sur les multiples associations locales qui souhaitent travailler et échanger avec vous sur ce sujet.

 

Lettre ouverte de l’AREVAB

Quartier de la DHuys

L’Association pour le Renouveau et la Revalorisation de Bagnolet est une nouvelle structure regroupant plusieurs associations de Bagnolet sur le thème de la citoyenneté (voir en fin d’article son objet), et plus précisément sur les questions de densification. Son but est de peser dans le débat sur la modification du PLU. Elle a adressé récemment une lettre ouverte aux élus.

 

À Mesdames, Messieurs les élu(e)s de la ville de Bagnolet

 

Mesdames, Messieurs les élu(e)s,

 

Suite à la présentation publique du PNRQAD qui s’est déroulé le 7 mai dernier, et à l’appui du document qui a été mis en ligne sur le site de la ville de Bagnolet, nous souhaiterions obtenir quelques informations complémentaires afin d’apporter une visibilité plus fine du projet dans son ensemble.

Page 25,

intitulée « Le coût de l’opération », il est spécifié que le déficit – qui sera partagé à 50/50 entre la ville et la communauté d’agglomération – se monte à 8,4 millions d’euros, une fois les diverses subventions, aides et ventes charges foncières encaissées.

Ce montant correspond au déficit sur l’ensemble des interventions prévues. Nous souhaiterions prendre connaissance de la ventilation de ce montant par lot (Ferry / Robespierre / Etienne Marcel) et pour chaque immeuble isolé identifié.

Merci de nous indiquer également le montant prévu pour la participation à l’extension du groupe scolaire Jules Ferry (page 9) et si le nombre de classe pris en charge (2 à notre connaissance) impliquera des effectifs supplémentaires à l’existant connu à ce jour.

 
Sur la page 27
 « Le calendrier prévisionnel », il est indiqué que « le démarrage des opérations est prévu à la rentrée 2015, après la signature du traité de concession ». Compte tenu du fait que le PNRQAD fait l’objet d’une concertation en cours et que la prochaine réunion a été annoncée pour la rentrée de Septembre, pourriez-vous nous confirmer que cette signature de concession ne sera pas réalisée avant la fin de la concertation, tout au moins avant la prochaine réunion de concertation ? Cela afin de ne pas figer prématurément un accord alors que le processus de concertation n’est pas abouti.

Dans l’attente de vos réponses, nous vous prions d’agréer, Mesdames, Messieurs les élu(e)s, nos sincères salutations.

Les membres de l’Association pour le Renouveau et la Revalorisation de Bagnolet

Objet de l’association :promouvoir le renouveau de Bagnolet en menant toutes actions nécessaires pour améliorer la qualité et l’accès aux services publics locaux (éducation, culture, transports, voirie, sécurité et hygiène), garantir l’égalité de traitement des différents quartiers de Bagnolet en termes de qualité d’accès à ces services publics locaux, éviter toute atteinte à l’hygiène et à la sécurité publiques, et protéger et défendre le cadre de vie, l’environnement, l’urbanisme des habitants de Bagnolet ainsi que l’aménagement harmonieux et équilibré du territoire bagnoletais et son développement durable.

Un courrier d’architecte bagnoletais…

Un architecte citoyen prend la parole sur le blog du BIC, suite à la réunion sur les projets SERAP, organisée par la municipalité…

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« Architecte de profession et habitant de Bagnolet, j’ai assisté aujourd’hui avec une réelle curiosité a la présentation des nouveaux projets de la Serap, un site que je pratique au quotidien.  C’est donc avec une certaine armertume et beaucoup de réserve que je prend pour une fois ma liberté de parole.  J’ai donc assisté ce soir à une présentation que Rudy Riccioti, aurait pu appeler une séance d’enfumage.  Je connais la puissance des images pour les avoir utilisėes a maintes reprises et je ne remet pas en doute les idées, les solutions architecturales qui pour la plupart apportent des réponses cohérentes à une problématique donnée. L’enjeu est ailleurs. L’enjeu est dans le programme et l’erreur pour la mairie de ne pas en prendre conscience. La municipalité précédente a porté le poids de nouvelle mairie, celle ci aura t’elle le courage d’assumer la Serap?

Si ce projet répond à des enjeux économiques pour une mairie endettée comme la notre, je reste perplexe quand au enjeux stratégiques… Les « jolies images » présentées lors de la réunion feront elles le poids face à des problématiques urbaines et humaines du pole Gallieni ? Il faut peut être parfois renoncer à ce qui n’est qu’un miroir aux alouettes pour mieux rebondir et trouver les solutions innovantes, espérer construire pour l’avenir et pour l’homme.

C’est évidement flatteur de voir ces perspectives aux balcons fleuris, ces toitures végétales. S’entendre dire que « Coffim est très préoccupé par la survie des abeilles… » C’est une jolie réponse efficace et inatacable que l’idée de la percée visuelle…. J’ai proposé dix fois ces solutions pour séduire des clients dans ma carrière et j’avoue que ça marche. Mais voyons les choses en face et qu’avons nous en face du balcon, Bel Est aux façades opaques et grisonnantes. Nous avons des piles, poteaux et poutres de l’autoroute et l’échangeur en lui même, une sortie de métro peu visible et à peine compréhensible, inadaptées aux pmr et aux poussettes, un amas de bus, quelques dizaines de vendeurs à la sauvette. De l.autre côté 2 autolibs survivent, l’accès au parc est ilnvisible, presque oublié.  N’y at’il pas une autre réponses à apporter que ce décor végétal qui nous est proposé. Qui viendra habiter la? Qui se donnera le mal de planter son balcon de façon aussi foisonnante, avec vue sur le bouchon du vendredi soir. Quelle plante résistera aux odeurs de gasoil et a quel prix?. Soyons réalistes. Qu offre t’on vraiment qualitativement aux futurs habitants. Je citerais simplement le maire de Vitry qui dernièrement s’opposait à la construction de tours de logements sur sa commune, pour en avoir trop vu, trop connu. Économiquement sur le long terme, c’est souvent un casse tête de copropriété, casse tête financier, casse tête d’entretien. Plus personne en proche banlieue ne veux refaire les erreurs du passé. Que nous propose t’on ici. Des tours de logements qui se vendraient à Monaco ou à Dubaï. Comment seraient-elles  viable en terme en maintenance, en terme de coût de construction. A t’on réellement sur ce site les moyens de faire une architecture pérenne et de qualité. Quel sera le prix au m2 investi dans la construction. Quel seront à moyen terme les coûts d’entretien quand aujourd’hui on planifie la durée de vie d’un bâtiment a quelque dizaine d’annee.

A la serap Avons nous une cohérence urbaine, un projet urbain, une vision globale.
Quels sont les enjeux, quelles sont les solutions? Des recherches, des projets ont été fait, par dizaines tant ce lieu est emblématique. La nouvelle municipalité na t’elle pas eu la curiosité d’aller les chercher dans les archives des agences d’urbanisme ou dans les écoles d’archi?
Parlons enfin de la capsulerie, soigneusement réencapsulee, alors qu’il faut ouvrir la capsulerie sur Gallieni, la faire respirer, la rendre visible. Est ce vraiment la meilleure réponse aux problèmes que de les cacher derrière une jolie façade. Évidement, ces projets ne résoudront rien. On crée sur ce site encore plus de densité, pour ne pas dire promiscuité qu’il en existe déjà. Nous rassurer en nous promettant des parking sécurisés est la cerise sur le gâteau. Pourquoi pas un service de sécurité, des gardes et barrières aux entrées d’immeubles. Bagnolet ou Bogotá?
Au final j’ai peur qu’on nous offre encore plus de popérisation sur un lieu relativement exigu. Attend on vraiment sur ce site une réelle mixité sociale et programmatique? Je suis désolé d’écrire ce texte quand tant de travail de confrère a été fournis, je connais trop bien la situation parfois précaire de la construction aujourd’hui. J’ai malheureusement, le sentiment d’une perte de temps et d’une perte d’argent. Je pense que ce projet sera compliqué à monter, mal engagé, mal ficelé, hérité d’une conception passéiste, peu porteur de richesses au sens large, dont la pérennité au sens qualitatif ne me paraît pas assurée. J’ai peur que ce projet soit une fois de plus le théâtre de querelles de village car Bagnolet est un village, j’ai peur qu’une fois encore tout cela ne finisse par une décrédibilisation du pouvoir politique, dont on attendait un renouveau. Quid des équipent publics, dont les habitants ont besoin?
Je suis venu voir des projets d’architecture mais finalement j’aurais préféré qu’on me présente un nouveau projet urbain, une vision d’avenir. »

Une nouvelle lettre de la citoyenne Rosalind Fay

Rosalind Fay est à nouveau intervenu, à sa demande et en tant que citoyenne, sur deux points lors du Conseil municipal du 28 mai 2015 (il s’agit du PLU et de la Commission sur la dette). Voici le texte de son intervention. Puis le commentaire qu’elle en a fait après le conseil municipal avec l’envoi de son intervention.

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Monsieur le Maire, j’interviendrai tout d’abord sur le point n° 15 de l’ordre du jour. A savoir, la mise en place d’une « commission extramunicipale sur la dette et ses perspectives d’évolution ».

Nous avons fait acte de candidature pour siéger à cette commission extramunicipale mais l’objet de cette commission qui n’est que de « suivre l’évolution de la dette», et sa composition de seulement 3 représentants d’association avec 9 élus dont 6 de la majorité municipale ne répond pas du tout à nos attentes.

Vous le savez bien. Depuis 2012, Citoyenneté en Actes réclame un audit CITOYEN de la dette.

A notre demande le Conseil Municipal d’octobre 2012 avait, presque unanimement, majorité et opposition comprises, voté une motion relative à la renégociation de la dette qui reprenait l’essentiel de notre proposition de délibération.

Il y avait l’engagement d’un moratoire sur le remboursement des emprunts toxiques, l’exigence de renégocier les prêts « toxiques » en prêts classiques, sans surcoût, sans soulte, sans indemnité compensatrice de « perte » d’intérêts spéculatifs pour les banques.

Le Conseil Municipal avait adopté, je cite : le label « Collectivité pour un audit citoyen » pour lancer un vaste débat public sur la question.

Nous savions ce que Everbecq pouvait faire d’un vote quasi unanime du Conseil municipal.

Mais, monsieur le Maire, vous écrivez : « La nécessité de suivre la dette et ses perspectives d’évolution apparaît donc comme une exigence citoyenne de démocratie participative qui s’inscrit dans la continuité de l’audit sur la situation financière de la Ville et de la construction du budget primitif pour 2015″ .

En septembre, vous avez fait présenter un audit, par un cabinet financier, sans participation citoyenne.

Puis vous avez présenté, publiquement il est vrai, votre budget primitif.

Mais tout cela ne fait pas de la concertation.

Depuis fin 2014, comme dans la note d’appel à candidature pour la commission, vous occultez le sujet des intérêts spéculatifs qui grèvent de plus de 4 millions d’euros le budget de Bagnolet pour un remboursement de capital d’emprunt de 6 millions trois cent mille euros.

Avec les Bagnoletais, nous réclamons, d’être informés de la réalité et des conséquences financières des emprunts dont les montants astronomiques des intérêts versés aux banques que vous ne portez pas à notre connaissance.

Nous réclamons d’avoir notre mot à dire sur les renégociations de la dette.

Il ne suffit pas de clamer que « la démocratie participative est bien vivante à Bagnolet » pour que cela soit une vérité…

 

Je continue mon intervention, comme prévu, au sujet du PLU :

 

Ce mois de mai 2015, la Municipalité a organisé toute une série de réunions publiques de concertation sur un nombre de projets immobiliers qui affecteraient de manière conséquente pratiquement tous les quartiers de Bagnolet. Nous ne pensons pas que la tenue de ces réunions nombreuses et parcellaires soit forcément la meilleure façon d’informer et de faire participer les bagnoletais par rapport à des décisions qui concernent la ville dans sa globalité.

De nombreux citoyens sortent de ces réunions avec le sentiment que les projets sont déjà bouclés, que de vraies questions sont posées sans que des réponses satisfaisantes soient données. Je ne vais pas revenir sur mes lettres ouvertes où je déplore l’ambiance de ces réunions peu propice à un réel échange démocratique.

 

Un effet positif et inattendu de toutes ces réunions est le fait de mettre en contact, des citoyens motivés, les uns avec les autres. C’est à la sortie de ces réunions que les gens ont commencé à se parler, à s’organiser. Puis il commence à y avoir, fédération souple mais efficace des associations des quartiers, notamment, la Dhuys, le Centre Ville, et les Coutures. Tout comme l’Association des Coutures, un excellent travail de réflexion se passe dans d’autres associations. A la Dhuys, notamment, Gilles Wallis et d’autres habitants. Bénédicte Bastin est à l’origine d’une nouvelle association en Centre Ville et j’en passe.

 

Avant de parler de l’activité des Associations qui se créent en protestation du processus engagé autour du PLU, je tiens à répondre à la logique avancée par les élus dès qu’on parle d’un projet privé à savoir, « la plupart des projets privés présentés en réunion sont des informations que la Mairie obtient des promoteurs pour permettre aux bagnoletais de donner leur avis. La Mairie ne peut intervenir concrètement que lorsque le permis est déposé. »

 

Or dès lors qu’il y a Modification du PLU, la loi permet à la Mairie le droit de surseoir à un accord de permis de construction. Par ailleurs, les architectes et les urbanistes expérimentés affirment qu’aucun gros promoteur ne prendrait le risque de contrarier la Mairie, surtout lorsqu’il y a une forte expression populaire derrière (ce qui est le cas à Bagnolet !). Je retiens en gros que le champ d’action possible de la Mairie est bien plus grand que ce que l’on veut nous faire croire et que la négociation, ça existe !

 

L’Association des Coutures me demande de communiquer quelques remarques à la suite d’une réunion d’environ 50 personnes, quasi spontanée tenue le 26 mai à 19:30, au Café de la Liberté:

« Les habitants sont impliqués et résolument favorables à l’évolution du quartier des Coutures… mais pas dans les conditions et de la manière dont les choses se déroulent depuis des mois sur les sujets urbanistiques. Les écoles sont surchargées et délabrées, les équipements publics et les espaces verts ne correspondent pas aux attentes légitimes de la population. Le PLU actuel permet de déposer des projets qui défigureraient littéralement notre quartier, notamment avec des hauteurs inappropriés et le mépris du tissu urbain et humain.
Le PLU et le PNRQAD sont cruciaux pour pouvoir réguler et maitriser ce phénomène. Ce sont les leviers aux mains de nos élus. Et pourtant c’est bien là que la concertation et la démocratie locale est la plus défaillante. Le PLU doit absolument garantir le respect architectural et humain de notre quartier. Concernant le PNRQAD aux Coutures, le déni de concertation est flagrant et manifeste. Et pourtant c’est bien plus de 8 millions d’euros de déficit que la ville et EST ENSEMBLE devront payer si le projet est validé dans sa forme actuelle. Le rythme imposé n’a pas de sens. Pourquoi précipiter les choses et baffouer le temps d’échange, d’écoute et d’ajustements du projet ?

 

Les membres de l’Association en Centre Ville qui a démarré en réaction au projet Bélin, s’interrogent également sur le pourquoi de cette précipitation des projets immobiliers dans nos quartiers.

 

Pour expliquer la précipitation invraisemblable de toutes ces réunions et propositions, il m’a été soufflé par quelqu’un qui s’y connaît bien mieux que moi que la Municipalité tente de réaliser tous ces projets avant la création de la Grande Métropole de Paris. Si c’est le cas, un véritable exercice de la démocratie serait de s’appuyer sur la population qui crée actuellement des associations qui ne demandent pas mieux que de participer de manière positive. Sachez que les vraies Associations qui se créent n’ont pas besoin de la Mairie pour les organiser. Par contre, dans une démarche de coopération, ces mêmes Associations pourront bientôt inviter des élus de la Municipalité à assister à LEURS réunions.

 

Les Associations – Coutures – Centre Ville – Dhuys – ont en commun les revendications suivantes :

 

Quelle est la démarche de la Ville, globalement et pour quelle population ? Une vraie concertation exige du temps. Nous demandons un PLAN D’ENSEMBLE. Lors des réunions organisées par la Municipalité, on ne parle que du logement. On ne parle pas des espaces verts, des jardins, des écoles, des équipements sociaux, des maisons de retraite. Par exemple, la Ville de Paris a mis en place une règle: pour chaque opération d’une certaine échelle, un square ; pour un grand ensemble, un parc. La ville de Montreuil a fait une pause car les équipements publics et sociaux n’arrivaient pas à suivre le développement urbain.

 

Monsieur le Mairie, Mesdames et Messieurs les Conseillers Municipaux :

Nous sommes pour la mixité, pour les logements sociaux, nous aimons vivre à Bagnolet, ville de diversité avec son patrimoine y compris des bâtiments industriels. Nous sommes attachés à cette ville et à son histoire, mais c’est à la Commune d’être porteur d’un projet.

Quel est votre projet ? Plutôt que d’engager des projets qui créeront des problèmes là où il n’y en a pas actuellement, pourquoi ne pas vous attaquer au problème de la Rue Sadi Carnot !

Nous demandons donc une véritable concertation, avec des documents et des chiffres précis, des ateliers de travail, et la prise en compte réel de nos propositions.

En résumé nous exigeons cette précieuse concertation qui a été si ardemment défendue lors de vos campagnes aux dernières municipales, notamment la participation des citoyens dans les prises de décisions de modifications du PLU, ce qui est une demande légitime et souhaitable.

 

Merci

Commentaire

Pour celles et ceux qui n’ont pas assisté à la réunion du Conseil Municipal d’hier soir, vous trouverez ci-joint le texte de mon intervention au nom de Citoyenneté-en-acte, de l’Association des Coutures, et de l’Association en Centre Ville (en cours de constitution, le nom à confirmer).  Colette Hébette a également fait une intervention pour “Du Neuf à Gauche”, nos deux interventions étant complémentaires.

C’est fascinant de constater avec quel flegme le Maire ne répond pas ou répond à coté aux questions qui lui sont posées. Toujours apparemment content de lui, il manque d’empathie.  Il ne ressent pas l’indignation des intervenants.  J’ai noté avec stupéfaction qu’il a répondu au minable intervention de Parat avec plus de respect que ce à quoi j’ai eu droit. (A propos, Honte à ceux qui se sont abstenus lors du vote de la motion “Parat”!) Le Maire domine les réunions, il est seul à s’exprimer, sauf lorsqu’il fait appel, par exemple, à Olivier Taravella qui répond efficacement aux questions plutôt techniques et juridiques. Pendant ce temps, les autres  Conseillers Municipaux de la Majorité restent silencieux, la mine fermée. On se demande bien ce qu’ils peuvent penser de tout cela.

Aucune réponse aux questions concernant la tenue des réunions sur le PLU: rien sur la Méthodologie et l’absence d’un Plan d’Ensemble, sur le déroulement de la concertation et les éléments insatisfaisants présentés publiquement et contestés par un public averti.

Quant aux deux interventions concernant les emprunts toxiques et la volonté des citoyens de participer aux commissions et d’être pleinement informés, il a évacué la chose en insinuant que notre demande était marginale et n’intéressait qu’un nombre insignifiant de citoyens.

De manière peu disciplinée, je l’avoue, j’ai essayé de rectifier un malentendu évident du Maire en “réponse” à mon intervention. (Il est vrai qu’il était frustrant que la citoyenne de base que je suis n’avait pas la possibilité de “rectifier le tir”.) On constatera à la lecture de mon texte ci-joint  que le commentaire sur les permis de construire qu’il m’a attribué en le réfutant n’était pas de moi mais d’un membre de la majorité (suite à mes lettres ouvertes).

L’Elue responsable de l’Amènagement, la Politique de la Ville, et l’Urbanisme contestait nos compte-rendus des réunions publiques où nous sommes nombreux à dénoncer ce semblant de démocratie. A noter qu’elle n’était pas présente à l’épouvantable réunion Salle Pierre Curie le 12 mai. J’ignore si elle a été présente aux Coutures. Bien entendu nous ne lui reprochons aucunement son absence. Toutefois, les échos de ces réunions sont incontestables et il serait temps qu’elle “se mette au parfum”. D’ailleurs à noter qu’il n’y a pas eu de compte-rendu de ces réunions fait par la Municipalité.

Cette même élue s’est mise à interpeller de manière à la fois méprisante et arrogante Pierre Mathon qui était assis tranquillement dans le public, sans lui laisser un droit de réponse. C’est inadmissible: les élus qui se permettent des attaques personnelles sur des personnes assises dans le public, sans que celles-ci puissent avoir un droit de réponse.  TOUS LES CITOYENS MERITENT LE RESPECT.

Et enfin, je remercie vivement la jeune femme qui est venue me parler pendant  la pause.  Je la connais depuis qu’elle était toute jeune fille travaillant au Centre de Loisirs: “Madame Fay, moi, je vous entends. Je vous remercie de ce que vous faites. Je travaille avec les enfants. J’en ai marre du béton sur béton.” Ses paroles m’ont fait chaud au coeur et m’encouragent à continuer.

Sincèrement,

Rosalind Fay

 

 

Lettre ouverte aux Coutures

Nous publions volontiers une lettre ouverte d’une nouvelle association de citoyens des Coutures sur les projets immobiliers, envoyés aux élus de Dynamique Citoyenne, Mohamed Hakem, El Miloud Kanfoudi, Mandana Saieidi, Merouan Hakem, Christiane Pesci.

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Lire la lettre ici

 »

Madame, Messieurs,

Aujourd’hui nous faisons appel à la liste Dynamique Citoyenne face au simulacre de concertation que la mairie met en place concernant les projets immobiliers et d’aménagements engagés et prévus sur le territoire des Coutures, et plus largement sur le PLU à l’échelle de la Ville.

Malgré nos alertes et interventions lors des réunions publiques et conseils de quartier, nous voyons bien que la majorité n’a aucune volonté de mettre en place une véritable concertation.

Les habitants sont impliqués, force de proposition et résolument favorables à l’évolution de notre quartier… mais pas dans les conditions et la manière dont les choses se déroulent depuis des mois sur les sujets urbanistiques. Nous avons le sentiment que les projets sont déjà « pliés » et que nos remarques et interventions sont balayées d’un revers de main. A l’heure où je vous parle les écoles sont surchargées et délabrées, les équipements publics et les espaces verts ne correspondent pas aux attentes légitimes de la population, nos associations se battent pour obtenir quelques créneaux.

L’étude sur la carte scolaire sera rendue au dernier trimestre de cette année 2015…

Et pourtant les projets immobiliers et les permis de construire pleuvent sans prendre en compte la réalité du contexte (plus de 500 logements attendus sur les projets privés). Le PLU actuel permet de déposer des projets qui défigurent littéralement notre quartier, notamment avec des hauteurs inadéquates et le mépris du tissu urbain.

Le sujet du PLU et du PNRQAD sont cruciaux pour pouvoir réguler et maîtriser ce phénomène. Ce sont les leviers aux mains de nos élu(e)s. Et pourtant c’est bien là que la concertation et la démocratie locale sont les plus défaillantes. Le PLU doit absolument garantir le respect architectural et humain de notre quartier.

Concernant le PLU, alors que le comité de pilotage est en cours de réflexion, la présentation qui a eu lieu Salle des Malassis a été très décevante et les propositions insuffisantes.

Concernant le PNRQAD aux Coutures, le déni de concertation est flagrant et manifeste. Et pourtant c’est bien 8 millions d’euros de déficit du projet que la ville et EST ENSEMBLE devront payer si le projet est validé sous sa forme actuelle.

La dernière réunion publique sur le PNRQAD a montré l’hostilité unanime de la population. En réalité, un seul lot – FERRY – justifie réellement l’intervention de la puissance publique. Les deux autres lots Robespierre et Etienne Marcel sont des gouffres financiers alors que ces derniers :

• ne requièrent aucun relogement (pas de famille occupant des lieux dégradés)

• offrent des parcelles en parfait état avec des activités existantes qui vont être acquis chèrement (???)

• certains propriétaires sont prêts à rénover leur patrimoine, pourquoi racheter ces parcelles ?

Force est de constater qu’une partie du PNRQAD ressemble fort à une opération immobilière qui sera « offerte » à un futur promoteur, et ce, aux frais du contribuable. Le rythme imposé n’a pas de sens. Pourquoi précipiter les choses et bafouer le temps d’échange, d’écoute et d’ajustements du projet ?

Nous demandons donc une véritable concertation sur le sujet, avec des documents et des chiffres précis, des ateliers de travail ? un comité de pilotage ?

La mobilisation et la contestation s’organise et la population se réunit ce soir à 19h30 au café La Liberté.

Nous connaissons votre engagement pour la mise en place d’une réelle concertation avec les habitants qui ont été sensibles à vos promesses électorales et nous sommes nombreux à vous avoir fait confiance lors des municipales.

Aussi, nous pensons qu’il serait urgent et important de vous rencontrer et d’engager le  dialogue.

Pourrions-nous convenir d’une rencontre prochainement ? Merci.

Les membres de l’Association pour le Renouveau et la Revalorisation de Bagnolet

« 

Coutures et urbanisme : mobilisation des habitants

home couture

 MARDI 26 MAI 2015
 19 H 30 AU CAFE LIBERTE, 173 RUE ROBESPIERRE

Une mobilisation est en cours afin de bloquer la densification massive que la mairie et les aménageurs privés et publics veulent imposer dans le quartier des Coutures. 

 

Un des problèmes majeurs est la hauteur des constructions, prévues pour certaines à

à r+4 , soit 15 mètres
et
à r+5 soit 18 mètres.

Afin de vous donner un ordre d’idée, les lofts au 90 rue Victor Hugo ont une hauteur de 13/14 mètres.

A cela s’ajoute l’absence d’équipements publics, de services dans le quartier (écoles, crèche…) et dans la ville (piscine, conservatoires musique et danse décents…), l’inadéquation des axes pour recevoir un flux accru de voitures, des risques de désordres liés aux mouvements de terrain pour les bâtiments ne possédant pas de fondation…   

À lui seul, le Programme National de Requalification des Quartiers Anciens Dégradés (PNRQAD – lien ci-joint) prévoit sur 3 ilôts, 131 logements et 109 places de parking.

Consulter ici 

 

Une architecte du quartier a eu la judicieuse idée d’implanter en rouge les programmes immobiliers en cours et en attente de permis de construire (voir plan quartier ci-dessous).

PLAN QUARTIERcoutures_reperage

Dans ce contexte, les habitants du quartier des Coutures organisent une réunion :

le MARDI 26 MAI 2015 A 19 H 30
AU CAFE LIBERTE
173 RUE ROBESPIERRE (angle de la rue Liberté)

 

VENEZ NOMBREUX

ET SURTOUT
PARLEZ-EN A VOS VOISINS !!!

Lettre ouverte au maire d’une citoyenne

 Lettre ouverte signée d’une citoyenne, Rosalind Fay-Boehlinger au Maire, aux Adjoints au Maire et aux Conseillers Municipaux de Bagnolet suite à la réunion publique du 12 Mai 2015 consacrée à la « Modification du Plan local d’urbanisme ».

Nous complétons cette lettre avec une autre de Rosalind Fay-Boehlinger du dimanche 24 mai à la suite, en fin de texte….

Lire aussi ici

 

Point positif : Les interventions, les interrogations des Bagnoletais

Salle Pierre Curie le 12 mai, le public était nombreux. En général, les interventions, souvent par des architectes et/ou urbanistes bagnoletais se sentant concernés par un développement urbain qui leur paraît mal maitrisé, étaient d’une grande qualité. Cependant, nous sommes sortis de cette réunion avec la désagréable impression que les « projets » sont déjà bouclés, et que nos avis « comptent pour du beurre ». Nous restons inquiets concernant le devenir de notre ville, la qualité de l’environnement, l’harmonie du cadre de vie.

Le Passé, l’enjeu du présent, l’information

Je me suis apparemment mal exprimée lors de mon intervention où j’ai parlé du passé. Pour être claire : Il faudrait cesser d’évoquer le passé comme excuse à tout. La gestion Municipale d’Everbecq, Jamet et Cie, n’est pas une référence. Il ne suffit pas de faire mieux (moins pire) que l’ancienne équipe. Nous sommes conscients que les finances de la ville sont sinistrées, mais encore ! Les questions posées par rapport à l’activité immobilière sur la ville sont d’autant plus sensibles !

Les Réunions Publiques – ambiance !

A travers une campagne publicitaire visible dans toute la ville, la Municipalité se félicite de la vie démocratique à Bagnolet et de ses nombreuses réunions publiques. Encore faudrait-il qu’une ambiance sereine, propice au débat, y règne. Nous n’oublions pas les promesses électorales, notamment : « rendre la parole aux citoyens et rétablir une démocratie locale apaisée. » Réunir des Bagnoletais sans les écouter, les entendre, leur répondre, n’est qu’un semblant de démocratie.

 

Quant à l’introduction « technique » de cette réunion autour de la « Modification du Plan Local d’Urbanisme », un homme au premier rang (dont je n’ai malheureusement pas retenu le nom) a patienté, la main levée longtemps, pour demander la parole alors que le micro se baladait dans la salle de manière incontrôlée. Il a enfin pu parler. De manière posée et intelligente, il a regretté de n’avoir rien compris aux plans illisibles et à l’exposé « technique » qui devaient servir comme base de discussion de la soirée. Nous sommes nombreux à partager son point de vue.

 

Il ne s’agissait pas d’une réunion démocratique mais d’une lutte pour prendre possession du micro. L’employé municipal se déplaçant dans le public avec le micro n’est pas en cause. C’est à Monsieur le Maire de « gérer » une réunion et d’assurer la sérénité nécessaire permettant un vrai débat démocratique. (Il faudrait qu’un président de séance ne prenant pas part aux débats soit désigné. Il accorderait la parole aux participants de manière ordonnée : il écouterait, il regarderait la salle, il noterait les mains levées, il limiterait le nombre de prises de parole par intervenant, y compris le Maire !)

 

Que dire de la prestation du Responsable de l’Education populaire, de la Démocratie Locale, et des Conseils de Quartier, El Miloud Kanfoudi? En « réponse » à une intervention animée certes, (l’ambiance s’y prêtait !) mais légitime et intéressante de la part de Nathalie Carbunar, M. Kanfoudi lui a fait un véritable procès d’intention  sur un ton indigne d’un élu de la municipalité. Et encore, à la sortie de la réunion, j’ai voulu attirer son attention sur le fait qu’une personne ayant pu prendre la parole après une longue attente, n’a finalement pas eu de réponse ni de réaction du Maire à ses questions pertinentes concernant les projets de densification et des problèmes de parking anarchique et dangereux Avenue Gambetta. M. Kanfoudi m’a engueulée (seul mot qui convient) en me lançant, « De quoi vous vous plaignez ? Vous avez pu prendre la parole, non ? » Comme si ces réunions étaient des jeux où le but était de gagner le micro ! Je me pose de sérieuses questions sur la justesse des délégations au sein du Conseil Municipal. (Et je regrette de plus en plus d’avoir soutenu la liste Dynamique Citoyenne.)

 

Nos élus ne se rendent pas compte que le public partage les préoccupations exprimées par d’autres intervenants, même si les questions posées semblent « agacer » certains élus. Un exemple flagrant, dès que Pierre Mathon, bête noire de la majorité municipale, prend la parole, le Maire et ses collègues ne l’écoutent pas et se mettent à ricaner, alors que, toute proportion gardée, les propos de M. Mathon nous intéressent souvent. Les élus devraient être conscients de leur fonction et s’abstenir de montrer leurs petites guéguerres personnelles.)

 

Le comportement du « Premier Magistrat de la Ville » peut mieux faire !

Lors de la réunion du 12 mai, le Maire n’avait pas l’air spécialement dérangé par la médiocrité de l’ambiance qui empirait au fur à mesure que la soirée avançait.

Il a lui-même manqué de sang froid et de maîtrise de soi. Visiblement «énervé » par certaines questions, il a largement monopolisé le micro en s’engageant dans des monologues agressifs qui ne faisaient absolument pas faire avancer le débat. Puis plusieurs questions ont été tout simplement ignorées selon la volonté ou l’absence d’attention du Maire.

 Modification vs. Révision – Promesses Electorales Oubliées ?

D’emblée plusieurs intervenants ont clairement démontré qu’il eut fallu plutôt une révision du Plan Local d’Urbanisme, qu’une modification. Selon le Maire, une « modification » était préférable à une « révision », car elle nous permettait d’aller « plus vite ». Pourquoi bon sang?!  Pourtant l’une des quatre « urgences » dans le programme de la liste « Rassemblement citoyen pour Bagnolet » prévoyait clairement de « Rétablir la qualité de vie des Bagnoletais : révision du plan local d’urbanisme en limitant les hauteurs et la densification, relance de la rénovation urbaine des quartiers de la Noue et des Malassis … » Ne faut il pas prendre le temps de préserver et améliorer ce qui peut l’être comme qualité de vie ?!

 

Logements sociaux

Les « logements sociaux » revenaient régulièrement dans les interventions confuses du Maire comme si le simple fait de prononcer « logement social » X fois allait résoudre le problème. « Du temps d’Everbecq il était question de construire 6000 logements. Nous n’en construirons que 3000 » dixit Monsieur le Maire. Puis on a eu droit à un discours larmoyant et moralisateur du Président de L’OPH. Il ne suffit pas d’évoquer des mal logés pour tout excuser, y compris l’absence d’une réflexion globale et à long terme sur la ville. En gros, nous avons retenu que la Municipalité accorde le permis aux promoteurs en échange d’un pourcentage de logements sociaux par construction, sans évoquer des critères de qualité, de mètres carrés, d’espace vert, la distance entre les immeubles, les services, les équipements. De nombreux intervenants essayaient de faire préciser quelles étaient les limites de la densification dont chacun est témoin.

 

Les Permis de Construire – pas clair !

Tout le monde, inquiet de la densification de la construction à Bagnolet, posait le problème des projets privés. Pour faire court : on avait nettement l’impression que lorsque ça l’arrangeait, le Maire affirmait que nous ne pouvions rien contre les projets privés où le permis de construire a été accordé. Et à d’autres moments, il évoquait fièrement les permis qu’il a annulés. Nous demandons des comptes, notamment des informations précises par rapport à l’état actuel des permis de construire et la possibilité éventuelle de les annuler.

 

Nous comprenons que l’annulation d’un permis a un coût pour la ville. Autant nous informer, faire preuve de transparence, que nous puissions juger en connaissance de cause. Quid des permis accordés depuis un an et en cours ?

 

Les préoccupations largement justifiées de la population

Pourquoi est-il si difficile de poser le problème d’un projet d’ensemble du développement urbain ? Des intervenants telles que Claire Laurence, Bénédicte (de l’Association Les Voisins du Centre Ville de Bagnolet), et plusieurs hommes (dont je n’ai pas su les noms) exprimaient des idées pertinentes s’appuyant souvent sur une expertise.

 

Claire Laurence a fait une excellente intervention qui résumait les aspirations de la majorité des participants. Elle a imploré la Municipalité de veiller à l’élaboration d’un projet tenant compte de la qualité de l’environnement, des équipements sociaux et publics, de la qualité de la construction souhaitable. « QUEL OBJECTIF DE POPULATION ? », a t-elle demandé. En attendant d’avoir mené cette réflexion et d’avoir porté des réponses précises à des questions aussi cruciales, ne faudrait-il pas stopper net la délivrance de tout nouveau permis aux promoteurs et  suspendre les constructions pour avoir le temps de repenser les quartiers et la ville dans son ensemble afin d’élaborer de vrais projets d’avenir?

 

Sincèrement,

Rosalind Fay

 

 

P.S. la magnifique Bergerie ?! Est-elle toujours menacée par des projets initiés sous le régime Everbecq où est-ce que l’équipe actuelle s’est engagée à la protéger à long terme ?

 

 

Lettre du 24 mai  = Nouvelle lettre ouverte au Maire, aux Adjoints au Maire et aux Conseillers Municipaux de Bagnolet suite à la réunion du Conseil de Quartier Centre du 20 mai

 

Suite à ma dernière lettre ouverte, j’ai reçu de nombreux courriers positifs et solidaires : « Merci pour cette lettre qui illustre parfaitement les ambiguïtés de la politique municipale : oui, il y a des formes de concertation, mais pas de réels échanges d’opinions.  C’est comme si les décisions étaient prises en petit comité et que le débat public consistait à permettre aux gens de s’exprimer, mais sans réel effet ni débat de fond. Ca semble de la démocratie directe, mais ce n’est que de la poudre aux yeux. » Et encore : « Très bien ta lettre elle fait un inventaire des questions posées qui n’ont pas méritées de réponses de cette nouvelle municipalité, d’où une nouvelle question : à quoi servent ces réunions? » Et bien d’autres encore…

La réunion du Conseil du Quartier du Centre du 20 mai

Grâce au Secrétaire de Séance, Monsieur Pascal Le Corre, la réunion s’est déroulée dans le calme, de manière constructive, jusqu’à un certain point. Maryse Viviand a donné un compte-rendu de sa visite de la ville à pied en signalant les principales nuisances : dépôts d’ordures sauvages, tags, stationnement anarchique, poubelles gênantes sur les trottoirs, de très nombreuses paraboles satellites sur les balcons, et d’autres questions encore qui seront sans doute reprises dans le Compte Rendu Officiel. Le public a noté avec satisfaction la création d’une Police de l’Environnement, malheureusement nécessaire devant le manque de civisme des personnes responsables des dépôts d’ordures sauvages. On a parlé du ramassage des encombrants, le nettoyage des tags. Bref on a discuté normalement de l’entretien de nos quartiers du Centre.

La Question qui fâche et le Maire récidive

Tout allait bien, jusqu’à ce que Bénédicte Bastin, responsable de l’Association « Rochette Voisin » prenne la parole pour poser la question qui fâche et qui est pour l’ensemble des habitants du quartier Centre, LA question de la soirée, tout le reste étant important mais relevant de l’intendance.

Inutile de reprendre ici le travail sérieux que Bénédicte Bastin a fait pour informer les habitants et interpeller les pouvoirs publics. Sa lettre et ses plans lisibles, nous permettent de bien comprendre les enjeux et les projets immobiliers qui menacent l’équilibre, l’harmonie, et la qualité de vie de notre quartier.

Dès que Bénédicte a commencé à poser sa question écrite, le Maire, le micro en main, lui a coupé la parole 7 fois en martelant, « Madame, Madame, Madame ! » Bénédicte n’est pas parvenue à terminer son intervention. Cette interpellation « madame, madame, madame » ne permettait pas l’exposé de la question, et n’apportait aucune réponse cohérente permettant discussion et débat.

Devant la réaction du Maire, elle a simplement et poliment demandé, « Oui mais est-ce que vous pouvez nous dire l’état actuel de ce projet, qu’en est il ? » Pas de réponse. Le Maire reprenait la même tactique utilisée lors de la réunion du 12 mai : Alors que tout le monde entend parler dans ses grandes lignes du projet « Belin » ou « Rochette », le Maire se contente de répéter qu’il n’en sait rien : « On ne peut pas consulter le Projet Belin tant que le permis n’a pas été déposé. » Toute son « argumentation » est construite autour de la question du permis.

Pourtant, tout le monde sait que ce projet existe. Des questions importantes méritent réponse : « Quels Types de logements ? Quels Equipements publics ? Quelle hauteur pour les bâtiments. » Si le Maire n’en sait rien, comme il n’a cessé de le répéter, à quoi bon consulter les habitants ! N’est-ce pas tout simplement de pouvoir dire qu’il y a eu « concertation publique » et en avant toutes. Si le projet n’avançait pas, comment aurait-t-on pu parler du transfert de l’activité économique (« l’entreprise est très contente de son transfert ») et pourquoi évoquerait-on l’école de six classes — par ailleurs, projet absurde 1. Le nombre des classes est arbitraire et inadéquat et 2. Quel cauchemar d’essayer de construire une école neuve dans de l’ancienne ! Mais bon, c’est un autre problème.

On multiplie le nombre des réunions publiques – à un rythme accéléré ! Pourquoi tant de précipitation?

Au mois de mai, les réunions susceptibles d’intéresser un habitant du Centre Ville:

12 mai – Modification du PLU

20 mai – Conseil de Quartier « Centre » (Rythme pareil pour les autres quartiers –réunions (Coutures, Malassis….)

21 mai – Site de la SERAP – ça m’intéressait mais je ne pouvais pas y assister (j’ai une VIE !)

et encore :

26 mai : Projets Urbains Les Loriettes/Gambetta – 3 Scénarios.

 A quoi servent ces réunions ? Un semblant de démocratie.

Comme nous le constatons tous, ces nombreuses réunions menées tambour battant permettent au Maire d’affirmer qu’il y a eu une concertation avec la population.

Pourtant, on ne nous répond pas ou mal. On est agressif et méprisant avec les habitants. A ce propos, lorsque Bénédicte a essayé en vain de mener jusqu’au bout son intervention, le Maire a ironisé en m’indiquant, « la copine derrière va encore s’énerver ». C’est inadmissible que le Maire de Bagnolet s’adresse de manière aussi grossière et méprisante aux citoyens

Suite à la gestion municipale précédente, quid de l’élaboration d’une étude et projet globaux tant revendiqués par les intervenants aux réunions ? Les explications du Maire et ses thèmes récurrents (projets privés, logements sociaux, bref, les mêmes refrains) ne sont pas convaincants. Personne n’est dupe !

Paradoxalement, un avantage certain de toutes ces réunions publiques est que les participants, se retrouvent à la sortie, partagent leurs avis, s’informent, et s’organisent. Le Maire et les élus du Conseil Municipal devraient se réjouir face au foisonnement d’associations de citoyens, pleins de bonne volonté qui s’investissent naturellement dans leurs quartiers (Coutures, Centre, Dhuys). Il ne s’agit pas de quelques individus isolés comme disent certains élus de la Majorité. Gilles Wallis avec le Conseil de la Dhuys fait un travail remarquable. Bénédicte Bastin est à l’origine de l’Association Rochette Voisins. Elle mérite un minimum de respect. Et nous avons des échos intéressants du Conseil des Coutures.

Affaire(s) à suivre

Le PLU et la ville en débat (compte rendu) – mardi 12 mai

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 La ville en débat, modification du Plan local d’urbanisme (PLU)

Les Bagnoletais sont venus nombreux à la réunion du mardi 12 mai 2015 à la salle Pierre et Marie Curie, intitulée « La ville en débat, modification du Plan local d’urbanisme (PLU) ».

Lire aussi la Lettre au maire d’une citoyenne ici

12-05- PLU

COTE TECHNIQUE

La séance a commencé par une présentation claire et précise des quatre points principaux  de modifications  du PLU par un agent du service de l’urbanisme de la ville.

Tout ces éléments sont à  consulter sur le site de la ville ici

– La politique municipale en matière de construction de logements sociaux ;
– La gestion des hauteurs pour les nouvelles constructions ;
– Le devenir du pôle Gallieni et des périmètres de constructibilité limitée : République/Gallieni et République/Robespierre,
– Les emplacements réservés.

Les interventions du public qui ont suivi ont principalement porté sur :

– la difficulté à discerner une perspective globale de politique urbaine de la municipalité pour la ville ;
– les inquiétudes croissantes face à l‘augmentation de permis de construire accordés pour des promotions d’envergure sans contrepartie d’équipement publics ;
– la  densification de certaines zones au détriment du bâti existant et de la qualité de vie.

Priorité aux logements sociaux

Les réponses du maire, Tony Di Martino, ou plutôt  » la réponse  » du maire, a principalement porté sur la priorité qu’il a décidé de donner aux logements sociaux et à leur rééquilibrage sur la ville –  actuellement, le taux de logements sociaux est de 80 % aux Malassis alors qu’il est de 11 % à la Dhuys.

Très important au demeurant et n’étant nullement contesté par l’assistance, cet objectif parait  à lui seul l’unique stratégie urbaine du maire. À ses yeux, c’est comme s’il semblait justifier un certain saccage  du cadre de vie des habitants de sa ville (voir les permis de construire accordés depuis le début de l’exercice de l’actuelle majorité).

Où sont les équipements publics correspondants ?

Il faut le dire : l’objectif de créer 3 000 logements sociaux supplémentaires sur Bagnolet représente au terme de la mandature, près de 7500 personnes (à raison de 2.5 habitants/ logements) et près de 900 élèves ( 0.3 enfants/ logements) à compter de 2020. Au regard des équipements publics proposés en contrepartie, cette perspective est alarmante : la seule école de 7 classes, dont la construction est projetée en centre ville, ne pourra pas accueillir tous les nouveaux enfants. Et que dire des personnes âgées habitants tout en haut de la Capsulerie qui sont toujours bloqués dans leur appartement  …faute de transport, etc.

Rappelons ici la majorité que Bagnolet a donné à la liste de gauche  qui a remporté la majorité (Parti socialiste + Dynamique citoyenne). D’ailleurs, lors des municipales, toutes les listes de gauche avaient  cette ambition  de faire du logement social… Mais  savamment !   C’est-à-dire en respectant la qualité du cadre de vie. Avec les éléments qui doivent accompagner la construction de ces logements : des écoles en bon état et en nombre suffisant, des crèches, des commerces de proximité, du transport de proximité,  des rues en bon état et des espaces verts, etc.

L’ambition de construire autant de logements ne devrait-elle pas être l’occasion de s’interroger sur la façon de faire la ville aujourd’hui et, surtout, de dépasser l’aspect comptable de la chose ?

COTE AMBIANCE

Mais il convient de revenir sur l’ambiance de cette réunion, qui est devenue au fil de la soirée, de plus en plus délétère.
Oublié le PLU et ces enjeux d’importances pour la ville.
Tony Di Martino, associé à MM. Sardou et Kandoufi ont préféré se lancer dans un  procès d’intention vers les participants de cette concertation : pour eux, toutes les inquiétudes soulevées n’ont exprimé q’un souci de préserver un cadre de vie de privilégiés au détriment des demandeurs de logements.
Quant aux quelques architectes ou urbanistes qui ont pris la parole, ils se sont vu taxé de « pseudo professionnels » qui « censureraient » ces demandeurs de logements sociaux, absents car n’osant venir à ces réunions publics …évidemment convaincus de ne pas y avoir leur place.

Que de mépris pour tous dans ces propos !

Quand la municipalité actuelle cessera-t-elle  d’opposer les populations les unes contre les autres, les prétendus nantis contre les moins favorisés ? Quand choisira-t-elle d’engager le dialogue avec les populations, dans le respect de tous ?

Une réaction épidermique

Il semble y avoir là une réaction épidermique de la part des élus, qui traduit une réelle faiblesse. Quels qu’ils soient, les Bagnoletais vivent tous dans la même ville, solidaires d’une ville qu’ils apprécient et qu’ils aiment.

Une fois pour toutes, il est temps de répéter au maire, Tony Di Martino, comme à ses conseillers : NON,  les nombreux habitants qui posent des questions gênantes ne sont pas systématiquement hostiles aux logements sociaux.
Au contraire, ils sont  POUR.
Et de leur suggérer d’abandonner cette politique besogneuse et méprisante s’ils veulent sortir Bagnolet de « son mal vivre » et de son « mal construire ». De se cacher derrière l’argument des logements sociaux pour bétonner et transformer Bagnolet en future cité dortoir de Paris Métropole. Et cesser aussi de mépriser ceux qui tentent de réfléchir et de travailler sur le devenir de notre ville.

Intervention de Sandrine Soppo, conseillère municipale du BIC

Lors du vote du budget au conseil municipal du 8 avril, Sandrine Soppo a fait la déclaration suivante.

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Le vote du budget, auquel nous allons procéder ce soir, est l’acte politique fondamental du conseil municipal.

Il permet d’apprécier et de s’exprimer sur l’orientation générale de la municipalité. L’an dernier, nous avons voté en faveur d’un budget présenté dans un contexte d’urgence et de crise ouverte, la nouvelle équipe municipale découvrant la réalité des finances de la ville, fortement hypothéquées par l’équipe précédente. Il s’agissait donc de donner du temps à la nouvelle équipe de se saisir des dossiers et de déployer son orientation politique. C’est chose faite aujourd’hui et nous pouvons juger sur pièces. Car nous sommes désormais entrés dans une phase de construction du visage de Bagnolet de demain à travers ce vote du budget ; même si nous en sommes totalement conscients, les actes passés continuent de peser lourdement sur ce budget.

Comme nous sommes conscients de la nécessité d’agir pour assainir les finances de la ville au plus vite, que ce soit du point de vue de l’endettement vis à vis des banques ou des fournisseurs. À cette étape essentielle de la vie de notre collectivité… force est de constater que les résultats promis ne sont pas au rendez-­‐vous puisque la dette de notre ville continue d’augmenter. Nous partageons la nécessité de relancer le PRU. Mais nous ne voyons pas un engagement suffisant dans des actions visant à l’amélioration du cadre de vie des enfants dans les écoles ainsi que de tous les Bagnoletais. Dans la réalité, la situation de nos concitoyens continue à se dégrader car notre ville est la proie d’une flambée immobilière, avec des permis de construire accordés à tout va par le maire actuel. Nous sommes dans la droite ligne de la politique menée par son prédécesseur. Et les équipements publics ne suivent pas. Pourtant des pistes existent, comme l’a montré l’intervention de l’association Bagnolet Patrimoine, pour financer ces équipements indispensables. Si la densification urbaine n’est pas à rejeter par principe, elle doit être menée avec discernement, elle doit être maîtrisée, ce qui n’est pas le cas actuellement. Nous y reviendrons.

En outre, nous ne pourrons pas voter un budget dont la méthode d’élaboration n’apparait pas transparente. Un budget pour lequel nous avons le sentiment de prendre acte et à l’élaboration duquel la population de Bagnolet n’a pas été associée comme cela l’avait été promis.

Dans la section fonctionnement:

En ce qui concerne les ressources humaines qui représentent plus de la moitié du budget de fonctionnement et dont il faut maîtriser le coût, nous ne voyons pas la baisse de la masse salariale à laquelle vous vous étiez engagés. Et nous aimerions connaître la variation du personnel de la ville entre votre arrivée en fonction, telle qu’établie selon vos dernières constatations, et aujourd’hui. Il s’agit non pas d’avoir un énième tableau des effectifs mais de donner aux Bagnoletais un état des lieux comparatif et chiffré du personnel de la ville et en toute transparence. Faire état du nombre de départs mais également du nombre d’arrivées notamment à des postes fonctionnels ou de collaborateurs. Ainsi que la répartition entre les hommes et les femmes aux différents grades. Autre élément, qui dans le contexte actuel ne nous semble pas nécessaire, la mise en oeuvre de la convention de lutte contre les tags avec les particuliers et les bailleurs par une augmentation du budget dédié, à hauteur de 100 000 euros. Alors que la ville n’arrive pas à payer certains fournisseurs, qu’il nous est expliqué que des sociétés et artisans bagnoletais ne veulent plus travailler avec la ville ou sont menacés de liquidation judiciaire et de fermeture, nous ne comprenons pas aujourd’hui l’augmentation de ce budget. Il s’agit certes de contribuer à l’amélioration du cadre de vie des Bagnoletais, que cela contribuera à la restauration d’une ville plus propre, plus agréable, et qu’il convient d’essayer de mener tous les projets de fronts mais face aux difficultés rencontrés par nos artisans et des difficultés de la ville en matière de trésorerie. Pour autant, s’agit-­‐il véritablement d’un axe prioritaire pour cette année ? Une approche préventive nous semblerait plus appropriée. Les mesures contre les graffitis ne pourraient-­‐elles pas plutôt relever de l’éducation, grâce aux associations, notamment Kosmopolite, subventionnée par la ville ? Bagnolet, qui a un passé en la matière, ne peut-­‐elle être un peu plus innovante dans ce domaine ?

Enfin, pour notre information, pouvez vous nous rappeler/préciser la raison de l’augmentation des « autres services extérieurs » (poste 6288) qui passent de 251 k€ à 609 k€?

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En ce qui concerne la dette

Nous prenons acte de la renégociation qui a été opérée par la ville avec Dexia sur les quatre emprunts toxiques restant pour un montant de 20 millions d’euros. Mais nous ne faisons qu’en prendre acte.

Suite à l’audit dont le compte rendu nous avait été présenté l’année dernière, il nous avait été promis que tous, nous serions associés ou tout du moins informés des arbitrages, qui devront être pris en lien avec cette dette.

Lors du dernier conseil municipal, vous avez acquiescé lorsque la création d’une commission municipale d’audit et de suivi de la dette, ouverte aux élus de la minorité et aux habitants, a été proposée par « du neuf à gauche », alors que les principales négociations avaient déjà eu lieu et que les décisions avaient été prises.

Nous tenons à vous rappeler vos engagements lors de la signature de la Charte Anticor : vous vous êtes engagés sur le non cumul des mandats, la transparence, la reconnaissance de l’opposition et la participation citoyenne. Or, Anticor signale sur son site être en attente de la réponse du maire de Bagnolet quant au respect de ses engagements.

Il est de notre responsabilité de vous le dire : des efforts sont attendus par les Bagnoletais en matière de prise de décisions les concernant directement. Mais également des efforts de clarté dans l’explication des modalités de gestion de la dette de la ville. Vous nous avez à ce titre indiqué que la renégociation a permis à la ville d’emprunter à nouveau près de 6 M€. Mais des questions subsistent, ne s’agissait-­‐il pas en fait d’une condition supplémentaire imposée par Dexia pour aboutir à un accord ? Pourquoi réemprunter auprès de la même banque qui nous a plumé sans hésitation l’année dernière de près de 6 M€? Nous savons que nous en avons besoin, mais s’agit-­‐il d’emprunter pour rembourser de la dette bancaire (capital de 6,7 M€ à rembourser au titre de cette année) et pourquoi ne sont-­‐ils pas plutôt destinés à permettre d’apurer sa situation face vis à vis des fournisseurs (ce qui n’est actuellement pas le cas puisque des réflexions sur des solutions alternatives ont lieu pour ces derniers).

Enfin l’engagement de démarches auprès de la SFIL est également l’occasion de constater que l’ancienne municipalité avait engagé des contentieux contre ces prêts toxiques. Si des recours devant les tribunaux avaient été déposés, les habitants peuvent raisonnablement se demander s’il est vraiment dans l’intérêt de la ville de les abandonner.

Autant d’éléments qui auraient gagné à être partagés en amont avec tous afin d’arriver à une décision commune.

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Dans la section investissement

Enfin, un dernier élément nous importe. Il n’apparait pas dans les chiffres mais se traduira lors de la mise en oeuvre du budget : c’est celui de la densification urbaine et démographique, que nous avons évoqué au début de notre intervention. Dans cette course à la densification, le rapport de force entre la ville et les promoteurs nous paraît pas déséquilibré. Or les moyens légaux, tels que le Projet urbain partenarial, existent pour équilibrer les intérêts et les responsabilités de chacun. Nous nous interrogeons de savoir pourquoi ils ne sont pas mis en oeuvre? De surcroît, dans ce même contexte de densification, nous ne comprenons pas pourquoi les études programmatiques quant aux équipements scolaires, ne sont pas menées en amont des opération immobilières. Elles vous permettraient de répartir la part des financements des équipements par rapport à chaque projet d’aménagement et d’anticiper une évolution urbaine aujourd’hui chaotique.

A contrario, encore une fois, si une politique de densification doit s’opérer à Bagnolet, elle devrait être le moyen d’améliorer le cadre de vie et de restructurer la ville, en préservant ses qualités et en résorbant ses disfonctionnements. Pour y parvenir, il est essentiel de mener de véritables études urbaines afin de canaliser et d’organiser les opérations qui se développent de façon éparses et désordonnées.

Dernier point et non des moindres, l’acte de construire devrait aussi être l’occasion de mettre en oeuvre des solutions respectueuses pour l’environnement et innovantes du point de vue écologique. Les enjeux environnementaux ne peuvent faire l’économie des politiques locales et micro locales. La réglementation thermique RT 2012, ne suffira pas. En résumé, ce que nous attendons d’une politique locale aujourd’hui, c’est qu’elle opère une véritable complémentarité entre urbanité, économie et écologie.

Je vous remercie.

Bagnolet Patrimoine / prise de parole au conseil municipal du 8 avril

Au récent conseil municipal du 8 avril, Bagnolet Patrimoine a fait la déclaration suivante :

M. le Maire,

L’association Bagnolet Patrimoine souhaite porter à votre connaissance une méthode de financement des équipements publics, créée par l’article 43 de la loi du 25 mars 2009: le Projet Urbain Partenarial (j’ajoute qu’il n’a rien à voir avec le Partenariat Public Privé).

Voici quelques extraits de la Circulaire du 18 juin 2013 relative à la réforme de la fiscalité de l’aménagement :

« Ce nouveau dispositif est un outil financier qui permet, en dehors d’une ZAC, l’apport de participations à des équipements publics rendus nécessaires par une opération de construction ou d’aménagement. Le Projet Urbain Partenarial repose sur une initiative privée pour réaliser une opération privée, qui peut cependant avoir un enjeu et un intérêt communal. (…)

Pour la collectivité, l’intérêt principal est de percevoir une somme supérieure à celle qui résulterait de la seule Taxe d’Aménagement (…)

La proposition de convention et les négociations se font presque toujours en amont du dépôt de la demande d’autorisation de construire. Mais rien n’empêche que le Projet Urbain Partenarial soit négocié après le dépôt de la demande d’autorisation, lors de l’instruction. »

Une fois connu ce dispositif, il est clair qu’au vu du nombre d’opérations immobilières engagées à Bagnolet, à partir d’aujourd’hui plus aucune école, crèche ou autres types d’équipements publics ne sauraient être financés par la collectivité puisqu’il existe cette procédure adaptée pour aller chercher l’argent là où il est : chez les promoteurs privés qui s’enrichissent aujourd’hui sur le dos des Bagnoletais.

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J’en veux pour preuve l’opération du centre-ville sur les anciennes usines Belin : ne pourrait-elle pas faire l’objet d’un Projet Urbain Partenarial sachant qu’aujourd’hui le financement de l’école (6 classes) est entièrement porté par la ville ?

Par ailleurs, si on peut se féliciter de voir la taxe d’aménagement augmentée, votre politique urbaine ne peut en rester là. Une ville aussi attractive que Bagnolet vous donne les moyens de rééquilibrer le rapport de force avec la promotion immobilière privée, et de faire de Bagnolet autre chose qu’une cité dortoir.

Mais cette posture est provisoire. La ville se construit : c’est donc aujourd’hui, plus que jamais, que nous avons les moyens d’imposer les qualités urbaines et architecturales et de défendre les intérêts communs.

C’est aujourd’hui qu’il est possible d’élaborer une charte qualité pour que les constructions constituent le patrimoine bâti de demain. Qu’il est possible de faire une charte promoteur pour limiter les prix du foncier et faciliter l’accession à la propriété des bagnoletais. Qu’il est possible de modifier le PLU pour que la densification en cours soit en accord avec les différent tissus urbains qui composent notre ville. Enfin, qu’il est possible de lancer des études urbaines en amont des opérations immobilières comme cela devrait être le cas pour le pôle Gallieni et le projet de la Serap.

L’association Bagnolet Patrimoine se tient à votre disposition pour soutenir dans ce sens vos démarches et améliorer le cadre de vie des habitants, comme vous le proposiez dans vos documents de campagne, il y a un an.

 

Béton : Bagnolet prend la corde… 

Deux réunions importantes en matière d’urbanisme, c’est à dire en matière de  cadre de vie, de ce qu’est notre ville, se tiennent les 1 et 2 avril.

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Nous ne nous suffirons pas de cette démocratie-mascarade qui nous ferait avaler tous les projet déjà ficelés d’une majorité municipale qui signe les permis de construire et avalise des projets de promoteur, qu’elle voudrait ensuite présenter à la population pour lui faire croire que tout est encore possible… Mercredi et jeudi,  ensemble assurons-nous que les jeux ne sont pas faits…

La courses aux projets immobiliers ? À Bagnolet, elle reprend de plus belle. Et qu’il fut de courte durée …le suspens de l’orientation politique en matière d’urbanisme de la nouvelle municipalité. En totale continuité avec la précédente mandature, Tony Di Martino semble désormais rattraper le temps perdu en accordant permis sur permis, sans autres critères que la valeur foncière d’une ville très attractive pour les promoteurs. De mois en mois, on assiste médusé à une augmentation des prix au mètre carré  dont n’est bénéficiaire que …la promotion immobilière.. Sans aucune contrepartie pour les BagnoletaisPas besoin d’être devin, …il suffit de regarder : combien d’écoles sont prévues au regard des besoins actuels et futurs ? Pourtant, pourquoi ne pas plutôt définir une « densité raisonnée » au vu des différents quartiers, de leurs caractéristiques propres? Pourquoi cette course à la densification ? Ne pourrait-elle être mise en œuvre au regard de contextes spécifiques?   

Suite tragique pour une ville déstructurée

Poursuivre un développement urbain aussi sauvage et insensé est d’autant plus dramatique pour  notre cadre de vie à tousque cette ville est d’ores et déjà fortement déstructurée. Et si maltraitée depuis si longtemps, avec ces grands ensembles, la construction de l’échangeur, l’abandon de la rue Sadi Carnot, l’échec architectural de l’hôtel de ville et la médiocrité du projet de la Zac Benoit Hure,… Au point de se demander si cette maltraitance  ne serait pas devenue culturelle pour ceux qui la gouvernent ? 

Soyons nombreux à venir témoigner notre opposition à cette politique en participant cette semaine aux réunions publiques du 1er et du 2 avril, et à toutes celles qui suivront. Et à refuser cette fausse concertation, ce simulacre de dialogue démocratique, quand tous les permis sont déjà signés…